Merci a tous pour vos reviews. Je suis contente de savoir que l'idée du P.O.V Edward vous ai plut. Mais maintenant que notre petit Edward à définitivement (ou pas) quitté la scène, plus rien n'empêche l'union totale de nos tourtereaux. Comment vont-ils réagir à tout cela ?

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Au petit matin, lorsque enfin j'ouvrais les yeux, Jacob me fixais. Un sourire se dessinait sur sa bouche, révélant ses dents d'une blancheur éclatante. Son sourire contrastait parfaitement avec sa peau matte. Je sentis sa main glisser le long de mon dos nu. Un frisson me parcouru l'échine.

J'étais allongée sur son torse. J'y déposais un baisé et remontais jusqu'à ses lèvres. Je l'entendais soupirer sous mes lèvres.

Pour la première fois depuis des mois, je me sentais vraiment pleine, en vie, comme si le dernier poids qui pesait sur mes épaules c'était envolé. Je ne ressentais que de la joie, de la paix. J'éclatais de rire à cette pensées. Deux bras puissants m'emprisonnèrent et me plaquèrent dos au lit.

-Qu'est-ce qui te fais rire ? susurra Jacob avec sa voix basse.

Je passais mes mains dans son dos et le serrais contre moi. Son odeur empli mes poumons. Il s'entait la terre et les pins. Son parfum m'enivrais totalement. L'idée de me réveiller chaque matin près de lui me plaisait énormément.

Jacob brisa notre étreinte au bout de quelques minutes.

-Je meurt de faim, dit-il. Tu viens ?

Il se leva et me tendis la main. Je la prenais et me laissais tirer contre lui. Sa peau était chaude et douce sous mes doigts. Il me laissa le temps d'enfiler un t-shirt et une culotte pendant que lui enfilait son boxer. Puis il repris ma main et me tira dans la cuisine. Une douce odeur de cookies planait dans l'air.

-Emily me les a apporté ce matin, dit-il e tirant ma chaise.

-C'est très gentil à elle, susurrais-je.

Il me sourit. Fouillant les placards, il en sorti deux tasses. Il me servis un verre de jus de fruit, fraichement pressé m'apprit-il. Une odeur de café frais emplit l'air. Il s'en servie une tasse et m'en proposa une.

-Non merci, je ne bois pas de café.

Jacob haussa les épaule et vint se placer dans mon dos. Il passa son bras autour de mon coup et m'enlaça. Je sentais la chaleur de sa peau contre mon dos. Il déposa un baisé sur mon crane, puis se replaça face à moi.

-Je vais devoir te ramener. J'ai laissé Sam seul trop longtemps, et il commence à avoir besoin de renfort.

-Pourquoi faire, demandais-je. Victoria est éliminée, les Cullen sont devenu des alliés, qu'elle est le danger.

Il me sourit.

-Mieux vaut prévenir que guérir, surtout si des vampires italiens veulent venir nous rendre visite.

Je me crispais sur ma chaise à l'évocation des Volturi.

-Je les avais presque oublier.

Jacob tourna la tête vers moi. Une lueur d'inquiétude passa dans son regard.

-Pardon Bella, je n'aurais pas du en parler, ca ne sert à rien pour le moment.

Il me serra contre lui un moment.

-Ce n'est rien, dis-je.

Je l'entendis soupirer derrière moi.

-Les Cullen t'attendent dans leur villa. Je viendrais te voir ce soir.

J'acquiesçai et fonçais prendre ma douche.

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* *

E rentrant chez moi ce soir là, j'étais épuisé. J'avais réussi à bloquer trois choc de Kate, mais pas un de plus. Eleazar cherchais un moyen de me faire utilisé mon don hors du contexte de la colère. C'était difficile, mais je m'en sortais pas trop mal.

Edward n'avait pas fais une seule apparition et je soupçonnais Alice de savoir quelques chose à ce sujet. Néanmoins, malgré mes nombreuses questions, elle refusa catégoriquement de me dire de quoi il retournait. Après tout, je n'étais plus sa petite amie, et ce qu'il faisait ne me regardait absolument pas.

Charlie n'étais pas encore rentré du poste, et Jake ne serais pas là avant quelques heures. Je me décidais donc à faire la cuisine. Le réfrigérateur était plein à craquer de nourriture à réchauffer, de pizza surgelé, de cheeseburgers à réchauffer au micro onde. Je réussi néanmoins à dénicher un morceau de viande et quelques pommes de terre. Lorsque je sortais le nez du frigo, un bruit me fis sursauter et je lâchais tout sur le sol de la cuisine.

-Bonjour Bella.

Appuyer contre le battant de la cuisine, Edward fixait la fenêtre d'un air distrait. Des cheveux couleur bronze s'agitèrent légèrement lorsqu'un vent frais traversa la fenêtre par laquelle il était rentré. Dans la peine ombre naissante, sa peau semblait encore plus pale que d'habitude.

-Bonjour Edward.

Je restais figé. J'appréhendais la confrontation. Il croisa les bras sur son torse et soupira bruyamment. La seconde suivante, je le sentais respirer dans mon dos. Je sursautais lorsque ses doigts frôlèrent mes épaules.

Jamais auparavant il ne m'avait fait à ce point ressentir sa vrai nature. Il c'était toujours montré prudent et il faisait tous pour paraitre humain. Ce soir, il ne se donnait même pas la peine de faire semblant.

-Je suis venu te dire au revoir une dernière fois.

J'ouvrais la bouche, mais aucun son ne sorti. Je restais bouche bée. Il s'éloignait de moi, je le sentais dans mon dos faire un pas en arrière. Je fis volte face, faute de mieux, et plongeais mon regard dans l'ombre du sien. J'y lu toute la peine du monde, et un désespoir sans borne. Mon cœur eu un raté abominable. Sans m'en rendre compte, je finissais à genoux sur le carrelage froid.

Edward tendais une main vers moi, l'air désespéré. Il referma le poing et replia le bras vers lui. Je sentais des larmes couler le long de mes joues. Je n'arrivais plus à comprendre. J'aimais Jacob, plus que tout, plus que ma propre vie. Pourtant, je refusais de laisser Edward partir. J'agissais avec lui comme j'avais agis avec Jacob quelques semaines plus tot. Mais Jacob était mon soleil, ma vie, je ne pouvais exister sans lui.

Edward n'était pas un soleil. Il était autre chose, de presque aussi vital. Je n'arrivais pas à mettre un nom sur l'image que je me faisais de lui, mais je savais que Jacob était plus important. A tout jamais, mon cœur serrait séparé en deux parties, inégales. L'une d'elle me maintiendrais en vie, me rendrais même heureuse. Mais la deuxième hanterait mes cauchemars, alimenterais mes peurs.

Edward s'accroupi devant moi. Il posa un genoux à terre et se rapprocha de moi encore un peu plus. Je me recroquevillais sur le sol, entourant mes bras autour de mes genoux replié sur ma poitrine. Edward posa sa main froide sur ma joue et avança encore son visage. Je fermais les yeux fort. Plus il approchais, plus la douleur était vive. Pourtant, j'étais sur que lorsqu'il serais parti, la douleur deviendrais intolérable.

-Adieux Bella.

Je senti ses lèvres froides se poser sur mon front. Une seconde plus tard, lorsque j'ouvrais les yeux, je me retrouvais seule. Les larmes continuèrent de couler encore un log moment. Lorsqu'enfin elles furent taris, je restais encore un moment assise. La pluie coulait légèrement le long du mur, sous la fenêtre encore ouverte. Je me hissais sur mes jambes, et titubais jusqu'à celle-ci. Lorsque je la refermais, j'expirais.

Il était parti, sans doute ne le reverrai-je plus jamais. Mais je n'aurais pas pu le garder près de moi en même temps que Jacob. Il était impossible de les garder tout les deux. J'avais fait mon choix, j'allais devoir m'y faire. Jacob me suffirais largement à comblé ma vie. Je n'aurais besoin de personne d'autre que lui. Je n'avais besoin de rien d'autre que mon soleil.

Lorsqu'enfin il frappa à ma fenêtre, ma douleur s'estompa. Je l'observais un moment avant d'ouvrir. Lorsqu'il entra, de l'eau coulait encore sur son torse, dégoulinant de ses cheveux. Malgré le ténèbres qui régnait dans ma chambre, je pu voir son sourire d'une blancheur éclatante se dessiner sur ses lèvres.

Je me laissais glisser hors de mon lit. J'entendais la respiration de Charlie dans la pièce d'à coté. Lorsque nos yeux s'accrochèrent, il paru inquiet. Je lui souris doucement et me glissais dans ses bras. Lorsqu'il m'enlaçais, j'avais l'impression d'être coupée du monde, de ne plus exister que pour lui et moi. Tout autour de nous devenait superflu. Il me serra dans ses bras, appuyant sa tête sur la mienne. Je me plaquais contre son torse et y laissais tombé encore quelques larmes, trop vas pour qu'il puisse les voir.