ATTENTION LEMON
Chapitre 3
Don était chez lui, la journée avait été beaucoup plus difficile et plus longue que prévu. Aujourd'hui, il avait cru qu'il allait enfin mettre derrière les barreaux le meurtrier de Martha Sullivan. Il avait attendu cela depuis qu'il avait mis les pieds dans l'appartement de la jeune femme. Il s'était levé plein d'espoir, un espoir qui avait disparu dés l'instant ou Danny avait commencé à hurler sur le suspect. Juste au moment ou se même suspect était enfin prêt à parler, il avait fallu que Danny, surmené, perde patience. Des jours d'enquête et des heures d'interrogatoire presque réduit à néant par le scientifique.
Heureusement, reprenant depuis le début ses questions, après avoir mis Danny dehors, Don avait fini par faire avouer le livreur de la jeune femme.
Don en avait d'abord voulu à son ami, le maudissant de lui avoir fait perdre autant d'heure. Ensuite, en rentrant chez lui, il avait réfléchi. Et si tout ça c'était de ma faute ? se demanda-t-il. Il avait l'air tellement bouleversé par mon comportement en sortant de chez Sullivan. Non, pas Danny Messer, il est fort, c'est un homme lui, un vrai.
Allongé sur son canapé, un coussin sur le visage, Don tentait de réfléchir calmement mais très sérieusement à la situation. Il était clair qu'il ne pouvait continuer ainsi. Il était tellement plongé dans ses pensées qu'il sursauté lorsque quelqu'un frappa à la porte de son appartement. Mais sa surprise fut encore plus grande quand il découvrit Danny, mal habillé, pâle, les yeux rougis, devant sa porte.
Qu'est-ce-que tu fais là ?
Le ton de Don n'était ni aimable, ni trop brusque. Il ne savait pas comment se comporter.
Je… Je… aucun mot de plus ne sortait de la bouche du scientifique.
Don n'avait plus la force de résister, il ne pouvait pas laisser Danny dans un tel état de désarroi. Il le fit entrer et referma la porte derrière lui.
Je suis tellement désolé de t'avoir fait ça. Je m'en veux Danny, si tu savais comme je…
Don fut coupé dans sa phrase, sa bouche soudainement très occupée. Danny ne savait pas comment faire autrement, il ne trouvait pas les mots et ne pouvait pas permettre à Don de se flageller. Il avait plongé, collant ses lèvres à celle de Don.
Au début le baisé était impulsif mais très sage. Rapidement, le policier qui avait été surpris, se laissa emporter par la passion. Il posa une main sur la hanche de Danny et l'autre sur sa nuque. De sa langue, il força légèrement les lèvres de Danny à s'ouvrir. Leurs langues se rencontrèrent enfin, se donnant le temps de se découvrir.
A bout de souffle, les deux hommes se séparèrent mais restant front contre front, les yeux dans les yeux. Danny tenta à nouveau de parler, un sourire se dessinait sur son visage.
Je t'aime Donald Flack Junior, murmura-t-il dans un souffle.
Un large sourire se dessina rapidement sur le visage de Don, il n'avait jamais osé espérer entendre ses mots. Même dans ses rêves les plus fous, les plus tendres ou les plus pervers, jamais Danny ne les prononçait. Pourtant là, il n'avait pas rêvé, il l'avait bien entendu.
Moi aussi Danny, si tu savais comme je t'aime.
Sur ces mots, ils reprirent le baiser là où ils l'avaient interrompu, Don tirant légèrement son homme vers le canapé. Une fois confortablement installé, Don laissa ses mains se faire plus baladeuse, ne libérant qu'à très peu d'instant la bouche du scientifique. Doucement, une main glissa sous le pull de Danny partant à la découverte de cette peau si douce. Il avait tellement rêvé de cet instant.
Mais pourtant, le scientifique se recula, il avait l'air mal à l'aise. Il avait besoin de ralentir un peu son ami, il avait peur, tout ça allait trop vite.
J'ai… j'ai jamais fait… ça avec un homme, s'expliqua Danny gêné et honteux.
Un petit rire échappa à Don. Il ne se moquait pas, il trouvait son homme tellement mignon et attendrissant.
Moi non plus. Détend-toi, rassura-t-il.
Il ne laissa pas le temps au plus jeune de réagir. Il captura à nouveau ses lèvres. Les mains du brun reprirent le chemin sous son pull, glissant sur cette peau qui l'attirait tant.
Le contact des mains de Don sur sa peau, provoquait des frissons à Danny. Il sentait l'excitation monter en lui. Il se sentait bien, cela ne lui était plus arrivé depuis bien longtemps.
Suis-moi, lui demanda Don entre deux baisers.
Ils se retrouvèrent rapidement dans la chambre, allongé sur le lit. Don était assis sur les hanches de Danny, celui-ci reposant sur le dos. Don défit lentement les boutons de sa chemise, dévoilant son torse. Danny ne pu résister à l'envie d'y passer ses mains. Ils se déshabillèrent sous le regard de l'autre, s'offrant à lui, ne gardant que leurs boxers. Les caresses étaient douces, incertaines. Les deux hommes se cherchaient, prenant petit à petit de l'assurance.
Don pouvait sentir contre lui l'excitation de Danny qui grandissait en réponse à ses caresses. Lui non plus n'était pas en reste, se sentant de plus en plus à l'étroit dans son boxer. La dernière barrière de tissus fut vite enlevée. Don avait laissé faire Danny, il voulait le voir en demande, cherchant à atteindre son sexe. Il ne fut pas déçu, les yeux de Danny se fixèrent avec envie sur son sexe dressé. Alors que Don laissait ses mains descendre vers la virilité de son amant, s'amusant d'abord à la contourner. Très vite, Danny se mit à gémir sous les caresses. Et quand les lèvres de Don se posèrent sur son torse, jouant délicatement avec l'un de ses tétons, l'homme se sentit chavirer.
Tous les deux se détendant lentement, alors Don se plaça entre les jambes de Danny, attrapa le tube de lubrifiant et enduisit les doigts d'une de ses mains. Le scientifique se sentait déjà au bord de l'explosion et profita de se moment de répit pour reprendre ses esprits.
Don entra lentement un premier doigt dans l'intimité de son partenaire, continuant de caresser sa virilité. Il bougea en lui lentement jusqu'à ce que Danny ressente du plaisir. Il introduisit alors un second, puis un troisième doigt. Il fit alors de lents mouvements, cherchant à atteindre le point sensible de son homme. Lorsque Danny se cambra violemment, laissant échapper un râle, il sut que c'était fait.
Le policier retira alors ses doigts. Il déroula un préservatif sur son érection et plaça son sexe devant l'entré de l'intimité de son amant. Il pénétra lentement et Danny ne pu empêcher son corps de se crispé face à cette intrusion. Don lui laissa un peu de temps avant de commencer de lents mouvements de va-et-vient, faisant onduler ses hanches avec douceur. Le plaisir les gagna tout les deux, le rythme s'accéléra. Les gémissements se firent plus profond, les respirations plus difficiles, l'excitation plus grande.
Tout à coup, Danny se cambra, criant le prénom de son amant et celui-ci se laissa emporter à son tour par la jouissance.
Dans les bras l'un de l'autre, les deux hommes reprirent leurs esprits avant de s'endormir dans cette position, un large sourire sur les lèvres.
