Titre : La prophétie des Fondateurs
Rating : T, pour l'instant.
Pairing : Pleins :)
Disclaimer : Tout emonde le connaître, mais je précise qu'Adélaïde m'appartient =)
Résumé : Ils sont quatre et ont débarqués sans prévenir, brisant de ce fait ma petite vie bien ordonnée. Je n'ai jamais demandé à des sorciers d'intégrer mon univers. Et encore moins à des sorciers morts !
Petit mot de l'auteur : Hi, les gens ! Et me voilà de retour avec un quatrième chapitre. Ne soyez pas dérouté par les différents points de vus, j'ai décidé de changer un peu ma façon d'écrire, alors on ne sera pas cantonner aux esprits d'Harry, Drago et Adélaïde. ^^ J'espère que cela ne vous perdra pas trop. :p
Bonne lecture à tous !
Chapitre 4 : Samedi matin à Poudlard
Je baille, passe une main fatiguée dans mes cheveux et essaye d'ouvrir mon deuxième œil.
Tout autour de moi, le reste de la chambrée commence lui aussi à émerger. Difficilement, suis-je dans l'obligation de préciser. La soirée de la veille a été particulièrement mouvementée, et nous nous sommes couchés très tôt . . . Ce matin !
Je balance mes jambes par-dessus mon lit, pose les deux pieds sur le sol gelé et m'oblige à avancer jusqu'à la salle de bains où je m'enferme. Une douche brûlante plus tard, j'ai les idées un peu plus claires et je me sens parfaitement réveillé. Je me rappelle alors que j'ai passé une bonne partie de la soirée à balancer de l'engrais sur les citrouilles d'Hagrid, en compagnie de Malefoy. Et sans en venir aux mains ! Un exploit ! On devrait nous remettre une médaille pour ça !
- Harry, sors de là ! Entends-je soudain Ron beugler tout en tambourinant contre la porte. Hermione va nous tuer si on n'est pas à l'heure !
Je jette un œil sur ma montre.
Il nous reste encore une demi-heure avant l'échéance.
Soupirant, je finis de m'habiller en quatrième vitesse puis sors de la salle de bains, laissant la place à un Ron maugréant dans sa barbe du matin :
- Pas trop tôt !
Puis il claque la porte derrière lui.
Dans la chambre, Neville dorlote son crapaud en attendant son tour pour se laver. Le pauvre Trevor commence à se faire vieux, et nous savons tous qu'il rendra bientôt l'âme. Par conséquent, Neville fait encore plus attention à lui. Seamus, lui, émerge tout doucement, les yeux encore bouffis de sommeil. Il se réveille complètement quand son regard survole le lit vide de Dean. Un éclat de colère traverse ses yeux.
Malefoy va payer. Et malgré moi, j'éprouve comme un malaise.
C'est un peu de ma faute. Il cherche toujours, par n'importe quel moyen, à me faire mal. Hier, il a mentionné la mort de Dean, ne prenant pas en compte que Seamus était non loin de nous. Et Seamus est celui qui a le plus de mal à se remettre de la disparition de notre ami. Certainement parce qu'il se croit coupable de ne pas avoir pu le sauver.
C'était il y a trois mois, lors de la dernière bataille. Celle qui a vu la défaite de Voldemort. Seamus et Dean se battaient côte à côte, comme les meilleurs amis qu'ils étaient. Aucun des deux n'a vu arriver le sortilège de la Mort, lancé par un quelconque Mangemort. Dean s'est retrouvé sur sa trajectoire. Il ne s'est pas vu partir. Seamus si. Et il s'en veut de ne pas avoir pu réagir à temps, de ne pas avoir poussé son ami quand le sort a été lancé.
Malgré les nombreuses fois où nous lui avons certifié qu'il n'aurait rien pu faire, notre Irlandais préféré continue à déprimer. Et nous essayons de faire tout notre possible pour qu'il cesse de se morfondre.
Tout à mes pensées, je ne vois qu'au tout dernier moment que Ron est sorti de la salle de bain et qu'il m'attend pour aller retrouver Hermione dans la salle commune.
- Alors Harry, tu te bouges ? S'impatiente-t-il.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai comme qui dirait l'impression que mon meilleur ami est d'une humeur de dragon ce matin.
Faisant fi de cette mauvaise humeur sûrement due au manque de sommeil, je dévale les escaliers à sa suite et atterris dans une salle commune . . . Vide.
- Bah, où est Hermione ? S'étonne Ron, les poings sur les hanches.
Je ne prends même pas la peine de répondre à sa question rhétorique et jette un œil plus aigu sur les environs, mais Hermione n'est réellement pas là.
Bah mince alors. Si même elle commence à se dévergonder, on ne va pas y arriver.
- Elle est partie.
D'un seul mouvement, nous nous retournons, Ron et moi, sur Lavande qui vient de parler. Elle descend calmement l'escalier, habillée de son uniforme malgré que nous soyons un samedi.
- Partie ? Répète Ron d'un air hébété.
- Oui, à la bibliothèque je crois. Je l'ai vue prendre des bouquins.
Sur ces mots, elle nous dépasse et quitte la salle commune.
Je sais où elle va, malheureusement. Lavande passe beaucoup de temps en compagnie de Padma Patil, depuis le décès de Parvati. Toutes deux trouvent certainement dans cette compagnie, un peu de traces de la défunte. Elle est décédée lors d'un raid des Mangemorts sur son village à Noël dernier. Leurs parents étaient absents ce soir-là, mais c'est moi et Remus qui étions de garde au Q.G. Nous n'avions rien pu faire pour Parvati, il était trop tard. Par contre, nous avions évité à Padma de perdre la vue. Bien maigre consolation.
- Tu crois qu'on devrait aller la chercher ? Me demande soudain Ron, me tirant de mes pensées moroses.
Je le regarde. Il a l'air hésitant et l'une de ses mains caresse son abdomen. Je souris.
- C'est bon, Ron, va à la Grande Salle, moi je vais aller la chercher.
Il me fait un sourire splendide empli de joie et court hors de la salle commune en criant :
- Merci Harry, t'es un vrai pote.
De rien, Ronald, mais si ta petite amie venait à savoir que tu préfères un petit-déjeuner à sa compagnie, je ne donnerais pas cher de ta peau.
oOo
Méticuleux, je donne un dernier coup de peigne sur mes cheveux et vérifie dans le miroir que pas une seule mèche ne dépasse. Elles sont toutes en place, nickel chrome. Je range mon peigne en ivoire à sa place et sors de la salle de bains.
Blaise est parti tôt ce matin, rendre son bouquin à la bibliothèque, et Théodore est en train de lasser ses chaussures, l'air songeur.
- Qu'est-ce qu'il y a ? m'enquis-je en voyant son regard absent.
Il ne répond pas tout de suite. Il finit d'abord de se préparer, lisse sa robe, et enfin me regarde pour me répondre :
- Je ne sais pas trop, mais je me sens bizarre ce matin. J'ai l'impression que quelque chose se prépare. Quelque chose . . . d'étrange.
Mon sang se glace.
Théo est le descendant direct d'une pythie, il a donc certains dons. Et il a été le premier à avoir peur quand le jour de la dernière bataille s'est levé, avant même que l'on sache que Voldemort était en route. Il a toujours eu aussi de grands pressentiments lors des attaques de Mangemorts. Mais pourquoi, ce matin, avait-il de nouveau une « mini prémonition » comme on les appelle entre nous ?
- C'est dangereux ? Je demande en m'approchant de lui.
Il fronce les sourcils, perplexe.
- Non, pas vraiment. Je ne sens pas de danger, avoue-t-il. Juste . . .
Il s'arrête, songeur.
- Juste quoi ? le pressé-je.
- Juste comme si un grand changement était en route.
Je fronce à mon tour les sourcils.
- Je ne comprends pas.
- Moi non plus, avoue-t-il avec un haussement d'épaules désabusé. On descend ?
Il n'a pas l'air plus inquiet que ça par son pressentiment, alors je lui fais confiance et sors de la chambre à sa suite. Nous rejoignons rapidement Pansy qui se trouve assise dans son fauteuil de cuir noir préféré, près du feu de cheminée ronflant.
- Enfin ! S'exclame-t-elle en nous voyant arriver, sautant à bas de son siège. J'ai cru que vous n'alliez jamais sortir de cette chambre.
- Tu sais comment est Drago, fait Théo en guise d'excuse avant d'aller enlacer notre amie.
Je résiste à l'envie de l'envoyer bouler, mais préfère détourner le regard en voyant le câlin qu'ils se font.
Ca, c'est une lubie de Pansy. Elle réclame des embrassades incessantes à Théo, prétextant que le désert de sa vie amoureuse doit bien trouver une compensation quelque part et que, Théo étant le seul spécimen gay à se laisser tripoter par une fille, elle se contente de ce qu'elle a. Elle a essayé une fois avec moi : elle a visité l'infirmerie pendant trois heures.
- Où est Blaise ? Demande-t-elle.
- A la bibliothèque, je réponds. Irons-nous petit-déjeuner ?
- On ne l'attend pas ? S'étonne Pansy alors que nous traversons notre salle commune pour nous rendre à la Grande Salle.
- Tu sais comment est Blaise lorsqu'il se retrouve entouré de livres, prétexte Théo d'un air entendu. Il vaut mieux ne pas compter sur lui avant une bonne demi-heure, et mon estomac ne tiendra pas jusque là. Au fait, qu'avons-nous de prévu aujourd'hui ?
- Révision du cours de potion et de métamorphose pour lundi, je réponds, puis promenade dans le parc. Quelque chose à ajouter ?
- Non, tout est parfait.
A côté de nous, Pansy soupire.
- Bon, écoutez, faites comme vous voulez mais moi, je vais chercher Blaise, dit-elle soudainement. S'il faut à chaque fois l'attendre pour les activités, ça va me gonfler. Je vous rejoins à table avec le croqueur de bouquins ! S'écrie-t-elle ensuite en s'éloignant.
Las, je me tourne vers Théo.
- Honnêtement, il y a des fois où je me demande si Blaise va comprendre un jour que Pansy lui court après.
Pour toute réponse, mon camarade éclate de rire.
oOo
Je repose le livre là où je l'ai trouvé. Finalement, la quatrième de couverture ne me dit rien qui vaille. Le titre avait l'air plus prometteur que ça, lui. Je continue de parcourir l'étagère du regard, aussi vite que possible : le petit-déjeuner est servi et mon estomac commence à faire bruyamment savoir qu'il est vide depuis trop longtemps.
Mes yeux se posent sur un autre titre : Mille et une farces.
Ah ? Peut-être serait-ce le bon ?
Je l'attrape, le feuillète quelques instants et souris.
Oui, ça a l'air d'être ça.
- Psssst, Blaise !
Je jette un œil dans la direction d'où l'appel est venu, croise le regard chocolat d'Hermione, vérifie qu'il n'y a personne d'autre autour de moi, et, intrigué, la rejoins.
- Qu'est-ce qu'il y a ? je demande en murmurant.
Amusée, elle me sourit.
- Rien, j'avais juste remarqué que tu avais trouvé le livre dont je t'avais parlé.
Je jette un œil sur la couverture violette flambante et m'exclame, les yeux exorbités :
- C'est ce titre simplet que tu n'arrivais pas à retenir ?!
Elle hausse les épaules.
- Tu sais moi, les farces . . .
Ouais, pas besoin de faire un dessin.
- Ok, bah merci, je vais l'emprunter.
Elle rit.
- Evite de croiser ton directeur de Maison avec ce livre, il t'écorcherait vif autrement.
- Je dirais que c'est pour les Gryffondor, je réponds en souriant.
Elle lève les yeux au ciel.
- Regarde l'auteur, idiot.
J'hausse les sourcils, étonné, puis fais ce qu'elle me demande.
Weorge Geasley
Je me retiens - très difficilement - d'éclater de rire.
- Jamais vu d'anagramme aussi bidon, je dis entre mes dents serrées, le buste secoué par un fou rire silencieux.
- Que veux-tu, les jumeaux Weasley ne sont pas réputés pour leur extrême intelligence. Ou alors ils le sont trop et se foutent de nous, ajoute-t-elle pensivement, un doit tapotant son menton. Enfin bref, va savoir avec ces deux là !
Mon estomac choisit ce moment-là pour grogner. Hermione pouffe.
- Tu ferais mieux de rejoindre tes amis, me conseille-t-elle. A plus tard !
- A plus tard.
Nous nous séparons, chacun de nous partant par une extrémité de l'allée.
Hermione et moi avons sympathisé au Q.G. de l'Ordre du Phoenix, pendant la Guerre. Elle a été l'une des rares personnes à m'aider et m'épauler après l'assassinat de ma mère, et malgré le retour à Poudlard et la reprise des rixes entre Serpentard et Gryffondor, nous avons décidé de rester en contact. Bien sûr, pour préserver nos amis et notre santé morale (j'entendais déjà d'ici les jérémiades de Pansy et Drago s'ils entendaient parler de cette histoire !), nous tenons notre relation amicale secrète. Bien qu'il y ait des fois où j'aurais bien envie de tout envoyer valdinguer pour pouvoir discuter avec Hermione quand j'en ai envie, et non pas seulement quand j'en ai la possibilité.
- Blaise ?
Deuxième interpellation alors que je récupère mon livre dont Mme Pince vient de noter l'emprunt. Je me retourne et tombe nez à nez avec un visage légèrement disgracieux, entouré d'une longue chevelure brune.
- Oui, qu'y a-t-il Pansy ?
Alors que je pose la question, j'aperçois du coin de l'œil le profil d'Hermione qui sort de la bibliothèque, accompagné de son ami de toujours, Harry Potter. Apparemment, il est venu la chercher.
- Je te cherchais pour te dire que Drago et Théo sont déjà à table. Les goujats, ils ne t'ont même pas attendu.
Je lui souris et réponds :
- Mais toi si, merci.
Elle me tend un joli sourire, puis m'attrape fermement le bras avant de m'entraîner dans le couloir.
- Alors, qu'as-tu emprunté cette fois-ci ? Me questionne-t-elle, intéressée.
- Un livre de farces, ça peut toujours servir.
Un rictus machiavélique apparait au coin de ses lèvres à ces mots et son regard s'ancre sur les deux Gryffondor devant nous.
- Oh que oui, susurre-t-elle, ça peut toujours servir. Tu crois que Granger serait mieux en rousse ? Après tout, à force de traîner avec les belettes, ça peut déteindre non ?
Je la vois sortir sa baguette, mais je l'arrête d'un mouvement.
- Pansy, tu sais ce que je pense de tout ça.
- Allez, s'il te plait, juste un, me supplie-t-elle en s'accrochant à mon bras. Un petit sort de rien du tout.
- Nan.
Elle boude.
- T'es méchant.
- Non, seulement un Serpentard.
Pour toute réponse, elle me tire puérilement la langue. J'éclate de rire et décide d'enterrer la hache de guerre alors que nous pénétrons dans la Grande Salle. Je passe un bras autour de ses épaules et la serre contre moi.
- Allez, Pansy-chérie, fais pas ta tête de gnome, tu sais très bien que de toute façon, Drago n'aime pas quand vous agissez sans lui.
Elle rougit puis déclare en s'éloignant de moi :
- D'accord, mais t'as intérêt de me trouver un super sort dans ton bouquin !
J'hausse des épaules, d'un air fataliste.
Que ne ferait-on pas pour plaire à ces demoiselles . . .
The end of the chapiter.
Bon, excusez ma blague bidon avec l'anagramme de Georges Weasley, je le ferais plus, promis ... enfin, sauf si ça vous a plut. :p
Au prochain chapitre nous retrouverons Adélaïde. ^^
A plus everybody !
Kissouxxxx
