Titre : La prophétie des Fondateurs

Rating : T, pour l'instant.

Pairing : Pleins :)

Disclaimer : Tout le monde le connaît, mais je précise qu'Adélaïde m'appartient =)

Résumé : Ils sont quatre et ont débarqués sans prévenir, brisant de ce fait ma petite vie bien ordonnée. Je n'ai jamais demandé à des sorciers d'intégrer mon univers. Et encore moins à des sorciers morts !

Petit mot de l'auteur : Bonjour tout le monde ! Me revoilà avec le chapitres 5 où nous retrouvons les Fondateurs et Adélaïde. Et ils sont dans le monde sorcier ! :D Allez, bonne lecture !


Chapitre 5 : Flanerie dans une rue marchande

- Vous plaisantez, j'espère ? Susurré-je entre mes dents closes.

Helga me lance un regard désolé alors que Rowena lève les yeux au ciel.

- Pas le moins du monde, fait Salazar. Pourquoi, il y a un problème ?

Je me tourne brusquement vers lui.

Nous sommes toujours dans la cuisine, où la conversation suit son cours. J'ai accepté de les aider à aller à leur école Poudlard, histoire qu'ils me fichent la paix. Seulement là, il y a un hic.

- L'Ecosse ?! Vous voulez que je vous accompagne jusqu'en Ecosse ?! Vous êtes au courant qu'on se trouve en ce moment-même en plein cœur de Londres ? Comment voulez-vous que l'on soit en Ecosse dans la journée ?

Salazar me fusille du regard.

Même pas peur d'abord.

- Nous n'avons jamais dit que le voyage se ferait en une journée.

- Holà, je t'arrête tout de suite, il est hors de question que je m'en aille pour plusieurs jours ! Nous sommes samedi, j'ai cours lundi et je ne vois pas comment je peux expliquer à mes parents que je pars le week-end entier avec des fantômes de sorciers que je suis seule à pouvoir voir ! hurlé-je.

Je crois que je suis légèrement en train de perdre mon sang-froid.

Helga se lève, les mains hautes et l'air apaisant.

- Ma chérie, calme-toi, m'intime-t-elle. Cela fait mille ans que nous errons, nous ne sommes pas à quelques jours près.

- Parle pour toi, bougonne Salazar, les bras croisés.

Il va arrêter celui-là, avec sa tête de cochon ?

- Eh bah alors Salazy, tu nous fais du boudin ? Le taquine alors Godric.

Je prends une profonde inspiration, ordonnant à mes nerfs de ne pas relever la dispute qui se pointe, et de ne surtout pas m'en mêler.

- Godric, Salazar, veuillez cesser de vous comporter comme des gosses de quatre ans si vous ne voulez pas vous retrouver avec mon pied aux miches.

Je suis une femme de bien peu de volonté . . .

Helga et Rowena se détournent pour cacher à leurs deux compagnons leur sourire amusé. Les deux hommes, eux, ont visiblement décidé de faire blocus contre moi si j'en juge par leur air meurtrier à mon encontre.

- Bon, revenons-en à ce voyage. Où se trouve exactement cette école ? Je demande, faisant preuve de bonne volonté (et décidée à me débarrasser de ces quatre là au plus vite !).

- En fait, elle se trouve dans les plaines Ecossaises, me répond Rowena, là où à notre époque, très peu de moldus se rendaient. Sauf qu'à présent, tes congénères ont envahi toute la terre, alors il est fort possible que Poudlard se trouve proche d'une ville ou d'un village.

- Comment ça se fait que jamais personne n'en a entendu parler ? Je m'étonne alors, balançant mes jambes contre le placard se situant en dessous des éviers sur le bord desquels je suis assise.

- Au fil des siècles, des sortilèges ont été jetés sur le château, pour que les moldus ne le remarquent pas. Par exemple, il est incartable, ce qui fait qu'il n'apparait sur aucune carte, et un sortilège Repousse-Moldu l'entoure, ainsi, les moldus qui s'en approchent s'en écartent immédiatement, se souvenant d'un rendez-vous important - existant ou pas d'ailleurs.

- Ingénieux. Mais moi qui suis moldue, comment je fais pour m'en approcher ?

Un grand blanc me répond.

- Ah zut, on n'avait pas pensé à ça, fait Godric, sortant de sa bouderie.

Bah tiens donc, tu m'en diras tant.

- Nous aviserons une fois sur place, éluda Salazar d'un signe de la main. L'important est de savoir comment nous y rendre.

- En train, je réponds immédiatement. C'est le seul moyen. Même si je ne sais pas comment je vais faire pour me payer un ticket.

Salazar a une exclamation de dédain et se lève de sa chaise.

- Un moyen de locomotion moldu ? Hors de question. Nous devrons te suivre et je refuse de monter dans un de ces engins. Nous prendrons un moyen sorcier.

- Vous avez tendance à oublier un peu trop vite que je suis moldue ! fais-je en m'adressant aux quatre, puisque Rowena, Helga et Godric ont acquiescé à la suggestion de leur compagnon. Comment je fais pour utiliser un moyen sorcier, moi qui suis démunie de toute magie ?

- Avec le Magicobus, cela devrait être possible, dit Godric. De plus, on sera à Poudlard en peu de temps, et sans avoir besoin de demander notre chemin.

- Oui, mais elle devra régler en argent sorcier, renchérit Helga. Ce qu'elle ne possède pas. Où trouver l'argent ?

- Elle convertira son argent moldu en monnaie sorcière, dit Godric. Il suffira d'aller à la banque.

Je hausse les sourcils.

- On peut avoir de l'argent sorcier dans les banques ? demandé-je, dubitative.

- Celles moldues, non, répond Salazar, il faudra aller à Gringotts.

- Et c'est où ça ?

- Sur le Chemin de Traverse, bien sûr, fait-il comme si c'était l'évidence même.

oOo

Je suis en plein cœur du centre-ville Londonien, il est onze heures passées du matin et les rues sont grouillantes de gens. Je me suis arrêtée entre une grande librairie et un disquaire renommé, devant une porte miteuse à souhait. Si on ne me l'avait pas montrée, je ne l'aurais même pas remarquée.

J'affiche alors un air dubitatif.

- Vous vous fichez de moi, là ?

A ma droite, Salazar soupire.

- Pourquoi doit-on obligatoirement être en train de se moquer de toi ? Nous sommes tout ce qu'il y a de plus sérieux.

- Ce truc miteux donne accès au monde sorcier ?! Je m'écris, peu sûre d'y croire.

- CHUT ! M'intiment-ils tous quatre d'un même mouvement.

J'enfonce la tête dans mes épaules. Il est vrai que les passants me regardent comme si j'étais une échappée de l'asile le plus proche.

- Désolée, je marmonne. Non mais, sérieux, ce pub donne sur votre Chemin de Traverse ?

- Oui, me répond Rowena en me poussant légèrement dans le dos, alors avance !

Je fais quelques pas en avant, jusqu'à la porte, peu sûre de moi.

Malgré tout ce qu'il vient de se passer, je reste encore un peu sceptique. Surtout quand on me montre ce genre de trucs.

Inspirant profondément, je mets ma main sur la poignée, l'abaisse lentement et ouvre la porte. Aussitôt une odeur âcre et renfermée me prend à la gorge. Je grimace, hésitant à entrer.

- Allez ! me presse Godric.

Je renifle, dégoûtée par l'odeur qui s'échappe du pub, et finis par y pénétrer.

Tout est sombre là-dedans, il n'y a que très peu de fenêtres et les tables sont éclairées par des bougies. Il n'y a que quelques clients et un barman chauve qui essuie ses verres derrière le comptoir. Tous me regardent, comme si je venais de tomber du ciel. Et c'est réciproque. Malgré les tenues de mes compagnons que j'ai déjà vues, celles que portent ces sorciers sont différentes. Elles sont plus sombres, plus passe-partout. Ce sont des robes aussi, complétées de capes et, pour certains d'entre eux, de chapeaux pointus. Je vois même un client de couleur noire assis à côté de son balai apposé au mur.

- C'est une moldue ? J'entends soudain chuchoter dans le silence ambiant.

C'est une vieille femme fripée qui vient de poser la question au barman.

- Non, répond ce dernier sur le même ton et du bout des lèvres, ne me lâchant pas du regard. Le pub est entouré d'un sortilège Repousse-Moldu.

Je fronce des sourcils.

Il n'est pas très au point son sortilège.

- Tu comptes rester plantée là longtemps ? J'entends soudain rouspéter Salazar derrière moi.

Je me retourne, le fusille du regard et m'approche ensuite du bar, peu sûre de ce que je dois faire.

- Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous, miss ? Me demande alors poliment le barman.

Une fois ces mots prononcés, les clients retournent à leur petite vie. Seul le sorcier au balai continue à me regarder. Cela me donne froid dans le dos. Je fais fi de sa présence et me concentre sur l'aimable vieil homme.

- En fait, j'aimerais me rendre au Chemin de Traverse.

- Oh, s'étonne-t-il, vous n'êtes pas d'ici ?

- Réponds non, me souffla immédiatement Rowena. Dis que tu es Américaine.

Je m'exécute. Et je précise même que je viens de New-York, histoire de.

- Oh, s'extasie alors le barman, la Grosse Pomme ! Voilà pourquoi vous m'avez paru différente au premier abord. Et bien, pour vous rendre sur le Chemin de Traverse, il suffit de vous rendre dans l'arrière-cour et de taper de votre baguette trois fois sur la troisième brique en partant du haut et la deuxième sur la droite, au dessus des poubelles.

Je reste figée.

Avec ma baguette ? Ahah, la bonne blague. Je fais comment, moi ?

- Bien, merci, fais-je quand même avant de me diriger vers la porte que le barman m'a montrée.

Je sors, attendant discrètement que les quatre autres soient sortis à leur tour pour refermer la porte.

- Adélaïde, fait alors Helga, tu n'avais pas besoin de nous garder la porte ouverte. Nous sommes morts, nous passons donc à travers les murs. Il n'y a qu'avec toi que nous sommes matériels.

Je lui souris.

Si elle savait comme je m'en fiche de ce qu'elle vient de me dire ! Pour l'instant, le plus important est que :

- Sans baguette, je fais comment pour passer de l'autre côté ?

- Attends que quelqu'un ouvre le passage, proposa Godric.

Nous nous tournons tous vers lui comme si c'était le dernier des . . .

- Crétin.

Merci de l'avoir dit à haute voix, Salazar, mais ce n'était pas nécessaire.

- Moi, au moins, je propose quelque chose, pas comme certains.

Je soupire en levant les yeux au ciel.

Les voilà repartis !

Je décide d'ignorer leur nouvelle rixe et me tourne vers les deux femmes qui regardent le combat avec l'air las et peiné de l'habitude.

- Bon, tout ça ne me dit pas comment je fais. A moins que l'un de vous ne puisse ouvrir le passage ? je propose.

Rowena hausse les épaules.

- Depuis que nous sommes morts, nous n'avons jamais été en contact avec le monde de la magie, alors peut-être.

Elle se tourne ensuite vers le mur, compte les pierres, sors sa baguette des replis de sa cape grise et tapote trois fois l'une des pierres. Un trou se forme alors au milieu du mur, s'agrandissant de plus en plus, jusqu'à pouvoir laisser passer plusieurs personnes de front. De l'autre côté, une longue rue bordée de boutiques s'offre à moi. Je ne peux que m'extasier devant la foule qui se promène, les devantures mirobolantes, la rue pavée. Tout cela est nouveau pour moi. Nouveau et excitant.

Je sors de l'arrière-cour et m'avance dans la rue, dévorant des yeux ce qui m'entoure. Je ne fais même plus attention à mes compagnons, eux aussi muets. Je dépasse un magasin devant lequel s'entassent des piles de chaudrons bancals, un autre où la vitrine est ornée d'un balai devant lequel plusieurs hommes et enfants s'extasient ; plus loin, un panneau m'indique qu'ici se trouve une papeterie et là . . . Je m'arrête.

Etonnée, je ne peux qu'ouvrir des yeux bien ronds devant la boutique. Car elle est emplie de hiboux.

- C'est quoi ça ? Ne puis-je m'empêcher de m'exclamer avant de me précipiter sur l'une des cages où est enfermé l'un des volatiles.

Prudemment, je tends un doigt, l'insère entre les barreaux et caresse le plumage marron chatoyant de l'oiseau. Docile, il se laisse faire.

- Les hiboux sont notre façon d'envoyer le courrier, fait alors Helga dans mon dos. Ils sont ensorcelés pour trouver le destinataire, où qu'il soit !

- C'est pratique, je dis. Et ils sont beaux.

- Certes, convient Salazar dont j'entends la voix derrière moi, mais nous ne sommes plus très loin de Gringotts, alors allons-y. Je croyais que tu étais pressée ?

- Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, je rétorque, sans même y penser.

J'entends des petits rires retenus. Visiblement, ils se fichent tous de sa tronche, même les filles.

- Adelaïde, Salazar a raison, ne nous attardons pas.

Je me tourne, déçue, vers Rowena, mais obtempère. Nous continuons notre chemin et parvenons en peu de temps à la fameuse banque.

Tout de marbre blanc, l'édifice est composé d'une arche surplombant l'entrée, deux petits êtres disgracieux gardant les lourdes portes de bois. Obnubilée par ces créatures bizarres, je ne fais qu'apercevoir du coin de l'œil, sans la lire, une immense affiche.

- C'est un Gobelin, m'apprend Rowena. Une créature magique très intelligente mais très acariâtre aussi. Un conseil : ne les énerve jamais, où ça risquerait d'être la dernière chose que tu ferais dans ta vie.

Je frissonne quand je passe à leur hauteur. Ils ouvrent les portes en me faisant un sourire découvrant leurs dents ciselées et je déglutis. Je tiendrais compte du conseil de Rowena.

Nous entrons dans la banque, et l'intérieur est très luxueux, bien que légèrement poussiéreux. Il y a plusieurs comptoirs, avec ces mêmes petites créatures. Cela semble être comme avec les banques moldus. Je m'avance donc vers un guichet de libre et interpelle le Gobelin qui s'y trouve.

- Excusez-moi Monsieur, est-ce qu'il serait possible de convertir ces livres sterling en monnaie sorcière s'il vous plait ?

- Ce sont des gallions, m'informe Godric. Ainsi que des mornilles et des noises.

Merci de ne pas m'avoir prévenue plus tôt surtout, il n'aurait pas fallu que j'ai l'air moins conne devant le banquier.

- Bien, miss, je fais ça tout de suite.

La créature s'empare des billets que je viens de poser et descend de son siège. Derrière le bureau, je ne vois plus de lui qu'une petite houppette brune de cheveux. Je résiste à l'envie d'éclater de rire : j'ai l'impression d'être servie par un gosse.

Pendant que la créature va chercher mon argent, je me tourne vers mes compagnons :

- Dites, ça vous dérange si je vous trouve des diminutifs ? Parce que, à part pour Helga, vos prénoms ne font pas vraiment passe-partout. Et ils sont trop longs à prononcer.

Rowena hausse des épaules, visiblement elle s'en fiche, Salazar n'a pas l'air très chaud mais préfère se taire et Godric acquiesce d'un air joyeux.

- Bien alors, ce sera Row, Sal et Rick.

Godric éclate de rire en entendant les diminutifs, et charrie immédiatement son homologue masculin.

- Sal ! En voilà un surnom comme il te va bien. On peut dire sale serpent, sale . . .

Je n'écoute plus les bêtises de Godric et me tourne plutôt vers Helga qui vient de me tapoter l'épaule.

- Dis, j'aimerais bien avoir un surnom moi aussi, me confie-t-elle.

Je hausse les épaules.

- Si tu veux. Alors pour toi, ce sera Hel.

Elle applaudit légèrement, contente. Elle me donne l'impression d'être une débile profonde, comme ça.

- Miss ?

Je me tourne vers le Gobelin qui vient de revenir, une pile de pièces grossières de couleur or, argent et bronze dans la main. Il m'en tend une poignée.

- Voilà, cela fait trente gallions, douze mornilles et quatre noises. Bonne journée, miss.

Congédiée sans autre forme de procès, je m'éloigne du présentoir et jette les pièces en vrac dans mon sac à main. De toute façon, elles ne rentreraient jamais dans mon porte-monnaie, elles sont trop grosses.

- Et maintenant ? Je demande.

Me tournant vers mes compagnons, je constate que seul Row et Hel me suivent. Les deux autres sont en train de se battre. Encore heureux qu'ils passent à travers les objets, parce qu'autrement, bonjour les dégâts.

- Bon, je soupire, je crois que ça va être à moi de les séparer.

Et, retroussant mentalement mes manches, je m'avance vers les deux duellistes.

Je jure qu'un jour, je le leur ferais payer au centuple !


Fin du chapitre.

Je suppose que vous vous doutez qu'au prochain, nous serons de retour à Poudard. ^^ Mais comme il n'est pas écrit, je ne peux pas vous dire ce qu'il contiendra.

A la prochaine, tous !

Kissouxxxxxxxxxxxxxx