Titre : La prophétie des Fondateurs

Rating : T

Pairing : je suis sûr que vous pouvez deviner la plupart d'entre eux. ;)

Disclaimer : Tout est à J.K.R sauf Adelaïde ( à moi ! ! ! ) et l'histoire.

Résumé : Je le mets plus, je le connais pas par coeur et j'ai la flemme d'ouvrir mon document "résumé". --'

Note de l'auteur : Veuillez m'excuser, ce chapitre aurait dû être là plus tôt, mais je vous ai un peu oublié, hier. ^^' Comme je viens de finir mon autre fanfic, je suis resté fixé sur ça. :-S Mais bon, le voilà quand même.

Bonne lecture ;)


Chapitre 7 : L'école des sorciers

Je m'accroche fermement à mon siège, de peur de passer à travers les carreaux. Mes doigts, crispés à l'extrême sur le velours du fauteuil, menacent de ne plus jamais pouvoir se décrocher du meuble. A côté de moi, les quatre énergumènes ne semblent pas souffrir des mouvements de l'engin.

Soudain, le bus dévie brutalement et je manque de me rétamer par terre. Je ne dois la survie de mon faciès qu'à mes prodigieux réflexes.

- Seigneur, mais qu'est-ce que c'est que ce truc, marmonné-je, les yeux fermés.

Hors de question de regarder par la fenêtre. J'ai déjà essayé et failli hurler, dégobiller et tomber dans les pommes. Tout ça en même temps.

- Le Magicobus, répondit Sal sur le ton de l'évidence. J'apprécie énormément cette invention de la part de nos congénères.

- Parce que toi tu as la chance d'être mort, crétin, murmuré-je avant d'ouvrir des yeux ronds devant une maison qui fait un bon en arrière pour ne pas entrer en collision avec le bus.

- Adelaïde, est-ce que ça va aller ? Se soucie alors Hel, se penchant vers moi.

Je ferme les yeux en gémissant.

- J'apprécierai énormément de descendre. En plus, j'ai le mal de mer et là, j'ai franchement l'impression d'être sur un de ces abrutis de rafiots.

- Tiens encore un peu le coup, nous sommes bientôt arrivés, me rassure Row.

J'inspire profondément.

Au moins un bon point à cet engin : Rick et Sal ne se sont pas disputés depuis que nous sommes à bord, ce qui doit bien faire plus de dix minutes. Mais des deux maux, lequel est le moindre . . ?

Soudain le bus fait un long dérapage et, malheureusement, je ne peux empêcher cette fois-ci mon visage de s'écraser lamentablement sur la moquette et de déraper. Mon nez me brûle affreusement.

- Nous sommes arrivés à Poudlard, Miss, fait avec un peu trop de galanterie le contrôleur boutonneux à peine sorti de l'adolescence.

Je grimace un sourire avec effort et descends du bus. Les autres sont déjà sortis, leurs regards rivés sur une grille en fer imposante. Une fois mon corps hors de l'enfer sur roues, l'engin pétarade et disparait. Mon estomac, lui, essaye encore de retrouver sa place originelle.

- Nous y sommes, s'extasie Rick, un sourire grand comme le monde scotché sur les lèvres.

Il n'y a d'ailleurs pas que lui dans cet état. Hel a la même expression tandis que Row et Sal ont les yeux qui brillent. Curieuse, je suis alors leurs regards pour découvrir - enfin - cette école dont ils sont si fiers.

La première chose qui me saute aux yeux, c'est que c'est un château. Grand. Et surtout, que je le vois parfaitement. N'était-il pas censé y avoir des sortilèges qui empêchent les moldus de connaître son existence ? Qui que ce soit qui doit être en charge de la protection de cette école, devrait revoir ses travaux parce que c'est pas super au point.

La seconde chose qui me saute aux yeux, c'est le parc. Tout aussi grand que le château. Et avec sa propre . . .

- Détrompez-moi si je me trompe mais, quand vous avez construit cette école, vous lui avez aussi annexé une forêt ?!

- Effectivement, répond Row en se tournant vers moi. Il y a là pleins de créatures magiques que les élèves peuvent étudier, dont des centaures et des licornes. Et puis, elle est une source inépuisable d'ingrédients pour les potions. Salazar en était fou.

L'intéressé grogne pour montrer son approbation.

- Mais ça ne fait pas un peu . . . trop, pour une école, je demande, dubitative.

Row secoue la tête et sourit.

- Bien sûr que non, car elle est nécessaire. Et au cours des siècles, elle a permis encore bien d'autres choses.

J'acquiesce d'un air absent et pas convaincu.

- Bien, et maintenant ? Qu'est-ce qu'il est censé se passer ?

Tous les quatre se tournent vers moi, étonnés.

- La prophétie, leur rappelé-je. Comme quoi si je vous amène à Poudlard, vous serez libérés. Bah on y est ! Alors, et maintenant ?

Ils échangent des regards que je n'arrive pas à qualifier. Puis Rick s'avance.

- En fait, c'est une supposition de notre part que Poudlard soit le lieu du début dont fait mention la prophétie, dit-il. Nous n'en sommes pas sûrs du tout.

- Comment ça ? je m'inquiète, les sourcils froncés.

- Oui, continue Hel, Godric a raison. Et pour savoir si nos suppositions sont exactes, il va falloir entrer. Sauf que . . .

Elle tourne un regard hésitant vers moi.

- Sauf que quoi ? Je demande.

- Tu es une moldue, déclare Sal avec irritation, comme si j'aurais du le deviner toute seule. Tu ne peux donc pas entrer à Poudlard. Et tu ne dois certainement rien voir non plus, à part des ruines.

- Tu rigoles ou quoi ? M'exclamé-je. Ce château est en parfait état !

J'accentue ma déclaration d'un mouvement du bras en direction de l'imposante masure dont les tours pointent vers le ciel bleu. Sal fronce des sourcils.

- C'est impossible, murmure-t-il, tu n'es pas une sorcière. Tu ne peux pas le voir.

Décidée à lui faire comprendre qu'il a tort, je le dépasse, pousse l'un des lourds portails en fer et pénètre simplement dans la propriété.

- Et maintenant, c'est toujours impossible ? Fais-je en me tournant vers eux.

Ils restent à me regarder, ébahis.

Visiblement, je leur ai coupé la chique.

oOo

Rick et Sal n'ont apparemment pas compris ce que je viens de leur demander. Ils continuent à s'engueuler comme des poissonniers et mes oreilles ne sont pas loin de crier grâce. Elles ont entendu plus de cris en quelques heures qu'en dix-sept ans de vie avec ces deux là.

- Salazar, Godric, s'il vous plait, tente Row, Adelaïde aimerait pouvoir communiquer avec ces jeunes gens sans devoir crier pour se faire entendre.

- Ils ne nous entendent pas, nie Sal, oubliant un instant son adversaire, elle n'a donc pas besoin de crier.

- Et ils ont bien de la chance, déclaré-je, ce qui n'est pas mon cas ! Alors, fermez vos mouilles, deux secondes ou je vous balance dans le lac !

Ma menace a autant d'effet qu'un pétard mouillé. Ils reprennent de plus belle.

Décidée à ne plus entendre leurs chamailleries, je fais deux pas en avant, accompagnée de Row et Hel. Devant moi, les sept jeunes gens reculent de deux pas, inquiets et un peu effrayés.

Qu'est-ce qu'il leur prend ?

- Je crois que tu leur fais peur, comprend immédiatement Row. Ils doivent te prendre pour une folle : à leurs yeux, tu parles dans le vide.

- Chouette, marmonnai-je, j'avais oublié que j'étais la seule capable de vous voir et de vous entendre.

Je jette un autre coup d'œil au groupe.

J'étais arrivée assez près d'eux pour les entendre au moment où le blond platine et le roux se lançaient des vacheries. Incroyable comme la ressemblance avec Salazar et Godric m'avait frappée à ce moment-là. Et les deux autres à l'arrière, le métis et la brunette, m'avaient fait penser à Rowena et Helga : en marge, regardant la tempête sans chercher à la calmer. Ou ayant trop souvent essayé sans jamais y parvenir.

- Tu devrais peut-être leur demander où se trouve le bureau du directeur avant qu'ils ne prennent leurs jambes à leurs cous, me conseille Hel d'une voix douce.

- Ok, fais-je, sortant de mes pensées. Et il y a moyen de laisser les deux abrutis ici pour qu'ils continuent à se taper tranquillement sur la tronche ? J'ajoute avec un mouvement de pouce dans mon dos d'où me parviennent les bruits de lutte.

Row et Hel me lancent un regard désolé.

- D'accord, soupiré-je, ça va encore être à moi de les séparer.

Je leur tourne le dos et, d'un coup d'œil périphérique, je constate que le groupe d'adolescents se rapproche de moi, intrigué.

Sal et Rick ont roulé à terre, le brun sur le blond, les mains enserrant son cou. L'autre ne suffoque pas. Il rit.

- Salazar, non mais quel crétin tu fais ! Je suis déjà mort !

- Peut-être mais ça me fait un bien fou, grogne Sal en retour, accentuant sa prise sur le corps de son adversaire qui en rigole plus fort.

Secouant la tête devant leurs gamineries, je me poste derrière Sal, l'attrape fermement par la taille et tire d'un coup sec sur lui. Décontenancé, il perd son équilibre et je me retrouve les quatre fers en l'air avec une espèce de poids mort sur l'estomac. Mon pauvre organe en voit des vertes et des pas mûres aujourd'hui. Rouspétant, Sal se relève et se tourne vers moi :

- Non, mais qu'est-ce que tu crois être en train de faire ? Fulmine-t-il.

Je soupire.

- Je suis censée aller voir le directeur de cette école, et je ne peux pas y aller sans vous. Alors vous serez bien aimables de vous ignorer quelques temps et de me suivre.

Rick se lève et se poste derrière Sal. Il lui souffle dans la nuque. J'ouvre des yeux ronds devant son geste. Non mais, il va pas bien, lui ?! Sal réagit instantanément et, malgré son flegme habituel, s'énerve instantanément et tente à nouveau d'étrangler son rival.

Une envie folle d'hurler comme jamais me chope les tripes. Plus loin, j'entends les filles soupirer et gémir de désespoir.

- C'est le fait d'être de retour à Poudlard qui leur fait ça ou quoi ? Demande Hel de manière rhétorique.

Secouant la tête, je me tourne vers le groupe d'ados qui, étonnement, est toujours là.

- Vous savez où je pourrais trouver le directeur de votre école ?

C'est le métis qui répond.

- Dans son bureau certainement. Tu veux qu'on t'accompagne ?

Les autres le regardent comme s'il était fou à lier. Moi aussi.

- Euh . . . Ouais, pourquoi pas.

Il hoche de la tête . . . Mais n'amorce pas un seul mouvement. Derrière moi, j'entends les deux autres crétins continuer à se taper dessus.

Soudain, l'une des filles du groupe - une brune avec une coupe au carré et au visage ingrat - pousse un hurlement digne d'un film d'horreur et tend son doigt. Comme les autres, je regarde dans la direction qu'elle montre et découvre Sal et Rick en train de se rouler sous un arbre.

Etonnée, je me tourne instantanément vers la fille, et constate que finalement, les autres aussi sont pétrifiés.

- Tu . . Vous les voyez ?! M'écrié-je.

- Voir qui ? Répond un brun à lunette. C'est juste que . . . Les feuilles bougent mais il n'y a pas un souffle d'air. J'ai l'impression que des gens se roulent dans l'herbe, ajoute-t-il, pensif.

- Tu crois pas si bien dire, coco, marmonné-je.

Bon, réfléchissons. Il faut que Salazar et Godric arrêtent de se battre, au moins le temps que l'on arrive jusqu'au bureau du directeur - bien que je n'ai pas la moindre idée de ce que l'on va bien pouvoir faire là-bas. Alors, comment j'allais opérer ce petit miracle ?

A moins que . . .

Je me tourne vers Hel et Row.

- Si je m'éloigne, ils seront obligés de me suivre ? Je leur demande.

Elles échangent un regard avant que Row me réponde :

- Obligé non. Après tout, nous n'avons aucune obligation mais . . .

- Mais si vous voulez enfin reposer en paix, ils n'auront pas le choix, terminé-je à sa place.

Elle hoche de la tête.

- Bien.

Et je fais demi-tour et me dirige d'un pas sûr vers le château. Après un instant d'hésitation, j'entends Hel et Row ricaner puis me suivre.

- Est-ce que tu sais au moins où tu vas ? M'interroge, amusée, Row. Si tu n'attends pas notre guide, tu ne trouveras jamais ton chemin dans Poudlard : c'est un vrai labyrinthe, tu sais !

Je fais la moue mais ne peux qu'attester qu'elle dit vrai. Alors je me détourne de mon but et souris au métis de tout à l'heure.

- Tu es toujours partant pour être mon guide ?

oOo

Une espèce de vieille et horrible gargouille nous fait face. Son regard de pierre se pose sur moi et je ne peux empêcher mon cœur d'adopter un rythme plus rapide. C'est que je n'ai pas l'habitude de voir des objets inanimés gigoter.

- Euh . . . Par contre, je n'ai pas le mot de passe, fait une voix hésitante dans mon dos.

Je me retourne et dévisage mes onze accompagnateurs. Et oui, onze. Hel et Row sont bien sûr là, ainsi que mon guide, et Sal et Rick qui ont fini par nous rejoindre, maugréant dans leurs barbes. Euh, par contre, je n'ai pas compris pourquoi les autres adolescents nous ont suivis.

- Moi je l'ai, dit alors la seconde fille du groupe, une brunette aux cheveux crépus. Mais . . .

- J'en ai besoin, je la coupe. Il faut que je parle à votre directeur.

Elle hésite et, du regard, appelle ses amis à l'aide, le roux et le brun à binocles. Les quatre autres se regardent simplement, mais j'ai l'impression qu'ils en disent bien plus que je ne le pense.

- Messieurs, Miss, que faites-vous là ?

Le groupe sursaute et se tourne vers leur gauche. Deux hommes viennent d'apparaître. L'un, les cheveux châtains grisonnants a un air doux et bienveillant. Instantanément, je l'aime bien. L'autre, rien qu'à sa vue j'ai envie de lui faire bouffer son énorme nez. Il nous regarde comme si nous l'avions personnellement offensé, les bras croisés sur sa robe de sorcier noire.

- En fait, elle veut voir le professeur Dumbledore, fait le blondinet en me désignant d'un coup de menton désinvolte comme si je n'étais rien.

J'ai l'impression que mon existence lui est totalement indifférente.

Je devine alors dans quelle maison il est : Serpentard. Ses amis doivent alors aussi y être, tandis que les autres sont certainement de Gryffondor. A leur façon de se regarder et de se battre, c'est couru.

- D'où venez-vous ? Me demande alors gentiment l'un des deux hommes, le sourire aux lèvres.

- De Londres, je réponds. Je suis venue en Magicobus.

Du coin de l'œil, je vois le binoclard grimacer. Ah, je ne suis pas la seule à l'avoir expérimenté.

- Malheureusement, le directeur n'est pas là, il a été appelé en urgence il y a quelques minutes, me confie-t-il. Pouvez-vous l'attendre ?

Sal ricane.

- Toi, la ferme, je réplique en le fusillant du regard.

Et, en prévoyance, je me tourne aussi vers Rick.

- Cela vaut aussi pour toi.

Ils décident de me bouder. Tant mieux, ça me fera des vacances.

- Vous savez quand est-ce qu'il rentrera ?

Ma question est posée au mur : l'homme ne s'intéresse plus à moi mais regarde d'un air perdu les zones où se trouvent Salazar et Godric. Il a suivi mon regard, mais ne peut les voir. Un de plus qui va me prendre pour une folle.

Soudain, une sensation bizarre se fait sentir dans ma tête. Comme une migraine, sans la douleur. Etrange. Je remarque alors que le second homme me regarde d'un air frustré. Puis il prend la parole, m'adressant la parole :

- Je n'ai jamais vu ça. Comment faites-vous ?

J'hausse les sourcils. De quoi il cause celui-ci ?

Son compagnon se tourne vers lui, intrigué.

- De quoi parles-tu, Severus ?

- Je n'arrive pas à utiliser la légilimencie sur elle. C'est comme si elle pratiquait l'occlumencie depuis son plus jeune âge. Ce qui est bien sûr, impossible.

J'interroge Hel du regard. Elle se tourne vers Sal.

- Il essaye de lire dans ton esprit, répond-t-il. C'est la légilimencie. L'occlumencie consiste à fermer son esprit à ce genre d'intrusion.

- Il . . . Quoi ? M'offusqué-je instantanément en fusillant du regard le brun aux cheveux gras.

Mais les autres ne s'occupent plus de moi. Les deux plus âgés discutent entre eux alors que les plus jeunes ont disparu. Ils s'ennuyaient apparemment.

- Qu'est-ce que je fais maintenant ? Demandé-je aux autres. Je dois être rentrée ce soir, je vous ai prévenus.

- Attendons un peu, le professeur Dumbledore ne devrait pas être trop long après tout, fait Rick en posant une main sur mon épaule. Pour patienter, que dirais-tu de visiter cette école ?

Je jette un regard aux murs de pierre, aux nombreux tableaux - vivants suis-je obligée de préciser - et aux deux hommes. En y pensant, ils doivent sûrement être des professeurs.

- Pourquoi pas ? Vous me faites une visite guidée ?

- Malheureusement, cela devra être remis à plus tard, Miss. J'aimerais vous parler d'abord.

Surprise, je sursaute. C'est un grand homme longiligne qui vient de parler. Ses yeux bleus clairs me regardent par-dessus ses lunettes en demi-lune. Je reste béate d'admiration devant sa longue barbe argentée.

Alors, bêtement incapable de réfléchir devant sa soudaine et incongrue apparition, je demande :

- Vous êtes le Père Noël ?


Veuillez pardonner l'humour débile de l'auteur. --' Vous avez même droit de l'immoler pour ça . . .

Bon bah voilà, Adelaïde est à Poudlard. :) Suite au prochain chapitre. ;)

Bisouxxxxxxx !