Titre : La prophétie des Fondateurs

Rating : T

Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)

Petit mot de l'auteur : Et voilà nouveau chapitre et petite nouveauté à l'intérieur. J'espère que cette surprise vous plaira. ;)

Bonne lecture !


Chapitre 10 : Les Fondateurs

Pourquoi le brun squelettique dit-il ça à propos de moi ? J'avoue ne pas trop comprendre à ce niveau-là. Je jette un regard aux Fondateurs, espérant qu'ils pourraient répondre à mon interrogation muette. Mais tous les quatre haussent des épaules. Ca fait bizarre de les voir daccord sur un truc.

- Laissons de côté Théodore, fait le blondinet qui s'appelle Drago.

Il n'a pas eu de chance lui, ses parents ne lui ont pas donné un vrai prénom. Le pauvre.

- McGregor, tu expliques ? Poursuit-il, étranger à mes pensées.

Je leur lance un regard bref à tous. Les Préfet-en-Chef sont dos à un immense saule pleureur dont les racines baignent dans le lac du parc, à ma gauche, les Serpentard, à ma droite, les Gryffondor. Et à mes côtés, mes amis imaginaires.

- Bon, comme on vient de vous le dire, je suis la seule à avoir la capacité de voir les Fondateurs de l'école Poudlard. Et tout ça, à cause d'une prophétie.

Le brun à lunette qui se trouve dans le groupe des Gryffondor sursaute et son regard sur moi change. Il semble plus intéressé que dubitatif, ce que les autres sont.

- Une prophétie ? répète la seule fille du groupe de Serpentard, Pansy si je me souviens bien. Et qu'est-ce qu'elle dit cette prophétie ?

Je soupire puis répète après Row pour la je-ne-sais-plus-combien-de-fois-mais-trop-de-toute-façon :

- Désaccords, joutes, oppositions, malgré leur amitié qu'ils ont jurée éternelle, ils ne peuvent s'empêcher de se battre . . . Aucune trêve n'est trouvée, condamnant des générations à se haïr . . . La punition qu'ils connaîtront aura lieu si aucune réconciliation n'est advenue au jour de leur trentième solstice d'Été . . . Seule solution à leur bannissement : la naissance de la Première, unique personne à connaître leur existence d'errants, femme regroupant leurs quatre sangs . . . Condamnés à errer dans le monde non-sorcier, tout en suivant le cours de l'Histoire des leurs, seule la Première leur obtiendra la rédemption tant attendue, sur les lieux du début . . .

Un grand blanc suit mon petit monologue. Tous se regardent, perdus. Je jette un oeil aux Fondateurs : curieusement, deux dentre eux ont l'air de bien s'amuser.

- Qu'est-ce qui vous fait rire ? Demandé-je à Row et Hel.

Le sourire de Hel saccentue.

- Tu dois bien être la première personne en ce bas monde à mettre d'accord sur quelque chose des Gryffondor et des Serpentard. Regarde-les, ils ne pensent même pas à se taper dessus ou à s'insulter !

Je suis du regard son geste de la main. Effectivement, même s'ils sont toujours éloignés les uns des autres, les deux groupes réfléchissent à ce que je viens de dire. Sauf le noir. Lui, il me regarde. Croisant mes yeux, il sourit et demande :

- Tu parlais aux Fondateurs ?

- A Rowena et Helga seulement.

- Et qu'est-ce qui les faisait rire ? Continue-t-il, attirant l'attention des autres sur nous.

- Vous, avoué-je. Elles sont étonnées de voir que seulement après dix minutes en votre compagnie, j'arrive déjà à vous mettre daccord sur un sujet. Si ça avait été Salazar et Godric, ils seraient déjà en train de tenter de se tuer, même si techniquement, ils sont déjà morts.

Les deux intéressés rouspètent. Nouveau soupir.

- Osez me dire que ce n'est pas vrai ! m'exclamé-je. C'est pourtant la première chose que vous avez faite quand je vous ai vus ce matin, et la dernière fois que vous vous êtes adressés la parole !

Hel et Row rigolent. Je ne peux empêcher un sourire amusé de s'étendre sur mes lèvres.

- Alors, c'est tout ce que vous voulez savoir ? Fais-je ensuite à l'adresse des élèves.

- Non, réagit instantanément Hermione, la Préfète-en-Chef. Ca ne te dérangerait pas si, enfin seulement si tu veux bien, si on pouvait mettre la prophétie en d'autres termes. Je crois que certains n'ont pas tout compris.

Elle coule un regard discret sur le rouquin. Ok, je vois.

- Cest simple, fais-je en m'asseyant par terre, pressentant que les explications vont être longues. A l'époque où les Fondateurs ont vécu, ils n'ont pas arrêté de se battre, mettant tout l'avenir de leurs Maisons en péril, si j'ai bien compris.

Row acquiesce. Comme elle est celle qui me semble la plus au point au niveau prophéties, je suppose que je ne fais pas fausse route. Je continue :

- Une prophétie est alors faite, celle que je viens de vous rapporter, pour les prévenir que si l'année de leurs trente ans ils sont toujours en train de se taper sur le coin du nez, ils seront punis. Ce qui est arrivé. Cest à ce moment-là que leurs âmes - ou esprits, j'en sais trop rien en fait - ont été séparées de leurs corps.

- Donc ils sont morts, fait le noir qui me plait bien.

- Non, réfuté-je, ils sont morts quand la séparation a commencé à s'éterniser. Ca fait mille ans que ça a eu lieu alors bien sûr, maintenant, ils sont morts.

- Quand est-ce qu'ils sont morts exactement alors ? Demanda Hermione.

- Ca, personne ne le sait, je réponds, même pas eux.

Les quatre acquiescent d'un air las et déprimé.

- Ils ont donc passé mille ans à errer dans le monde moldu, ne pouvant être vus et entendus que par eux quatre, poursuivis-je. Mais, d'après la prophétie, ils ont quand même pu suivre le cours de l'histoire du monde magique. Je sais pas trop comment dailleurs. Jusqu'à ma naissance, il y a exactement dix-sept ans.

- Jour béni entre tous, soupire Hel. Enfin un autre visage et une autre voix avec laquelle converser.

Si elle veut, grand bien lui fasse.

- La première que j'ai rencontrée, ça a été Helga, la plus maternelle des quatre.

Tiens, cest bizarre, aucun des élèves ne m'interrompt. Seraient-ils totalement pendus à mes lèvres ? Ca y ressemble toujours. Ils se sont tous assis face à moi et écoutent avec dévotion. Ca fait un drôle deffet.

- Mon premier souvenir est avec elle, je devais avoir quatre ou cinq ans. Helga est celle qui m'a appris à rêver et à respecter.

Derrière moi, j'entends un sanglot. Je ne suis tout de même pas en train de la faire chialer ?

- Ensuite, ça a été Rowena, qui est plus cartésienne, plus terre à terre. Elle ma enseigné la plupart des choses qui sont à savoir sur le monde de la magie, notamment sur les créatures. Leurs apparitions se mélangeaient, chacune leur tour ou ensemble. Le jour de mon sixième anniversaire, Godric est arrivé. Rowena et Helga me l'ont présenté. Il m'a appris à être courageuse et loyale, à savoir rester humble. Il m'a aussi appris à me battre.

Un éclat de rire dans mon dos me fait me retourner. Godric s'esclaffe sans retenue.

- Je me souviendrai toujours de la première fois où tu as frappé un gamin de ton âge parce qu'il t'avait piqué un bonbon. Tu lui as brisé le nez.

J'avais huit ans. Mes parents ont peu apprécié et j'ai du suivre des cours de self-control pour canaliser mon énergie. Saleté de psy à la con, il a cru que j'étais une enfant hyperactive. Débile.

- Ensuite, ce fut le tour de Salazar, je reprends en me tournant à nouveau vers les jeunes. Il n'est pas venu me voir souvent, beaucoup moins que les autres toujours. Lui m'a enseigné à être rusée et à ne pas me laisser marcher sur les pieds. Il ma aussi enseigné à jouer avec les mots pour faire du mal aux gens. Javoue que c'est plus percutant que les poings dans certains cas.

Les Serpentard sourient avec fierté. Je les fais rapidement descendre de leur piédestal.

- Mais Salazar est aussi le plus asocial des quatre. Jamais vu quelquun d'aussi peu communicatif et ouvert desprit. Le con dans toute sa splendeur.

Les Gryffondor et Godric explosent de rire. Je devine qu'Helga et Rowena doivent se retenir de faire pareil, de peur de froisser leur ami qui doit faire du boudin. Les Serpentard, eux, me fusillent du regard. Sauf le noir. Il sourit. Un peu jaune, mais il sourit. Au moins un qui ait conscience de ses défauts.

- Bonjour jeunes gens.

De surprise, je sursaute. Nous nous retournons tous vers le professeur Dumbledore qui s'avance tranquillement vers nous.

- Veuillez m'excuser pour le dérangement, mais ma mémoire défaillante de vieil homme m'a fait oublier un détail important lors de ma conversation avec miss McGregor.

Il se tourne vers moi en disant cela. Qu'est-ce qu'il me veut encore lui ? Je m'amusais bien, là !

- Je me suis dit qu'il serait peut-être mieux pour vous et les Fondateurs que vous soyez vus des autres.

- Impossible, riposté-je. Je suis la Première, la seule à les voir.

Il secoue la tête.

- A connaître leur existence d'errants,

cite-il. Ils n'errent plus à présent que vous les avez retrouvés. Pouvez-vous leur demander de se regrouper sous le saule sil vous plait ?

Avant que je n'ai pu prononcer un mot, les Fondateurs s'exécutent. Je leur lance un regard interrogateur.

- Bien que cela me coute de le dire, fait Sal, l'ancien Gryffondor qu'est Dumbledore est un puissant sorcier. Si quelqu'un peut faire ça, c'est bien lui.

Je ne réponds pas.

- Ils y sont, fais-je au professeur.

Il sort sa baguette, l'agite un peu. Une nuée de paillettes argentées s'échappent de sa baguette et frappe les Fondateurs avant de se dissiper. Je ne vois rien de différent. Et après ?

oOo

Si ma mâchoire avait pu se décrocher, elle l'aurait fait. Et ce sans aucune difficulté. Parce que si j'avais encore des doutes à propos de ce que nous a dit Adelaïde, ils viennent certainement de tous partir en fumée.

Devant moi, tournant dos au saule cogneur auprès duquel nous nous sommes rassemblés, viennent d'apparaître quatre personnes. Une blonde potelée à la tenue jaune et noire, une brune fine habillée de bleu et bronze, un brun nerveux vêtu de vert et argent, et enfin, un blond musclé à la tenue rouge et or. Ce dernier porte une épée ceinte. Une épée que je reconnaitrais entre mille pour l'avoir utilisée contre le basilic près de cinq ans auparavant. L'épée du Fondateur de ma maison : celle de Godric Gryffondor.

Soudain, le bruit d'une chute. Je me tourne vers ma gauche. Ron est étalé par terre. Inconscient. Trop de chocs le pauvre.

- Oh, pauvre petit ! S'exclame la jolie blonde en accourant vers lui. Godric, veux-tu bien m'aider à le relever ?

Le blond - qui est bel et bien Godric Gryffondor ! - s'approche lentement de la femme, le visage déformé par une moue due.

- Et ce jeune homme fait partie de ma maison ? Où est donc passé son courage ?

- Nulle part, aucun Gryffondor nen a jamais eu, même pas l'original.

Tous les Gryffondor fusillent l'homme brun du regard. Les Serpentard s'esclaffent à la remarque de leur Fondateur. Seule une a une réaction différente. Inutile de préciser qui.

- Sal, ta gueule. Ce n'est pas le moment d'en rajouter une couche.

Adélaïde s'est approchée et passe une main sur le front de Ron alors que la blonde, Helga Poufsouffle je suppose, tapote gentiment l'une de ses mains.

- Professeur Dumbledore, fait Hermione dune voix bégayante, ayant repris ses esprits comme la plupart d'entre nous, comment . . . Comment avez-vous réussi à faire ça ?

Tout le monde se tourne vers le directeur. Il sourit posément avant de nous expliquer.

- Ce n'est pas de mon fait, cette incantation existe depuis des siècles mais n'a jamais pu être utilisée puisqu'elle était à usage spécifique. Elle n'avait pour seule fonction que l'apparition aux yeux de tous des Bannis de la prophétie, après leur retour dans le monde magique grâce à la Première. Je crois que c'est l'émetteur de la prophétie qui a créé le sortilège, mais rien n'est moins sûr : les informations de ce temps sont quelque peu volages.

Il semble amusé. Comme à peu près tout le temps d'ailleurs. Sauf pendant la Guerre. Et la bataille finale. Là, plus personne ne plaisantait d'ailleurs.

- Merci professeur, fait Adélaïde, ce sera plus pratique pour moi. Mais je crois que vous allez vite le regretter.

Curieusement, Gryffondor et Serpentard croisent les bras sur leurs poitrines dun même mouvement avant de la fusiller du regard.

- Intéressant, vous vous êtes instantanément sentis visés, continue la moldue avec amusement. Vous avez quelque chose à vous reprocher peut-être ?

Aucun des deux ne répond. Les deux Fondatrices échangent un regard amusé avec Adélaïde.

- J'arrive pas à y croire, lâche soudain Malefoy d'un air impassible. Pourquoi parmi tous les habitants de cette planète, il a fallu que ce soit cette moldue qui ait le privilège de renouer contact avec des figures emblématiques.

- Simple, intervient posément Rowena Serdaigle en se rapprochant de nous. Adélaïde est la Première de la prophétie, la première femme à être venue au monde avec nos quatre sangs en elle.

- Alors, elle devrait être une sorcière, non ? Interroge Parkinson.

- Aucunement, dit Serpentard. Certains de nos descendants se sont liés à des moldus et au fil du temps, notre pouvoir magique a disparu sur ces générations. On pensait qu'en mélangeant le sang de tous nos descendants, la magie reviendrait, mais le fait est qu'Adélaïde n'a aucune disposition pour cela. Elle est entièrement moldue.

Contrairement à ce que jaurais pensé, Salazar Serpentard n'a pas lair dérangé par ça. Zabini doit penser comme moi, car il réagit aussitôt.

- Et ça ne vous dérange pas de savoir que votre sang est souillé par le sang moldu ?

- Souillé ? S'écrit instantanément la moldue en se relevant alors que Ron se réveille, Hermione agenouillée auprès de lui.

- Je n'ai rien contre les moldus, pas ceux d'aujourd'hui toujours. Heureusement, en mille ans, ils ont pris un peu de plomb dans le crâne.

Gros silence dans le parc. Alors ça . . . !

oOo

Un cri étranglé. Et un bruit de chute. Pansy n'a pas supporté la révélation. Je pense que si je n'avais pas été aussi bien élevé, j'aurais réagi exactement de la même manière. Salazar Serpentard en personne qui annonce qu'il ne hait pas les moldus a de quoi tuer la plupart des sorciers. Heureusement que mon père et son maître sont déjà ad patres car le choc les aurait envoyés six pieds sous terre. Ou alors, ils auraient tenté de tuer celui qu'ils auraient pris pour un faux Salazar Serpentard. D'ailleurs, comment peut-on être sûr que c'est bien lui ?

- Dites, fais-je, comment peut-on être sûr qu'ils sont bien les Fondateurs et que ce n'est pas une farce débile ?

Mes amis et les Gryffondor se tournent vers moi, puis vers les Fondateurs.

- Ca me coûte de le dire, mais Malefoy a raison. Quelle garantie avons-nous de la véracité de vos propos ?

Je n'ai pas rêvé à linstant ? Potter, St Potter, vient de dire tout haut quil était d'accord avec moi ?! Apparemment non ce n'est pas une hallucination, car Théo, Pansy - que Blaise a ramenée à nous - Granger et Weasley ouvrent de grands yeux ronds.

C'est Dumbledore qui nous apporte l'aide dont nous avons besoin.

- Monsieur Serpentard, dites-nous, aviez-vous aménagé avant votre départ de Poudlard, une salle secrète dans les profondeurs du château où vous aviez emprisonné un basilic ? Une pièce que seuls vos descendants parlant Fourchelang auraient pu ouvrir ?

Ledit Serpentard ouvre la bouche, mais pas un mot nen sort. Il est totalement interloqué.

- Co . . . Comment le savez-vous ?

- J'ai détruit votre basilic, il y a cinq ans, intervient Potter. Il avait failli tuer pas mal de monde, et par le passé il l'avait déjà fait au moins une fois.

- Tuer ? meugle alors la moldue.

Elle a l'air furieuse. Elle se lève, se dirige à grands pas vers notre Fondateur avant de pointer un doigt dans sa direction. Ce dernier, curieusement, recule. Je lui accorde quelle n'a pas l'air commode, mais j'ai vu plus impressionnant.

- T'as essayé de tuer des gens ?!

Il ne réplique pas. Les autres Fondateurs n'ont pas l'air au courant, ce qui est normal, et deviennent peu à peu aussi en colère que leur moldue. La scène pourrait être marrante si ce n'était pas Salazar Serpentard que l'on menaçait. Ca aurait été mieux avec Godric Gryffondor à sa place.

- C'était il y a mille ans, il y a prescription, se défend le brun.

La moldue semble au paroxysme de la fureur. On devrait peut-être lui lancer un sort de Sang-Froid non ? On ne sait jamais, elle pourrait lui faire du mal . . . Ou plutôt, se faire du mal à elle-même.

- Cest définitif, tu es un abruti Salazar.

C'est le blond, Gryffondor, qui vient de parler. A la place d'être furieux, il a l'air du. Ce qui fait enrager notre Fondateur.

- Oh toi, la ramène pas ! Si je me souviens bien, c'est toi qui a lancé à cette pauvre moldue de la taverne une malé . . .

Il ne peut pas continuer, le blond lui a sauté dessus pour le bâillonner. Ils tombent à terre. Et commencent à se battre. Cette scène a un arrière goût de connu. Cela ressemble à une bataille entre nimporte quel Gryffondor et Serpentard.

- Ah non, hein !

La moldue accourt pour les séparer. Elle attrape celui qui est au dessus par la ceinture et tire de toutes ses forces. Il ne s'éloigne pas. Potter vient alors lui donner un coup de main.

- Dégage de là, Rick, laisse-le !

- NON ! Il savait qu'il ne devait pas en parler ! Jamais ! Jamais parler de cette sortie ! Il mavait donné sa parole !

J'hausse des sourcils, surpris. Il y a tant de rancoeur et de tristesse dans la voix de Gryffondor que s'en est troublant. Potter reste scotché, comme la moldue. Ils le lâchent. Mais déjà, Gryffondor a cessé de harceler Serpentard. Ce dernier, allongé de tout son long, a le visage tourné vers le saule. Impossible de dire ce qu'il ressent ou ce à quoi il pense.

- J'avais ta parole, Salazar. Tu l'as trahie.

- Tu m'as bâillonné avant, contrecarre Serpentard. Je n'ai rien dit.

- Mais c'était ton but.

Gryffondor se relève.

- Notre marché est donc caduc Salazar.

Un marché ? Quel marché ? Serpentard semble subitement inquiet, il se relève à son tour et lance un regard mi-paniqué mi-furieux à Gryffondor.

- Quoi ? Caduc ?

- Oui, fait Gryffondor avec force. Prépare-toi. Parce que ce sera plus éprouvant que jamais pour toi.

En disant ces derniers mots, un léger sourire en coin déforme ses lèvres et il fait demi-tour avant de prendre la direction du château, sous nos regards médusés.

Serpentard lui court après.

- Je te l'interdis, Godric, tu m'entends ?! INTERDIS ! Reviens ici, espèce de tête de mule !

Ils s'éloignent. Et on reste tous scotchés, même la moldue, mêmes les Fondatrices. Tous.

On na rien compris à ce qu'il vient de se passer.


Alors, une idée sur ce qu'il se passe ? ^^

A dans deux semaines tout le monde !

Kissous ! :x