Titre : La prophétie des Fondateurs
Rating : T
Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)
Note de l'auteur : Je suis désolé, mais ce chapitre n'a pas été corrigé. J'espère que cela n'enlévera pas au plaisir de votre lecture, et je vous assure que le chapitre sera remplacé plus tard. :)
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Les Serpentard ont cédés
C'est un bruit de fond, des gens qui parlent qui me réveillent. Comme tous les matins d'ailleurs. Lavande et Parvati n'ont jamais su se lever en silence.
J'ouvre les yeux, tombe nez à nez avec le rideau rouge de mon baldaquin et l'ouvre en grand. Lavande est là, assise sur son lit, boutonnant son chemisier. Mais ce n'est pas avec Parvati qu'elle discute, c'est avec Adélaïde.
Bien entendu, l'indienne ne peut être ici. Il y a déjà plusieurs semaines qu'elle ne partage plus notre dortoir, mais je n'arrive pas à me faire à sa disparition. Et Lavande, en se levant, lui parle toujours, même s'il n'y a personne pour lui répondre.
Secouant ma tête, je sors de sous les draps et pose pied à terre. Je tends une oreille vers la discussion alors que je rassemble mes affaires pour faire ma toilette.
- Je suppose que Helga et Rowena ont rejoins leurs maisons respectives, ou des appartements qu'ils avaient il y a mille ans et qui doivent exister encore quelque part. Pour Salazar et Godric, par contre, le mystère reste complet.
- Et ils sont comment ? Demande Lavande.
Adélaïde hausse des épaules alors que je ferme la porte de la salle de bain derrière moi. Je n'entendrais pas la suite à cause du bruit de l'eau de la douche. Je ressors près de vingt minutes plus tard. Il ne reste plus qu'Adélaïde qui feuillette un livre.
- Je t'attendais, dit-elle en me voyant arriver. Lavande est gentille mais je préférais descendre prendre mon petit-déjeuner avec toi. Ca ne te dérange pas j'espère ?
Je secoue la tête. Elle retourne à son livre pendant que je fais un peu de rangement dans mes affaires de classe. Je jette un œil sur le titre du bouquin. C'est un exemplaire du livre de Sortilèges de cette année.
- Les Fondateurs m'ont dit qu'au fil du temps, des matières ont été rajoutés à l'enseignement de Poudlard. Eux même n'enseignaient que les Potions, la Métamorphose, la Botanique et les Sortilèges. Est-ce que c'est intéressant d'étudier ici ?
C'est bien la première fois qu'Adélaïde s'intéresse aux cours du château. Jusqu'à maintenant, elle n'avait surtout exprimer qu'un profond désir de s'en aller très vite.
- Eh ben, oui, pour un sorcier toujours, réponds-je. Je suppose que pour quelqu'un sans pouvoirs magiques, ça doit être assez ennuyant, surtout lors des cours de pratiques.
- Même pour faire des potions, il faut être un sorcier ?
Je me rapproche d'elle et lui fais signe de me suivre hors du dortoir avant de lui répondre :
- Oui parce que les gestes que nous faisons et les ingrédients que nous y ajoutons sont imprégnés de notre magie. Ca t'intéresserait d'en faire ?
Elle hausse des épaules.
- Qui ça n'intéresserait pas ? Rétorque-t-elle alors que nous traversons la salle commune vide. De plus, mes ancêtres sont sorciers et j'ai toujours aimé les enseignements des Fondateurs. Dommage que je ne sois pas sorcière moi aussi. Je pense que j'aurais pris plaisir à venir ici.
- Tu penses que tu aurais été dans quelle maison ?
Difficile à dire pour quelqu'un d'extérieur à elle. Elle est assez difficile à cerner, elle semble regrouper en elle un peu des quatre traits de caractères différents des maisons de Poudlard. Certainement à cause de l'éducation des Fondateurs.
- Je ne sais pas. Je me vois un peu dans toutes, mais j'aurais une préférence pour Poufsouffle ou Serdaigle.
- Vraiment ? M'étonné-je.
- Oui, elles sont moins exubérantes que les autres maisons.
Je ne peux que lui donner raison sur ce fait. Il y a qu'à voir comment Harry et Malefoy se tapent sur la tronche.
- Bonjour mesdames.
Nous nous retournons toutes deux pour voir Blaise sortir du couloir qui mène à la bibliothèque. Il s'avance vers nous, souriant.
- Vous avez bien dormies ? Poursuit-il en arrivant à notre hauteur.
- Très bien, je réponds. Tu étais encore à la bibliothèque ?
- Oui, j'ai rendu le livre des jumeaux. C'était une assez mauvaise idée de mettre ça sous le nez de Pansy. Je t'évite ainsi de te retrouver avec une couleur de cheveux abominable.
Je grimace. Décidemment, Parkinson n'aura de cesse de me gâcher la vie. Pourquoi toujours moi ? Elle ne peut pas s'en prendre à quelqu'un d'autre un peu ? Non, ça c'était une pensée égoïste.
- Je savais bien que vous n'étiez pas comme les autres.
Adélaïde me sort de mes pensées. Blaise et moi nous tournons vers elle, alors qu'elle nous sourit d'un air pensif.
- Comment ça « pas comme les autres » ? S'étonne Blaise en haussant des sourcils.
- Eh bien, vos amis ont l'air plus promptes que vous à se disputer quand ils se croisent, explique-t-elle en reprenant la marche jusqu'à la Grande Salle. Rien qu'hier, le nombre de fois où ils se sont envoyés des vannes. La seule fois où j'avais vu ça de toute ma vie, c'était avec Sal et Rick. Comment ça se fait que vous deux, vous soyez copains ?
Blaise et moi échangeons un regard. Il entreprend alors de lui expliquer comment cela s'était passé.
- On a apprit à se connaître il y a quelques mois, mais avant, on faisait comme les autres. Enfin, Hermione moins, elle était la plus tolérante des Gryffondor envers les Serpentard. Toujours est-il que le fait de nous retrouver sous le même toi à combattre un ennemi commun à laisser quelques traces.
Adélaïde, arrêtée au beau milieu de la Grande Salle, nous lance un regard interrogateur :
- Un ennemi commun ? S'étonne-t-elle.
- Oui, un homme qui s'appelait Tom Jedusor mais qui se faisait appeler Voldemort. Il a été tué il y a quelques semaines, fin Juin, au cours d'une bataille sanglante.
Ma gorge se serre, nouée par la tristesse.
Il y avait tant de gens, tant d'amis. Tellement de morts, de blessés. De sang. L'herbe du parc en était gorgée, les corps étaient nombreux, disséminés sur la pelouse. Il y avait fallut tant d'heures pour évacuer les morts, tant de jours pour que l'herbe reprenne sa couleur originelle.
- Une bataille ? Répète-t-elle d'une voix blanche, le teint livide. Vous y avez participé ?
Nous baissons les yeux.
- La Guerre durait depuis quelques années, des décennies même si on ne prend pas en compte la pause qu'il y a eu lors de la disparition de Voldemort, dit Blaise. Nous y étions intimement liés de par notre naissance, qu'elle soit noble ou pas.
- Est-ce que . . . Est-ce que vous accepteriez de m'en dire plus là-dessus ?
J'échange un autre regard avec Blaise, avant que d'un accord muet nous décidons d'accéder à sa demande.
- D'accord, dis-je. Prenons de quoi manger et allons dans le parc. Nous y serons mieux pour discuter.
oOo
La porte d'un des cabinets de toilette s'ouvrent en grinçant au moment où j'éteins l'arrivée d'eau. Je jette un coup d'œil dans le miroir pour voir qui sait. Malefoy. Nos regards se croisent, mais aucun de nous ne dit un mot. Il s'approche d'un lavabo pour se laver les mains à son tour. Je m'apprête à sortir des toilettes quand il m'interpelle.
- Potter, attends.
Pour la première fois depuis des semaines, je me tourne vers lui, sans animosité, simplement curieux de savoir ce qu'il veut.
- On peut discuter ?
- Maintenant ?
- T'es débile ou c'est un genre que tu te donnes ?
Je pince des lèvres et croise les bras en le fusillant du regard. Il se tient l'arrête du nez, l'air exaspéré.
- Ecoute Potter, je veux juste savoir ce qu'il t'a prit l'autre soir et je te laisse tranquille.
Je fronce des sourcils.
De quoi il parle, de quel soir ? Hier, on ne s'est pas vu après être revenu du parc. Adélaïde a dîner avec nous à notre table, passé la soirée dans notre salle commune et s'est couché en même temps qu'Hermione. Cela doit remonter à avant alors. Il y a deux jours, nous avons fait notre retenue ensemble dans le potager d'Hagrid. Ca doit venir de là.
- Tu parles de vendredi soir ?
Malefoy souffle, soulagé.
- Oui.
- Eh bah quoi ? Il s'est passé quelque chose ?
Il me regarde comme si j'étais idiot. Je prends sur moi pour ne pas lui envoyer mon poing dans la figure.
- Malefoy, je ne vois absolument pas ce que j'ai pu faire pour que tu prennes la peine de m'adresser la parole, alors explique moi ou je me tire.
- Tu m'as souhaité bonne nuit ! crache-t-il.
Je cligne des yeux, surpris.
- Hein ?
Il secoue la tête.
- Oui, bah et alors ? Je vois pas ce que ça a de si surprenant, Malefoy, on ne t'a jamais souhaité bonne nuit ?
- Bien sûr que si, mais jamais toi.
J'hausse des épaules.
Il est bizarre, si je lui ait dit bonne nuit, qu'est-ce que ça peut bien lui faire ? De toute façon, c'était sans m'en rendre compte, puisque je ne m'en souviens pas. J'étais tellement fatigué ce soir-là que j'aurais pu rouler une pelle à Rusard sans grimacer.
Je frissonne.
Ouh, mauvaise image mentale.
- Bon écoute, si ça t'a gêné tant que ça, je m'excuse de l'avoir fait. Mais bon, faut quand même être marteau dans ce cas-là.
- Je n'ai jamais dit que ça m'avait dérangé ! S'écrie-t-il. C'est juste que . . . J'ai été surpris et . . . Je voulais connaître ta raison.
- Ah. Et bien, je l'ai pas fait exprès, c'était sans doute par pur politesse.
Il ne répond pas et on se retrouve comme deux glands à regarder n'importe où dans la pièce, sauf l'autre.
Pourquoi je me sens aussi gêné ? Ce n'est que Malefoy après tout. Mais c'est vrai que notre discussion, là, était assez surréaliste. Et je ne sais pas quoi faire. M'en aller ? Lui dire au revoir ? L'insulter, lui taper dessus ? Je me sens confus sur ce coup-là. Dommage qu'Hermione ne soit pas là . . Tiens, en parlant d'elle, on ne l'a pas revu depuis qu'elle a embarqué des toasts et qu'elle est partie avec Adélaïde et Zabini. Qu'est-ce qu'ils sont partis trafiquer ces trois-là ?
- Bon, pas que je m'ennuie Malefoy, mais je dois aller voir Hermione.
- Ouais, et moi, je cherche Blaise.
Et merde, j'avais pris cette excuse pour me casser. C'est loupé du coup.
- Ah . . . bah . . . Je l'ai vu partir avec Hermione tout à l'heure. Je crois qu'ils allaient dans le parc.
Et encore une fois, on se retrouve muets, l'un en face de l'autre. Sauf que maintenant, on se regarde dans le blanc des yeux. Et ses orbes gris me perturbent toujours autant depuis la toute première fois où je l'ai vu. Lequel d'entre nous aura le courage de poser la question que nous avons tous les deux à la tête ? Courage. Ce n'était pas bon le mot à utiliser parce que du coup, ça va être moi de me coltiner ça.
Je soupire.
- On n'a qu'à y aller . . . Ensemble.
C'est sorti. Et ca n'a pas été facile. Surtout que j'ai le pressentiment d'être en train de faire une grosse connerie.
oOo
Honnêtement, qu'est-ce qu'il nous a prit de céder face à Blaise ? Pas que je l'aime pas, hein, après tout, il est un peu de ma famille, mais il nous a bassiné une fois de plus, une fois de trop, et . . . On a cédé. Bêtement. Il nous a eu à l'usure.
Pansy, Théo, Blaise et moi-même discutions autour de la cheminée flamboyante de la salle commune de Serpentard, quand notre ami métis a mis sur le tapis la révélation fracassante de Salazar Serpentard. C'est sûr que d'apprendre soudainement que tout ce en quoi les Serpentard croient n'est plus d'actualité, ça fout un coup au cœur. Et du coup, Blaise a voulu qu'on essaye de faire comme Salazar et d'arrêter d'être aussi obtus. Comme pour les moldus et Sang-mêlés, c'était à peu près déjà fait, il a eu l'idée de sympathiser avec les Gryffondor. Ce qui fait que je me retrouve à parcourir les couloirs de Poudlard en compagnie de Potter pour retrouver deux de nos amis.
Ce dernier racle bruyamment sa gorge.
Il va tenter une conversation ?
- Alors, euh . . . Qu'est-ce que tu pense de tout ça, les Fondateur, Adélaïde . . . ?
Je prends une profonde inspiration.
Bien sûr, commencer par un sujet neutre.
- Pas grand-chose. C'est assez bizarre. Voyons voir où ça nous mène.
- Ouais, pas faux. Elle a dormie dans notre tour cette nuit. Et elle est avec Hermione et Zabini normalement en ce moment, je les ais vus partie ensemble pendant le petit-déjeuner.
Ca je le sais, je les ai vu aussi.
Soudain, au détour d'un couloir, on tombe sur Salazar Serpentard . . . Qui se planque derrière une armure, totalement essoufflé.
Mais à quoi il joue ?!
Il nous repère et, l'espace d'un instant je jure voir ses yeux briller de gratitude. Mais je dois forcément halluciner. Il se précipite vers nous.
- Ah, Mr Malefoy, vous tombez bien.
Comment il connait mon nom, lui ? Il a passé mille ans dans le monde moldu !
- Décidément, en plus de dix siècles, vous les Malefoy vous n'avez pas changé de tête. Vous connaissez les risques de la consanguinité ? Parce que ça pourrait vous jouer de sales tours.
Potter se marre. Je fulmine.
Il veut un Doloris entre les deux yeux le Fondateur ?
- Je serais vous, Mr Potter, je ne rigolerais pas trop, enchaîne-t-il, votre famille n'est pas non plus réputé pour son sang-mêlé. Votre père a été un avant-gardiste sur ce coup-là.
Et hop, ça lui coupe la chique au Sauveur.
- Comment vous savez qui on est ? Demande Potter.
Pour toutes réponses, Salazar montre sa cicatrice du doigt.
Sala . . . Merlin Tout Puissant, même les Fondateurs connaissent Potter ! Sa célébrité n'a-t-elle donc aucune limite ?
- Votre histoire est extrêmement connu dans le monde magique et nous sommes resté en lien avec elle durant notre errance. Il n'est guère difficile de faire le rapprochement.
- SALAZAR !
Une espèce de blonde surexcitée apparait brusquement dans le dos de notre interlocuteur, lui saute dessus et lui passe ses mains . . . Virils autour du cou. Le brun a l'air d'être à deux doigts de se pendre.
- Godric, descend de là.
Je jette un regard à Potter qui fait de même. Nos yeux se croisent avec la même interrogation.
C'est quoi ce bordel ?
- Non, je suis plutôt bien là, je n'ai aucune envie de descendre. Oh, salut les jeunes, je ne vous avais pas vu. Vous allez bien depuis hier ?
C'est officiel, le Fondateur Gryffondor a complètement pété une cacahuète. Il ne peut décemment pas nous faire la conversation, accroché à Salazar comme une bernique à son rocher.
- Euh, est-ce que . . . Qu'est-ce qu'il se passe ? Ose demander Potter.
- Rien ! S'écrie instantanément Salazar en essayant de se débarrasser de son intrus.
Gryffondor lui jette un regard tueur, resserre sa prise sur l'homme manquant de l'étrangler au passage, et nous répond, l'air de rien :
- J'ai entrepris, après plus de mille ans d'attente, de faire officiellement la cour à Salazar.
Ah, je dois avoir un bouchon dans l'oreille.
Je frotte vigoureusement mon appendice défaillant.
- Euh, la cour ? Répète Potter, paumé.
- Non, Potter, répliqué-je, il n'a pas dit la cour, toi aussi tu dois avoir un bouchon dans l'oreille. Il faudrait peut-être aller voir Pomfresh, ça doit être un truc contagieux.
Potter, crispé, se tourne vers moi.
- Malefoy, je crois qu'on a réellement bien entendu.
Et il me fait un signe de doigt tremblant en direction des deux Fondateurs. Gryffondor est en train de piquer un bisou sur la joue d'un Salazar rouge de gêne.
Oh, putain !
La petite surprise de fin vous a-t-elle plu ? Alors, à votre avis, Godric est sérieux (vous donnant une idée sur l'un des autres couples de ce texte) ou fait seulement ça pour embêter Salazar ? ^^
A bientôt, les gens.
Bisouxxx !
