Titre : La prophétie des Fondateurs
Rating : T
Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)
Note de l'auteur : Hello tout le monde. La plupart d'entre vous après le chapitre précédent ont trouvés pourquoi Théo était tombé dans les pommes. Vous en aurez la confirmation dans ce chapitre. ;) Ah, et, désolé pour ceux qui ont été choqués du baiser entre Rogue et Lupin, mais promis, vous aurez l'explication.
Bonne lecture !
P.S. : Je l'oublie régulièrement mais, comme toujours et ce pour toutes mes fics en cours, merci à Louise pour ses corrections. Bon, pas celui-ci parce que je l'ai envoyé trop tard pour qu'elle me le rende à temps, mais c'est fait à chaque fois !
Chapitre 14 : La prémonition de Théo
Je suis à deux doigts de rendre mon déjeuner. Et vu la tête de Ron à côté de moi, il n'est pas loin de faire la même chose.
- Harry, dis-moi que je rêve.
Je ne peux rien répondre à mon meilleur ami. Car le fait est là, Rogue et Remus se roulent un patin monstrueux devant des dizaines d'élèves, tous plus ou moins horrifiés. Une espèce de gargouillis indescriptible retentit juste à côté de moi. Je tourne la tête; il s'agit de Malefoy. Finalement, lui et Adélaïde m'ont suivis puisqu'elle se trouve juste derrière lui. Et elle, elle regarde la scène d'un air impassible, la bienheureuse.
Soudain, dans un bruit de succion écœurant, les deux professeurs s'écartent l'un de l'autre. Enfin, Rogue s'éloigne de Remus, qui se laisse glisser lentement contre le mur, tétanisé. Rogue lui envoie un sourire sadique, se détourne de lui, constate l'attroupement, nous jette un regard meurtrier, et s'éloigne en fendant la foule. Aucun élève n'a bougé pendant tout ce temps. Ni Remus, toujours figé au pied du mur contre lequel il s'est laissé tomber.
Les élèves commencent alors à s'éparpiller, discutant entre eux, commentant ce qu'il vient de se passer, faisant des suppositions sur les causes et les conséquences de la scène que nous venons de voir. Pour ma part, je m'avance vers Remus, encore un peu sous le choc.
- Remus ? Murmuré-je en le secouant un peu. Est-ce que ça va ?
Il tourne son regard vide vers moi. Il a l'air totalement dépassé.
- Pourquoi il a fait ça ? Me demande-t-il.
Je suis totalement incapable de répondre à sa question. Comment le pourrais-je d'ailleurs, il n'y a que Rogue pour expliquer ce qu'il passe par son cerveau.
- J'en ai aucune idée, Remus, je . . .
J'en suis encore à retenir mon repas dans mon estomac. L'image passe en boucle dans mon esprit, mettant mes pauvres nerfs à rude épreuve. Comment, alors qu'ils ne pensaient jusqu'à maintenant qu'à se battre, Rogue a-t-il pu en venir à embrasser Remus ? C'est incompréhensible.
- Ca me fait un peu penser au cas de Gryffondor et Salazar, fait soudain Malefoy, que je n'avais pas entendu s'approcher dans mon dos.
Je me tourne vers lui, masquant la surprise et le sursaut de peur que sa présence inattendue à générer en moi.
- Comment ça ? Demandé-je.
- Quand ils sont arrivé, ils se battaient, explique Malefoy, avec une patience que je ne lui connais pas. Maintenant, Gryffondor fait la cour à son ennemi. Et à présent, c'est au tour de Rogue et Lupin. C'est à n'y rien comprendre.
Je n'avais pas vu les choses sous cet angle. Mais comment la nouvelle relation de deux des Fondateurs pourraient avoir un effet sur deux professeurs de Poudlard ? C'est insensé !
- Non, je ne pense pas qu'il y ait de rapports, fait soudain Remus, alors qu'il se relève, plus alerte que tout à l'heure. Je sais pourquoi Rogue a fait ça.
- Ah bon ? S'exclame Ron qui a visiblement retrouvé l'usage de sa voix. Et on peut avoir l'explication ?
Remus évite mon regard et fixe Adélaïde d'un air absent.
- Désolé, c'est personnel. Peut-être vous le dirais-je plus tard, quand vous serez à même de comprendre.
Puis, m'adressant un sourire hésitant, il fait demi-tour, prenant le chemin opposé à celui qu'a prit le professeur de potions, et disparait de notre vue.
- J'ai la vague impression d'avoir été traité de gamin, bougonne Ron en venant à mon côté. Pas toi ?
- Si. Mais en même temps, j'ai l'impression qu'il était gêné de nous dire à quoi il pensait.
- Il vous le dira plus tard.
Nous nous tournons vers Adélaïde qui vient de parler. Malefoy l'a rejointe et la regarde lui aussi.
- Que veux-tu dire ? Demande-t-il.
- Bah, il l'a dit lui-même. Qu'il le dira plus tard. Peut-être que lui-même n'a pas les idées totalement clairs sur ce qu'il vient de se passer et qu'il veut mettre cette histoire à plat. Laissez-lui le temps. Et, au fait, pourquoi ça vous a tant choqués de les voir s'embrasser ?
Ron ricane.
- C'est comme si c'était voir Malefoy et Harry s'embrasser à pleine bouche.
Je ne grimace pas à l'image naissante. Mais c'est tout juste.
- Ah ouais. Sûr, ça ferait un choc. D'après ce que j'ai compris, ces deux là ne sont pas vraiment copains.
J'adore qu'on parle de moi en ma présence, comme si je n'étais pas là. D'ailleurs, je ne suis visiblement pas le seul à le penser puisque Malefoy s'empresse d'en faire la réflexion :
- Je te rappelle tout de même qu'on est là et qu'on t'entend, McGregor.
Elle hausse des épaules d'un air désinvolte.
- Quoi ? Je ne fais que dire la vérité.
Malefoy lève les yeux au ciel. Au même moment, Parkinson déboule derrière lui dans le couloir, comme une furie.
- Théo se réveille ! Crie-t-elle.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce pauvre Théo a une tête de déterré à son réveil : le regard hagard, les cheveux hirsutes et l'air de ne plus trop savoir où il en est.
- Blaise ? Fait-il quand il constate ma présence à son chevet. Qu'est-ce que je fiche là ?
Souriant et soulagé de le voir enfin réveillé, je passe une main taquine dans ses cheveux que je décoiffe encore plus si besoin en est.
- T'es tombé dans les pommes, chochotte ! T'es à l'infirmerie depuis cinq heures déjà. Alors, t'as bien ronflé ?
Théo me jette un regard perdu.
- Quoi ? Mais pourquoi est-ce que j'ai . . .
Il ne finit pas sa phrase. Ses yeux s'écarquillent.
- Oh, putain, laisse-t-il échapper.
Il a la même expression qu'avant de perdre connaissance au bord du lac. Je ne sais pas trop quoi faire. Est-ce que je dois prévenir Pomfresh ?
- Il faut que je parle à Dumbledore ! Crie soudain Théo en se redressant brusquement et me faisant sursauter. Tout de suite !
- Quoi ? Mais que . . .
- Maintenant, Blaise !
Son ton est empressé. Je ne peux que faire ce qu'il me dit et courir hors de l'infirmerie à toutes jambes. Je mets plusieurs minutes à rejoindre la gargouille qui garde l'entrée du bureau du directeur et, arrivé là, je suis bloqué. Après tout, il n'y a qu'Hermione, préfète-en-chef, et son homologue masculin, qui connaissent le mot de passe.
Soupirant, je me demande comment je peux faire pour prévenir le professeur Dumbledore de ma présence au pied de sa tour, et lui faire comprendre que j'ai besoin de lui parler.
- Mr Zabini, que faites-vous là ?
Je pourrais presque sauter au cou du professeur McGonagall. Presque.
- Ah, professeur, vous tombez bien. J'ai besoin de parler au professeur Dumbledore mais je n'ai pas le mot de passe de son bureau. Vous pourriez lui dire que Théodore Nott souhaite lui parler de toute urgence ?
- J'allai justement rendre visite au directeur, Mr Zabini, je lui ferais la commission, me répond la vieille femme en s'appuyant sur sa canne.
Le professeur McGonagall a été gravement blessée pendant la bataille finale, ce qui lui a valu d'être obligé de rester allongée pendant trois semaines, avant de pouvoir marcher avec une canne. Elle est encore en phase de rééducation mais à cause de son grand âge, les médicomages disent qu'elle ne remarchera jamais parfaitement. J'étais dans la même chambre qu'elle quand les médicomages de St Mangouste le lui ont annoncé et elle l'a plutôt bien pris, avec un calme olympien.
- Merci professeur ! Lancé-je avant de faire demi-tour.
Elle me fait un simple geste de la main avant que la gargouille ne s'ouvre pour la laisser passer. Je retourne au pas de charge à l'infirmerie, où j'ais la surprise de découvrir Drago et Pansy, accompagnés d'Adélaïde, de Weasley et de Potter, entourant le lit de Théo. Ce dernier d'ailleurs est assis et tords nerveusement ses doigts. Je ne l'ais encore jamais vu dans un tel état.
- Le professeur McGonagall est en train de prévenir le directeur, dis-je en réponse au regard interrogateur de mon ami. Je n'ai pas pu entrer dans le bureau, sans le mot de passe.
Il acquiesce d'un signe de tête, le teint pâle. Mme Pomfresh vient alors avec des potions qu'elle force son patient à avaler. Je me tourne vers Pansy.
- Je pensais que tu ne ramènerais que Drago, fis-je. Mais c'est bien aussi de se faire de nouveaux amis.
Elle n'apprécie pas ma taquinerie et m'adresse un regard de tueur suivit d'un tirage de langue en bonne et due forme. Je ris de la puérilité du geste.
- Je me trouvais avec McGregor quand elle a rejoint Potter et Weasley, m'apprend Drago sans lâcher Théo du regard. Et nous nous sommes retrouvés face à un spectacle . . . Inattendu.
- Quel doux euphémisme, chuchota Potter. Mais Hermione n'est pas avec toi, Blaise ?
L'arrivée de Voldemort en tutu dansant sur le Lac des Cygnes ne m'aurait pas plus surpris. D'ailleurs, il n'y a pas que moi qui reste scotché, vu les regards de mes amis et de Weasley.
- Eh bien, Potter, t'as avalé du Serpentard ou quoi ? Depuis quand tu m'appelles par mon prénom ? Demandé-je.
Il hausse des épaules d'un air nonchalant.
- Depuis maintenant. Et pour Hermione ?
- Elle est partie il y a une petite demi-heure, elle avait un devoir à terminer. Mais t'es sûr que tu te sens bien ?
Weasley s'approche de lui, pose une main sur son front d'un air scrutateur et pose son autre main sur son propre front.
- Pas de fièvre, diagnostique-t-il.
Agacé, Potter repousse la main de son ami et lève les yeux au ciel.
- Je ne fais que suivre l'exemple d'Hermione., dit-il, et si tu tiens à ton couple, je te conseillerais de faire de même.
Gros silence. Interrompu par l'arrivée du professeur Dumbledore.
- Eh bien jeunes gens, il paraitrait que Mr Nott souhaiterait m'entretenir d'un sujet urgent, déclare-t-il en s'approchant du lit de Théo.
Ce dernier, entendant le directeur, se redresse et lui jette un regard paniqué.
- Professeur, vous n'imaginez même pas ce que l'on vient de découvrir ! C'est incroyable !
Ah bon, on a découvert un truc, nous ? Première nouvelle. A moins que . . .
- Attends, tu veux dire que tu sais c'est quoi le grand changement dont tu as pressentis l'arrivée ? M'exclamé-je, coupant le professeur qui s'apprêtait à parler.
Théo hoche activement de la tête.
- C'est elle !
Du doigt, il montre Adélaïde. Qui affiche une mine plus que surprise.
Hein, moi ? Qu'est-ce que j'ai fait encore ?
- Ca, on le sait déjà Théo, fait Parkinson, tu nous l'as dit hier.
Mais, de quoi est-ce qu'ils parlent ?
- Oui, mais maintenant, je sais exactement ce qu'il se passe. Regardez !
Il attrape sa baguette posé sur la table de chevet au milieu des fioles emplies de potions et la dirige vers moi. Instinctivement, je fais un pas de recul.
- Dentesaugmento !
Le sort s'échappe de sa baguette sous les cris outragés de l'assistance, puis me frappe. Tous restent à fixer ma bouche. Mais, étrangement, rien ne se passe. Ou, en tout cas, je ne le sens pas.
- Alors ça ! Rigole Ron. T'as loupé un sort aussi simple ?
Théo secoue la tête, la baguette toujours érigé dans ma direction. Et soudain, le directeur s'exclame :
- Par la barbe de Merlin !
Nous nous tournons tous vers lui.
- Quoi ? Quoi ? Fait Parkinson. Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Elle est insensible à la magie, dit Théo. Nous pourrions bien lui jeter les sorts que l'on veut, cela ne sera d'aucun effet sur elle.
Ah. Et ?
Puis, soudain, je prends conscience de tout ce que cela sous-entend. En même temps que les autres élèves. Et tous, nous laissons échapper des exclamations plus ou moins injurieuses.
- Oh putain, fais-je, hallucinée. Mais, c'est déjà arrivé ça ?
- Pas à ma connaissance, répond le professeur Dumbledore en s'approchant de moi.
Il sort sa propre baguette de sa robe de sorcier, et fais avec des petits ronds devant mon visage. Le froncement de sourcils qui suit me parait de mauvaise augure.
- Oui, bien sûr, marmonne-t-il, elle est aussi insensible à ça.
Je laisse échapper un petit rire nerveux.
- Et, que je sois insensible à la magie, c'est mauvais ou c'est bon ?
- Tu rigoles ou quoi ? Explose parkinson. Comme on fera, nous les sorciers, si tous les moldus se mettent à résister à la magie ?
Cela me fait penser que . . .
- Alors, c'est certainement pour ça que j'ai réussi à voir le château alors que je n'étais pas censé y arriver, dis-je, et aussi pourquoi j'ai pu y entrer si facilement.
- Très certainement oui, acquiesce le directeur.
- Attendez, fait Ron, si les moldus arrivent maintenant à voir à travers nos sorts, comment on fera pour cacher notre existence ?
Personne ne répond.
- Chers élèves, je vous demanderai de garder tout cela pour vous, dit enfin le directeur. Pour l'instant, n'en parlons pas, cela pourrait créer un vent de panique sur la communauté sorcière. Je vais m'entretenir avec le Ministre de la Magie et nous verrons bien. Par contre . . .
Il se tourne vers moi et ajoute.
- Il vous faut trouver dès à présent et au plus vite les lieux du début et libérer les Fondateurs. Je ne peux permettre à qui que ce soit de pénétrer dans le château tant qu'ils seront là, où les bureaucrates du Ministère voudront les analyser pour comprendre quelle est leur véritable nature. Une fois cela réglé, je pourrais prendre contact avec le Ministère. En attendant, jeunes egns, vous gardez la particularité de miss McGregor, secrète.
- Monsieur, est-ce que nous pourrons prévenir quand même Hermione ? Demande Harry.
- Seulement miss Granger, concède le vieil homme. Et bien sûr, les Fondateurs eux même, ajoute-t-il en me regardant. Peut-être auront-ils une explication à ce sujet. Maintenant, veuillez m'excuser, je dois en référer aux professeurs.
Il se détourne de nous et s'apprête à sortir de l'infirmerie dans un silence glaçant. Au dernier moment, il semble se rappeler quelque chose, et nous fait de nouveau face.
- Oh, j'y pense. Les cours reprennent demain, miss McGregor, et j'aimerais que vous accompagniez les Serpentard lors de leurs classes, puisque vous passerez la nuit dans leurs locaux ce soir. Ainsi, ils pourront aussi vous protéger de tout risques d'être touchés par un sort malencontreusement jeté dans un couloir. Vos amis de Gryffondor pourront prêter mains forte à leurs camarades, bien entendu. Par contre, en dehors des heures de cours, je vous demanderai à tous d'aider votre nouvelle amie dans sa quête, pour que nous puissions régler nos problèmes au plus vite. Bonne journée, jeunes gens.
Puis, il quitte la pièce.
Je rêve ou le vieux chnoque vient de m'octroyer sept nounous ?!
Et voilà. Petit problème pour les sorciers en perspective. ^^ Et surtout pour eux tous, qui vont devoir trouver comment libérer les Fondateurs, alors que ces derniers n'ont pas tout à fait envie de partir et voudraient bien profiter encore un peu de leur école. :p
A dans deux semaines !
Bises.
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