Titre : La prophétie des Fondateurs

Rating : T

Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)

Note de l'auteur : \!/A lire \!/

Bonjour à tous !

Modification dans l'écriture de cette fic. On m'a souvent dit qu'il était difficile pour les lecteurs de s'y retrouver dans les différents points de vus des personnages, et j'avoue que j'ai moi-même un peu de mal. Donc, ne vous étonnez pas si cela change.

Je pense ne conserver que les points de vus d'Harry, Drago, Adélaïde et peut-être Blaise. Je ne pense pas remettre ceux de Pansy et Hermione. De plus, vous allez vite voir que la mise en page aussi change. Et le ton. En fait, cette fiction est partie en cacahuète sans que je ne m'en rende compte et ce qu'elle est devenu ne me plait pas trop. Excusez moi donc par avance des nombreux changements.

J'espère que cela ne vous perdra pas trop, ni ne vous dérangera. J'essaierai de faire en sorte que tout reste à peu prés compréhensible (plus que jusqu'à maintenant, ce qui ne devrait pas être trop dur ^_^).

A pluche et bonne lecture à tous !


Chapitre 15 : Un début de solution

Je referme mon livre et laisse mon regard errer à travers la fenêtre, mes yeux regardant le parc et le lac sans les voir. Je suis seul, Ron et Hermione ayant décidés de s'octroyer quelques instants d'intimité. Je ne peux pas vraiment leur en vouloir, depuis qu'ils se sont mis en couple l'année dernière, ils n'ont guère eus l'occasion d'être seuls, y compris pendant les vacances au Terrier. Mais ce soir, cela me donne le temps de réfléchir.

Apprendre qu'Adélaïde, une moldue somme tout des plus simples, soit insensible à la magie a été un grand choc. Mais, une fois l'instant de surprise passé, je ne trouve pas cela très inquiétant. Après tout, même si les moldus ont fais la chasse aux sorciers il y a plusieurs siècles de cela, ça veut peut-être dire que ceux d'aujourd'hui sont plus ouverts et qu'il nous accepteraient sans grimacer. Quand je repense à mon oncle et ma tante, ce n'est pas vraiment ce qui me vient en premier, mais après tout, il y a beaucoup de moldus mariés à des sorciers, et ce sans qu'il n'y ait de problèmes. Pourquoi devrions- nous avoir peur ? Autant leur laisser une chance, surtout s'ils réagissent tous plus ou moins comme Adélaïde. Peut-être gagnerait-on à les côtoyer plus activement ?

- Harry ?

L'interpellation de Neville me tire de mes pensées. Il s'est assis à côté de moi sur mon lit et me regarde d'un air inquiet.

- Oui ? L'encouragé-je à poursuivre.

- Je voulais savoir comment allait Adélaïde. Je ne vous ais pas vus au déjeuner, ni au dîner.

Je souris à ce cher Neville. Il a bien changé depuis la bataille finale. Sans compter les stigmates qu'elle a laissé sur son corps, c'est surtout son esprit qui a changé. Il est à présent, beaucoup plus heureux, beaucoup plus sûr de lui. Il ne vit plus avec sa grand-mère. Pendant la guerre, un médicomage a réussi à soigner ses parents. Ils sont redevenus comme avant leur chute dans la folie. Bien sûr, ils ne souviennent pas de ce qu'il s'est passé durant les seize dernières années, et ils ont sans doute été plus qu'étonné de se retrouver subitement avec un ado de dix-sept ans sur les bras, mais au moins, ils sont une vraie famille maintenant. Une famille comme Neville aurait toujours dû avoir. Une famille, proche de s'agrandir d'un nouvel arrivant.

- Elle va bien, c'était juste le choc, le rassuré-je. Tu pourras la voir demain, elle sera là pendant le cours de Sortilèges.

- Ah bon ? Mais, qu'est-ce qu'elle va bien pouvoir y faire ?

- Regarder, je suppose. Elle ne peut pas s'en aller tant que les Fondateurs seront là.

- Elle a trouvé une solution pour eux ?

Je secoue la tête. Et, en plus de la protéger des autres élèves, nous devons l'aider dans cette tâche. Mais comment faire ? Nous en savons si peu sur les Fondateurs. Eux-mêmes ne semblent pas savoir ce que sont les lieux du début dont parle la prophétie.

- J'espère qu'elle y arrivera, soupire Neville. J'ai parlé un peu avec Helga Poufsouffle quand je l'ai croisé à la bibliothèque cette après-midi. Elle m'a dit que Rowena Serdaigle et elle cherchaient un moyen pour eux de . . . D'accéder au repos éternel.

- Je les comprends un peu, avoué-je. Ils sont sur terre depuis leur naissance il y a mille ans. Ca fait un peu long, même pour de grand sorciers.

Neville pouffa.

- Ouais, j'imagine que je serais pareil à leur place. Mais comment ils doivent faire pour pouvoir mourir pour de bon ? Tu le sais, toi ?

J'hoche de la tête.

- Mais c'est assez difficile à comprendre, eux-mêmes ne savent pas. Adélaïde cherche à tâtons, elle doit leur poser des questions sur leur vie passée, je pense.

- Pourquoi ? Demande Neville. La solution se trouve dans ce qu'ils ont vécus lorsqu'ils étaient vivants ?

J'hausse des épaules.

- Honnêtement, Neville, je ne sais pas. Je ne suis même pas sûr qu'Adélaïde elle-même sache de quoi il en retourne.

Neville acquiesce d'un signe de tête, puis descend de mon lit pour rejoindre le sien. La nuit est tombé sur le parc. Sachant que je n'arriverai pas à me concentrer sur mon livre, pas plus que je ne réussirai à dormir, je range mon bouquin et m'agenouille devant ma malle. J'en ressors ma cape d'invisibilité et la carte des Maraudeurs. Je les cache sous mon pull, enfile ma cape pour ne pas que l'on voit le renflement occasionné et sors de la chambre. Je descend les escaliers, traverse la salle commune si discrètement que même Ron et Hermione ne me voient pas, et franchis le portrait. Il n'y a personne dans le couloir, j'en profite pour enfiler ma cape d'invisibilité et disparaitre aux yeux de tous.

Mon but est la bibliothèque. Quitte à aider Adélaïde à trouver des solutions pour les Fondateurs, autant le faire tout de suite puisque je n'arrive pas à penser à autre chose. Je traverse les couloirs et les escaliers sans encombres grâce à ma carte, et finis par atterrir devant la porte de la bibliothèque. Je pousse silencieusement le battant et referme tout aussi discrètement derrière moi. Je fais quelques pas dans la pièce, quand j'entends du bruit. Je reconnais des voix qui ne prennent même pas la peine de chuchoter.

M'interrogeant sur l'origine des sons, je m'approche de leurs provenances, toujours caché sous ma cape. Plus j'avance, plus je comprends ce qu'il se dit.

- Il n'y a rien dans ses livres ! S'exclame une voix masculine que je reconnais comme étant celle de Godric Gryffondor. D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ?

- Ne baisse pas les bras, Godric, fait la voir rassurante d'Helga Poufsouffle. La réponse est tout proche, même si ce n'est pas dans les livres.

- Et où est-elle, si ce n'est pas là ? Interroge la voix de Salazar Serpentard.

- En nous, bien sûr, décrète une dernière voix, celle de Rowena Serdaigle. Puisque cela nous concerne, nous devons bien avoir la réponse, quelques part dans notre mémoire.

- Seulement, le problème est que l'on ne sait même pas ce que l'on cherche, soupire Godric.

- Je campe sur mes positions, marmonne Serpentard. Nous sommes au bon endroit. Il y a seulement quelque chose que nous avons dus mal faire. Rowena, redis la nous s'il te plait.

Je m'arrête à hauteur d'une étagère, et glisse un œil entre elle et sa voisine. Les deux hommes sont assis côte à côte sur le plan de travail attaché à la bibliothèque. Rowena est debout au milieu de l'allée et Helga feuillette un livre sans grand entrain, une pile de bouquins haute de plusieurs dizaines de centimètres tenant en équilibre précaire à côté d'elle.

Rowena soupire, pose une main sur sa hanche et cite d'un ton monocorde :

- Désaccords, joutes, oppositions, malgré leur amitié qu'ils ont jurée éternelle, ils ne peuvent s'empêcher de se battre . . . Aucune trêve n'est trouvée, condamnant des générations à se haïr . . . La punition qu'ils connaîtront aura lieu si aucune réconciliation n'est advenue au jour de leur trentième solstice d'Été . . . Seule solution à leur bannissement : la naissance de la Première, unique personne à connaître leur existence d'errants, femme regroupant leurs quatre sangs . . . Condamnés à errer dans le monde non-sorcier, tout en suivant le cours de l'Histoire des leurs, seule la Première leur obtiendra la rédemption tant attendue, sur les lieux du début . . .

Elle soupire de nouveau et enchaîne :

- Salazar, nous la connaissons tous par cœur cette prophétie, ça ne sert à rien de me la faire répéter à tout bout de champs. La réponse n'y est pas.

Adélaïde nous a parlé de la prophétie, elle nous l'a même répété. Mais elle n'a pas eu le temps de nous parler en détails de ces « lieux du début » puisque Dumbledore était arrivé à ce moment-là et que par la suite, le plus important avait été l'apparition des Fondateurs, dont la réalité avait été prouvé. Mais entendre ces quatre-là en parler, surtout avec une telle envie, montre qu'ils ont hâte de pouvoir enfin dire adieu à ce monde. La mort, la vraie, sera sans doute un apaisement pour eux.

Soudain, un livre claque. Helga vient de refermer son ouvrage d'un air exaspéré.

- Non, il n'y a rien, soupire-t-elle. En tout cas, pas dans les livres. Ou je ne cherche pas dans les bons. Rowena, tu es bien plus doué que moi quand il s'agit de plonger dans des pavés de lettres. Fais le, toi.

Rowena secoue la tête.

- Pas ce soir, dit-elle, nous en avons fait assez. Je propose que l'on laisse cela jusqu'à demain. Nous aurons eu le temps de mettre tout cela à plat, et alors, peut-être que la réponse nous viendra d'elle-même.

Sur ces mots, elle avance de quelques pas dans ma direction. Je retiens mon souffle et me colle à l'étagère pour éviter qu'elle ne me touche.

- Où vas-tu ? Demande alors Helga.

Les pas de sa consœur s'arrête.

- Adélaïde se trouve dans les dortoirs de Serpentard. Je vais aller la rejoindre, j'ai besoin de me reposer un peu à l'esprit.

- Attend, alors, je viens avec toi. J'en envie de voir la petite.

Les pas reprennent, doublés. Elle passent toute deux devant, moi sans me voir, sans me toucher, dans le bruissement de leurs capes et de leurs robes d'antan. Je ne peux m'empêcher de les trouver majestueuses, ainsi parées, simplement éclairées par un rayon de lune perdu dans la noirceur de la pièce.

Elles quittent la bibliothèque. Au moment où les ports se referment, j'entends l'un des deux hommes soupirer.

- Bien, je pense que Rowena a raison, fait Godric. Je vais aller ma balader aussi, je pense. Et toi ?

Seul le silence lui répond. Puis, un autre soupir est émis, encore par le Fondateur de ma maison.

- Tu sais, Salazar, je fais des efforts. Mais si de ton côté, tu n'en fais pas, ce que j'entreprends ne sert à rien. Je comprends que mes sentiments puissent ne pas être réciproques, mais même être amis devrait être possible, non ? On devrait faire la paix, pour le peu de temps qu'il nous reste sur cette terre. Au moins pour eux.

- Les élèves ? Devine Serpentard.

- Oui. Tu as vu, tout comme moi, la manière dont ils agissent entre eux. Et cela, depuis notre disparition, créant même des sorciers voulant éradiquer ceux qui n'étaient pas conforme à leurs idéaux. Tes idéaux.

- Ce n'est pas ce que je pense ! Rugit Serpentard. Je n'ai jamais voulu la mort des moldus ou des sorciers descendants des moldus ! Je n'en voulais seulement pas dans mon école ! Je n'ai jamais voulu tout ce qui est arrivé ensuite !

- Et maintenant, tu regrettes ?

Un silence. J'en profite pour jeter un œil entre les étagères. Les deux hommes, debout, se font face. Godric, la tête haute, les bras croisés sur le torse, et la tête incliné sur le côté semble attendre la réponse de Salazar. Ce dernier, le dos courbé, la tête penchée et les mains en arrière, enserrant la tablette de travail, finit par répondre :

- J'ai été obstiné, je le reconnais. On l'a tous été et cela nous a poussé dans nos derniers retranchements, à un point tel que nous n'avons pas trouvés comment retourner en arrière. Puis, il a été trop tard. Mais je n'ai jamais voulu du mal à tout ces gens. Je ne les haïssais pas. Ils m'étaient insignifiants.

- Tu regrettes ? Répète Godric.

Pour toutes réponses, Serpentard acquiesce d'un mouvement de tête, puis se redresse, l'air las. Godric, alors, ouvre grand les bras et entoure Serpentard dans une étreinte chaleureuse et douce. Le brun s'y abandonne totalement.

Je me sens de trop. Je décide de regagner mon dortoir.

oOo

- Hey, mais c'est débile ce jeu ! M'écrié-je.

En face de moi, Adélaïde rigole, débarrassant le damier de ses pièces.

- Mauvais joueur, dit-elle. Tu as perdu, Blaise, assume au lieu de critiquer le jeu.

Je croise les bras, m'enfonce dans le fauteuil et boude ostensiblement. Adélaïde finit de ranger le plateau et le remet sur l'étagère où elle l'a trouvé une heure auparavant.

Je me suis fait battre à plate couture. Je n'arrive pas à y croire. Moi, me faire battre à ce jeu ! Par une fille en plus ! Jamais personne ne m'a battu aux échecs, version sorciers ou pas !

Un peu plus loin, sur le canapé, Théo, Pansy et Drago rigolent sous cape. Ah, elle est bien belle l'amitié ! Merci pour le soutien moral !

- Mais comment t'as fait ? Demandé-je a la jeune fille alors qu'elle se réinstalle en face de moi. Je n'ai même pas vu le coup venir.

Elle hausse des épaules d'un air nonchalant.

- Je suis inscrite dans un club d'échecs depuis cinq ans. J'ai eu le temps d'en apprendre des choses !

J'ouvre la bouche, outré.

- Hey, mais . . . T'aurais pu prévenir !

Elle éclate de rire.

- Oh non, alors c'est trop bon de voir la tête que tu tires ! Ca mérite même une photo dis donc.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Avec un clic significatif, un cliché est pris. Je fusille Pansy du regard et grogne :

- Range moi ça si tu veux pas que je te le fasse bouffer.

Pansy arbore un moue en coin, amusé.

- J'ai hâte de voir le résultat.

Moi pas. Et allez tous vous faire griller en enfer par la même occasion !

- Allez, Blaise, pleure pas, me dit Théo en ébouriffant ma chevelure. D'habitude, c'est toi qui nous bat. Comme quoi, il y a une justice dans ce monde.

Je soupire. Bon d'accord. Autant être beau joueur.

- Bien. Excusez-moi, mais le véracrasse que je suis à des leçons à terminer.

Je me lève alors de mon fauteuil, passe dans mon dortoir récupérer mon sac de cours et m'installe à une table libre. Je sors mes affaires et entame mon devoir de Métamorphose. Les autres discutent entre eux.

Je suis le seul à toujours faire mes devoirs à la dernière minute. Cet essai, le professeur McGonagall nous l'a donné en début de semaine. J'aurais pu le terminer il y a longtemps, mais je n'aime pas m'avancer dans mes leçons. Pas comme un certain blondinet de ma connaissance.

Tout à coup, me sortant de mon travail, la chaise devant moi racle sur le sol. C'est Adélaïde qui s'installe. Elle jette un regard amusé sur mon parchemin et ma plume, puis me demande :

- Tu aurais d'autres trucs comme ça pour moi ? J'aurais quelque chose à écrire si ça ne te dérange pas.

Etonné mais conciliant, je farfouille quelques secondes dans mon sac et en ressors un morceau de parchemin et une seconde plume.

- Ca ira ? Fais-je en les lui tendant.

Elle acquiesce d'un signe de tête, les prend et s'attelle à sa tâche. Au lieu de retourner à mon parchemin, je la regarde attentivement, ce que je n'ai pas eu le temps de faire jusqu'à maintenant. C'est un joli brin de fille. Quelqu'un de naturel. Et elle a des yeux splendides. Un petit trop pâle à mon goût, j'ai toujours préféré les filles bronzée, mais ça ne la rend pas repoussante.

- Voilà ! S'exclame-t-elle.

Je sursaute, m'arrachant à ma contemplation qui dérivait sur ses cheveux, dans lesquels je viens de remarquer de légers reflets roux dus aux flammes dans la cheminée, et jette un œil sur ce qu'elle a écrit.

- Ce n'est pas la prophétie, ça ? M'étonné-je. Celle qui concerne les Fondateurs ?

- Si, affirme-t-elle. Je me suis dit que de l'avoir à plat, sous les yeux, m'aiderait peut-être à mieux comprendre.

Elle plonge ensuite dans la lecture de ses quelques lignes. Je fais de même avec mon essai de métamorphose. Plusieurs minutes passent, pendant lesquels j'ai le temps de rédiger trois paragraphes et de bien avancer mon devoir, puis Drago nous rejoint, laissant Pansy câliner Théo qui se laisse faire, comme à son habitude. Je relève la tête quand mon ami s'approche et je le vois jeter un œil sur la prophétie, dans le dos d'Adélaïde. Cette dernière, la tête entre les mains, semble abattue.

- Tu n'y arrives pas ? Demandé-je.

- Je crois que je ne trouverai rien de plus là-dedans, avoue-t-elle en se redressant, manquant de filer un coup de boule à Drago, qui ale réflexe de reculer précipitamment.

J'évite d'éclater de rire à la scène, mais je ne peux m'empêcher de sourire. Drago, qui s'en aperçoit, me fusille du regard. En réponse, j'accentue l'insolence de mon regard. Remarquant mon manège, Adélaïde se rend enfin compte de la présence de mon ami.

- Oh, Malefoy ! S'exclame-t-elle. Je ne t'avais pas vu.

Sans répondre, Drago tire une chaise, s'installe dessus et s'approprie le parchemin d'Adélaïde pour l'étudier. Elle et moi échangeons un regard surpris.

- La réponse est là, fait-il soudain.

Nous nous tournons tous les deux vers lui.

- Quoi ? Comment ça ? S'exclame la jeune fille.

- La prophétie dit : seule la Première leur obtiendra la rédemption tant attendue, sur les lieux du début. Obtiendra ! C'est là qu'est la réponse. Ils sont encore là parce que tu ne leur a pas permis de partir.

Je papillonne des yeux. L'explication est tordu, certes, mais s'en est une. Et puis, avec les prophéties, hein, faut se méfier.

Adélaïde fronce des sourcils.

- Obtenir, souffle-t-elle. Il faut que je leur donne le droit de partir ? C'est absurde ! Pourquoi ça ? Et puis, comment puis-je savoir qu'ils ont gagnés le droit de mourir ?

- Gagné ? Répété-je, abasourdi.

- Bien sûr, explique-t-elle, leur bannissement est une punition. Pour la lever, ils faut qu'il le méritent. Mais, comment savoir si c'est le bon moment ?

- Ah, parce que tu penses que Drago a raison ? M'étonné-je.

Mon ami me fusille du regard, vexé du peu de confiance que j'accorde à sa supposition.

- C'est la seule a peu près plausible que j'ai entendu jusqu'à maintenant, dit Adélaïde. Et ça ne parait pas si absurde que ça, finalement. Leurs âmes ont été séparés de leurs corps, puis condamnés à errer jusqu'à ma naissance parce qu'ils n'ont pas trouvés de trêves. Et voyez où leurs différences ont menés votre monde. Vous êtes encore en train de vous remettre d'une guerre sanglante, et tout ça à cause de ce qu'a pu dire Salazar il y a près de mille ans ! Il est juste qu'ils ne soient pas pardonnés, tant qu'une solution à ce qu'il se passe ici n'ait pas été trouvés.

Je fronce des sourcils, réfléchissant.

- Donc, fait lentement Drago, signe qu'il réfléchit lui aussi, tant que les quatre Fondateurs ne sont pas unis dans leur façon de penser, comme ils l'auraient dû l'être depuis le départ . . . Ils ne pourront pas accéder au repos éternel.

Adélaïde fait un signe d'assentiment.

Si c'est réellement ça la solution . . . On n'est pas sortis de l'auberge !


Petite curiosité de ma part : A votre avis, c'est quoi la solution au problème ? ^^ Et comme j'ai envie de jouer un peu avec vous . . . ceux qui trouveront la réponse auront droit à un avant-goût de ma prochaine fanfic. Ce sera un SB/OC donc ça n'intéressera pas tout le monde, mais peut-être que certains seront curieux. ;)

A bientôt tous !

Bisoux !