Titre : La prophétie des Fondateurs

Rating : T

Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)

Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Et voilà un nouveau chapitre de La prophétie des Fondateurs. On n'avance pas beaucoup sur la prophétie, mais il y a un petit rapprochement entre Harry et Drago ( je me suis dit qu'il était peut-être temps quand même. --'). Pardonnez-moi aussi pour les fautes, ce chapitre sera corrigé qu'au retour des vacances de ma bêta. =)

Voilà, bonne lecture à tous alors.


Chapitre 16 : Schtroumpf Grognon

Le lundi matin, c'est un réveil fastidieux. Très loin de ce que j'ai pu voir dans le dortoir de Gryffondor, où Lavande s'est levée pratiquement à l'aube pour se préparer. Ici, les deux filles se lèvent en retard, explosent leurs réveils qui n'ont pas sonnés assez longtemps pour les réveiller et se précipitent dans la salle de bain.

Encore mal réveillée, la bouche pâteuse et le regard hagard, je suis toujours dans mon lit, essayant de me remettre les idées en place. Où suis-je ? Ah oui, à Poudlard, école de sorciers. Pourquoi ? Les Fondateurs et leur foutue prophétie. Les informations reviennent peu à peu et je m'extirpe de mes couvertures. Je jette un œil sur le réveil le plus proche, celui de Millicent Bulstrode. Il est sept heures trente, les cours commencent dans une demi-heure. Je me demande si on m'en voudra beaucoup si moi je suis en retard. Après tout, ce n'est pas comme si c'était d'une importance vitale que je sois à l'heure à un cours que je ne suivrais même pas. Ou en tout cas, que je n'ai pas l'intention de suivre.

Je descends du lit, frissonne du fond frais qui stagne dans les cachots. Quelle idée Salazar a-t-il eu d'installer les locaux de ses élèves dans cet endroit ? Il est totalement masochiste. Ou sadique. Voire les deux. Je m'étire, baille et fouille dans la valise au pied de mon lit. Heureusement que j'ai pu récupérer quelques affaires à moi assez vite. Le dénommé Shackelbot me les a ramenés la veille. Puis, il est reparti vers chez moi, je ne sais trop quoi faire. Le directeur n'a pas daigné me le dire.

- Hey, Adel ! La place est libre.

Je relève la tête et croise le regard bleu pâle de Millicent. Elle vient de sortir de la salle d'eau, habillée de pied en cape.

- D'accord, réponds-je, merci.

Puis, j'attrape mes affaires et pénètre dans la salle d'eau où Pansy finit de s'habiller. Elle se tourne vers moi à mon entrée.

- Bonjour, me salue-t-elle. Bien dormie ?

Je pourrais m'étonner du changement de comportement de la Serpentard envers moi. Mais Blaise doit être particulièrement effrayant quand il menace, car, la veille au soir, avant d'aller me coucher, il avait prit Pansy à part pour lui parler. Elle était revenue toute douce et toute gentille. Ce qui m'avait doucement fait flipper.

- Ouais, fais-je, plutôt bien.

- Dépêche-toi, il ne reste plus beaucoup de temps pour aller manger. Les cours commencent dans un quart d'heure.

J'acquiesce d'un signe de tête et me déshabille avant de passer sous la douche. C'est avec beaucoup de gène que je me mets nue face à elle, mais je n'ai pas trop le choix. Et puis, elles le font bien depuis plusieurs années, je n'ai aucune raison d'être gênée. Enfin, je crois.

Quelques minutes plus tard, la douche rapidement expédiée, je m'habille d'un jupe plissée noire, d'un chemisier blanc, et d'un léger pull gris à col en V, histoire de ne pas trop me faire remarquer au milieux des uniformes des élèves du château, puis rejoins Pansy et Millicent qui m'attendent dans la salle commune. Je constate avec surprise que Hel et Row sont là elles aussi. Elles se lèvent du canapé où elles étaient assise, à mon arrivée.

- Bonjour Adélaïde, me saluent-elles.

Je leur répond d'un signe de tête accompagnée d'un sourire.

- Rick et Sal ne sont pas avec vous ? Demandé-je.

Consciente que je n'ais pas le temps de rester bavarder, je suis les deux Serpentard hors de la salle commune, et les Fondatrices m'emboitent le pas.

- Ils ont préférés faire autre chose, je suppose, me répond Row. Nous voulions te voir hier soir, mais tu étais déjà couché. Nous t'avons donc attendue.

Etonnée, je leur demandai ce qu'elle me voulait.

- Rien en particulier, dit Hel, seulement discuter. As-tu réfléchie au sujet de la prophétie ?

Je m'arrête au milieu du couloir, à deux pas des portes de la Grande Salle, où se prennent les repas, puis me tournent vers elle. Je viens de me souvenir de ce qu'il s'est passé la veille au soir.

- Si, j'ai du nouveau ! m'exclamé-je. Malefoy a peut-être trouvé quelque chose !

- Ah ? Et qu'a-t-il trouvé ? Demande Sal.

Je le regarde monter les marches de marbre, accompagné de Rick. Ont-ils passés la nuit dehors ? Seuls ? Tous les deux ?! Sal remarque mon étonnement.

- Il y a quelque chose qui ne va pas ?

- Vous avez passé la nuit ensemble ? répliqué-je, suspicieuse.

Sal rougit, une première pour moi. Rick affiche un sourire grand comme le monde, alors que Hel et Row leur lance le même regard abasourdi que moi.

- Ce n'est pas ce qu'elle sous-entend ! S'insurge Sal, le teint toujours aussi rouge. Nous n'avons fait que discuter !

Je pouffe, m'attirant les regards décontenancés des quatre autres.

- Je n'ai rien sous-entendu moi ! Me défendis-je en levant les mains et en pénétrant à reculons dans la Grande Salle. Ma question était, somme toute, des plus innocentes. Sal, tu t'es fais des idées tout seul.

Amusée, je les délaisse alors et rejoins les Serpentard à leur table. Des cris s'échappent alors du couloir, interpellant l'attention de la majorité des personnes présentes dans la Grande Salle.

- Mais c'est quoi encore que cette embrouille ? Vocifère Row. Vous n'avez pas bientôt finis de jouer avec nos nerfs, oui ? Alors vous allez vous expliquer et maintenant !

Fort heureusement, il n'y a que la Fondatrice de Serdaigle dont on entend les vocalises. Les autres ont la judicieuse idée de garder leur conversation privé. Je me tourne alors vers Blaise, Théodore et Malefoy, puis les salue.

- Ils sont toujours comme ça ? Me demande Blaise en balançant un coup de pouce nonchalant en direction de la porte.

- Non, je les trouve plutôt calme ce matin.

- Ah ouais, je me disais aussi, admet le métis en sourcillant.

Je ne peux empêcher un sourire amusée de s'épanouir sur mes lèvres. Il est bien marrant quand il veut. Je commence à drôlement l'apprécier.

Notre repas ne dure que cinq minutes, durant lesquelles les filles et moi engloutissons le maximum de nourriture en en temps record, puis nous courrons jusqu'à leur premier cours, celui de Potions. Nous arrivons pile poil à l'heure devant la porte. Les Gryffondor sont déjà là. Je m'approche pour les saluer.

- Bonjour, Adel, me répond Hermione. Tu as passée une bonne soirée ?

- Assez oui, répondis-je en voyant un homme à la robe et aux cheveux noirs s'avancer à grandes enjambées vers nous. Malefoy a peut-être une idée pour la prophétie, mais on en parlera après le cours.

Je m'écarte d'eux, sans faire attention à ce que je fais, et bouscule malencontreusement le professeur Rogue, figure crainte et haït du collège entier, sauf des Serpentard, d'après ce que j'ai cru comprendre. Autour de moi, tous retiennent leur souffles, dans l'attente du jugement.

- Miss McGregor, vous serez bien aimable de ne pas rester dans mes jambes. J'ai bien assez à faire avec des sorciers d'une nullité affligeante, inutile de m'encombrer aussi d'une empotée moldue.

Hein ?!

Il me dépasse, non sans un regard dédaigneux et ouvre la porte de sa salle de classe.

- En cours. Et en silence, claque sa voix sèche.

Tout le monde obéit et s'installe à leurs place. Je les suis, non sans me sentir ridicule. Je ne suis pas d'ici, je ne suis jamais entré dans cette pièce qui, soit dit en passant pue et ne va pas tarder à me transformer en glaçon, alors je ne sais pas trop quoi faire.

- McGregor, fait le professeur, me faisant sursauter. Asseyez vous ou sortez de ma classe.

Je plisse des yeux et mords violemment ma lèvre inférieure. Ne dis rien, ne dis rien ! Puis, je m'installe à la seule place de libre que j'ai repéré, à côté de Blaise.

- Bien, maintenant que tout le monde a daigner poser ses fesses, vous avez deux heures pour préparer cette potion. Au travail.

D'un tour de main - et de baguette, Rogue fait apparaitre une liste d'instructions sur le tableau noir. Tous les élèves se lèvent d'un même ensemble, se précipitent sur les armoires et en reviennent les bras chargés. Blaise revient s'asseoir à côté de moi en déposant son butin. Yeux de crapauds, queue de rats, pattes d'araignées, feuille de mandragore, pousse de tentacula vénéneuse : voilà un échantillon de ce que signalent les étiquettes.

- Yeurk ! Ne puis-je m'empêcher de m'exclamer avec une grimace de dégoût, dans le silence religieux de la salle.

Blaise me lance un regard mi amusé, mi épouvanté. Puis, la voix du professeur Rogue s'élève de nouveau.

- Personne ne vous retient, McGregor. Si les composants de mes potions vous rebutent à ce point, la porte est par là.

Debout derrière son bureau, une main sur ce dernier et l'autre en direction de la porte, je comprends à son sourire content qu'il n'attend que ça. Je gronde sourdement puis, affichant un grand sourire faussement innocent, j'ouvre le premier bocal à ma portée, y attrape une queue de rat puis joue avec en la faisant tourner du bout de mes doigts.

- Non, ça ira, monsieur, je crois que je vais pouvoir rester.

Le regard assassin, il se rassit et, à ma gauche, j'entends Blaise pouffer très discrètement, les mains sur la bouche et la tête baissée derrière son chaudron. Au regard épouvanté que Pansy fait naviguer entre lui et le professeur, je capte qu'il vaudrait mieux pas qu'il se choper à se foutre de la gueule de son professeur de potions.

- Un coup de main peut-être Blaise ? Proposé-je alors.

Il se redresse, un peu plus sérieux et me regarde avec reconnaissance. Je lui fais un clin d'œil et lui tends ma queue de rat.

- T'en as besoin de ce truc ?

- EN SILENCE ! Rugit le professeur, le teint rouge de colère.

Je lui jette un regard étonné, puis, toujours avec un grand sourire, lui dit :

- Vous devriez vous calmer monsieur, à un âge aussi avancée que le vôtre, de tels hausses de tension artérielle serait fatal. Je m'en voudrais de vous coller un arrêt cardiaque.

Le teint du professeur n'est plus rouge mais à virer à une jolie teinte pourpre. Autour de moi, je sens les efforts que font les élèves pour ne pas rire. Y compris les Serpentard. Toujours avec mon petit sourire insolent, je balance ma queue de rat dans le chaudron bouillonnant de Blaise et . . .

Une explosion formidable retentit, qui se propage au chaudron voisin, puis au voisin, puis au . . . Et tous les chaudrons de la pièce explosent à leurs tours, repeignant la salle frigide et sombre en couleur chaudes et colorés. Les autres ne tiennent pas plus longtemps et éclatent de rire, certains se roulant par terre.

- DEHORS ! S'époumone alors Rogue, repeint de la tête au pied en un joli colorie bleu pâle.

oOo

Je tourne la page suivante, lis les trois paragraphes présents, puis reporte mon regard sur mon parchemin en soupirant de nouveau. Autour de moi, les autre élèves ayant cours de potion avec Rogue tirent la même tête d'enterrement que moi.

Soixante centimètres de parchemins sur les propriétés de la mandragore dans les potions énergisantes à rendre pour le cours prochain. Tout ça parce qu'il n'a pas été capable d'empêcher McGregor de s'approcher du chaudron de Blaise et de tout faire exploser. Mais je dois avouer que le cachot du professeur Rogue repeint de toutes les couleurs était plaisant à voir. Ainsi que le teint bleu dudit professeur. Nous-mêmes avons été atteint mais cela n'a pas été difficile à faire disparaitre.

Une sonnerie retentit, signe que le déjeuner va être servi. Sur les autres tables, les élèves remballent leurs affaire avec un plaisir évident et quittent la bibliothèque. Je vois Granger et Weasley passer devant moi. Mais point de Potter à l'horizon. Etrange. Jamais deux sans trois pourtant.

- Salut.

Je sursaute, renversant mon encrier sur mon parchemin.

- Oh mince, désolé Malefoy ! s'excuse aussitôt l'imbécile heureux qui m'a surpris, en dégainant sa baguette et en nettoyant mon parchemin.

- Potter, grondé-je, on peut savoir ce qu'il te prend ? Ca t'amuse de coller des crises cardiaques aux gens ?

Il me lance un regard étonné.

- Je ne pensais pas que tu serais aussi inattentif. Pour moi, tu m'avais entendu approcher.

- Eh bien, la preuve que non ! Fais-je en montrant de la main, le vide de mon encrier. J'espère que tu comptes m'en racheter un ?

Il lève les au ciel en soupirant, puis s'assoit en face de moi alors que je rassemble mes affaires.

- Qu'est-ce que tu veux, Potter ? Ce n'est pas dans tes habitudes de venir me saluer juste par sympathie.

- Je suis venu pour parler d'Adélaïde. Avant le cours de potions, elle nous a dit que tu avais peut-être trouvé la solution pour délivrer les Fondateurs : j'aurais voulu savoir ce que c'était.

Je me lève, il fait de même. Puis, il m'emboîte le pas alors que je quitte la bibliothèque.

- Pourquoi tu ne lui demandes pas à elle ?

Potter soupire et je lui jette un œil. Il a l'air exaspéré et pince l'arrête de son nez entre deux de ses doigts.

- Très simple. Premièrement, Adélaïde est introuvable depuis qu'elle a été viré par Schtroumpf grognon . . .

- Qui ça ? m'exclamé-je.

Puis, sans prévenir apparait à mon regard l'image tremblotant d'une bande-dessinée moldu, prêté pendant la guerre par Dean Thomas, représentant des petits bonhommes bleus à culottes et bonnets blanc.

Peau bleu . . . la vivace image du professeur Rogue repeint par les bons soins de la moldue se superposent alors à mon souvenir de la bande-dessinée. Et je ne peux m'empêcher d'éclater de rire.

- Schtroumpf Grognon, répété-je en rigolant encore un peu, c'est bien trouvé, je trouve. C'est de qui ?

Potter ne répond pas. Il s'est arrêté, sans que je ne m'en rende compte. Je m'arrête alors à mon tour et me retourne. Il me regarde bizarrement. Comme s'il pensait être en train d'halluciner.

- Qu'est-ce qu'il y a Potter ? Interrogé-je, avec bien plus de douceur dans la voix que je ne l'aurais voulu.

Il secoue la tête, comme tiré d'un mauvais rêve, puis me rejoint en répondant :

- Rien, j'étais perdu dans mes pensées. Bref, je disais donc qu'on arrivait pas à mettre le main sur Adélaïde, et que surtout, j'étais venu te voir toi parce que . . . Eh bien . . .

Il hésite. Nous arrivons aux portes de la Grande Salle.

- Grouille Potter, j'ai faim, fais-je en m'arrêtant devant elles. C'est quoi la deuxième raison ?

- Le rapprochement, tu te souviens ? Arrêter de se taper sur la tronche ou de s'envoyer des vannes à tire larigot. J'ai pensé que . . . Que . . .

Bizarrement, au lieu de vouloir me moquer de la manière dont il bégaye parce qu'il ne trouve pas ses mots, je continue à sa place :

- Que ce serait une bonne excuse pour faire plaisir à cet abruti de Blaise. J'ai compris.

- En fait, c'était surtout pour faire plaisir à Hermione, rectifie-t-il en rigolant.

Je pince des lèvres. Comme la première fois où je l'ai entendis rire dans le parc la veille, mon estomac se retrouve soudainement comme rempli de papillons. Sensation étrange et à la cause douteuse. A approfondir. Surtout que ça n'arrive qu'avec cet imbécile de Potter !

- Hello vous deux !

Nous nous retournons. C'est McGregor. Elle a enfin décidé à montrer le bout de sa baguette. Enfin . . . L'équivalent moldu.

- Salut, je te cherchais justement tout à l'heure, fait Potter. T'étais passé où ?

Elle hausse des épaules.

- Avec les Fondateurs, je les ais aidés à faire des recherches à la bibliothèque, dans la Réserve.

- Ce qui explique que tu ne l'ais pas trouvé, intervins-je en regardant Potter. La réserve est interdite aux élèves, sans autorisations d'un professeur, ajouté-je à l'adresse de McGregor qui nous lançait un regard curieux.

- Et alors, ça a donné quoi ? S'enquit le Gryffondor.

- Rien, répond la moldue en nous passant devant pour pénétrer dans la Grande Salle.

Sans réfléchir, je la suis. A ma gauche, Potter fait de même. Elle poursuit :

- De toute façon, comme ils le disent si bien eux-mêmes, il n'y a guère d'espoir de trouver la solution dans un livre. Il y en a tellement peu qui parlent des Fondateurs, et encore moins qui rapportent des choses vrais. Godric a été horrifié de constater qu'un écrivain avait émis l'hypothèse qu'il avait eu une liaison, voire s'était marié à Rowena. J'ai bien cru qu'il allait gerber.

McGregor s'installe à table, juste à côté de Blaise. Je m'installe de l'autre côté de mon ami, et Potter vient juste après moi. Euh . . . Pourquoi, en plus de Blaise et nous trois, il y a-t-il Pansy, Théo, Granger et Weasley assis à cette table ? Je coule un regard vers mon ami. Il me tend un sourire étincelant de joie. Je commence à avoir un doute. Je jette un œil sur la globalité de la table . . . Et manque de faire un deuxième arrêt cardiaque en constatant l'abondance de rouge et or autour de nous.

- C'est quoi ce bordel ? M'écrié-je en me relevant soudainement. Blaise ?

Je me tourne vers mon ami . . . Qui m'ignore royalement. Il discute avec sa voisine. Alors, je regarde Pansy et Théo. Ce dernier hausse des épaules d'un air fataliste, au moment où Finnigan s'assied à côté de lui en le regardant d'un air sceptique.

- On peut savoir ce qu'il se passe ? Demande Londubat qui accompagne l'irlandais.

- Blaise voulait manger en ma compagnie, répond Granger d'un air sévère, alors je l'ai invité à notre table. Ses amis l'ont tout naturellement suivis.

Théo et Pansy baissent la tête sous mon regard flamboyant de colère. Potter éclate de rire.

- Qu'il y a-t-il de si drôle de Potter ? Sifflé-je hargneusement.

- T'as l'air d'en vouloir à tes amis de s'être assis à la table des Gryffondor, alors qu'il n'y a pas deux minutes, tu avais toi-même tes fesses sur ce banc, dit-il en tapotant la place à côté de lui. Allez, rassies-toi et viens manger.

Puis, il se sert en nourriture. Les autres font de même, avec plus ou moins de naturel. Londubat n'a pas l'air d'apprécier la présence de Pansy juste à côté de lui. Je serre les dents, ne sachant quoi faire. Il serait ridicule d'aller à la table des Serpentard et de manger seul. Mes amis sont installés là après tout. Et ils n'ont pas encore pris de sorts. Du moins, je crois. Peut-être sont-il sous Imperium ? Je secoue la tête. Peu de chance, ce n'est pas le genre des Gryffondor.

Soupirant, je conçois enfin à m'assoir et pose mon sac sous la table.

- Bien Malefoy, et si maintenant tu me parlais de ta lumineuse idée ?

Sur ces mots, Potter me tend le plat de purée en me souriant gentiment. Mon cœur loupe un battement. Et je prends le plat.


Bon, je vous l'accorde, le rapprochement est minime, c'est surtout Harry qui fait des efforts, tel le courageux Gryffondor qu'il est. ^^

J'espère que vous avez aimé le nouveau surnom de la terreur des cachots. :p

A dans deux semaines !

Bisous !