Titre : La prophétie des Fondateurs

Rating : T

Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)

Note de l'auteur : Bonjour tout le monde ! Aujourd'hui, dans ce nouveau chapitre, vous aurez le droit à un aperçu des couples de cette fic. Suffira de faire attention aux binômes d'élèves. ;) Ensuite, on aura la véritible raison de la rivalité entre Serpentard et Gryffondor. =) Et enfin, comme le titre l'indique, un petit rapprochement entre deux des couples. ^^
Voilà, j'espère que vous apprécierez.

Ce chapite n'a pas encore été corrigé, il sera remplacé plus tard.

Bonne lecture à tous !


Chapitre 17 : Rapprochements

Je ne sais pas si les premiers étonnés sont mes camarades de Gryffondor, ou les Serpentard qui sont à leur table, ou encore les professeurs qui nous dévisagent avec des yeux ronds. J'ai eu moi aussi un instant de flottement quand j'ai découvert Blaise et ses amis installés à ma table, mais ensuite Hermione a expliqué qu'elle les avait invité. Et je sais à quel point elle peut être persuasive quand elle veut.

Mon réflexe a ensuite été d'inviter Malefoy qui était en train de nous chier une pendule parce qu'il y avait ses amis à ma table. Bizarrement, il n'a pas manifesté d'hostilité à cette proposition. Et plus bizarre encore . . . C'est les sensations qui ont envahis mon ventre quand je l'ai entendu rire un peu plus tôt. La dernière fois que j'ai ressenti ça . . . C'était avec Cho. Et c'était parce que j'avais eu le coup de foudre pour elle . . .

Une espèce de sensation de pure horreur mêlée à une extrême excitation s'empara de mon être. Je glisse un œil sur Malefoy, à côté de moi qui mange comme si de rien n'était. Est-ce que je peux réellement avoir le coup de foudre pour lui ?! Je frissonne. Nous avons passés tellement de temps à nous détester, nous haïr, et nous ignorer, que le fait qu'un tel sentiment entre nous naisse est absurde. Je dois me tromper, ces petits papillons dans mon ventre signifiaient forcément autre chose.

Je secoue la tête en soupirant. Evitons de se prendre la tête avec des histoire rocambolesques. Il y en a bien assez dans la réalité. Je coule un œil sur Adélaïde, qui rigole à une blague de Blaise. Malefoy m'a fait part de son idée : pour lui, c'est à Adélaïde d'accorder le droit aux Fondateurs de mourir. Mais je trouve cette solution trop simple.

- Je ne pense pas que ce soit aussi facile, dis-je à Malefoy. Adélaïde n'aurait qu'à leur dire « vous êtes libres »  et pouf ! plus rien ? Non, je n'y crois pas un seul instant.

Malefoy me jette un regard méchant.

- Tu as mieux à proposer peut-être ?

- Effectivement oui, dis-je avec un grand sourire déstabilisant pour lui. J'y ai pensé, figure-toi, après avoir croisé les Fondateur hier soir. J'ai repensé à ce que nous avions vus, dans le couloir entre Godric et Serpentard, puis, j'ai surpris une autre discussion entre eux deux. J'ai l'impression qu'il y a plus que ce qu'ils veulent bien en dire. Je n'arrive pas trop à l'expliquer en fait, c'est une drôle de sensation.

Je me tais, conscient de m'enfoncer. Pourtant, le regard réfléchit de Malefoy me fait penser que, peut-être, je n'ai pas sortis d'atrocités aussi grosses que je ne le pense.

- Tu penserais à quoi ? Me demande-t-il, intéressé.

- Rien de particulier. C'est surtout un pressentiment.

Malefoy regarde droit devant lui, les yeux dans le vague. Son voisin d'en face, Théodore, nous regarde alternativement. Il a dû suivre notre conversation.

- Ce que vient de dire Harry n'est pas bête.

Je suis étonné de l'entendre m'appeler par mon prénom, mais ne dis rien. Je ferais de même de toute manière. Il n'y a vraiment qu'avec Malefoy que j'ai du mal, mais je pense qu'il va falloir que je fasse un effort. Quelques chose me dit qu'il ne fera certainement pas le premier pas.

- Reprenons dans l'ordre, poursuivit Théodore d'une voix forte, attirant l'attention des gens le plus proches de nous. Tout d'abord, nous avons quatre Fondateurs qui ont étés maudits à cause de leurs querelles. Il aura fallu une descendante d'eux quatre pour que quelqu'un sache ce qui leur était arrivé et qu'ils puissent enfin être libérés de la malédiction.

- Jusque là, ça va, je suis d'accord, dit Hermione.

- Puis, poursuivit Théodore, nous avons découverts - et peut-être suis-je le seul à m'en rappeler - que Godric et Salazar avaient passés un marché, que Salazar a rompu par inadvertance. Et le lendemain que s'est-il passé ?

Je crois que je commence à comprendre où il veut en venir. Car le lendemain, Malefoy et moi avons vus Godric embrasser Salazar.

- L'un des termes du marché, deviné-je, était que Godric cesse de faire la cour à Salazar ! Il l'a dit lui-même, après mille ans d'attente, il recommençait !

- Non, il n'a pas dit recommencer, précisa Malefoy, mais commencer !

Un long silence s'installe. Nous nous regardons tous dans le blanc des yeux, perdus, et surtout, interrogatifs.

- Attendez, attendez, tempéra Ron, vous n'allez quand même pas me dire que Gryffondor est amoureux de Serpentard ? Vous sentez pas comme un problème dans la phrase là ?

J'ai l'impression de revivre ma journée de samedi, quand Malefoy et moi avons découvert que Godric voulait se taper Salazar. Dur. Et les autres commencent à ressentir ce qu'on a pu penser à ce moment-là.

- En fait, s'exclame Pansy, la rivalité entre nos deux maisons qui remonte à l'origine de Poudlard, c'est du vent ! Une espèce de grosse invention !

Bizarrement, j'ai l'impression que ça ne dérange personne. A part peut-être Malefoy, qui a viré au verdâtre.

- Pas forcément, tempère Blaise. C'est peut-être tout simplement l'origine de leur dispute qui n'est pas la bonne qu'on nous ais donnés. Après tout, quand ils sont arrivés ici, Salazar et Godric se tapaient dessus.

- Je propose qu'on arrête de se monter le bourrichon pour rien, intervint soudain Adélaïde en se levant brusquement. Le seul moyen de savoir exactement ce qu'il s'est passé entre eux, c'est de les interroger. Et cette fois-ci, je peux vous jurer qu'ils vont cracher le morceau !

Sur ces mots, la jeune fille s'échappe comme une furie de la Grande Salle. Nous la regardons partir, trop surpris pour penser à faire quoi que ce soit d'autre. Visiblement, cette histoire commence à lui taper sur le système.

Blaise se lève soudainement à son tour et court hors de la Grande Salle, certainement pour rejoindre Adélaïde. J'échange un regard avec Ron et Hermione.

- Je crois qu'on ferait mieux de les suivre, dit Hermione. Après tout, le professeur Dumbledore préfère certainement que l'on reste près d'elle, vu qu'il nous a confié la tâche de la surveiller.

Je jette un œil sur la table des professeurs. Le directeur, justement, nous regarde. Il fait un vague signe de tête que je considère comme une demande de faire ce que dit Hermione. Je me lève alors à mon tour, mes amis font de même. Après un temps de retard et de concertation silencieuse, il semblerait que Théodore, Pansy et Malefoy aient décidés de faire de même. Nous sortons donc de la Grande Salle et . . . Tombons nez à nez avec Blaise et Adélaïde.

Euh . . .

- J'ai aucune idée de l'endroit où il peuvent bien être, explique la moldue avec un sourire contrit. Je crois que je me suis un peu chauffée pour rien.

A côté de moi, Seamus pouffe discrètement. Enfin pas tellement, puisqu'elle le remarque.

- Oh, c'est bon, ça arrive à tout le monde d'avoir un coup de sang ! N'allez pas me dire que le fait que tout ce qu'on a vous a dit ces mille dernières années sont des mensonges ne vous fait rien ?

- Pour ma part, intervient Malefoy, je suis d'avis de les laisser croupir encore mille ans. Ils l'auraient bien mérités.

Je lève les yeux au ciel.

- Mal -Drago, si ce n'est pas Adélaïde qui les libère, ils seront là pour l'éternité. Elle est la seule à pouvoir les libérer.

Je fais fi des regards - dont celui beaucoup plus que surpris de Mal-Drago - sur moi. Puis bizarrement, Drago ne riposte rien. Du moins à propos de ma façon de l'avoir interpellé.

- Je le sais bien, Harry (re - regards hallucinés de le part de nos amis respectifs), mais c'était juste histoire de lancer une idée pour trouver comment le leur faire payer. Ca fait un millénaire qu'ils se foutent de notre gueule, et je trouve que ça commence à bien faire. Les blagues les plus courtes sont les meilleures.

- Je propose qu'on se sépare, fait Théodore. On aura plus de chances de les trouver ainsi. Seamus, tu viens fouiller les sous-sols avec moi ?

L'irlandais semble halluciner quelques instants, puis, sentant les regards meurtriers de Blaise et Hermione sur sa personne, acquiesce à vitesse grand V.

- Bien, moi je vais avec Adélaïde, on fera le parc, fait Blaise, Pansy ?

La jeune femme regarde tout ceux qui restent, soupire et dit :

- Je prends Londubat. On y ira faire les tours, ça te va Lon - Neville ? rectifie-t-elle au dernier moment à cause des mêmes regards que sur Seamus.

Notre pauvre Neville acquiesce à moitié en haussant des épaules.

- On commencera par celle de Gryffondor, dit-il, Godric y était hier à la même heure.

- D'accord, Hermione, tu vas avec . . . ?

- Ron, crie-t-elle en sautant sur son petit ami et en le trainant vers l'escalier le plus proche, et nous on s'occupe des étages jusqu'au troisième.

Bon bah . . .

- Je crois qu'il reste plus que nous, Potter, fait Malefoy de sa voix trainante.

- Ouais, j'acquiesce alors que les autres se font déjà la mal avec plus ou moins d'entrain. Mais tu sais, tu peux continuer à m'appeler Harry. Je me gênerais pas pour t'appeler Drago personnellement.

Je prends la direction des étages, le Serpentard sur mes talons.

- Je me doute bien, avec ta tête de mule. C'est bien pour ça que je n'ai rien dit tout à l'heure. Et pourquoi cette soudaine lubie ?

Je me retourne au milieu de escaliers, et manque de rentrer en collision avec son visage. Nous avons tout les deux le réflexe de nous reculer avant que ma bouche ne rencontre son nez.

- Drago, deux de nos amis respectifs souhaitent nous voir nous entendre. J'avoue que lorsque nous étions au square pendant la guerre, l'entente n'avait pas été invivable alors . . .

Aïe, c'est dire pour moi de faire ça, sachant que j'ai été le premier à refuser. Limite, je lui en voudrais même pas de faire pareil en retour quoi, tellement je le comprendrais.

Je tends quand même ma main dans sa direction, telle une invitation. Il louche dessus, totalement abasourdi.

- Recommençons depuis le début. Je te propose mon amitié et voyons ce que cela donne. Si vraiment ça marche pas, on pourra toujours recommencer à se taper sur la tronche.

Son regard suspicieux se pose sur mon visage, qui ne laisse paraitre qu'un parfaite honnêteté. Il soupire, détourne la tête, se gratte l'arrière de son crâne. Visiblement, ses neurones chauffent. Puis, il soupire de nouveau, baisse la tête et . . . Glisse sa paume chaude contre la mienne et serre ma main.

- D'accord, fait-il, on peut essayer d'être amis. Voyons ce que cela donnera.

Les mots atteignent à peine mon cerveau. Tout mes sens sont obnubilés par une seule et même chose : la main de Drago, dans la mienne, que j'ai envie de garder là à jamais.

oOo

Le soleil est haut dans le ciel, et le temps commence à se désagréger. Au loin, je vois des nuages orageux s'approcher. A côté de moi, Adélaïde frissonne.

- Ca va ? M'inquiété-je.

- Oui, pas de soucis, j'aurais juste dû penser à prendre une veste. Je ne pensais pas que le temps aurait pu être aussi frais.

Puisque je porte un chandail épais, j'ôte ma cape et la dépose sur elle, avant de la nouer. Elle me regarde surprise, et je lui réponds pas un sourire.

- Ainsi, tu arrêteras de frissonner, dis-je. Et je n'aurais pas à m'en vouloir si t'attrape froid, j'aurais fait tout mon possible pour te protéger.

Sur ces mots, sans même me rendre compte de ce que je fais, agissant seulement à l'instinct, je dépose un léger baiser sur son front. Elle rougit et je trouve cette marque de timidité absolument adorable. Pourtant, habituellement, je trouve ça moche. Mais là, il y a rien à faire, je trouve que c'est tout ce qu'il y a de plus mignon.

- Oh, et bien merci, fait-elle, en évitant mon regard.

- De rien, soufflé-je avant de reprendre notre route.

Heureusement que ma mère n'est plus là pour voir ça. Son fils fricotant ave une moldue, voilà qui l'aurait achevé. Mais je n'y peux rien si Adélaïde m'attire. C'est un tout, je crois. Aussi bien ce qu'elle présente que ce qu'elle est. J'aime son caractère, la façon qu'elle a de ne pas se laisser marcher sur les pieds et d'ouvrir sa bouche quand il le faut. Son côté fonce dedans est sympa aussi. C'est une facette caractéristique des Gryffondor que j'apprécie, ça me fait rire de les voir perdre leur sang-froid. Ils sont contraire à nous, les Serpentard, qui réfléchissons forcément avant d'agir.

- Dis-moi, Blaise, tu crois vraiment que ça peut-être ça la véritable raison de leur discorde ? Demande Adélaïde, me tirant de mes pensées.

Je me tourne vers elle. Elle semble avoir repris contenance. Elle me regard droit dans les yeux, sans rougir, sans éviter mon regard. Elle n'est pas banale cette fille. J'adore ça.

- Peut-être, réponds-je, qui sait ? Mais comme tu l'as dit toi-même, le meilleur moyen d'en avoir le cœur net, c'est encore de le leur demander.

Elle soupire.

- J'avoue ne pas les comprendre par moments. Ils ont l'air si gentils parfois, et ensuite peuvent se refermer comme des huitres, surtout Godric et Salazar. Mais si c'est vraiment ça la raison, j'ai l'impression que ce sera encore plus difficile pour moi de les libérer. Comment veux-tu que je fasse comprendre à Sal que Rick est fait pour lui ? Je ne suis même pas sûr qu'un couple comme le leur marcherait ! Ils sont si différents.

- Les opposé s'attirent, dis-je.

- Qui se ressemble s'assemble, renchérit-elle avec un léger sourire.

Je lui accorde le point.

- Donc, ils sont différents et en même temps, ils ne le sont pas, fais-je.

- Pardon ?

- Oui, réfléchis, dis-je en la faisant s'arrêter près de moi au milieu d'un chemin bordé de rosiers. Il est vrai que les Serpentard et les Gryffondor ont beaucoup de différences aux premiers abords. Mais finalement, quand on gratte un peu, ils sont pareils, ce sont juste leurs méthodes qui divergent. Nous ne sommes pas moins courageux qu'eux, seulement, nous ne fonçons pas sans réfléchir, nous prenons le temps de la réflexion. Contrairement à ce que certains pensent, nous ne sommes pas non plus sans cœur, c'est juste que nous ne le montrons pas, contrairement aux Gryffondor qui s'exhibent.

Je crois qu'elle comprend ce que je veux dire. Elle fronce des sourcils, réfléchissant. Puis, son visage s'éclaire d'un sourire heureux qui me réchauffe le cœur.

- Serpentard est quelqu'un de revanchard, comme Gryffondor, seulement, il le fera dans la discrétion, dit-elle. Je vois ce que tu veux dire. Vous avez la ruse, la finesse, en plus.

- Ce sont les caractéristiques principales de notre maison, fais-je.

Elle rit, secoue la tête et reprend son chemin. Je la suis. Je ne comprends pas trop ce qu'il m'arrive à cet instant. Tous semble si doux, si calme autour de nous. C'est une sensation de plénitude que je n'ai connu quand de rares occasions dans ma vie. La plus récente, le lendemain de la bataille finale, quand nous avons réellement compris que la guerre était terminée. J'aime cette sensation.

Soudain, devant moi, Adélaïde s'arrête brusquement. Je manque de peu de lui rentrer dedans. Je me rattrape de justesse à sa taille et constate alors que je suis légèrement plus grand qu'elle, d'environ une demi-tête. Mes mains se crispent légèrement sur son corps, mais elle ne semble pas le remarquer. Son odeur, celle que dégage ses cheveux, envahit mes sens. J'ai envie de l'embrasser, partout, tout le temps.

- Ce sont Rowena et Helga, chuchote-t-elle, m'arrachant à mon fantasme.

Je rouvre les yeux. Je n'avais même pas eu conscience de les avoir fermés. Je regarde dans la direction où son regard est tourné. Effectivement, dos à nous, assises sur un banc de l'autre côté de la rangée de rosiers, il y a les deux Fondatrices. Elles discutent. Et visiblement, du sujet qui nous intéresse.

- . . . Pas à y croire. C'est un peu de notre faute alors, se lamente Helga. Moi qui pensais que nous avions étés punis injustement, finalement nous le méritions.

Nous nous approchons tout les deux, nous asseyons par terre, juste derrière le rosier. Puis, nous tendons l'oreille.

- Ne dis pas ça, Helga, nous ne pouvions pas deviner ! L'un et l'autre ont été tellement mystérieux à ce sujet que nous ne pouvions pas savoir. Je me rappelle, quand Salazar est venu me voir. Je ne pensais pas à ce moment-là, qu'il aurait pu prendre mes paroles dans ce sens-là. Je ne me souviens même pas de ce que j'ai dit exactement, j'étais tellement concentré sur mon nouveau sortilège.

Helga secoue la tête, regarde le ciel en soupirant.

- Je pensais que Godric venait me parler d'une femme, c'est pour ça que je lui avais conseillé de lâcher prise, de ne pas l'importuner. Si j'avais su qu'il parlait de Salazar . . . Je l'avais bien vu, qu'il ne le regardait pas de le même manière qu'il regardait les autres.

Rowena s'esclaffe, et poursuit :

- Ils étaient si liés, tout les deux, avant leur dispute. Leur amitié m'avait semblé si forte, trop même. Comme toi, j'avais pensé qu'il y avait plus entre eux. Mais Salazar n'a jamais accepté ses sentiments. Et il continue à repousser Godric, alors qu'il sait qu'il ne trouvera son bonheur qu'avec lui ! Sa fierté le perdra. Pourquoi a-t-il donc si peur de ses sentiments ? Aimer n'est pas une tare.

J'halète discrètement, figé par les paroles de Fondatrices. Alors c'est donc bien ça. Godric et Salazar se sont aimés, dès le premier jour et, quand Godric a voulu faire le premier pas, il a été rejeté. Les deux hommes demandant conseil auprès de leurs amies qui avaient été induites en erreur, ont reçus de mauvais conseils et . . . Il est arrivé ce qu'il arriva.

Bien malgré moi, j'ai tendance à trouver des similitudes dans cette histoire, entre Salazar et Drago. Lui aussi, a peur d'aimer. C'est une peur irrationnelle, incompréhensible, mais elle est là. Il nous a fallu à Théo, Pansy et moi, tellement de temps avant qu'il accepte la notion d'amitié. Je n'ose imaginer ce qu'il ferait le jour où il tomberait amoureux. Il ne connait pas, dénigre ce sentiment. Il pourrait même, comme Salazar, venir à haïr la personne qui fait naître en lui un tel sen . . .

Horrifié, j'étouffe une exclamation derrière mes mains jointes sur ma bouche. A côté de moi, Adélaïde me jette un drôle de regard.

- Qu'est-ce qu'il y a ? me murmure-t-elle.

Je viens de comprendre. Jamais en six ans, je n'avais compris la haine que vouait Drago à Harry, seulement à cause d'une amitié refusée. Je lui avais expliqué à maintes reprises que de critiquer Ron devant lui ne l'avait pas aidé, mais jamais il ne m'avait écouté. Maintenant, je comprends. Et certainement mieux que lui. Il a dû refouler totalement ce sentiment, cette fascination que le jeune Harry de onze ans avait créé en lui. Et plus, il le côtoyait, même en se bagarrant, et plus cette fascination était plus forte, augmentant exponentiellement sa haine. Jusqu'à il y a encore quelques jours, où il semblait ne pas pouvoir passer au stade supérieure sans se tuer l'un et l'autre.

J'enlève les mains de ma bouché, soufflé par ce que je viens de comprendre. Adélaïde me regarde, visiblement inquiète. Et bien, malgré moi, j'éclate de rire.

- Mais qu'est-ce qu'il est con ! Il est bien comme le Fondateur de sa maison, celui-là. Il l'aime, c'est tout !

- Blaise, mais qu'est-ce que tu racontes ? S'étonne mon amie, visiblement inquiète de mon état.

Mais je continue à rigoler, le cœur battant.

- Il l'aime ! Répété-je. Et il réfute ses sentiments, comme Salazar ! Il suffit de les confronter à la réalité et leur montrer ce que leur apportera cette amour pour que tout aille pour le mieux !

Je me lève, emportant Adélaïde avec moi que je tiens par les mains. Je fais à peine gaffe aux Fondatrices qui nous ont bien sûr découverts à présent.

- Blaise, tu m'inquiètes vraiment là. De quoi tu parles à la fin ?

Je fais totalement abstraction de sa question et, heureux comme jamais d'avoir trouvé ce qui est certainement la solution à nos problèmes, embrasse fougueusement la jolie jeune fille qui me fait face.


Pour ceux qui penseraient que tout cela laisse croire que la fic va bientôt se terminer, sachez que ce n'est pas le cas. Après tout, même si je n'en parle pas beaucoup, n'oubliez pas qu'Adélaïde est un peu particulière. ;)

A bientôt tout le monde !

Bisous. :x