Titre : La prophétie des Fondateurs
Rating : T (peut-être plus pour très longtemps --')
Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)
Note de l'auteur : Bonjour tout le monde et bienvenus à tous sur cette page du nouveau chapitre. :) Bon, je crois qu'il est inutile de vous dire ce que vous risquer de trouver dans cette nouvelle partie, puisque tout est dans le titre. ;)
Bonne lecture à tous !
Chapitre 18 : Deux baisers pour le prix d'un
C'est fou ce que ces lèvres sont douces. Voilà à peu près tout ce qu'il me passe dans la tête au moment où Blaise m'embrasse. Et ce n'est pas un baiser doux et tendre comme j'aurais pu m'y attendre. Non, ces lèvres sont fermes et surtout, fougueuses. Mais je n'ai pas le temps de m'en satisfaire, ni d'apprécier plus avant son étreinte. Déjà, il se recule. Et à son regard mortifié, je comprends que ce rapprochement de nos deux corps n'était pas voulu, qu'il l'a fait sous une impulsion subite.
- Oh, excuse-moi, Adel, je voulais pas . . . Je . .. J'ai . . . Excuse-moi, je ne voulais pas te gêner ou . . . Ou quoi que ce soit d'autre . . . Je . . .
Je le regarde. Il me tient à deux mètres de lui, bras tendus, ses mains autour de mes coudes. Il me regarde comme s'il s'attendait à une réaction déplaisante et violente de ma part. Rien de tout ça. J'ai le cœur qui bat encore la chamade après ce bref mais appréciable baiser. J'ai toujours eu un faible pour les gens bronzés, sans doute parce que je n'ai jamais supporter mon teint de porcelaine. Toujours est-il que je regrette qu'il se soit écarté. Et je pense qu'il ne fera pas un autre pas vers moi. Je prends donc une décision.
J'écarte les mains de Blaise de mes bras d'un geste brusque, m'attirant un regard blessé de sa part, fais un pas dans sa direction d'un air décidé, passe mes mains dans sa nuque, et rapproche fermement son visage du mien avant de de caresser ses lèvres des miennes. Si avec ça, il ne comprend pas.
Après un temps d'hésitation, ses bras se referment autour de ma taille et il accentue le baiser, forçant délicatement le barrage de mes lèvres de sa langue. Mutine, elle cajole la mienne quelques instants, avant que mon impatience ne la force à danser sensuellement avec moi. Ce n'est que quelques secondes plus tard que nous nous séparons, le souffle court. Nous nous regardons alors, ne sachant trop quoi dire, ni quoi faire. Cela dure quelques instants, avant que Blaise ne décide de prendre la parole.
- Et bien, si je m'étais attendu, déclare-t-il. Je n'avais encore jamais vu une fille prendre ainsi les devants avec un garçon.
- Je sais, d'habitude, elles envoient plutôt plein de signaux et attendent que le garçon capte et fasse le premier pas.
Il hoche de la tête, souriant. Je réponds à son sourire, et dis :
- Je n'ai jamais été très douée en signes, du coup je fonce dans le tas. Voilà un côté très Gryffondor que tu risques d'apprécier.
Vu le sourire qu'affiche Blaise ensuite, oh que oui il allait l'apprécier. Son visage s'abaissa de nouveau vers le mien et ses lèvres se posèrent sur les miennes. Rien qu'un bref instant malheureusement. Rowena et Helga, toujours présentes, semblaient ne pas vouloir assister de nouveau à ce genre de scène.
- Dites le nous si on vous dérange ? S'exclame Rowena.
- Vous nous dérangez, déclare Blaise.
J'éclate de rire, avant de m'arracher à l'étreinte du jeune homme. Il attrape fermement ma main et entrelace nos doigts. Je fais comme si je n'avais pas un sourire idiot étaler sur la face.
- On vous cherchait justement, dis-je. On aurait aimé quelques explications sur ce qu'il se passe exactement entre Salazar et Godric.
Je repense ensuite à ce que l'on a entendu, avant que Blaise ne me pète les plombs. Je n'en reviens toujours pas ce que ce deux là s'aiment. Cela parait tellement impossible. Comment deux hommes qui se battent à longueur de temps peuvent-ils s'aimer, au point d'être maudis parce qu'ils ne se le sont pas avoués et ont engendrés des générations de batailles au sein de leur école ?
Je sens la migraine s'emparer de mon crâne et pose mes deux mains sur mes tempes, essayant d'endiguer les martèlements du pic-vert qu'a élu domicilie dans ma caboche.
- Figurez-vous que c'est un peu de notre faute si Salazar et Godric se font la guerre, déclare Helga d'un air honteux.
- On sait, dit Blaise, on vous a entendus parler. Maintenant, c'est a eux deux qu'il faut parler. Mais, vous le savez depuis quand pour Salazar et Godric ?
- Tout à l'heure, répond Rowena. On leur a obligé à tout nous dire.
- Et ils sont où maintenant ? Demandé-je, alors que l'oiseau de mon crâne coopérait et cessait peu à eu son tintamarre.
- Quelque part dans le château, je suppose, répond Helga. Godric a dit qu'il voulait parler avec Salazar en privé.
Blaise et moi nous regardons. Ce sera aux autres groupes de les trouver. En espérant qu'ils ne tomberont sur rien de choquant, comme cela avait été le cas pour Malefoy et Harry. Je crois qu'ils ne se remettront jamais d'avoir vu Godric embrasser Salazar. Et encore, c'était sur la joue !
oOo
J'ai encore du mal à y croire. Pourtant, il marche juste devant moi, jetant un œil dans toute les salles avant de rependre sa course dans les couloirs. Quel est donc se retournement de situation de la part de Potter ? Pourquoi donc m'offrir son amitié maintenant ? Est-ce vraiment à cause de nos amis ?
Je lui jette un regard en biais. Et remarque qu'il vient d'enlever son chandail, laissant sa chemise collé à son dos à mon regard. Je déglutis. Il a un beau dos. J'en vois les lignes, le tracé de la colonne vertébrale à travers le tissu fin. Il lève le bras pour passer une main dans ses cheveux. Sa chemise se soulève, dévoile un morceau de peau bronzé à la limite de son pantalon. Je déglutis de nouveau. La couleur de sa peau me ramène à notre retenue dans la potager d'Hagrid. Je sais que son dos est parcourut de marques, de cicatrices. Comme mon corps. J'ai envie de le toucher.
J'avance une main hésitante vers lui. Mes doigts effleurent sa peau avant que sa chemise ne retombe. Je me recule, comme si je m'étais brûlé. Potter semble n'avoir rien senti, ou alors avoir pensé que c'était le mouvement de sa chemise. Il continue son chemin, comme si de rien n'était. Moi, j'ai l'impression d'avoir passé un pacte avec le diable. Sa peau, si douce, si chaude. J'ai encore envie de la toucher, sait qu'il en est hors de question. Mon cœur se serre. Comme l'autre soir. Pourquoi donc fait-il ça ?
J'inspire profondément, ordonne à mon cœur de cesser de jouer ainsi avec mes humeurs. C'est vrai quoi, je ne lui ais rien demandé à celui là. Il ne peut pas rester inactif, comme d'habitude ? Pourquoi faut-il toujours qu'il se rappelle à mon bon souvenir, seulement quand Potter est dans les parages ?
- Hey, Drago ?
Arraché à mes pensées, je jette un regard étonné à Potter. Il semble curieux.
- A quoi tu penses ? Enchaine-t-il.
Sans que je ne puisse rien y faire, je sens mes joues s'échauffer. Je n'ai pourtant pas à avoir honte de quoi que ce soit, ou à me sentir gêné de mes pensées. Elles étaient tout ce qu'il y avait de bon ou de soft. Rien de compromettant.
- A rien, réponds-je. Pourquoi ?
Potter affiche un sourire amusé.
- Ca fait trois fois que je t'appelle. Tu ne daignais pas répondre. Je ne sais pas ce qu'était ce rien, mais ça avait l'air de beaucoup t'intéresser.
Je me retiens de lui coller un sort entre les deux yeux, par égard à notre toute nouvelle amitié. Mais qu'il me cherche de trop près, et je ferais voler tout ça en éclat, foi de Malefoy ! A son regard, je comprends que Potter attend que je lui confie la teneur de mes pensées. Il peut toujours courir.
- Ce n'était rien qui ne te concerne personnellement, Potter, insisté-je.
Son regard se voile, s'obscurcit. La main qu'il avait levé pour la poser sur la poignée de la prochaine porte, retombe la long de son corps, inerte. Que fait-il ?
- Je croyais pourtant qu'on était d'accord pour s'appeler par nos prénoms Drago, dit-il.
Je fronce des sourcils, ne comprenant pas, avant que mon esprit ne fasse le lien entre ce qu'il vient de me dire et note échange d'un peu plus tôt.
- J'avais oublié, avoué-je. Et il va me falloir du temps pour que je m'habitude à t'appeler par ton prénom, Pott - Harry.
Son regard tueur qui se transforme en un grand sourire me réchauffe le cœur. Encore lui ?! Quand est-ce qu'il va me lâcher ce maudit organe ?
- D'accord, mais tu veux bien faire un petit effort ? Convient-il. J'y arrive bien, moi, ce doit donc être à ta portée.
Il me défie là ? Non, parce que si c'est le cas, il va tomber sur un os. J'affiche un sourire en coin, croise les bras sur ma poitrine.
- C'est un défi, Harry ?
Il me jette un regard étonné.
- Pas du tout ! S'exclame-t-il. Mais, au lieu de discuter, tu voudrais pas m'aider à fouiller les pièces? Je te rappelle qu'on quatre étage à faire. Et ce en moins de . . . Une heure, ajoute-t-il après un regard sur sa montre.
Je soupire, hausse des épaules et prends les portes du côté droit du couloir, lui se contentant de celles du côté gauche. Nous les ouvrons toutes une par une, jetons un œil dans la pièce, constatons qu'aucun Fondateur ne s'y trouve, et refermons derrière nous. Nous répétons le même manège pendant un quart d'heure, sur deux étages. Arrivés au cinquièmes étage, je commence à en avoir assez.
- Pott - Harry, on va jouer à ça encore longtemps ? Personnellement, j'aimerais mieux aller me chercher un encas aux cuisines avant la reprise des cours car, au cas où tu l'aurais oublié, on a écourter notre déjeuner.
- Tu reprends les cours à quelle heure ? Me demande-t-il.
- A quinze heures, pourquoi ?
- Avec McGonagall, cours de Métamorphose ?
J'acquiesce.
- Alors tais-toi et continue. On a le même cours à la même heure, et je te jure qu'on a encore le temps de fouiller le château, d'aller manger un morceau et d'aller en cours après.
Si je n'avais pas été un Malefoy bien élevé, j'aurais sans doute grondé de colère.
oOo
Je m'adosse au mur, me laisse glisser le long de ce dernier et pose mes fesses sur la pierre froide du couloir. Je n'en peux plus. Fini, j'arrête. J'en ai marre. Impossible de savoir où est-ce qu'ils sont passés. Et j'en amassez de crapahuter dans ce maudit château à la recherche de morts-vivants.
- Je vois que toi aussi, t'en as marre, fais-je quand je vois Harry faire la même chose que moi, juste à m gauche.
Il acquiesce d'un air lasse.
- On a fouillé tout ce que l'on devait, on ne les as pas trouvés. Les autres auront sans doute plus de chances.
Il jette un regard à sa montre et ajoute :
- On a encore à peu près heure devant nous. On a le temps de descendre aux cuisines avant d'aller en Métamorphose. Tu t'en sens le courage ?
Je secoue la tête.
- Pas avant de m'être posé dix minutes.
Je pose ma tête contre la pierre du mur et ferme les yeux. J'ai des élancements dans les jambes, et je suis bien content de m'arrêter quelques minutes. En plus, j'ai faim. Mon estomac me fait d'ailleurs bruyamment savoir qu'il aimerait avoir quelque chose à brûler. Je passe ma main sur mon ventre, dans un geste vain d'étouffer le bruit.
Soudain, Harry se relève, le regard fixé sur le mur au fond du couloir comme illuminé par une idée.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Veux-je savoir.
- On n'a pas regardé dans la salle sur demande, répond-t-il.
Je suis son regard, soudain intéressé moi aussi.
- Ils ont créés l'école, dis-je. Ils savent donc que s'ils veulent avoir la paix, cette pièce est leur seul espoir.
Harry acquiesce. Je me relève alors à mon tour, époussète mon fessier d'un geste de la main, et dit :
- Bien, alors allons-y, vérifions. Et après, on ira aux cuisines. Je commence à avoir vraiment faim, là. Pas toi ?
- Si, fait-il en s'avançant vers le fond du mur.
Je marche à son côté. Trop près visiblement. Mon bras n'arrête pas de frôler le sien. La sensation est déconcertante. Tout comme lui, j'ai finalement enlevé mon chandail, et nous avons ensuite tout deux relevés les manches de nos chemises. C'est donc, peau nu, que nous nous effleurons. A chaque pas, je sens sa peau douce et chaude contre la mienne, et j'ai encore plus envie de le toucher. J'ai l'impression que je ne pourrais jamais m'arrêter de le faire, tellement que j'en ai envie.
Je jette un œil sur son visage. Il est rougissant. J'ai l'impression que lui aussi à cette sensation, ou du moins quelque chose s'en approchant. Mon cœur s'emballe à cette pensée. Pourquoi suis-je heureux en imaginant qu'Harry pourrait avoir les mêmes ressentis que moi ? C'est étrange.
Nous sommes arrivés devant le mur. Nos peaux ont cessés de se frôler. Je ressens comme une espèce de manque. Encore plus étrange. Il faudrait tout de même que ça cesse, ce n'est pas normal.
Harry passe trois fois devant le mur, les yeux fermés. A la fin de son troisième passage rien ne se passe. Il pousse un cri de victoire en levant les bras au ciel.
- J'avais compris que c'était occupé, figure-toi, fais-je en passant une main sur mon oreille que j'ai bien cru perdre sous la force de son cri. Mais rien ne nous dit que ce sont eux à l'intérieur.
Il laisse ses bras retomber, déçu.
- Merci Drago, tu es une personne extrêmement encourageante.
- De rien, répliqué-je, sans relever le ton ironique.
Au moment où je termine ma phrase, une porte apparait sur le mur. Harry se recule, surpris, et viens buter contre moi. Par réflexe, je referme mes bras autour de son corps et nous mes mains sur son ventre. Je pourrais m'émouvoir de cette position. Mais je n'ai pas vraiment la tête à ça.
Salazar et Gryffondor sortent de la pièce, les vêtements en pagaille, se tenant par la main et . . . Les lèvres de l'un collés à celles de son vis-à-vis. Je déglutis. Pourquoi ce genre de visions ne sont-elles réservées qu'à Harry et moi, par Merlin ?!
oOo
Main dans la main, nous remontons le parc à allure tranquille. Blaise et moi n'avons pas jugé utile de continuer à le fouiller, vu qu'Helga et Rowena nous ont certifiés que leurs compagnons se trouvaient à l'intérieur du château. Espérons que les autres les trouveront rapidement.
- A ton avis, qu'est-ce que Godric a bien pu vouloir dire à Salazar ? Me demande soudainement Blaise.
- Mettre les choses au clair entre eux, peut-être. Avoir tout raconter à Helga et Rowena a dû rappeler des souvenirs, et Godric aura voulu savoir si c'était un non définitif. Ou un truc dans le genre. Pourquoi ?
- Comme ça, répond-t-il en haussant des épaules d'un geste nonchalant. Par curiosité.
J'acquiesce d'un signe de tête, alors que nous émergeons d'un chemin de terre pour nous retrouver sur la partie du parc qui mène aux portes du château. Nous poursuivons notre route en silence, puis pénétrons dans l'école.
- Nom de . . . ! S'exclame soudain Blaise.
Etonnée, je suis son regard. Devant nous, tout en haut de l'escalier de marbre, se trouvent Pansy et Neville, rigolant à gorges déployés. Ensemble. Je crois que Blaise a du mal à s'en remettre.
- Ca va ? M'enquiers-je.
Il hoche de la tête, le regard fixé sur les deux jeune gens.
- Je ne pensais pas que mon idée de faire ami-ami avec les Gryffondor irait aussi loin.
- Bah, c'est une bonne nouvelle non ?
- Oui, bien sûr. Mais ça fait quand même un choc !
Je ne peux que lui donner raison. Même moi ça m'a choqué. Et pourtant, je ne suis ici que depuis trois jours ! Nous les rejoignons, l'air de rien et toujours main dans la main.
- Vous êtes les premiers ? Demande Blaise.
- Visiblement, répond Pansy. On est là depuis plus d'une heure, et on a vu personne d'autre. Mais il faudrait tout de même qu'ils se dépêchent, les cours reprennent dans une heure.
Ah zut, j'avais oublié ça, moi. Les cours.
- C'est quoi le prochain ? Demandé-je.
- Métamorphose, répond Neville. Au fait, pourquoi, vous vous tenez par la main ?
Gros blanc. Pendant lequel je sens le regard tueur de Pansy sur nos mains liées. Je crois qu'il y a de la jalousie dans l'air . . .
- Je me le demande aussi, figure-toi.
Nous sursautons tous, ne nous attendant pas vraiment à entendre une voix autre que celle appartenant à l'un de nous quatre. Elle provient de mon dos. Blaise et moi nous retournons pour découvrir le nouvel arrivant.
Environ un mètre soixante, cinquante kilos tout mouillé, pré pubère, les yeux bruns, les cheveux châtains clairs, vêtus d'un jean aux genoux tâchés d'herbe et d'un tee-shirt blanc à l'effigie d'un héros de manga, baskets crades au pieds. Fronce des sourcils. Puis me tend un sourire insolent.
- Benjamin ? M'écrié-je.
Nom d'un chien, est-ce que quelqu'un veut bien m'expliquer ce que mon petit frère fait ici ?!
Certains d'entre vous l'auront peut-être remarqué, mais ce chapitre n'a pas été corrigé. Je ne l'ai pas envoyé à ma bêta pour ne pas la surcharger de travail. J'espère que cela n'aura pas affecter le plaisir de votre lecture. :)
A dans deux semaines tout le monde !
Bisous ! :x
