Titre : La prophétie des Fondateurs
Rating : T (peut-être plus pour très longtemps --')
Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)
Note de l'auteur : Désolé pour le retard de ce chapitre, je n'ai pas pu le mettre plus tôt, j'ai été viré de chez moi hier matin avant d'avoir pu le faire, et je ne suis rentré que maintenant. Donc, le voilà.
Il n'est pas corrigé, j'essaierai de penser à faire des mises à jour (depuis le temps que je le dis ça :/)
Bonne lecture !
Chapitre 19 : Un second cas
Je crois bien que, tout comme moi, Drago en a marre de tomber sur Godric et Salazar, à chaque fois qu'ils se font des papouilles. Non mais, honnêtement, pourquoi toujours nous ? Dans le genre vision dont on se passerait bien, celle-ci se classe en tête de liste. Heureusement, les deux hommes constatent notre présence rapidement, et s'écartent légèrement l'un de l'autre. Juste de quoi ne pas dépasser les limites de la décence.
- Oh, fait Godric, on n'avait pas vu que vous étiez là.
Sans rire ?
Ni Drago, ni moi ne répondons. Que voulez-vous dire en même temps ? Nous sommes sans doute encore trop choqués. Un silence gênant s'installe. Que Salazar rompt.
- Je vois que nous ne sommes pas les seuls à nous être trouver des affinités inattendues, dit-il.
Je le regarde, étonné. De quoi est-ce qu'il parle ? Son regard dévie sur ma taille . . . Où je sens comme un poids que je n'avais pas remarqué avant. Je baisse mon regard, au moment où deux mains pâles se dénouent et s'écartent prestement de mon estomac où elles étaient sagement installées quelques secondes auparavant. Je me retourne et lance un regard surpris à Drago qui évite mon regard. Quand est-ce qu'il m'a prit dans ses bras, lui ? Et qu'est-ce qu'il lui a prit ?
Je secoue la tête, effaçant ces pensées. Il y a plus urgent à faire.
- Harry et moi vous cherchions, fait Drago. Votre amie moldue voudrait vous voir.
Je lève les yeux au ciel. Adélaïde n'est plus si moldue que ça, au vu des derniers évènements. Et puis, il aurait pu le dire d'une autre manière. Elle a un prénom et un nom après tout.
- C'est Adélaïde, ou McGregor, Mr Malefoy, le reprend Godric, en écho à mes pensées, et non pas « votre amie moldue. »
Je souris lorsque je constate l'air renfrognée qu'affiche Drago. Sur ce coup-là, Godric l'a bien mouché.
- Et pourquoi veut-elle nous voir ? Demande Salazar.
- Pour vous poser quelques questions, réponds-je.
Mais de toute façon, Drago et moi pourrions tout aussi bien les lui donner personnellement à présent.
- A propos de quoi ? S'intéresse Salazar en nous passant sous le nez, main dans la main avec Godric.
J'échange un regard avec Drago. Nous sommes tous les deux mortifiés du spectacle qu'ils nous infligent. Pas que je sois homophobe ou quoi que ce soit - ce serait d'ailleurs la meilleure celle-ci - mais s'ils pouvaient éviter de nous montrer que tout ce qui oppose Serpentard à Gryffondor depuis mille ans n'est qu'une grosse mascarade, ce serait sympa.
- A propos de la malédiction et du fait que vous nous avez tous entubés, répond soudain Malefoy, avant que j'ai pu faire quoi que ce soit.
Godric et Salazar s'arrêtent au milieu du couloir, regardent Drago comme s'il ne l'avaient jamais vu auparavant puis m'interrogent du regard.
- Je ne savais même pas qu'il connaissait le mot entuber, dis-je.
Godric lève les yeux au ciel alors que Salazar me fusille du regard.
- On s'en fiche de cela, Mr Potter, fait ce dernier, nous voulons savoir de quoi vous parlez.
- Regardez-vous, fais-je avec un geste de la main dans leur direction. Depuis que nous sommes élèves ici, on nous a appris que Serpentard et Gryffondor se sont haïs jusqu'à leur mort. Excusez-moi du peu, mais ce n'est pas tout à fait l'image que vous donnez pour l'instant.
Ils échangent un regard avant de soupirer de concert et de reprendre leur route.
- Tu viens de te faire snober, Harry.
- Merci, je n'avais pas besoin que tu me le précises, Drago.
oOo
Question à mille gallions : qui est Benjamin ? Bon d'accord, j'ai bien compris que c'est le morveux qui vient de débarquer avec ces chaussures sales et son regard effronté, mais je voudrais bien savoir d'où Adélaïde le connait.
- Qui est-ce ? Demande alors le môme en me pointant du pouce.
Je fronce des sourcils. On lui a jamais appris la politesse ?
- Il s'appelle Blaise et c'est un ami, répond Adélaïde. Maintenant, qu'est-ce que tu fiches ici, toi ? Le grand noir, je sais plus son nom, devait . . .
Elle se tut, comme si elle allait dire quelque chose qu'il ne fallait pas, et pince les lèvres.
- Malheureusement miss McGregor, il semblerait que nous ayons un souci avec votre frère.
La nouvelle voix retentit dans l'escalier. Une voix que je connais. Je me tourne vers elle et m'exclame :
- Kingsley ?
L'homme me sourit.
- Bonjour Mr Zabini. Heureux de vous revoir.
- Ton frère ? Répété-je ensuite, abasourdi, en me tournant vers Adélaïde.
- Oui, acquiesce-t-elle, il s'appelle Benjamin, il a treize ans. Et il n'a rien à faire ici.
Le gamin s'écarte de nous, jette un œil sur ce qui l'entoure, siffle un coup.
- C'est chouette comme endroit. Et vous dites que c'est une école ?
Je regarde Adélaïde, à la recherche d'une explication.
- Ne me regarde pas comme ça, se défend-t-elle, Kingsley devait soumettre ma famille au sortilège d'amnésie, le temps que je sois à Poudlard, pour éviter qu'ils s'inquiètent de ma disparition.
- Ce qui a fonctionné sur vos parents, mais pas sur votre frère, intervient l'homme en se postant à notre côté. C'est pour cela que je l'ai ramené. Il faut que je discute de cela avec le professeur Dumbledore.
Gros silence, où tout le monde se tourne vers Benjamin qui guette la Grande Salle d'un œil intéressé. Comment ça se fait qu'il ait résisté au sortilège ?
- Il est comme Adélaïde vous pensez ? Fait soudain Neville à côté de moi.
- Oh Merlin, s'exclame Pansy en levant les yeux au ciel, c'est contagieux !
Kingsley nous regarde, interloqué.
- Mais de quoi parlez-vous ?
C'est Adélaïde elle-même qui répond à la question. Vaut mieux d'ailleurs, parce que Dumbledore nous a interdit de dire quoi que ce soit à qui que ce soit à propos de ça. Et qu'en tant qu'élèves, on ne peut pas vraiment désobéir à un ordre comme celui-ci. Ce qui n'est pas le cas d'Adélaïde.
- On a découvert que la magie n'a aucun effet sur moi, ce qui explique entre autre pourquoi j'ai pu voir Poudlard et y pénétrer.
Théodore et Seamus choisissent ce moment-là pour débarouler des cachots. En les voyant, je fronce des sourcils et laisse tomber ma mâchoire sous le choc. Vu l'état dans lequel ils sont, ils n'ont pas fait que fouiller le sous-sol du château, ils s'y sont aussi bien éclatés. Merlin-Tout-Puissant, je n'aurais jamais cru que mon idée de rapprocher nos groupes d'amis auraient pu avoir ça comme conséquence ! Surtout entre ces deux là !
- Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Demande Neville. Vous vous êtes battus ou quoi ?
- Si tu veux mon avis Neville, fait Pansy avec une moue dégoutée, ce n'est pas tout à fait le genre de bagarre à laquelle tu penses. Je parierai plutôt pour un corps à corps . . . langoureux.
Je ferme les yeux, essayant d'endiguer le flot d'images indésirables qui envahit mon esprit.
- Merci Pansy, on se serait passé des détails, fait Adélaïde, en écho à mes pensées.
Théo et Seamus nous rejoignent, pas gênés pour deux noises et nous interrogent du regard.
- Cherchez pas à comprendre, dis-je, c'est compliqué. Pour faire simple, Adel et moi avons trouvés les Fondatrices qui nous expliqués ce qu'il se passait, puis le môme qu'est là à débarquer avec Kingsley, c'est le petit frère d'Adel et en plus il semblerait qu'il soit aussi insensible à la magie qu'elle. Des questions ?
Aux regards qu'ils me retournent tous les deux, je crois qu'ils sont perdus.
- Moi j'en aurais plein, mais je crois que ça va attendre, fait une voix féminine.
Nous nous tournons tous vers le couloir qui mènent aux étages supérieurs. Ron et Hermione viennent de débarquer à leur tour et ont sans doute entendus ce que je viens de dire.
- Pourquoi ça devrait attendre ? Demande Seamus.
- Parce qu'il faut que je parle au professeur Dumbledore de toute urgence, répond Kingsley. Mr McGregor, voulez-vous bien me suivre ?
Le gamin s'arrache à la contemplation du grand escalier de marbre et regarde sa sœur.
- Tu viens avec moi ? Demande-t-il.
Adélaïde secoue la tête.
- Désolé, mais j'ai autre chose à faire. Tu n'auras qu'à venir me voir ensuite pour me dire ce qu'il s'est passé avec le directeur.
Son frère parait blessé l'espace de quelques secondes, mais il se reprend et suit Kingsley dans les couloirs. Ron et Hermione en profitent pour nous rejoindre.
- Alors ? Fait cette dernière. Nous on a rien trouvé, et vous ?
- Blaise et moi avons croisés Helga et Rowena, répond Adélaïde.
- Personne, répondent Théo, Seamus, Neville et Pansy d'une même voix.
Ils se regardent et éclatent de rire. J'ai l'impression d'être en train d'halluciner, mais quelque chose de mignon ! Et vu la tête d'Hermione, elle aussi.
- Blaise, j'ai loupé un chapitre ?
- On est deux, et si tu veux mon avis, on n'en pas loupé qu'un. Enfin bref, ce sont donc Drago et Harry qui ont dus tombé sur Godric et Salazar, conclus-je.
oOo
Quand on débarque dans le hall, j'ai comme qui dirait l'impression que nous sommes les derniers. Et surtout, d'être passé dans la quatrième dimension. Quelqu'un peut me dire pourquoi Théodore, Pansy, Neville et Seamus rient ? Ensemble ? Pas que je sois contre, mais ils avaient plutôt l'heure d'être à deux doigts de s'égorger il y a encore deux heures.
- On a dû manquer quelque chose, dit Drago.
- Tout à fait d'accord.
Toujours est-il que nous les rejoignons, Salazar et Godric devant nous, pendant que les quatre autres arrêtent de rire.
- Ah vous voilà ! S'exclame Hermione en nous voyant. On espérait bien que vous les ayez trouvés.
- Mouais, fis-je, nous en s'en serait bien passé.
Drago acquiesce d'un air lasse, avant de frissonner. Il a dû revoir la scène de tout à l'heure.
- Tu nous cherchais Adélaïde ? Demande Salazar.
Curieusement, il n'y a aucune réponse. Comme je ne vois pas la jeune fille d'où je suis - Godric me bouche la vue - je me penche vers Drago pour l'avoir dans mon champ de vision. Elle a le regard fixé sur les mains de Salazar et Godric. Mains liées.
- Je nage en plein délire, soupire-t-elle d'un air effaré. D'abord Row et Hel qui nous raconte que vous vous aimez à la folie mais que vous êtes incapables de vous en rendre compte, Benjamin qui débarque, et maintenant ça !
C'est qui Benjamin ? Bon visiblement, on a loupé plus de trucs qu'on ne croyait.
- Qu'est-ce qu'elles ont dit ? Demande Godric.
Adélaïde roule des yeux.
- Juste que le départ de votre mésentente, c'est que vous avez été incapable d'accepter les sentiments que vous nourrissiez l'un pour l'autre - enfin surtout en ce qui te concerne Salazar - et qu'elles avaient une part de responsabilité là-dedans car, quand vous leur avez demandé conseil sur ce qu'il passait, vous ne leur avez pas dit de qui vous parliez ! Si ça avait été le cas, elles vous auraient dit de foncer !
- Ce qui nous aurait évité tout cette histoire, conclut Hermione. A cause de vous, de générations d'élèves se sont battus et tués.
- Et moi, j'ai dû assassiner un mage noir, ajouté-je. Merci du cadeau.
Drago et moi nous sommes rapprochés de nos amis pour faire face aux Fondateurs. Et les deux hommes n'ont pas l'air repentants.
- Nous avons fait une erreur, nous le savons. Mais maintenant, tout va bien, fait Godric. Regardez.
Et sans prévenir, il se penche vers le visage de Salazar et l'embrasse à pleine bouche. Divers sons dégoutés proviennent de derrière. Drago et moi nous contentons d'échanger un regard fataliste. Décidemment, nous sommes obligés d'assister à toute ces scènes.
- Veuillez nous éviter ce genre de visions, je vous prie.
La voix de Rowena retentit depuis la base de l'escalier. Au moins, ça le mérite de décoller les deux sangsues.
- Dites, après la vision subliminale de Théo et Seamus en train de se peloter dans un coin sombre, je me serais moi aussi abstenue de cette scène, intervint Blaise.
Théodore et . . . Seamus ? Quoi ?
- Qu'est-ce que tu viens de dire Blaise ? Prononce lentement Drago en regardant son ami.
Ce dernier n'est pas gêné pour deux noises.
- Juste la vérité. Regarde leurs têtes !
Il le fait, et moi aussi. Effectivement, vu leurs têtes et leurs vêtements, ils n'ont pas dû beaucoup fouiller. Ou en tout cas, pas les cachots. Et, étonnamment, savoir que Seamus et Théo ont des . . . affinités particulières, ne me choque pas. Je trouve qu'ils vont bien ensemble. Et je m'attends bien entendu à entendre le blondinet crier au scandale.
Mais il n'en est rien. Il se contente de se retourner vers les Fondateurs.
- Maintenant qu'on sait pourquoi ils ont étés maudits. Qu'est-ce qu'il se passe ?
Tout le monde se tourne d'emblée vers Adélaïde, qui recule d'un pas.
- Ne me regardez pas comme ça, j'en sais strictement rien !
- Condamnés à errer dans le monde non-sorcier, tout en suivant le cours de l'Histoire des leurs, seule la Première leur obtiendra la rédemption tant attendue, sur les lieux du début . . . , cite Rowena. Tant que nous n'avons pas trouver les lieux du début, nous sommes bloqués.
Adélaïde soupire non loin de moi. Je crois que cette histoire commence à lui taper sur les nerfs, un peu comme nous tous en fait. Les Fondateurs en premiers, ils doivent avoir hâte de mourir enfin.
- Drago a émit l'hypothèse que je dois vous accorder la délivrance, dit-elle. Peut-être sommes-nous sur le bon lieu, mais qu'il faut que je prononce les mots magiques.
La tension monte d'un coup. Les regards des Fondateurs se font suppliants. Je crois que je n'avais jamais vu ça. Soudain, une main attrape mon bras et le sert fort. Je regarde Drago d'un air étonné.
- Qu'est-ce qu'il y a ? chuchoté-je.
Il plisse des yeux, le regard fixé sur les Fondateurs.
- Tu crois que j'ai raison et qu'ils vont partir dès qu'elle va leur dire de le faire ?
Comment il veut que je le sache ?
- On verra bien.
A peine ais-je prononcé ces mots qu'Adélaïde fait trois pas en avant, se poste devant les Fondateurs d'un air décidé et dit :
- Depuis quelques heures, soit depuis que Salazar et Godric se sont rabibochés, j'ai comme l'impression que le feeling passe mieux entre les maisons.
Pour affirmer ses dires, elle pointe notre groupe du doigt, puis, quelque chose dans notre dos. Nous nous retournons tous. Deux jeunes gens d'une quinzaine d'années discutent calmement en remontant des cachots. Un garçon à l'uniforme de Gryffondor et une fille à l'uniforme de Serpentard. Je les reconnais, sans même m'en rendre compte. Ces deux là s'envoyaient des vacheries au visage vendredi soir à la fin des cours, juste avant que l'on se batte une dernière fois avec Drago.
Je me tourne vers Adélaïde. Elle a raison. Depuis l'arrivée des Fondateurs et leur entente qui s'améliore, tout semble aller de mieux en mieux entre les élèves. Tout cela parait étrange mais en même temps . . . L'école qu'ils ont créés est tellement emplis de leur magie, que ça m'étonnerait pas que l'on soit influencé, depuis des siècles, et que quand ils s'entendent cela fasse aussi de l'effet sur nous.
Adélaïde se tourne de nouveau vers les Fondateurs.
- J'ai été contente de vous connaître. J'espère que ce sera bien là où vous allez.
J'ouvre de grands yeux. Elle va . . . ? La poigne de Drago se resserre sur mon bras et il se rapproche de moi. Je sens mon corps frôler le sien. Curieusement, cela fait monter ma tension artérielle ainsi que ma température corporelle.
- Helga, Rowena, Godric, Salazar, je suis la Première et donc par conséquent la seule à pouvoir vous délivrer de votre malédiction.
Les quatre Fondateurs se rapprochent les uns des autres. Leurs mains se lient, amicales, espérant.
- Aujourd'hui, je constate que les élèves de l'école Poudlard, que vous avez fondés, sont tout aussi liés que vous. Je pense donc que vous avez le dro . . . .
Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase. Les Fondateurs disparaissent subitement, sans signes avant-coureur, sans bruit, sans lumières. Juste, plus rien. Nous restons scotchés deux longues minutes. Puis, Adélaïde s'exclame :
- Hey, mais c'est quoi cette arnaque ?!
Je suis d'accord avec Adelaïde, il y a de l'arnaque là. ^^
A dans deux semaines !
Bisous à tous !
