Titre : La prophétie des Fondateurs
Rating : T (moi qui pensait vous y coller un lemon, bah finalement, ça ne se fera pas ^^')
Pairing : Au moins un HP/DM, débrouillez-vous pour deviner les autres. ;)
Note de l'auteur :
*zyeute à gauche, zyeute à droite*
Tiens, mais, où suis-je ?
*tapote les murs, regarde le plafond*
Bizarre, il me dit quelque chose cet endroit ...
*jette un oeil aux persos, à l'intrigue*
oh mais, oh mais . . . !
Ouais, vous non plus vous n'y croyez pas hein ? ^^ Eh bah si ! C'est un nouveau chapitre tout beau, tout neuf, qui sort tout juste du four ( et qui par conséquent n'est pas corrigé). Je viens de finir de vous le pondre (ouais, j'suis une poule ^^), il y a ... quinze minutes à tout casser. Et comme ça fait longtemps que vous attendez, bh je vous le donne maintenant. =)
Bonne lecture !
Chapitre 21 : Le sentiment amoureux
- Vous ne me croirez jamais !
Je sursaute et laisse échapper mon encrier sur la table qui déverse son contenu sur mes trente centimètres de parchemins rédigés. Je jette un regard noir à Adélaïde qui vient de débouler dans la salle commune en beuglant.
- Oh, désolé Harry, s'excuse-t-elle en voyant ma tête et l'état de mon devoir.
Puis, elle tire la chaise qui se trouve à ma droite et s'installe à notre table. Ron et Hermione la regardent, attentifs, alors que j'aspire avec ma baguette l'encre qui se répand joyeusement sur mon parchemin.
- Qu'est-ce qu'on ne croira jamais ? Demande Ron.
Adélaïde sourit, rigole et déclare :
- Tout à l'heure, dans le parc, je suis tombé sur les professeurs Lupin et Rogue.
Et pourquoi ça l'a fait rire au juste ?
- C'est pour ça que tu as bousillé mon devoir de Métamorphose ? Bougonné-je, de mauvaise humeur.
- Non mais attend, je n'ai pas tout dit ! S'exclame-t-elle. Devinez ce qu'ils étaient en train de faire !
Ron ricane.
- Se battre, peut-être ? fait-il sur le ton de l'évidence.
Adélaïde secoue la tête, toute contente.
- Non, tout le contraire en fait. Ca y allait fort le bécotage ! Mais je ne suis pas resté pour voir jusqu'où ils ont étés, les bruits sont soudainement devenus suspects.
Surpris, je fais un faux mouvement et fais tomber mon encrier une seconde fois. Je jure à voix haute, m'attirant les regards surpris des élèves présents dans la salle commune.
- Harry ! Me reprend Hermione, ton langage !
Je grogne et nettoie de nouveau mon parchemin, tout en regardant notre nouvelle amie.
- Tu plaisantes là ? Fais-je.
Elle secoue la tête, mains jointes sur la table.
- Tu as vu ce qu'il s'est passé dans le couloir l'autre jour ? Eh bien ça en était la suite direct.
Je grimace. Merci de ne pas me rappeler le jour le plus traumatisant de toute ma jeune vie.
- Ne fais pas cette tête, Harry ! S'exclame Hermione. C'était presque courut d'avance.
- Comment ça ? Demande Ron, tout aussi largué que moi.
Hermione soupire et roule des yeux, sous le regard attentif d'Adélaïde qui nous écoute.
- Vous n'avez pas remarqué peut-être ? Tout ce qu'il s'est passé depuis l'arrivée des Fondateurs ? Le rapprochement ?
Je fixe mon amie avec des yeux de bovins.
- Enfin, réveillez-vous ! Théodore et Seamus ! Pansy et Neville ! Lupin et Rogue ! Harry et Drago !
- Quoi, Harry et Drago ?! M'exclamé-je. On a rien à voir là-dedans nous !
Hermione me regarde comme si j'étais un véracrasse stupide.
- S'il te plait, Harry, intervient Adélaïde, votre toute nouvelle amitié n'est-elle pas surprenante ?
Je reste muet. Et sceptique. Et d'abord, c'est quoi le rapport avec la séance de bécotage de nos deux professeurs ?
- Bref, tu n'étais pas en train de nous parler de Rogue et Lupin au départ ?
Adélaïde hausse des épaules.
- Si, je me suis dit que vous aimeriez être au courant.
- Et Benjamin, où est-il ? Demande Hermione alors qu'elle range ses affaires.
L'entendre prononcer ce mot me rappelle que je ne sais toujours pas qui est ce Benjamin. Nos amis ne nous l'ont pas expliqués, à Drago et moi.
- C'est qui Benjamin ? fais-je avant qu'Adelaïde ne réponde à la question de ma meilleure amie.
- C'est mon petit frère. Il est arrivé ici cet après-midi. Il est comme moi.
J'hausse les sourcils, ouvre de grands yeux. Comme elle ? C'est-à-dire … ?
- Il est insensible à la magie, chuchote-t-elle en prenant garde à ce que personne d'autre que nous ne l'entende dans la salle commune. Shackelbot n'a pas réussi à lui jeter le sortilège d'amnésie qu'il a posé sur mes parents.
Hermione, Ron et moi partageons la même expression : celle du poisson mort.
- Ah bah ça alors ! S'exclame Ron, avant de grimacer de douleur et de frotter sa jambe par-dessous la table.
Hermione a dû utiliser sa méthode personnel pour le faire taire.
- Moins fort ! chuchote-elle entre ses dents.
Je ris. Ce brave Ron, toujours aussi gaffeur.
- Et alors, qu'est-ce qu'envisage de faire le professeur Dumbledore maintenant que les Fondateurs ne sont plus là ?
Pendant un bref instant, je croise le regard d'Adélaïde. Elle semble triste. Puis, elle baisse les yeux, et sa chevelure nous cache son visage. Elle hausse des épaules.
- Je ne sais pas vraiment. Mais je pense avoir compris qu'ils vont alerter vos autorités, quant à notre insensibilité. Je suppose que ça devait finir par arriver.
Elle relève la tête, sourit vaillamment, mais aucun de nous trois n'est dupe. Elle a peur. Hermione approche une main de celle d'Adélaïde et la serre fort.
- Tu n'as rien à craindre, la rassure-t-elle. Et si tu as besoin de quoi que ce soit, tu n'auras qu'à nous prévenir. De toute manière, quoi que décide le Ministère, je sais que le professeur Dumbledore ne les laissera pas faire ce qu'ils veulent.
Ron et moi hochons de la tête, d'accord avec ce que vient de promettre Hermione. Aucun de nous ne supporte véritablement le Ministère depuis la fin de la guerre. Et comme Adélaïde est notre amie, nous ne la laisserons pas tomber !
oOo
La salle commune des Serpentard est plus que bruyante. Les plus jeunes, de la première à la quatrième année, s'entraident sur leurs devoirs, chaque groupe parlant pus fort que les autres pour se faire entendre et provoquant un sacré vacarme. En face de moi, le visage de Drago vire progressivement au rouge foncé. A côté, Pansy et Théo, comme moi, surveille la tension artérielle de notre ami qui ne va plus tarder à exploser d'impatience si ça continue comme ça.
Je glisse dans mon fauteuil, me cale mieux à l'intérieur, et essaye de me remettre à ma lecture. Mais je n'y arrive pas. Sans compter mon meilleur ami à surveiller, je n'arrête pas de penser à Adélaïde. Aux Fondateurs. A tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Au cours de Potion catastrophique, et à Rogue repeint en bleu ciel des pieds et surnommé Schtroumpf grognon ; au déjeuner mouvementé et au rapprochement plus qu'inattendu entre Drago et Harry ; à ma promenade dans le parc en compagnie d'Adélaïde, à notre baiser et enfin … à la révélation que je me suis faite.
Est-ce que Drago pourrait réellement être amoureux d'Harry - et vice versa - mais ne pas s'en apercevoir ? Oui, tout à fait plausible. N'a-t-il pas cru, tout à l'heure, à un grave problème de santé quand il parlait des chamboulements de son cœur ? Drago est-il aussi hermétique à l'amour qu'il n'en reconnait même pas les signes ? Je soupire. Avec l'éducation qu'ont dû lui donner ses parents, une telle chose ne serait pas étonnante.
Soudain, me tirant de mes pensées, retentit le bruit sourd d'un objet lourd qui tombe. Je tourne la tête vers les tables qui accueillent les élève qui travaillent, puis baisse le regard vers la boule de cristal qui roule à terre. Un élève se lève et la ramasse en rigolant. Devant moi, j'entends comme un grondement sourd. Etonné, je me tourne vers Drago. Je ne vois pas son visage, caché par le livre de cours qu'il lit, mais ses mains - ainsi que le bouquin qu'elles tiennent - tremblent. De fureur, visiblement. Je pense qu'il est temps que j'agisse.
Me raclant la gorge, je dépose mon livre sur la table basse, me lève, m'approche de mon meilleur ami et le force à se lever. Il me jette un regard surpris, mais pas calmé.
- Viens avec moi, Drago, je dois te parler.
Puisqu'il vaut mieux l'éloigner des plus jeunes qui risquent d'être victimes d'un fait divers atroce d'ici quelques instants, j'en profite pour décider de m'entretenir sérieusement avec lui. Drago repose finalement son livre par-dessus le mien, puis me suit. Je nous mène jusqu'à notre dortoir, fait un signe de la main à Théo et Pansy qui respirent beaucoup mieux depuis la disparition de la menace « Fureur de Drago », et me tourne vers mon ami.
- Tu te rappelles, tout à l'heure tu as dit que tu avais des problèmes avec ton cœur, fais-je.
Il acquiesce d'un signe de tête, visiblement curieux, alors que je referme la porte de notre dortoir. Ensuite, je m'assieds sur mon lit et lui fais signe de me rejoindre. Il le fait, et dit :
- Je me souviens aussi que tu as dit que j'étais stupide et borné, et non pas malade.
Je rigole. Je sais qu'il l'a mal prit, mais je m'en fiche. Il prendra encore plus mal ce que je vais lui annoncer.
- C'est parce que c'est vrai, fais-je. Tu n'es pas malade, c'est juste que tu n'es pas habitué à ressentir des sentiments aussi forts.
Drago fronce des sourcils.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Dis-moi, tes trucs au cœur là, ce n'est pas vraiment des douleurs, n'est-ce pas ? Il s'emballe, il tressaute, mais tu n'as pas mal.
Il tourne la tête, renifle dédaigneusement.
- Peut-être oui. Et alors ?
Je souris, amusé. Ca a l'air plus simple que je ne le croyais. Au moins, il ne réfute pas en bloc. Mais le plus dur reste quand même à faire.
- Et, ses mouvements, ils ne se feraient pas, par hasard, quand une personne en particulier est dans les parages ?
Drago se retourne violemment vers moi, surpris.
- Comment tu sais ça ? S'exclame-t-il. Qui te l'a dit ?
Je rigole encore.
- Personne Drago, c'est juste que je sais ce qu'il t'arrive.
Je prends une grande inspiration, m'apprêtant à faire le grand saut.
- Tu es amoureux.
Je ferme alors subitement les yeux, m'attendant à me prendre un sort particulièrement violent. Sauf que … rien n'arrive. Je rouvre prudemment un œil et scrute mon ami. Il a les joues entièrement rouge, ce qui est une première pour moi.
- Drago, m'étonné-je, tu rougis ?
- N … non, p … pas du tout, s'écrie-t-il en me tournant le dos.
J'ouvre des yeux grands comme Poudlard.
- Tu viens de bégayer ? Articulé-je lentement, comme pour m'en convaincre moi-même.
Je vois sa tête s'enfoncer dans ses épaules. Et la scène est tellement hallucinante que j'éclate de rire. Très brusquement. Et très fort. Ca attire l'attention de Drago qui se décide à me faire face de nouveau.
- Blaise, arrête de rire ! Grogne-t-il. Je vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle. Tu n'es pas amoureux toi peut-être ?
Ca me casse immédiatement mon fou rire. Il n'a pas tort en plus.
- Si, soupiré-je avec un sourire béat. Et crois-moi, il n'y a pas de sentiment plus merveilleux au monde.
- Mouais, bougonne-t-il, quand les sentiments sont partagés, je veux bien croire.
- Tu penses qu'il ne t'aime pas ? Demandé-je.
- Bah, bien entendu ! Comment veux-tu qu …
Il s'interrompt et me lance un regard scrutateur.
- Comment tu sais que c'est un garçon ?
Je roule des yeux.
- Pitié Drago, qui parmi tes amis ne sait pas que tu es amoureux d'Harry !
Il ouvre grand la bouche, choqué.
Oups. Je crois que j'y ais été un peu trop fort sur ce coup-là.
On remercie Blaise qui est trop fort et qui va faire avancer notre petit couple ... enfin, en théorie. On sait jamais avec ces deux là, Harry et Drago ont tendance à faire un peu ce qu'ils veulent. --'
Voilà, donc je vous dit à la prochaine ! ( dans pas trop longtemps j'espère :/ )
Bisous !
