Base : I'll generation basket

Painring : ho, ça va... et la surprise alors ?

Genre : humour, romance, petits bouts de vie (!)

Rating : ha bon, c'est pas tout public ? Ben si, tant que vous êtes majeur.

Disclaimer : ils sont tous à Hiroyuki Asada qui pourrait partager un peu quand même ! (rien qu'avec nous)


Comment ça a commencé... la suite

Hiiragi se réveilla très tôt (surtout pour un dimanche matin), bien trop tôt pour être normal. Il chercha du regard ce qui avait pu causer ce réveil anticipé. La fenêtre était fermée, la porte aussi, le chauffage était allumé, tout était normal, il avait même plutôt chaud. Et puis il sentit son nez le piquer, les larmes lui monter aux yeux, et il éternua violemment.

Il m'a filé son rhume !

Les événements de la veille remontèrent à la surface, rappelant la diarrhée, le médicament, Tachibana, le rhume et leur discussion.

Je le savais, ça allait mal finir, on embrasse personne quand on est enrhumé ! Connard d'Akane... heu...de Tachibana.

Il chercha la boite de mouchoir au pied du lit. La trouva, la secoua : vide. Il résista à l'envie de se moucher dans le drap, et chercha le mouchoir utilisé la veille au soir. Il l'avait rendu à Tachibana, donc fouilla ses poches de pantalon avec difficulté, puisque son ami dormait sur le côté.

- Mmmeuhh ?

- Dors.

Sous l'invasion impromptue de ses poches Tachibana se tortilla un peu, rendant encore plus ardue la fouille des-dites poches.

- Qu'est-ce tu fais ?

- Mais rien, arrête de bouger.

- Tu veux pas que je t'embrasse mais tu me...

- Je cherche le mouchoir, idiot ! Tu m'as filé ton rhume.

- Attends.

Tachibana plongea la main sous la couette, farfouillant à droite et à gauche, et finit par ressortir le mouchoir roulé en une petite boulette collée.

- Tiens.

- Merci, fit Hiiragi avec un air qui disait exactement le contraire.

Hiiragi nota mentalement d'aérer en grand une fois Tachibana parti, histoire d'éviter la prolifération des divers microbes qui devaient s'installer chez lui.

- Ça va ?

- A part le bouillon de culture, oui.

L'air concentré de Tachibana lui indiqua qu'il n'avait à peu près rien comprit à l'allusion mais Hiiragi décida de passer là-dessus.

Il se cala contre le mur, poussant son invité sans ménagement (il lui avait tout de même filé un rhume), ramena la couette sur ses jambes et se moucha. La position verticale était plus fatigante en cas de migraine mais elle avait l'avantage de faciliter la respiration.

Un peu désarçonné par le fait d'être quasi éjecté du lit, Tachibana croisa les jambes, attendant patiemment que Hiiragi lui accorde un peu de son attention. Celui-ci finit de se moucher, et réalisant que c'était probablement le dernier mouchoir de sa chambre, il le glissa à nouveau sous la couette.

A peine eut-il « rangé » le mouchoir qu'il se sentit poussé contre le mur, une main s'accrochant à son tee-shirt. Il sentit le front de Tachibana contre le sien et pressentit la « collision » une demi-seconde avant qu'elle n'arrive. On pouvait difficilement imaginer pire que leur premier baiser, et pourtant, ça le fut. Naturellement, Hitonari essaya autant que faire se peut de repousser l'assaut de son « un peu plus qu'ami depuis peu », mais la main qu'il tendit ne rencontra que le vide, l'emportant dans son élan. Il se rattrapa plus ou moins au tee-shirt de Tachibana, qui dut se reculer, sous peine de finir étranglé par ce même tee-shirt.

Finalement, dans un face à face menaçant, Tachibana sourit joyeusement en montrant les dents et Hiiragi serra les poings, rougissant du menton à la base des cheveux.

- T'as déjà la crève, autant en profiter.

- Me touche pas, 'spèce de triple crétin !

Au mépris de toute obéissance, Tachibana se jeta sournoisement sur les jambes de son hôte et lui accrocha le cou, bien décidé à réitérer ses tentatives de collision.

Reprenant sa défense, Hitonari se débattit, Akane insista, entraînant une lutte acharnée et inconfortable dont résultèrent : la chute de la couette, la disparition du dernier mouchoir de la maison, le déplacement du lit de vingt bons centimètres et deux fous rire incontrôlables.

Entre deux éclats de rire, Hiiragi profita de l'hilarité d'Akane pour lui assener le tranchant de la main sur le crâne.

- T'es pas bien, toi !

- Hé, Hiiragi, salaud, j't'ai rien fait !

- Et t'appelle ça comment toi ?

- Mais c'est toi qu'y a commencé avec tes histoires !

Un instant, ils s'immobilisèrent tous les deux, Hiiragi contemplant la moue boudeuse de Tachibana. Puis il finit par soupirer en souriant doucement.

- Oublie, d'accord.

- Quoi ?

- Tout, crétin ! Oublie toutes mes histoires, je te ferais plus la gueule.

L'expression stupide qui orna le visage de Tachibana arracha un rictus ironique à Hiiragi.

- Promis ?

La question était posée avec une telle candeur que Hitonari ne put que reprendre son sérieux et continuer.

- Ouais, crétin, oublie, j'ai pas envie que tu me sautes dessus à tout bout de champ.

- T'aimes pas ?

Hiiragi prit soigneusement le temps de réfléchir ; il ne voulait pas vexer son ami et pas non plus nier ses sentiments un peu troubles à son égard. N'empêche qu'il lui faudrait un sérieux conditionnement pour accepter l'idée de « sortir » avec Tachibana. Un conditionnement long, très long. Donc, autant garder toutes ces questions pour lui pour l'instant, puisqu'il aurait toujours Tachibana sous la main le jour où il y aurait des réponses.

- Je suis pas fan des coups de boule.

- Ha.

- Du rhume non plus.

- Oh.

- Mais reste avec moi, d'accord ?

Un sourire carnassier lui répondit.

- Okay. Mais tu vas le regretter !

Hiiragi sourit à son tour avant d'expulser Tachibana de son lit.

- Ça c'est fait, alors maintenant, va manger du bitume, on a un match dimanche prochain !

- Hé ! C'est juste un match d'entraînement !

- Même !

Tachibana se releva en grognant, sous le sourire lumineux de Hiiragi. Bon, ça commençait bien, cette année !

A SUIVRE ...