Base : I'll generation basket
Painring : ho, ça va... et la surprise alors ?
Genre : humour, romance, petits bouts de vie (!)
Rating : ha bon, c'est pas tout public ? Ben si, tant que vous êtes majeur.
Disclaimer : ils sont tous à Hiroyuki Asada qui pourrait partager un peu quand même ! (rien qu'un petit bout !)
Ce chapitre nécessite tout de même une petite explication : ellipse. Après, ouvrez un dictionnaire, allez à la lettre E, trouvez le mot, chercher la définition. Et voilà ! Vous avez compris pourquoi les chapitres ne se suivent pas bien.
Comment tout ça s'est terminé...
Quelques mois en plus, et quelques inhibitions en moins plus tard...
Hiiragi reposa sa tête sur l'oreiller. Il était absolument comblé par ce qui se passait et acceptait sans problème de laisser faire Tachibana. Ce dernier avait commencé d'abord timidement à poser ses mains sur ses épaules, retrouvant peu à peu cette sensation qu'il avait perdu pendant ces quelques mois de séparation, bien décidé à rattraper le temps perdu. Tout en sentant la chair palpiter sous ses paumes, il avait une folle envie de dire un truc débile du genre « t'as la peau douce », pas que ce soit particulièrement vrai mais il en avait tellement rêvé que, en ce moment même, la peau d'Hiiragi était la plus douce du monde. Il était sur le point de le dire quand une crainte irraisonnée bloqua les mots dans sa gorge. C'était idiot mais il n'avait pas envie qu'il se foute de sa gueule pile à cet instant. Il se contenta donc de laisser glisser ses mains sous le tee-shirt de Hiiragi. Au début, il se limitait à poser ses mains sur son torse, ses épaules, son ventre, juste pour la sensation, le contact frémissant de sa peau.
Il en était là, à se demander s'il devait continuer et si oui, comment, et surtout : maintenant qu'il avait enfin Hiiragi sous la main, qu'est-ce qu'il devait en faire, lorsqu'un petit bruit étrange le tira de ses hésitations. Il leva les yeux vers son ami qui avait fermé les siens, les joues teintes d'un joli rose. Tachibana remarqua également la mâchoire serrée et comprit immédiatement qu'Hiiragi était parfaitement conscient d'être à l'origine de cette espèce de plainte rauque. Il sentit ses joues chauffer subitement. C'était lui qui avait causé ça ? Il n'avait pas l'impression d'avoir fait quoique ce soit de précis, de voulu. Il aurait bien voulu savoir ce qui avait provoqué ça, ne serait-ce que pour recommencer mais pas question de demander, quelque chose lui disait que ça casserait l'ambiance. Encore une fois, il se trouvait complètement désorienté par de événements dont il était lui même l'auteur.
Il se pencha un peu, tirant au passage le tee-shirt d'Hiiragi vers le haut. Pas que ça l'intéresse plus que ça de désaper son ami mais il commençait à trouver le bout de tissus assez encombrant pour son entreprise de tripotage. Le fait qu'Hiiragi se laisse faire sans broncher le laissait un peu ahuri, vu que lui-même, dans la même situation, aurait catégoriquement refusé de telles privautés. Il pourrait au moins se débattre un peu pour la forme, grogna-t-il en son for intérieur.
Tout le reste se déroula sans un mot, Tachibana craignant une rebuffade s'il l'ouvrait, Hiiragi trop occupé à profiter pleinement des soins pratiqués sur lui pour chercher à discuter.
Une fois la peau nue, Tachibana recommença à faire courir ses mains des épaules jusqu'au ventre, passant progressivement du simple tâtonnement à une caresse presque tendre par moments. Et puis, presqu'à son insu, les gémissements se firent un peu plus fort, plus nombreux, plus rauques aussi.
Hiiragi se sentait brûler, littéralement, tant il avait chaud sous les mains de Tachibana. Il ne savait pas ce qui lui avait prit, c'était Akane lui-même qui avait posé une limite stricte à leur relation, le premier jour, une limite qu'il s'était toujours efforcé de respecter, quitte à se faire violence par moments. Mais il s'était retenu, par respect pour son ami, par compréhension aussi et puis, il ne voulait pas passer pour un sauvage qui se jette sur son meilleur ami à la première occasion. En revanche, il lui avait bien fait comprendre qu'il pouvait lui faire tout ce qu'il voulait, quand il voulait, sans se gêner. Sauf qu'il ne s'attendait pas à être si bien obéi. Il avait retenu tant bien que mal ses soupirs et autres démonstrations de satisfaction pendant deux ou trois minutes et puis, voyant que le gémissement qui lui avait échappé ne dérangeait pas tant que ça son ami, il relâcha un peu le contrôle qu'il s'imposait et se laissa doucement aller. Et puis, il sentit les mains s'immobiliser, laissant leur chaleur se diffuser dans ses flancs. Avant qu'il ait pu ouvrir les yeux pour voir ce que faisait Tachibana, il sentit celui-ci se pencher à nouveau sur lui et poser son front sur son torse. Il retint son souffle, tendu par l'attente, sentant son cœur s'emballer. Il pria un instant pour qu'Akane ne s'arrête pas en si bon chemin, et puis, la seconde d'après , implora exactement le contraire. Faut savoir ce que tu veux, se fit-il remarquer. Plus facile à dire qu'à faire.
La tête toujours posée sur la poitrine d'Hiiragi, Tachibana reprit son travail manuel, sans percevoir le trouble dans lequel il venait de plonger son ami. Et soudain, Hiiragi posa une main sur sa tête.
- Arrête.
Tachibana s'exécuta, moins par soucis d'obéissance que surpris par le ton rauque de son ami. Il releva la tête, sans ôter ses mains, pour fixer, un peu dérouté, celui qui venait de l'interrompre en si bon chemin. Il s'expliqua rapidement.
- Si tu continues comme ça, je ne vais pas tenir.
Tachibana se releva pour de bon, stupéfait de constater l'état dans lequel se trouvait Hitonari.
- Ha ben merde !
Il resta prostré une petite minute, patientant jusqu'à ce que son ami retrouve son souffle, reprenne une teinte plus naturelle et soit un peu moins excité.
- Ça te fait triquer, rien que ça ? Fit-il avec la finesse qui le caractérise.
- C'est déjà beaucoup, si tu veux savoir. Je veux dire, reprit Hiiragi devant l'air songeur de son ami, je ne m'y attendais pas. J'aurais jamais imaginé que tu puisses me caresser comme ça.
- Caresser ?
- T'appelles ça comment, sinon ?
- Ben, c'est juste... un contact. C'est comme si... imagine que tu joues pas au basket pendant trois mois.
- Ouais, et ?
- Et ben tu voudrais tâter du ballon ! T'aurais envie de ça, te sentir le caoutchouc sous tes doigts, dribbler un peu pour le plaisir de le voir rebondir dans tes mains. Et là, c'est pareil.
- T'es en train de me comparer à un ballon de basket ?
- Nan, c'est juste l'idée générale. L'idée de manque.
- Je t'ai manqué ?
- Ouais... un peu.
- Assez pour me caresser comme ça.
- Beaucoup.
- Génial.
- Je t'aime.
Pris au dépourvu par cette improbable répartie, Hiiragi ne chercha pas une réponse intelligente, ou même romantique et alla à l'essentiel :
- T'es sûr ?
- Ouais. Enfin, j'imagine que oui, parce que sinon, c'est grave ce que je viens de faire.
- Logique.
Tachibana eut un sourire moitié gêné, moitié goguenard.
- Tu... heu...enfin, tu vas mieux ?
- J'allais pas mal du tout, tu sais, rétorqua Hiiragi en rougissant mais tout de même satisfait d'avoir plongé son ami dans l'embarras.
- Tu m'étonnes, j'ai bien vu, marmonna Tachibana en prenant à son tour une teinte cramoisie.
Le silence reprit, autant embarrassé qu'amusé.
Tachibana finit par tendre le bras pour ramener le tee-shirt de Hiiragi à sa place normale.
- Tu vas prendre froid, fit-il pour meubler.
- Au contraire, j'ai jamais eu aussi chaud, rétorqua Hiiragi, taisant le fait qu'il trouvait le prétexte débile au possible.
- Hé !
- C'est la stricte vérité. Tu vas garder mon tee-shirt en main jusqu'à demain ?
- Oups, pardon. Tachibana lâcha le bord du tissu, comme s'il avait été chauffé à blanc.
Il se pencha sur Hiiragi avec hésitation, avant de reprendre.
- Tu veux que je continues ?
Un haussement d'épaule impuissant lui répondit.
- Oui, j'en ai envie mais si tu remets ça, je ne réponds plus de rien.
Tachibana rougit à nouveau violemment. En trois mots, Hiiragi venait de ramener à la surface tout un tas d'images que son orthodoxie sexuelle l'empêchait même d'envisager.
- Je t'aime, répéta-t-il bêtement.
- Tu l'as déjà dit.
Il hocha la tête, voyant que Hiiragi ne se foutait pas de sa gueule et qu'il avait juste dit cela comme ça.
- Mais tu me crois ?
Hiiragi hésita malgré lui mais fit mine de peser ses mots avant de parler.
- Oui, comme tu dis, je ne pense pas que tu fasses ce genre de truc à n'importe qui.
- Bon, comme ça c'est clair. Mais je ne... enfin tout ça quoi... ça me dit pas trop.
- Quoi ? Fit Hiiragi un peu inquiet du ton embarrassé de Tachibana.
- Ben... le truc, tu sais... J'ai pas trop envie de faire ça. Alors, je veux pas que tu sois trop déçu.
Hitonari fit un effort méritoire pour ne pas jeter à nouveau son ami hors du lit pour l'expédier sur le parquet sans escale. Il devrait songer sérieusement à mettre un tapis, ça commençait à devenir une habitude de l'en éjecter en cas de problème.
- Attends tu es en train de me dire que... nan ! Protesta Hiiragi. Je sais pas quelles idées tu t'es fait à ce sujet, mais il n'est pas question d'abstinence jusqu'à la fin de mes jours.
- 'Tain, Hiiragi, comment on peut faire des trucs comme ça !
L'intéressé soupira bruyamment luttant contre la colère. Pourquoi fallait-il qu'il gâche tout (ou presque) avec ses conneries ?
- On peut pas non plus vivre sans sexe, c'est humainement inconcevable.
- Maiheuu... me dis pas que tu t'es jamais tripoté tout seul ! Rétorqua Tachibana, un sourire narquois sur les lèvres.
Hiiragi sera les poings, se retenant d'en faire usage à très bon escient sur le crétin qu'il avait la faiblesse d'aimer.
- Si c'est pour faire ça chacun dans dans son coin, autant rester seul.
- Hé mais attends un peu, s'écria brusquement Tachibana en se retournant pour lui faire face, une expression paniquée sur le visage. Je suis d'accord pour tout le reste... s'embrasser, et te caresser aussi. J'aime ça, moi. Et puis, ajouta-t-il après une légère hésitation, je t'aime vraiment tu sais. Je te l'ai déjà dit : je te veux dans ma vie.
Hiiragi cessa de lutter et projeta Tachibana contre le mur, avant de se prendre la tête entre les mains.
Bon, d'accord, Tachibana souffrait d'une inconscience crasse pour poser cette exigence là. En même temps, il venait de l'entendre lui dire « je t'aime » trois fois en moins de trois minutes. Chose qu'il considérait comme irréaliste quelques mois auparavant. Il avait passé dix minutes à lui caresser le torse, chose qu'il n'aurait jamais cru possible, en dehors de ses rêves les plus mièvres. Donc, quoi qu'il en dise, il était fort probable qu'il finisse par changer d'avis au bout de trois mois, sachant qu'il avait mis moins de deux jours pour accepter l'idée de sortir avec lui et qu'il était revenu de Nagasaki en pleine nuit rien que pour ça. S'il faisait ce qu'il fallait pour, il parviendrait à le pousser à bout avant l'été. La patience est une vertu, se dit-il, tout en songeant au moyen le plus radical pour faire perdre la sienne à son petit ami.
- Hitonari ?
- Disons que ça ira pour l'instant mais... Hé ! Comment tu m'as appelé ?
- Ben... par ton prénom.
- Comment tu peux... ?
- Heuu, j'avais cru qu'on sortait ensemble.
Hiiragi réfléchit quelques secondes. Il n'y avait jamais pensé en ces termes. Lorsqu'il avait envie de dire « Akane », il le disait, et le reste du temps, il utilisait son nom. Ils en avaient tellement pris l'habitude que ça lui paraissait un peu déplacé d'employer leur prénom. En même temps, ils étaient ensemble. En principe.
- D'accord. Mais pas en public.
- Quelle bravoure !
- C'est pas la question. Mais si ça se sait trop tôt, on va crouler sous les commentaires débiles pendant trois ans ! Je te rappelle qu'on sera dans la même fac que Takaiwa.
- Et alors ?
- Et alors, ce gars est une véritables commère. Et en plus, c'est un crétin.
- Je ne dis pas le contraire. Et alors ?
- Et alors, j'ai déjà assez de problème avec ma famille, et toi avec ton caractère, pour me taper encore l'image du gentil petit couple gay de service.
- Du QUOI ?
- C'est ce que tout le monde se dira. Sauf mon père, qui me reniera pour de bon.
Akane serra les poings et montra les dents : exactement la réaction primaire que Hiiragi avait prévu.
- Ils vont voir si je suis gentil !
- J'aimerai autant pas.
- Gnien ?
- Pas besoin de morts en plus.
- Te fais pas passer pour un ange, toi. T'es aussi brute que moi quand tu veux, ricana Tachibana.
- Oui, et je n'ai pas envie de devoir casser les dents à tous ceux qui me traiteront de tapette, donc, pas de prénom en public.
- Mouais.
Au ton rien moins que pas convaincu de son petit ami, Hiiragi décida qu'il le surveillerait de très près. En attendant, il pouvait toujours poser es exigences.
- Disons qu'on se donnera du prénom quand on aura fait autre chose que se tripoter chacun dans notre coin.
Rien que le regard catastrophé de Tachibana l'assurait que la suite serait longue, dure et douloureuse. Et sans arrière-pensées.
A SUIVRE....
