Base : I'll generation basket

Painring : ho, ça va... et la surprise alors ?

Genre : humour, romance, petits bouts de vie (!)

Rating : ha bon, c'est pas tout public ? Ben si, tant que vous êtes majeur.

Disclaimer : ils sont tous à Hiroyuki Asada qui pourrait partager un peu quand même ! (rien qu'un petit bout !)

NA : milles excuses (à genoux par terre, en larmes) pour cette énorme période d'abandon de cette fic et pour ce petit chapitre bien court en sans action qui n'est qu'on apéritif avant de pouvoir se mettre quelque chose de correct sous la dent.


Comment les autres s'en sont mêlés.... Takaiwa

Takaiwa adorait sécher. Il avait toujours aimé se balader n'importe où, pourvu que ce soit hors d'une salle de cours, lorsque tous les autres suaient sur des exo de math, des leçons d'histoires et des trucs chiants comme ça. Même pour le basket, malgré tout l'attachement qu'il avait pour ce sport, il aimait simplement faire quelque chose d'autre que ses contemporains. Bon, il admettait volontiers avoir un faible pour les activités « pas contraignantes », entendre par là, glander ou s'amuser. Le basket, par exemple : il avait déjà séché des entraînements pour aller jouer dehors, sur le terrain du Red Barns. Simplement parce qu'il ne voulait pas faire ce qu'il devait faire. Pur esprit de contradiction, avait signalé Yamazaki, sur le ton de la discussion. Crétin de pseudo anticonformiste, avait grogné Minowa, en essayant de faire croire qu'il connaissait des mots compliqués.

Pour un glandeur comme lui, la fac était synonyme de paradis terrestre. On le laissait faire à peu près tout ce qu'il voulait, sécher les cours théoriques (comment pouvait on faire du basket théorique ?), squatter les terrains autant qu'il voulait. Il suffisait de jouer suffisamment l'abruti si on se faisait gauler pour ne pas trop se faire engueuler, et ça, Takaiwa savait très bien le faire, il était même un genre de maître en la matière. Il souriait bêtement et prenait un air hébété avec un tel naturel qu'on aurait dit que rien n'était calculé. D'ailleurs, rien n'était calculé, c'était son état quasi constant.

Bref, tout ça pour dire qu'il adorait positivement glandouiller dans les couloirs de la fac de sport. Son jeu favori, depuis peu, était de kidnapper le premier ballon de basket-ball qui passait par là et de le traîner avec lui partout où il allait, des toilettes au parc du campus, en passant par les toits... Par beau temps, on pouvait avoir la chance d'apercevoir un magnifique spécimen de joueur de basket couver son ballon de basket comme une oie son œuf. Bon, il était rare de voir une oie dribbler avec sa progéniture en coquille mais l'idée générale est là.

Ce jour-ci, le soleil brillait, les oies sauvages chantaient dans le ciel bleu et Takaiwa étant d'humeur taquine, il trimballa sa baballe jusqu'au toit du bâtiment des sciences de l'éducation, qui surmontait cinq étages de salles et d'amphi.

Arrivé à la porte donnant sur le toit, il s'arrêta, intrigué par le fait que celle-ci soit déjà ouverte. Bon, d'accord, les toits de l'université ne lui appartenaient pas mais tout de même, il en avait la quasi copropriété avec les pigeons ! Il passa discrètement la tête par l'entrebâillement de la porte pour voir qui venait ainsi troubler son eau pure.

Un assortiment de basketteur de haut niveau lui apporta la réponse. Le meilleur point guard du pays (après lui, même si il allait pas tarder à lui piquer sa place dans l'équipe universitaire) trônait fièrement sur le toit. A ses côtés, Tachibana l'emmerdeur en chef (appellation officielle totalement incontrôlée). Takaiwa mit quelques longues secondes à se demander pourquoi il trouvait la scène un peu bizarre. Hiiragi et Tachibana ensemble, c'est pourtant aussi normal que deux chaussettes de la même paire qui se retrouvent dans le tiroir des sous-vêtements. Bon, Tachibana était allongé, devait dormir mais ça aussi, c'était plutôt normal. D'accord, il avait la tête posée sur les jambes de Hiiragi mais bon, on fait pas toujours gaffe à l'endroit où on pose sa tête ; Takaiwa se rappelait notamment d'une fois où il avait laissé sa propre tête tomber sur une épaule non consentante, ce qui lui avait valu son premier regard de la mort qui tue made in Naruse. Nan, ce qui clochait, c'était le regard bizarre (y'a que ce mot) dont Hiiragi gratifiait le dormeur. Un regard... pas comme pendant les matchs, conclut Takaiwa après un effort de réflexion intense qui lui décolora au moins deux cheveux supplémentaires. Il arrêta de se casser la tête (ça faisait mal à force) et tourna les talons. Il se retourna presque immédiatement : c'était quoi ce qu'il venait d'apercevoir... de croire... de voir en coin lors de son demi tour ? Il en oublia de respirer et lâcha son ballon qui parti pour un aller simple

vers le rez-de-chaussée. Hiiragi avait passé sa main dans les cheveux de Tachibana ou il s'était shooté sans le savoir au point d'en avoir ce genre d'hallucination ?

Il écarta la seconde hypothèse (il ne fumait rien le matin) lorsque le Hiiragi en question rajouta un petit baiser dans la même tignasse brune et fit à nouveau demi tour mais à toute vitesse : une intuition subite, miraculeuse et salvatrice lui chuchotait tout doucement que si jamais son cadet le surprenait en crise de voyeurisme aiguë, il risquait de passer un sale quart d'heure, ayant déjà entendu parler des exploits de Hiiragi en matière de free fight.


- Takuyaaaaa !

- Un peu de tenue, Takaiwa, je suis ton aîné.

- Heuu ouais, si tu veux. Hé... tu as vu ton frère, récemment ?

Le regard suspicieux du grand frère fit ployer Takaiwa.

- Qu'est-ce que tu lui veux à Hitonari ?

- Heuu.... hééé.... l'arracher aux griffes de Tachibana !

Dans la catégorie réplique stupide, face de débile, Takaiwa venait de battre un record et il n'allait pas s'arrêter en si bon chemin.

- Heuu... ou arracher Tachibana de ses griffes.

L'expression plus que désapprobatrice de son aîné lui appris que la dernière phrase était de trop... ou peut-être les deux dernières phrases.

- C'est vrai ! Protesta-t-il avant toute tentative de réplique. Je les ai vu se faire des câlins sur le toit, ce matin ! Expliqua-t-il avec véhémence, prêt à défendre chèrement son indignation.

- Et que faisais-tu ce matin sur le toit, au lieu d'être en cours ? Le coupa Takuya, réduisant au néant toute stratégie de défense de Takaiwa.

- Heuuuuu... ben je... en fait... ce matin.... comment dire ....

- Tu séchais. Fit Takuya, clouant d'un regard sans pitié le contrevenant aux règles sacro-saintes de l'assiduité en cours.

- Heuuu... Tu dis ça comme si c'était mal, nan, je me promenais ailleurs que dans l'amphi, c'est tout.

- Effectivement, c'est complètement autre chose que de sécher. Fit l'aîné des deux, sans aucune trace d'ironie dans la voix. Retourne donc à l'entraînement, Takaiwa, que je ne te reprenne plus à manquer les cours, sans quoi je devrais te signaler à la direction.

Ployant sous le regard impitoyable de Takuya, le garçon s'esquiva sans demander son reste, voyant venir de loin l'inévitable sermon du « grand qui doit remettre les petits dans le droit chemin ».

- Au fait, Takaiwa.

- Hééé oui ? Fit-il d'une toute petite voix.

- Garde tes spéculations sur mon frère et Tachibana pour toi à l'avenir. Je n'aimerais pas devoir te rappeler les règles de bonne conduite en vigueur dans cet établissement.

- Pardon ?

- Voyeurisme, absence injustifiée aux cours, colportage de ragots, manque de respect chronique à ses aînés... qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de toi ?

Définitivement vaincu, Takaiwa ne put que chercher son salut dans la fuite sous l'œil sévère et pensif de Takuya. Pensif, parce qu'il se demandait s'il devait réprimander son frère et si oui, pourquoi : avoir donné de l'eau au moulin de commère de Takaiwa, câliné Tachibana, ou l'avoir fait dans un lieu public ?

A SUIVRE...