Base : I'll generation basket
Painring : ho, ça va... et la surprise alors ?
Genre : humour, romance, petits bouts de vie (!)
Rating : ha bon, c'est pas tout public ? Ben si, tant que vous êtes majeur.
Disclaimer : ils sont tous à Hiroyuki Asada qui pourrait partager un peu quand même ! (rien qu'avec nous)
NA : reprise tardive d'une vieille fic qu'on adore et qui a encore une poignée de chapitres devant elle.
Comment ça a finit par se passer
(vous savez, le moment que vous attendez tous ! Bande de pervers)
« Casse-toi ! »
En fait ce n'était que l'aboutissement d'une longue attente, d'une tension qui durait depuis si longtemps qu'ils ne savaient même plus comment cela avait commencé.
Il l'aimait. Il l'adorait même. Plus que ça, c'était l'être humain qui comptait le plus au monde pour lui. Malgré tout, il ne se passait pas une journée sans qu'il n'ait envie de lui en coller deux. Et pourquoi tout ça ? Pas besoin d'être devin, celui qui a des yeux, qu'il les ouvre et voie l'évidence : il ne se passait pas non plus un jour sans que son corps ne se rappelle à son bon souvenir, hurlant qu'il avait envie de lui, besoin de lui, qu'il le voulait plus que tout : son corps, son âme, son cœur et son sexe. Tout et tout de suite.
Forcément, ça plombe une soirée, tout ça. Faut dire que ce soir là avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Ils se tenaient peinards, tranquillou les loulous... bref, la belle vie les amis. Midi avait déjà sonné depuis pas mal de temps et ils mataient, les yeux tout plein d'étoiles, les derniers rounds de la NBA. Ha que c'était bon ! Rien de mieux qu'un après midi au chaud, avec son copain (ou petit copain) devant un bon match de pro, un paquet de chips au curry passant de mains en mains. Bon, Hiiragi adorait ce genre d'activité. Sauf que, à la longue, et une fois le match fini, il aurait bien aimé améliorer l'ordinaire. Et il n'hésitait plus à le faire comprendre, des mains passaient de ci de là, des rapprochements spontanés et innocents... bref, la totale, et même, la tension obligeant, un ou deux sous-entendus graveleux dans les coins.
Et ça ne plaisait pas du tout à Akane Tachibana qui entendait rester pur jusqu'au mariage. Pur signifiant : ne jamais se livrer à rien avec un autre homme, quand bien même l'homme en question était son petit ami. Car Akane en était encore sûr et certain : il n'était pas gay. Et il n'était pas on plus une fille (ça se saurait). Donc, il ne voyait pas pourquoi il laisserait une queue de gars venir lui trifouiller l'intérieur.
D'où le climat de guerre civile qui régnait entre eux. D'où le « casse-toi ! » brutal, clair et net. Et Akane avait finit à la porte, son sac de sport sur les pieds et un œil au beurre noir pour avoir imprudemment laissé entendre que Hitonari étant déjà un petit pédé à l'origine, il ne se faisait pas de soucis, lui, et ne pensait pas plus que ça au bien être mental de son petit ami.
Dire que le soir même les petits de Kouzu disputaient leur premier match important du tournois départemental. Dire qu'ils avaient fermement décidé d'aller le voir ensemble, et dire que, pire encore, ils avaient trouvé que le moment était venu de s'afficher ensemble sans trop de complexes ce soir-là (en cas de victoire, personne ne ferait attention à eux, de toute façon).
Ben pour une super soirée, c'était bel et bien raté.
En désespoir de cause, Tachibana s'était réfugié tel un chien abandonné un soir d'été sur le bord de la route, dans le foyer SPA le plus proche... au Red barns quoi.
D'abord, tous avaient été ravis de le voir se joindre à eux. Ensuite, ils avaient commencé à le trouver bien agressif avec le matériel. Et puis, quand il avait commencé à cogner un pauvre lycéen qui ne savait soit disant « pas faire de passes, bordel ! », il avait bien fallut intervenir.
- Oh ! Tachibana, qu'est-ce qui ne va pas ?
- Rien.
- Ha bon, j'avais cru.
- Y'a rien qui va.
- D'accord, sois plus clair.
Akane hésita une seconde. Et puis se décida après mûre réflexion (une seconde et demi à peu près). Yamazaki était tout de même le gars qui lui avait confié l'équipe de Kouzu. Qu'il ait laissé tombé cette équipe deux mois après n'entrait pas ne ligne de compte. Plus que ça, il considérait son ancien capitaine véritablement comme un aîné, au sens fort du terme : un gars qui a probablement déjà vécu toute sorte de choses dans la vie et peut en témoigner.
- On s'est engueulé avec Hito...Hiiragi.
- Ha... méchant ?
- Ben... fit Tachibana en désignant son œil enflé et noirci. Un peu.
- Ha oui, tout de même.
Inévitable, quand on connaît la caractère des deux spécimens, songea Yamazaki.
- Et il m'a foutu dehors.
L'ancien capitaine soupira. Est-ce que se mêler des affaires de ces deux handicapés des sentiments était un bonne chose ? N'était-ce pas plutôt l'assurance de se prendre une mandale dans la gueule un jour ou l'autre ?
Yamazaki se passa nerveusement la main dans ses cheveux courts. Bien sûr, il avait un devoir moral envers ses joueurs, même ses anciens joueurs, même si ça ne se voyait pas tout de suite. Bon, il allait probablement se prendre la tête pendant des heures avec Tachibana mais... mais il avait une petite dette grosse comme un camion envers lui. Pourquoi ? Ben relisez le manga et vous verrez.
Connaissant le zèbre, autant commencer par les fondamentaux, conclu-t-il en s'asseyant à côté de lui.
- Je peux te donner un truc ?
- Dis toujours.
- Quand ça commence à chauffer, avec Saeki, le meilleur moyen de se réconcilier, c'est... tu sais quoi.
- C'est... ?
- Hé ben... le truc... tu vois quoi...
Normalement, l'hésitation, le ton éloquent et le sourire grivois en coin, tout le monde a pigé de quoi il s'agit, sauf le petit Akane.
- Nan, crache !
- Sous la couette.
Il faut croire que le nombre de neurones connectés minimal pour comprendre n'était pas atteint chez Tachibana parce qu'il resta un instant plutôt long la bouche ouverte à baver sans comprendre.
- Un câlin, sous la couette... On couche quoi, et puis gentiment, pas comme une brute, tu vois le genre ? Réconciliation sur l'oreiller, ça te dit quelque chose ?
- Vaguement.
Rien du tout... si un peu, dans les films.
- Hé ! Qu'est-ce qui te fais penser qu'on est en couple lui et moi ? Réagit enfin Tachibana.
- Tout le monde le sait.
- Quoi !?
Et Yamazaki comprit que la discussion allait être longue...
Hiiragi courait, comme tous les soirs, les yeux fixes et l'air absent. Comme tous les soirs, mais un peu plus depuis quelques temps. Bien sûr, il se dépensait déjà pas mal au basket, mais il avait encore un énorme trop plein d'énergie à dépenser, très vite, violemment, brutalement. Une décharge d'énergie à vider. Et faute de pouvoir se vider littéralement, et avec l'aimable aide de son petit copain, il courait comme un forcené, pour oublier sa frustration.
Il courait comme tous les soirs. Sauf que c'était en plein milieu de l'après-midi et qu'il espérait ainsi être relativement calmé pour assister au match de ce soir.
Merde pourquoi il veut rien, ce con ? C'est pourtant pas compliqué, bordel... un queue, un trou, de la mécanique. Et puis si c'est merdique, c'est pas grave, on a tout le temps de s'améliorer. Le premier baiser aussi était merdique et on a bien fait avec !
S'il était resté je lui aurait sauté dessus. Bon, c'est vrai c'est moi qui l''ai foutu dehors, mais franchement, pour qui il se prend de me traiter de tapette chaque fois que quelque chose l'énerve ? Il sait bien que ça me donne des envies de meurtre.
Finalement, sa course l'avait mené jusqu'au lycée Kouzu. Mmh... remarque, un peu d'entraînement ne lui ferait pas de mal.
Ses anciens kohai l'accueillirent avec ferveur.
Eux, au moins ils m'aiment. Bon, ils ne seraient peut-être pas tous volontaires pour une partie de jambe en l'air, mais c'est l'intention qui compte.
- Et tu dis que coucher ça règle les problèmes ?
Yamazaki avait finit par traîner son ex-kohai dans la boutique, parce qu'ils monopolisaient le panier et puis, personne n'osait venir jouer quand Tachibana occupait le terrain. Une crainte inexplicable.
Il soupira.
- Je ne dis pas que ça marche à tous les coups, je dis que c'est efficace à 80%.
Tachibana haussa les épaules. Oui bien sûr, sauf que, justement, c'était là le nœud du problème. C'est le truc le plus dur à avouer, l'aveu honteux par excellence, la chose inavouable et d'ailleurs, il ne va pas l'avouer, ou alors sous la torture : chez les deux basketteurs amoureux, le sexe est chose proscrite. Surtout depuis que Tachibana s'est rendu compte que Hiiragi voulait et pouvait le sucer quand bon lui semblait et que, mine de rien, c'était pas mal du tout comme sensations, alors pourquoi prendre des risques inutiles ?
Mais en définitive...
- ...le sexe apaise les tensions, la frustration les créé.
Ça, c'était la fin de l'explication de Yama... de Harumoto ! Harumoto ? Depuis quand il est concerné, lui ? Mais oui bien sûr, depuis quand est-ce que tout le monde glose sur leurs problèmes de couple ? Depuis quand tout le monde squatte la boutique du Red barns ? Depuis toujours d'accord, mais même.
- Hé !
- On veut juste t'aider, Akane.
- Toi, j't'interdis de m'appeler par mon prénom ! Sournois !
- Moi, sournois ? Protesta le rouquin.
Kanemoto, rouge comme une tomate, toussota en essayant de détourner la conversation, mais tout le monde avait l'air de préférer parler de cul.
- Hiiragi, tu lui fais quoi ? Tu le forces à faire des trucs pervers, tu veux pas changer de position, ou pas faire des préliminaires ?
- Nan, tout ça se serait plutôt l'inverse.
- Tu utilises de la vaseline ?
Ça c'est le lourd/blond/attardé mental, j'ai besoin de préciser ? D'où, question : pourquoi tout le monde est là quand je parle de nos problèmes de cul ?
Alors un bon drop kick. Haa ! C'est que ça soulage de frapper Takaiwa.
- Mais qu'est-ce que vous foutez ! Circulez ! Y'a rien à voir !
- Ben vas-y, quelle bonne humeur ce gars !
- J'comprends pourquoi on n'a jamais pu le supporter dans l'équipe.
- Hein ! Hurle Tachibana, outré par tant de bassesse.
Une paire de nike dernier modèle vint voler à la rencontre de l'impertinent Harumoto. Et c'est le signal de la bagarre générale.
Heureusement que Yamazaki est là. Enfin, heureusement qu'il a une copine. Une copine attentionnée qui lui téléphone. Entre deux sacs de sport qui traversent les airs, il décroche, discute deux minutes et conclu par un « on arrive tout de suite ».
- Bon, les filles nous attendent pour le match.
Le mot « match » ramène le silence en un clin d'œil.
- J'viens pas.
- Tu fais pas de caprice, gamin, et t'obéis.
- Mais il est lourd ce con.
Finalement, il aura beau pleurer, crier, mordre le parquet, Tachibana finit par se faire transporter dans le bus avec les autres, direction, le gymnase où Kouzu dispute son match de huitièmes de finale du tournois départemental.
Forcément petite visite de courtoisie des anciens, tout le monde va dans les vestiaires (oui, même les filles, ce sont des sauvages, vous savez).
Et là... surprise ! Cinq grands gaillards se jettent sur Tachibana qui n'a que le temps de les tenir à distance d'un coup de pied circulaire bien placé.
- Putain ! T'es un vrai malade, qu'est-ce que t'as fait à notre capitaine ? Vocifèrent les joueurs qui, les autres le remarquent tout juste, ont l'air d'avoir couru deux marathons en une heure.
- Moi ! Rien ! Et si ça ne tenait qu'à moi, je ne lui... en fait si. Si ça ne tenait qu'à moi, je lui ferait plein de trucs, mais de là à ce que je le laisse m'en faire aussi, y'a un monde !
Oubliant de remercier le ciel de n'avoir affaire qu'à des gens qui ne comprennent pas les sous-entendus explicites, Akane tourna les talons, bien décidé à ne plus voir qui que ce soit s'incruster entre lui et son copain et leurs problèmes de cul.
Une main ferme le saisit au collet. C'est Yokoï, le successeur au poste de capitaine.
- C'est pas possible, il a dit que pour les réclamations, faudrait s'adresser à toi.
- Ben il a fumé ! Fait Tachibana en montrant les dents.
Une toux discrète les tire de ce face à face qui s'annonce violent.
- Vous comptez vous battre ?
- Cette question !
Harumoto vient au secours de l'ex-capitaine suppléant.
- Tachibana, c'est indigne d'un gentleman de causer autant de souffrance à l'élu de son cœur. Tu dois le retrouver et te faire pardonne.
- Et pourquoi ce serait de ma faute ?
- C'est forcément de ta faute.
Un « Gné ? » général envahit les vestiaires et là, les anciens réalisent, pour la première fois que les jeunots ne savaient rien des relations troubles entre Tachibana, une icône démoniaque en son genre, et Hiiragi, leur ex-capitaine élevé au rang de divinité. Aussi le choc mental est-il rude. Voirr proche du traumatisme. Carrément traumatisés en fait, les pauvres petits.
Saeki hoche la tête, désespérée.
- Ils vont sûrement perde à cause de ça, Tachibana, et ce sera ta faute. Minnefuji va sûrement te tabasser, et Hiiragi aussi.
- J'vais les réveiller, tu vas voir.
Et hop ! Une bonne grosse beigne, et la « petit » Yokoï se retrouve sur le cul, emportant un autre des ses joueurs au passage. Avant que Tachibana n'ait eu l'occasion de pousser plus loin sa thérapie par la violence, il est empoigné par deux solides paires de bras et traîné sans ménagement vers les chiottes. Là, il est enfermé dans une cabine sans autre forme de procès. Et derrière la porte qu'il s'échine à défoncer à coup d'épaules, Takaiwa et Yamazaki font front.
- T'es complètement con ! S'indigne le blond.
Bof, deux ou trois coquards ne peuvent pas faire de mal à des garçons jeunes et en bonne santé. Lui, ça ne lui avait jamais fait de mal.
- Laisse-moi sortir, blondasse décolorée !
- Tachibana, on partira quand tu seras un peu calmé.
- Mais j'suis calme !
- Bien sûr. Je te signale qu'on est en train de rater le début du match.
Pour toute réponse, la porte commença à sortir de ses gonds.
Les deux garçons se dévisagèrent, il n'arrêterait donc jamais de leur en faire baver ?
Dans le gymnase survolté, les spectateurs attendaient avec impatience les joueurs de Kouzu. Leur ascension fulgurante dans le monde du basket lycéen en avait fait une équipe à suivre. Alors Minnefuji fut sur le point de mordre quelqu'un (qu'on ne nommera pas ici) en voyant arrivés ses gamins cabossés et crevés. Le seul point positif était qu'ils avaient l'air très pressés de fuir les vestiaires. Sur le banc de l'entraîneur, Saeki, Sumire et Horii faisaient un compte rendu le plus vague possible à la jeune femme. Une fois qu'elle eut compris de quoi il retournait, elle éclata de rire et puis grogna qu'aucun de ces deux petits merdeux n'avait intérêt à se pointer dans le gymnase ce soir-là. Surtout que Kouzu commençait à mener, la présence d'un élément perturbateur pouvait justement, perturber ses joueurs. Et puis surtout parce qu'elle ne pourrait pas se lever de son banc d'entraîneur et leur flanquer une volée devant tout le monde.
A SUIVRE.... et une petite review pour les artistes :)
