Base : I'll generation basket

Painring : ho, ça va... et la surprise alors ?

Genre : humour, romance, petits bouts de vie (!)

Rating : ha bon, c'est pas tout public ? Ben si, tant que vous êtes majeur.

Disclaimer : ils sont tous à Hiroyuki Asada qui pourrait partager un peu quand même ! (rien qu'avec nous)

NA : reprise tardive d'une vieille fic qu'on adore et qui a encore une poignée de chapitres devant elle.


Comment ça a finit par se passer 2

(vous savez, le moment que vous attendez tous ! Bande de pervers)

Hiiragi était complètement détendu maintenant. Plus que quelques heures auparavant, en tout cas. Au moins, faire courir ses joueurs pendant une heure s'était avéré salutaire. Il s'était réfugié sur le toit du gymnase et s'apprêtait à piquer un petit somme bien mérité quand la porte des escaliers claqua brutalement.

Probablement une quelconque brute passant par là, et Hiiragi n'était pas assez détendu pour laisser qui que ce soit l'emmerder. Sauf si ce « qui que ce soit » avait déjà l'air d'être passé sous un trois tonnes avant d'arriver devant lui.

- A ben te voilà, toi ! C'est pas du luxe.

- Tu sais ce que t'as à ton palmarès aujourd'hui ?

- Une porte à moitié défoncée et un joueur de classe nationale à moitié éborgné !

- Qui ? Fit Hiiragi, prodigieusement inintéressé.

- Moi, grogna Takaiwa.

- « Classe nationale », faut le dire vite ?

- Petit con.

- Tu veux que je te finisse le portrait ?

Retenant de part et d'autre les deux blonds, Yamazaki et Harumoto prirent sur eux de pacifier la situation qui était déjà bien assez bordélique comme ça.

- Hiiragi, faut que tu nous écoutes, c'est de Tachibana qu'il s'agit.

- Qu'est-ce qu'il a fait encore, ce crétin ?

- C'est ton petit copain, le traite pas de crétin.

- C'est justement parce que c'est mon petit copain que je suis bien placé pour savoir que c'est un crétin complet.

- Il a faillit tabasser tout le monde à Kouzu, tu sais, avant le match. Et il ne s'est pas retenu pour Takaiwa. Après avoir défoncé la porte des chiottes.

- Ah, c'est que ça !

- C'est déjà pas mal. Et puis on lui filait des bons plans cul et...

- Des quoi ?

- Ben... autant te le dire maintenant. Puisque vous aviez l'air embrouillé, on lui a filé des tuyaux pour réussir une... réconciliation.

- Vous avez filé des plans cul à mon copain ?

- Naan c'est pas ce que tu crois !! hurla Yamazaki, réalisant à quel point sa dernière remarque avait pu prêter à confusion.

- Bande de cons !

- Arrête Hiira...

Bref, après avoir écopé de quelques beignes tout de même, les deux anciens joueurs purent se justifier.

- Écoute. Bon, il est venu au Red Barn's pour cette histoire de mésentente entre vous.

Pâlissant encore plus à vue d'œil, Hiiragi serra les poings. Je vais le tuer.

- Qu'est-ce qu'il vous a dit ce con ?

- Rien... enfin si, que tu l'avais foutu à la porte. Et on lui a filé des plans pour se réconcilier avec toi.

- Et ?

- Et ben rien. Après on est venu voir le match et là les gars de Kouzu lui ont sauté dessus pour se plaindre, comme quoi tu leur avait mené la vie dure.

- Ils l'ont tabassé ? Jubila Hiiragi d'un air cruel.

- Non, on les a séparés avant. Mais il a quand même bousillé une porte de chiottes et Takaiwa.

- Dommage pour la porte.

- Bref, reprit Harumoto, prenant la relève, comme il a déboulé sur le terrain en plein match en gueulant qu'il allait te tuer, il s'est fait sortir par le service d'ordre et Sumire l'a embarqué.

- Sumire ?

- Ben ouais. Faut dire que personne d'autre n'osait l'approcher parce qu'il était franchement furax.

- Et alors ?

- Ben ils sont partis, Horii sur les talons. Heureusement qu'il ne frappe pas les filles, on serait mal pour le calmer.

- Il est parti avec Sumire ?

- Euhh ben ouais.

Sentant toute l'angoisse et la stupéfaction de Hitonari, les deux anciens de Kouzu se turent, désorientés. L'ancien d'Hayamazaki s'en foutait royalement mais il faisait beau alors autant rester à squatter le toit. Finalement, Yamazaki comprit.

- Quoi ? Tu t'inquiètes ? T'as peur qu'il se passe un truc entre eux ?

Le silence qui suivit fut plus éloquent qu'un « oui ».

- Tu rigoles ! Il est pas comme ça, Tachibana. C'est un crétin mais il ne te tromperait jamais.

- Et puis Horii est avec eux, rappela Harumoto.

N'empêche. Ils étaient partis ensemble, c'était largement suffisant pour instiller le doute en lui. Et pour planter là comme deux laitues ses potes. Et partir en courant, chercher où pourrait s'être planqué cet enfoiré et sa « meilleure amie ». Meilleure amie, mon cul, oui ! Petit a : il refuse de coucher avec un mec. Petit b : il a une groupie disponible pour évacuer le trop plein. Petit c : pourquoi s'étonner alors s'il était le seul de frustré d'eux deux ? Si ce connard fait ça, je le tue.


Loin de se douter du sort funeste qui l'attendait potentiellement, Tachibana se faisait durement sermonner par sa meilleure amie.

D'abord il y avait eu le « frapper ces pauvres garçons avant un match... blablablabla ..... irresponsable, conséquences graves....grommelgrommelgrommel... tous ces efforts, pense un peu aux autres » que suivit le « complètement malade....raleraleralerale... Takaiwa... dégâts matériels, rembourser, porte des chiottes... blablablabla... ». Bref, une bonne demi heure de sermon plus tard, il était complètement calmé, voire complètement endormi et en plus, il avait faim.

Et puis, devant un bon gyudon, il se laissa aller à de tristes confidences qui lui attirèrent de nouvelles remontrances.

- Tu as quoi ?

- Ne hurle pas, 'spèce d'hystérique.

- Sumire ! Tu ne trouves pas que c'est indigne de se refuser à son copain !?

- Horii ferme-là où tu vas mourir.

- Je suis d'accord, Akane. Même si c'est dur, il faut faire des efforts pour avancer dans un couple.

- Depuis quand t'es conseillère conjugale ? Et pourquoi je vous ai raconté ça moi ?

- Pour un gyudon, tu te damnerais.

- C'est pas faux, mais qu'est-ce que c'est bon.

Horii se leva, les mains sur les hanches et un doigt doctement tendu vers Akane.

- N'essaye pas de changer de sujet, Tachibana. Tu es un petit ami pourri ! Tu dois régler ça.

- Je ne demande que ça.

- Cède-lui. C'est ton devoir d'épouse.

- Tu sais que tu déconnes à plein tube parfois, toi ? En plus, pour une fille qui sort avec Harumoto, je te trouve bien sûre de toi en matière de couple.

Sumire soupira. Déjà que savoir que les deux garçons étaient ensemble avait été un cap dur à franchir, il fallait encore lui servir de bonne copine.

- Elle n'a pas tort, Akane. Entre petits amis, il faut pouvoir s'entendre. Parler, comprendre les blocages de l'un ou de l'autre. Sinon, ça ne sert à rien d'être ensemble.

- C'est vrai, renchérit Horii, sans le sexe, ça ne sert à rien d'être ensemble.

- C'est plus facile pour lui, il est pédé à la base.

- Tu sais que s'il t'entend dire ça, il te tue sur la seconde ?

- Ben ouais, c'est bien pour ça que je ne lui dit pas, c'est bien pour ça qu'on est dans la merde.

Tachibana se passa une main dans les cheveux, nerveusement, et reprit, un ton plus bas.

- Putain, tout le monde sait maintenant.

- Tout le monde s'en fout surtout, rétorqua Horii en rigolant. La moitié n'en a pas cru un mot, l'autre moitié a déjà oublié.

- Pourquoi ils ne me croiraient pas ?

- Désolée de te dire ça, Tachibana, mais quand on vous connaît un tant soit peu, toi et Hiiragi, on en peut pas croire un seul instant que vous puissiez vous retenir aussi longtemps.

- Hein !?

- Vous êtes des bêtes.

- Nous ?

Les deux jeunes filles hochèrent la tête, catégoriques.

- Rappelle-toi comment vous vous êtes rencontrés ?

- Hein ?

- Si ma mémoire est bonne, vous vous êtes bien frités la première fois.

- Haa cette fois-là ! Se rappela Tachibana, un sourire fier de lui sur les lèvres.

- Donc voilà.

- Voilà quoi ?

Sumire se dévoua pour expliquer l'évidence à son meilleur ami, aussi rouge l'un que l'autre, l'une de confusion, l'autre de fierté.

- Personne ne croit à votre histoire de couple chaste, Tachibana, même moi, ça me paraît impossible. Te connaissant, je ne... je trouve que c'est impossible pour toi d'avoir des sentiments pour quelqu'un sans lui sauter dessus dans la minute.

L'idée fit son petit bonhomme de chemin dans la petite tête du basketteur. Elle me prend pour une bête ? Ben oui. Je suis une bête. Et y'a qu'Hiiragi qui en soit privé. Tu devrais avoir honte Akane Tachibana. Tu devrais t'aplatir d'excuse pour l'avoir traité de tapette et puis lui sauter dessus vite fait.

Aussitôt pensé, aussitôt fait. Il se levé brutalement, renversant la table au passage, et prit littéralement la fuite sous les regards consternés des deux filles. Il le trouverait forcément quelque part dans la rue, leurs destins étaient liés. Et puis il connaissait ses habitudes aussi.

Raaahh pourquoi j'ai le sentiment que cette nuit va être une nuit de fou ?

- Horii. Tu es sûre qu'on a bien fait ?

- De toute façon, il finira par faire une connerie, autant qu'on lui remonte le moral avant. Et puis, il avait l'air drôlement décidé là !

- C'est bien pour ça que je m'inquiète.

- Tu parles ! J'aimerais pas être à la place des fesses d'Hiiragi ce soir !

- Horii tu...


Place centrale. Vous savez, la place où tout le monde se donne rendez-vous le samedi après-midi. Bref, sur cette place, vous êtes à peu près sûr de trouver tous ceux qui n'ont rien d'autre à foutre. Donc, forcément, c'est là que Hiiragi trouva un grand brun qui gueulait « Hiiiiitoooo » à tous vents. Donc, il le cherchait, il n'était pas avec Sumire, il avait l'air furieux et en plus, il se faisait remarquer par tout le monde. Donc, le type à éviter, maintenant qu'il était rassuré sur une éventuelle infidélité. Sauf que Tachibana aussi a une bonne vue, et il le repéra avant qu'Hiiragi ait eu le temps de prendre la fuite. Il avait tout juste tourné les talons, histoire de faire croire qu'il ne l'avait pas vu.

- Hey ! Toi, là !

Hiiragi se retourna, l'air complètement ininterressé.

- Ouaiiis ! Toi, là, la tronche de poulpe avec tes cheveux clairs ! Le gars qui se la pète avec ses baskets de marque ! C'est à toi que je parle !

Le jeune homme haussa les épaules, sans pour autant oser se détourner. Ce dingue est capable de me frapper, autant ne pas baisser ma garde.

- L'espèce de décoloré avec sa grande gueule ! Le gars qui s'est pris une volée aux derniers inter-universitaires !

Bon, les insultes ça va mais la diffamation c'est pas possible. Nan, c'est vrai quoi, ce crétin qui a le QI d'une moule n'a pas le droit de...

- Le fils à papa qui sait pas punker !

Dunker, 'spéce de débile, dunker.

- L'idiot que j'aimeuuh !

Bon, c'est clair. Si je me tire ou si je fais encore mine de l'ignorer, il est capable de sortir des détails gênants en pleine rue. Ce malade ne recule vraiment devant rien. C't'une bête ce mec.

Un dixième de seconde plus tard, Akane se trouva avec un champ de vision plein de Hiiragi, rouge et furieux, qui le bâillonne de la main (hé oui, pour le bisous, c'est raté).

- Ta gueule, crétin.

- Ben quoi, c'est vrai.

- Je le sais bien. Pas besoin de prévenir toute la ville.

Pendant que Hiiragi foudroyait du regard les pauvres passants qui avaient entendu bien malgré eux l'aveu coupable, les quelques neurones encore en état de fonctionner chez Tachibana se connectèrent pour comprendre la teneur exacte de cette dernière phrase.

- Comment ça tu sais ?

- Ben... je m'en doute un peu, marmonna Hitonari toujours en fouillant les alentours du regard, des fois que quelqu'une de leur connaissance aurait eu la mauvaise idée de traîner dans le coin.

- Comment ça ? Fit Akane, outré.

- On sort juste ensemble, Akane. Comment ai-je bien pu deviner que tu m'aimais ? Ironisa le blond, tout en prenant la direction de son appartement, poussant son ami devant lui.

Il le conduisit ainsi jusqu'à chez lui, veillant toujours à ne pas lui laisser la possibilité de prononcer un seul mot ; une fois arrivés, il le jeta par terre sans ménagement et le dévisagea, furieux et en même temps désespéré.

- Je peux savoir ce qui te prends. Ou alors j'appelle l'hôpital psychiatrique tout de suite ?

- Ben quoi, je voulais te parler.

- T'es obligé de faire ce cirque en pleine rue ?

Akane se força à regarder ailleurs. Bon, s'excuser, c'est pas si dur, pas si humiliant, au contraire, c'est une preuve de maturité. Allez dis-le, deux petits mots ça va pas te tuer.

- Enfin, puisque je te tiens, j'suis désolé, le devança Hiiragi, en regardant ailleurs lui aussi.

- Gnéé ?

- Désolé ! Me force pas à la répéter. Bon, j'aurais pas dû te faire toute une histoire pour ça.

- Quoi ?

- Je veux dire. On peut discuter aussi. Sans s'engueuler.

L'air de parfaite stupeur qui se dessinait sur les traits de Tachibana eut le don d'énerver passablement son petit ami, déjà mis à mal par des années d'abstinence, des mois de frustration et trois jours de brouille, sans oublier une déclaration en pleine rue.

Donc, il lui envoya une mandale en plein figure.

- Arrête avec cet air con ! Tu m'aimes, je t'aime et pourquoi on ne fait que s'engueuler tout le temps ?

- Parcequej'aipeurdecoucheravectoi.

- Pardon ?

- J'ai rien dit.

- Bien sûr que si !

- Tu rêves.

- Non ! Si ! De coucher avec toi !

- Hein !

À bout de nerfs et de plus en plus certain d'avoir parfaitement compris les conneries de son petit copain, Hiiragi pris les choses en main (au sens figuré, bien sûr).

Il saisit Akane par le col et le jeta brutalement sur le lit. Sa tête ayant heurté le mur, Tachibana poussa un aboiement de protestation et sa massa le crâne. Tragique inattention dont Hiiragi profita pour se débarrasser de ses vêtements sans la moindre élégance mais avec célérité. Pull, tee-shirt, jeans et calebute finirent sur le sol sans autre forme de procès. Il fit face à son copain un tantinet perdu, lui attrapa à nouveau le col, lui mis une jolie baffe en plein tête, avant de se collisionner avec talent et sauvagerie. Après décollement, il changea simplement de sens d'inclinaison de la tête, reprit une bouffée d'oxygène, et roula le patin du siècle au pauvre Akane qui subissait sans rien dire, attendant la suite avec détachement qui le surprenait lui-même.

Hiiragi en profita encore une fois pour grimper à son tour sur le lit et coincer sa victime contre le mur. Réalisant qu'il avait oublié un détail capital il libéra une de ses mains pour arracher n'importe comment ses pauvres chaussettes qui finirent, elles, au fond du lit.

Et puis, d'un coup, ils décidèrent chacun que ça suffisait. Hitonari se décolla, Tachibana s'assit pour de bon sur le lit, remarquant avec un retard considérable que son copain était à poil, oh mon Dieu !

Le blond, las de faire tous les efforts, s'allongea (mais toujours en bloquant la sortie à Akane) en travers du lit, et fixa le plafond avec passion.

S'il explose de rire, je le dépèce vif.

Le brun ouvrit de grands yeux curieux, appréciateurs et presque gourmands.

Putain ! Le sport, y'a que ça de vrai.

Et puis le calme revint.

Les deux garçons se regardaient, hésitants.

Hiiragi bouillait, frémissant et alangui. Tachibana se mordait la lèvre de peur. Trembler, pleurer, fuir, il y pensait de toute ses forces mais ce corps nu devant lui le retenait de toutes les forces possibles.

Il retira son tee-shirt à son tour, d'un geste digne d'une pucelle de paillarde.

- Je t'ai déjà vu nu, tu sais.

- C'est pas pareil.

- Pour information, j'ai aimé ce que j'ai vu.

- Quoi ? Moi à poil ?

- Hé oui.

- Oh.

Tachibana se pencha doucement, comme s'il avait peur de casser Hiiragi rien qu'en le touchant.

- On peut s'embrasser d'abord ?

Hitonari se retint de le frapper et de l'engueuler. Ce gars est mon petit ami. Et il est puceau. Et je l'aime. Et j'ai bien l'intention de conclure ce soir et avec lui. Alors on ne dit rien.

Donc, bisous. Oh ben oui, un petit bisous de puceau. Sans langue ni coup de boule, ça surprend la première fois.

Et puis de nouveau, Hiiragi le repoussa sans douceur avant de grogner.

- Si tu m'aimes, tu le fais.

L'air complètement à côté de ses pompes,Tachibana hocha la tête, blême. Il se redressa et lança un regard suspicieux à son petit ami tout en déboutonnant son jean.

- Tu regardes pas, hein ?

- Au risque de me répéter, je t'ai déjà vu nu. Et je t'ai déjà sucé, donc je ne...

- Ouais, ça va, j'ai compris, t'aime mater.

Si tu veux baiser, tais-toi. S'ordonna mentalement Hiiragi.

Tout en ôtant ses vêtements comme il pouvait, et toujours sans la moindre classe, Tachibana lançait de petits coups d'œil furtifs à son petit ami. Effectivement, vu de près, ça donne quand même bien envie.

Hiiragi se retourna pour plonger la main sous son lit sous le regard dérouté d'Akane. Regard qui se fit paniqué et fuyant quand il le vit en ressortir une boîte de mouchoir et deux préservatifs, ainsi qu'un tube dont il ne voulait rien savoir sur le contenu. Il avait tout prévu, le salaud.

Comme s'il lisait dans ses pensées, Hiiragi marmonna.

- Ne te fais pas d'idée, ça traîne sous mon lit depuis janvier.

- Ben t'étais pressé.

Se retenant de le frapper, Hitonari s'allongea à nouveau, et tira violemment son copain à lui, le plaquant contre lui, il se surprit à trouver sa peau chaude et rugueuse. Dans une étreinte nerveuse mais amoureuse, il lui murmura à l'oreille.

- Juste pour cette fois, tu peux la fermer s'il-te-plait ?

Akane retint une protestation et hocha la tête.

Pourtant, il devait lui dire quelque chose. S'il ne lui disait pas maintenant, ça ne servirait plus à rien. Il voulait qu'il sache. Au moins pour cette fois. Et il planta ses dents dans la peau blanche du cou de Hiiragi et bredouilla.

- Je t'aime.

- Ouais.

- Alors me fais pas mal, steup'.

- Heuuu... c'est plutôt à moi de te dire ça.

- Hein ?

- Ben, c'est à toi de faire gaffe. Moi, je ne sais pas si je pourrais faire quoique ce soit, dans ma position.

- Pourquoi tu crois que je... ? Tu... tu vas me laisser faire... ? Enfin, je pensais pas que...

Voyant qu'il s'enfonçait à vitesse grand v, et pas au sens (ni à l'endroit) où il l'aurait voulu, Akane se tut, priant très fort pour que Hitonari ne saisisse rien du ridicule de sa situation. Mais les dieux devaient avoir mille fois mieux à faire parce que Hiiragi se redressa, le repoussant brutalement, les yeux exorbités.

- Attends ! Si tu voulais pas c'était pour ça ? Parce que tu croyais que c'est moi qui te prendrais ?

- Ben... ouais.

- Moi, je voulais que ce soit toi. Et même si... T'es trop con. J'ai jamais refusé de le faire, même en sachant que tu pourrais me prendre.

- Ça prouve juste que t'es plus obsédé que moi, c'est tout.

- Ça prouve que t'es pas capable de faire la moitié de ce que je pourrais faire pour toi !

- Mais si plus même ! J'étais prêt à passer en dessous !

- La preuve que non, puisqu'il a fallut que je fasse du chantage pour que monsieur consente !

- Et tu dis m'aimer ? Avec du chantage pareil ?

Résultat de la première tentative : le lit grince diaboliquement, les draps ont valsé par terre et les deux garçons nus s'emmêlent frénétiquement. Bien sûr, ils essayent surtout de se casser la figure mutuellement plus qu'autre chose, mais l'abcès est finalement crevé.


Déçues ? rien à foutre ^^ le reste est pour la suite ^^

A SUIVRE.... et une petite review pour les artistes :)