Base : I'll generation basket
Painring : ho, ça va... et la surprise alors ?
Genre : humour, romance, petits bouts de vie (!)
Rating : ha bon, c'est pas tout public ? Ben si, tant que vous êtes majeur.
Disclaimer : ils sont tous à Hiroyuki Asada qui pourrait partager un peu quand même ! (rien qu'avec nous)
NA : ce chapitre ne devait pas exister au début, mais on s'est dit "soyons pas cruels" et puis ça devait être le chapitre final mais en fait, il y aura des bonus par la suite alors bonne lecture ^^ !
Bon, soyons pas cruels
Vous reprendrez bien un peu de citron dans votre fic ?
Akane se posait des questions d'homme. Des question existentielles, le genre de question qu'on se pose à l'aube d'une nouvelle vie, lorsqu'une existence est sur le point de changer drastiquement. Il était en sélection nationale junior de basket, tout comme son petit copain avec il avait prit la décision de prendre un appartement commun à la faveur des vacances universitaires. Sa mère avait pris son départ prochain de la maison avec philosophie « de toute façon, tu étais tout le temps fourré chez lui, je ne vois pas ce que ça change ». Leur prochaine cohabitation avait été l'occasion de quelques prises de bec mais, en règle générale, ils avaient conclu qu'il n'y aurait pas de rideaux à fleur à leur fenêtre, donc tout allait bien.
Il se sentait à l'âge où les choses commencent à devenir sérieuses et il se posait des question existentielles, du genre : « comment c'est dans le cul d'un mec ? ».
Oui mes amis, ça ne vole pas bien haut, n'empêche que c'était essentiel pour lui. Depuis qu'ils étaient tombés d'accord pour se sauter dessus dès que l'occasion se présenterait, il s'inquiétait tout de même de la marche à suivre. Par exemple, devrait-il mettre les doigts ? Et quand bien même il le ferait, fallait-il aussi y mettre la langue ? Bien sûr, si Hiiragi n'avait eu conscience ne serait-ce que du dixième de ses angoisses, il l'aurait tabassé sur place. Et il l'aurait violé, pour la peine.
Sauf que, mine de rien, ça tracassait Hiiragi aussi.
De source sûre (Sumire), il savait qu'un quart de la vie sexuelle d'Akane s'était faite avec des filles. Pour les rois quarts restants, il s'était débrouillé tout seul, comme un grand, avec des journaux, des films, ses mains et des kleenex.
Quant à lui... ben... force était d'avouer qu'il avait attendu ce grand con pendant trois ans, sage et chaste, tout en testant méthodiquement tout ce qu'il s'attendait à vivre avec son grand con d'amoureux. Il y avait bien eu une petite incartade, ou deux... voir trois... en fait il avait pas mal été infidèle par anticipation. Mais uniquement dans un but pédagogique : s'il ne s'entraînait pas un minimum en vue de sa vie de couple, il risquait de laisser Akane être plus expérimenté que lui à leurs retrouvailles. Et ça, il ne l'aurait pas supporté.
« C'est pas bien glorieux tout ça.
- Quoi ?
- Rien rien... allez-y continuez. »
Pendant que son petit ami faisait ses cartons, Hiiragi avait trouvé le job d'été idéal : entraîneur de... base-ball ! Non, c'est une blague, entraîneur de basket. Les joueurs de Kouzu avaient gagné un stage d'été gratuit pour ne pas avoir gagné le tournois national et courraient sous le soleil de la montagne, enchaînant kilomètres après kilomètres, Hiiragi à leur tête. L'avantage de la course à pied, c'est que ça laisse du temps pour réfléchir. Surtout quand on a trente bornes à faire, on a de quoi penser.
Pour en revenir à ses moutons... au plutôt au saute-mouton, bref, Hiiragi finissait par croire qu'il allait devoir « dresser » son copain. De ce qu'il en savait, la différence de mécanisme entre « avec un homme » et « avec une femme » n'était pas si grande que ça. Sauf que... c'est Akane. Ce gars est certainement hermétique à la notion de préliminaire, de lubrifiant et autres subtilités qui rendent l'amour si bon.
La preuve par Akane Tachibana. Voyez plutôt, le déménagement allait bon train puisque le basketteur avait trouvé de la main d'oeuvre.
Harumoto, par exemple, qui se trouvait là, par hasard, par désœuvrement, par désespoir. Que faire d'autre, d'ailleurs, quand on est désespéré que se retrouver chez Tachibana pour l'aider à déménager ? Désespéré parce qu'il avait encore oublié l'anniversaire de sa copine. Et pour un gentleman, même moustachu, c'est une honte sur sept génération au moins.
« Et ta femme, elle t'aide pas ?
- Elle bosse.
- Je viens de traiter Hiiragi de femme, ça ne te choque pas ?
- Pas plus que ça, tant que tu te rappelles qu'il est à moi. »
Harumoto donc, n'avait rien d'autre à foutre que supporter les dérèglements mentaux de son pote. Et tout en transbahutant des cartons dans le camion, il essayait de tenir une conversation normale.
« Et vous faites une pendaison de crémaillère.
- Je ne sais pas, faut demander à Hiiragi.
- Et pour les charges vous faites comment, vous partagez ?
- 'Sais pas, c'est Hiiragi qui voit ça.
- Et vous mettez des rideaux à fleur aux fenêtres ?
- Nan, Hiiragi veut pas. »
Songeant qu'il avait bien vu en qualifiant Hiirage de femme dans le couple, Harumoto décida de vérifier.
« C'est quoi son parfum de capote préféré, Hiiragi ? »
Le regard de bovin stupide que lui adressa Tachibana lui appris deux choses : d'une part, ils ne devaient pas mettre de capotes lorsqu'ils faisaient de fellations (c'est très mal et très dangereux les enfants, ne sortez jamais sans vos capotes à la menthe, fraise, citron, mangue, papaye, fruits de la passion, bref, couverts, quoi), d'autre part, Tachibana ignorait tout de l'existence des capotes parfumées.
Dans la tête de ce crétin Tachibana, une bombe atomique venait d'exploser. Les capotes. Les seules qu'ils avaient étaient celles qu'Hiiragi était allé acheter un beau matin d'hiver, au cas où. Et elles devaient être périmées. Et de toute façon il n'avait aucune idée de où elles pouvaient être. La réponse la plus simple aurait été « dans le carton ''pharmacie'' de Hiiragi mais Tachibana était trop con pour y penser.
Dès qu'ils furent installés dans le camion, Yamazaki démarra.
« Alors, c'est le grand départ ?
Au bout d'un long silence consterné, Tachibana finit enfin par prononcer deux mots qui valu un dérapage contrôlé au camion de déménagement.
- Les capotes.
- Ça va, oublie ce que j'ai dit, fit Harumoto en se passant la main dans les cheveux en signe d'exaspération.
- C'est pas ça, j'ai oublié les capotes !
Yamazaki fit semblant de trouver cette réaction normale et le rassura.
- C'est pas grave, tu reviendras les chercher.
- Non, pour ce soir. J'ai oublié les capotes pour ce soir.
- T'as le temps d'en racheter d'ici là.
- Mais... un long silence de mauvais augure suivit, ponctué par les soubresauts du camions sur la chaussée défoncée. Mais j'ai jamais acheté de capote, moi. »
Intérieurement, Harumoto remarqua que c'était une entorse au principe « Hiiragi fait la fille », on n'envoie pas sa copine acheter ses capotes. Ou alors, dans ce cas, c'était Hiiragi le mec mais alors là, non seulement il faisait le mec au lit et il décidait aussi de leur vie hors du lit. Le couple était bien déséquilibré.
« Y'a une première fois à tout. »
À l'idée de « première fois », Akane rougit, pâlit, devint vert et déglutit avec difficulté.
Et Harumoto eut un doute terrible.
« Vous n'utilisez jamais de capotes ?
Sans réfléchir Tachibana fit non de la tête. Ben oui, pour mettre un préservatif, encore faut-il faire quelque chose qui le justifie.
- Mais vous êtes inconscients ! Gueulèrent les deux amis en stéréo.
- Hein ? Fit Tachibana sans comprendre.
- Mais attends, reprit Harumoto sur le même ton, tu sais pas où il a traîné avant toi, Hiiragi ! Et même, toi aussi, t'as été avec des filles et bon... ben on est jamais sûr dans ces cas-là. Donc... merde ! C'est automatique normalement ! Ça doit être un réflexe !
Yamazaki arrêta le camion devant leur nouvel appartement.
- Il a raison, Tachibana, faut vous protéger. »
Le cruel dilemme s'imposa à Akane. D'un côté, passer pour un irresponsable, et Hiiragi avec lui par la même occasion, de l'autre, avouer que leur vie sexuelle était digne de gamins de seize ans.
« Ça va, ça va... on le fera, promis.
- Le test ?
- Nan, les capotes.
- Tachibana, tu es sûr que ça va ?
- Mais oui.
- Vous ferez un test, d'accord ?
Partagé entre l'énervement et le désespoir, Tachibana attrapa un carton et l'emporta vers l'appartement.
- Oui, on fera publier les résultats dans le journal. Vous en faites pas. Et heu... Yamazaki... tu veux pas aller acheter des capotes ? Y'a une pharmacie au coin de la rue, là-bas.
- Hé oh !
- Faut que je range les cartons, je peux pas laisser le moustachu le faire tout seul.
- Et pourquoi c'est moi qui doit aller acheter tes capotes ?
- Ben, je veux pas qu'Harumoto effraye la pharmacienne.
- Excuse valable. À plus. »
Problème capotes réglé. Maintenant, il fallait rendre leur appart viable. Plus que viable : idéal pour une nuit.
Alors, comment tu veux mettre les meubles ?
Harumoto semblait bien décidé à l'aider, alors tant qu'à faire, autant en profiter. Tout devait être parfait pour ce soir là. Hiiragi rentrait de son stage et allait avoir envie de relâcher la pression.
Un doute affreux saisit Tachibana et le fit frissonner de la plante des pieds au sommet du crâne. Hiiragi, avide de sexe et sevré depuis des mois, seul au milieu d'une bande de beaux basketteurs. Le risque était énorme.
Et s'il décidait de se procurer ce qui lui était refusé par ses propres moyens ? Et s'il trouvait un petit nouveau, mignon, pas trop farouche, et qu'il lui sautait dessus, le violait... Il serait immédiatement renvoyé du stage et interdit d'enseigner le basket à des jeunes pour la vie. Interdit de mater des beaux petits basketteurs en short à vie. Finalement...
Pourvu qu'il essaye d'en violer un !
Bref, lorsque Tachibana eut expliqué à Harumoto comment il voulait agencer les meubles dans la pièce, ce dernier eut un éclair de génie.
« Tachibana ?
- Ouais ?
- En fait, Hiiragi et toi ne sortez pas vraiment ensemble, vous vous installez en colloc et là, tu vas essayer de le sauter.
- Hein ? Mais comment a-t-il deviné ?
- C'est un piège à fille que t'es en train d'installer, pas une chambre.
- Je ne vois pas pourquoi, rétorqua Tachibana en installant des coussins et des couvertures sur les futons étendus à même le sol. »
Hiiragi avait peur.
Pas de coucher avec Tachibana, non, ça il avait envie. Il avait peur de trouver l'appart aménagé par son copain. Peut-être qu'il avait essayé de faire la cuisine à midi et qu'il avait fait exploser la cuisinière, ou pire, il avait voulu mettre un poster au mur, l'avait cloué et avait fait tomber un mètre carré de plâtre. Il s'attendait au pire.
Le pire avait prit la forme d'une espèce de... cocon ? Nid de couverture ? Lits mal faits et éparpillés sur le sol ? Le tout baignant dans la lueur tamisée du néon du supermarché d'en face (voilà ce que c'est de ne pas mettre de rideaux aux fenêtres) et de quelques bougies parfumées. Oui, vous avez bien lu, bougies parfumées, parce que Akane Tachibana ne fait rien à moitié.
« Qu'est-ce qu...
- Salut chéri.
Et l'accueil ténébreux/voix de crooner qui séduit ou terrorise selon la qualité du crooner. Hiiragi fit un bon de deux mètres vers la droite. Surtout parce que l'accueil était pimenté d'une léchouille du cou assez déstabilisante.
- Tu fais quelque chose ce soir, beau blond ?
Oui, j'appelle les flics, eut-il envie de répondre mais il décida de trouver le style crooner séduisant et se prit au jeu.
- Ça dépend, qu'est-ce que tu proposes ?
- J'espère que t'as pas peur de l'avion, je t'emmène au septième ciel.
- Je demande à voir.
D'un geste expert (répété sur Yamazaki cent-vingt fois pendant l'après-midi), Akane ôta le blouson et le sac de son bien-aimé, les planqua dans un coin, et poussa Hitonari sur les couvertures étalées.
- Admire !
Et il sortit du frigo une (fausse) bouteille de champagne et deux flûtes (en plastiques).
- Tadaaam !
- Du champagne ? Là, pour le coup, Hitonari était franchement impressionné.
- Nan, c'est juste la bouteille. Dedans c'est de la bière.
- Je me disais aussi.
- J'espère que t'as pas faim, parce qu'il n'y a rien à manger.
- C'est pas grave. On peut vivre d'amour et d'eau fraiche pendant une soirée.
- Ouais... on peut aussi vivre de sexe et de bière, c'est encore mieux.
Sur ces belles paroles made in ruinage d'ambiance, Tachibana servit deux godets de binouze et s'alanguit sur les futon.
- À l'amour, tenta Hitonari, attendri par les tentatives de romantisme de son copain.
- Et un toast spécial pour Yamazaki qui nous sponsorise.
- Pardon ?
- Il a payé les capotes.
- Les capotes ?
- Ben ouais.
En se resservant un verre (oui, une flûte de bière, ça se descend à mach 3), Tachibana tira une boite à chaussure d'un étagère. L'ouvrant avec un clin d'œil lubrique, il présenta la boite plein à raz bord de préservatifs en tous genres à Hitonari.
- Il a eu peur qu'on manque.
- Yamazaki nous paye nos capotes ?
Quelque chose situé entre la fierté et l'estime de soi de Hitonari venait de se briser net.
- Ouais... on n'a rien à bouffer, mais alors là, on peut baiser tant qu'on veut.
Faisant le maximum pour se contrôler, le plus raisonnable des deux fixa l'autre d'un air mauvais.
- Tu ferais mieux de passer direct à la deuxième phase de la soirée, parce que pour la mise en bouche romantique, on repassera.
- Okay, se réjouit Akane avec un sourire radieux. Choisi.
- Pardon ?
- Ben celui que tu veux pour ce soir. T'as vu, y'a des torsadés !
Hiiragi envoya la boite à chaussure valser dans les airs et, alors que les dizaines de préservatifs retombaient en pluie sur les deux garçons, il attrapa Akane par le col et lui roula le patin du millénaire. Décidément, plus il l'énervait, plus il avait envie de lui.
Il le retourna comme un pancake et s'assit sur lui tout en continuant à l'embrasser sauvagement.
- T'as choisi ?
- La première qui passe fera l'affaire. Ah oui... déshabille-toi vite là.
- Vite ?
- Très vite ! »
Entièrement nus et très excités, l'un parce qu'il était énervé, l'autre parce qu'il était excité, les deux garçons se firent face un court instant avant de retrouver une position plus assise et plus emboitée. Face à face, les jambes passées les unes par dessus les autres, les deux amoureux se caressaient avec plaisir et sensualité.
« T'es excité ?
- Toi aussi, non ?
Dans un même sourire complice, les deux garçons s'embrassèrent tendrement.
- On le fait ?
- On le fait. »
Akane renversa doucement Hitonari sous lui et se mit sur les genoux. D'une main un peu tremblante, il commença à masser l'entrejambe de son copain, d'une autre, habilement, il tira un petit truc bien utile que Yamazaki avait ramené aussi de la pharmacie. ''C'était en cadeau, à partit de cent capotes, t'as un tube de lubrifiant gratuit''. Les commerçants du quartier étaient géniaux.
Il déboucha le tube, et fit gicler un peu de gel sur ses doigts.
« Désolé... ça risque d'être un peu froid.
Hitonari jeta un coup d'œil étonné avant de comprendre de quoi il parlait.
- Comment tu sais ça, t'as essayé avant ?
- Ben oui.
Hiiragi stoppa net tout mouvement de hanche aguicheur. Il se redressa, dévisagea Akane sans la moindre timidité. Et il partit d'un rire retentissant.
- Ben quoi ?
- T'as... aaahh haa ahha... t'as... putain j'ai mal au ventre. haaa ha hahaha haa.. t'as essayé !
- Te moque pas, crétin ! C'est pour pas que t'aie mal ! »
Tachibana lui avait attrapé les épaules et les secouait comme un prunier, maculant les épaules en question de lubrifiant.
Hiiragi le dévisagea avec stupeur. Bien sûr qu'il avait essayé pour ça. Mais de là à le lui dire aussi franchement. Il avait vraiment un petit ami idéal qui avait plein de capotes, de la bière, des bougies parfumée et qui essayait tout pour être sûr de ne pas lui faire mal.
Il se rapprocha et lui attrapa le cou.
« Je t'aime.
Et le collisionna de la manière la plus tendre qu'il soit, toutes choses égales par ailleurs, puisqu'il s'agit d'une collision. Mais conscient d'y être allé un peu gentiment pour une fois, il vérifia.
- C'est bon ?
-Com' d'hab'.
- Fais un effort, là.
Akane hocha la tête, attrapa le cou de son petit ami, le chatouilla amoureusement et l'attira vers lui, y posa ses lèvres, fit glisser sa langue, suçant, embrassant la peau fine, peu soucieux de ne pas y laisser de marques.
Hiiragi se redressa petit à petit et se mit sur les genoux, face à son petit ami toujours assis qui lui lança un regard supris.
- Tu heu... ?
- On va changer de position.
- Hein !
- Je me mets sur les genoux, et toi derrière.
- Ah... en levrette.
- Si tu veux.
- Mais je veux te voir.
- Oui, mais moi si tu me fixe, je vais rigoler.
- Sympa.
- Nan, je vais t'imaginer en train de te tripoter avec du lubrifiant... ça va me déconcentrer. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Retourné, agenouillé, vaseliné, Hitonari se retrouva bientôt frémissant, bouillonnant et accueillant. Ce dont Akane profita pour le pénétrer lentement, doucement, avec un luxe de précautions pas complètement inutile puisque Hitonari émit un « hiiiaaannaaaa c'est booon mais va-z-y mollo ».
Akane s'immobilisa un instant caressant le sexe en érection de son petit ami, et lui mordillant gentiment l'oreille. Lorsqu'il sentit Hitonari se détendre un peu, il recommença ses mouvements de va et viens. Il bougea tout doucement, avec un million de précautions,
« Heu... ça va ?
- Haa oui, continue.
- À votre service, mon seigneur ! »
Akane enchaîna avec des longs déhanchés, entraînant Hitonari dans le mouvement de tout son corps.
Il grogna de contentement avant de s'arrêter pour reprendre son souffle.
« 'Tain, c'est vachement serré...
- Crétin...
- T'es constipé en ce moment ?
- Nan. Arrête.
- Arrête ? Pourquoi ?
- Arrête de dire des conneries, là. On est en pleine action!
- C'est plus marrant comme ça.
- C'est pas censé être marrant.
- T'es bandant quand tu rigoles. »
Avec sagesse, Hitonari décida de ne pas le frapper (pour l'instant) histoire qu'il puisse aller jusqu'au bout. Et ils se perdirent dans une débauche de luxure et de sueur.
Lorsque quelques petites minutes plus tard, Hiiragi lui jouit entre les mains, Akane se sentit enserré dans un étau et éjacula à son tour, surpris par la violence de sa réaction.
Étalés dans les draps, couvertures, coussins qui avaient constitués le « piège à fille » et qui n'était plus que des éponges à ébats sexuels, les deux garçons se regardaient avec curiosité. Non, ils n'avaient pas changés. Ils se sentaient juste un peu plus proches qu'avant. Et moins que demain.
« Finalement, commença Hiiragi en souriant, t'as utilisé quoi ?
- Hein ?
- Comme capote.
- Ah... heu.
Hiiragi se redressa de stupeur et, pour en être sûr et certain, il glissa une main entre ses jambes. Mouillé. L'enfoiré !
- Écoute... vraiment... je voulais mais...
- N'aggrave pas ton cas.
- Mais y'a eu le gel, le retournement et tout ça... j'ai pas vu le temps passer.
Hitonari se rallongea en soupirant et se prit le visage entre les mains. J'aime un crétin irresponsable.
- J'ai oublié, j'suis désolé.
Mais il était trop craquant, là, tout nu sur son futon, à la lumière du néon, la peau luisante de sueur, les cheveux mouillés, les lèvres entre-ouvertes et humides... craquant.... bandant même.
- Et puis l'hôpital est à deux stations de métro, on fera un test demain. Et puis on montrera les résultats à Yamazaki, ça le rassurera. »
Là, il débitait des conneries mais personne ne l'écoutait plus. Rien que son air piteux et hagard donnait envie de lui sauter dessus.
Hiiragi attrapa un des nombreux petits carrés de plastique qui jonchaient leur couche et déchira l'enveloppe d'un coup de dent expert. Il se releva et alla s'assoir entre les jambes de son petit ami, les écarta, récupéra le tube de lubrifiant qui se vidait gentiment sur un coussin et sourit de toutes ses soixante-deux dents (trente de trop mais faut bien ça pour bouffer du Tachibana).
« Je vais te montrer comment on n'oublie pas une capote, tu vas déguster, je te préviens.
- Hito... nari... t'es sérieux ? »
FIN
...de l'épisode.
Alors avant que vous ne commenciez à jeter des pierres (haïeuhhh putain on a dit avant !) soyons clairs : sortez couverts ! Nous ne faisons pas ici l'apologie des rapports non protégés. Seulement, c'est l'histoire, c'est leur histoire.
On ne fait pas non plus l'apologie de la drogue, le viol, la pédophilie ou l'alcoolisme et pourtant nombre de nos fics abordent ces thèmes. Ce n'est qu'une histoire !
Ceci étant dit, vous pouvez laisser des reviews, ce serait vachement sympa de vot' part ! ^^
Messages perso : merci à tous ceux et celles qui ont reviewé jusqu'à maintenant, surtout les review anonymes qu'on n'a pas pu remercier directement. Donc à crisschocs : le médoc existe en vrai, effectivement, c'est du smecta (au bon goût de plâtre), à Zaza qui a été fidèle, ne t'inquiète pas, la fic continue, à Zuka : merci de lire ^^
