Cadeau de Novembre
Chapitre Quatre
Draco était sur le point d'allumer une cigarette, appuyé contre le mur près de la porte, lorsque Potter l'ouvrit et sortit. Il suspendit son geste alors que le brun, qui ne l'avait pas vu, se stoppa au milieu de la terrasse.
- Il neige… l'entendit-il murmurer.
Le griffondor avait le nez en l'air, et sans le voir Draco pouvait aisément deviner l'air ravi qu'il devait arborer en ce moment même. Harry baissa la tête et leva lentement les mains, les paumes retournées vers le haut, pour observer les petits flocons qui venaient s'y écraser et fondre instantanément. Il offrit ensuite son visage au ciel, les yeux fermés, avant de commencer à tourner lentement sur lui-même, puis de plus en plus vite. Draco ne put empêcher un sourire tendre de venir étirer ses lèvres devant la vision de ce grand gamin aux cheveux ébouriffés qui tournoyait sous les premières neiges de décembre et riait à gorge déployée. Le blond pensa vaguement que ce foutu griffondor était bien trop attendrissant pour son bien avant de s'ébrouer devant l'absurdité de tels propos, n'étant plus vraiment certain de sa propre santé mentale.
- Mignon, compromettant mais mignon, murmura-t-il alors.
Le brun se retourna instantanément vers lui, les joues rouges de gêne.
- Oh, Malfoy… T'es là depuis longtemps ? demanda-t-il avec embarras.
- Depuis le début.
- Hum…
- Tu n'avais jamais vu de neige Potter ? continua Draco de façon ironique.
- Ce sont les premières… j'ai toujours trouvé que ça avait quelque chose de magique.
Pour une fois, Draco ne rétorqua rien. La vision qu'il avait sous les yeux était un peu magique en effet.
Harry s'approcha de la silhouette immobile qu'il avait appris à connaître, ses pas faisant crisser doucement la neige sur le sol en pierre, et s'arrêta près de lui, appuyé dos au parapet.
- Je t'ai vu t'éclipser de la salle. Je ne pensais pas que tu viendrais ici un soir pareil.
- Ce soir n'a rien de particulier.
- C'est quand même le bal de noël, tu sais, où les gens sont heureux et dansent avec les personnes qu'ils apprécient…
- Tu n'y es pas non plus.
Harry ne répondit rien, se contentant de regarder devant lui, fixement.
- Qu'est-ce qu'il y a Potter, tu voulais m'inviter à danser ? Demanda-t-il narquoisement.
- Et pourquoi pas… murmura-t-il.
Draco éclata d'un rire froid.
- C'est ridicule Potter, tu imagines une seule seconde la scène ? Non mais tu nous vois sérieusement danser ensemble, tout les deux ? Et pourquoi pas le demi-géant et le vieux fou tant que tu y es ! Vraiment n'importe quoi… rajouta-t-il en s'esclaffant doucement.
Le brun baissa lentement la tête vers le sol sans réagir aux insultes du serpentard qui se tourna vers lui, surpris de son silence. Il avisa un instant le visage fermé du griffondor avant d'afficher une mine franchement étonnée.
- Tu étais sérieux ?!
Nouveau silence buté. Draco le fixa encore quelques secondes avant de soupirer longuement. Il tira une dernière longue bouffée sur sa cigarette avant de l'écraser sur le muret de pierre.
Harry le sentit se déplacer et eu un instant peur de l'avoir fait partir mais deux chaussures cirées s'arrêtèrent dans son champ de vision et une main douce lui releva le menton. Harry croisa timidement le regard scrutateur du blond, qui le fixait la tête légèrement penchée.
- M'accorderais-tu cette danse, Harry ? Demanda-t-il sérieusement.
Le brun écarquilla les yeux de surprise, sentant son cœur battre un peu plus vite à l'entente de son prénom, qu'il prononçait pour la première fois.
- Je… c'est pour te moquer de moi ?
- Non.
- Mais tu as dis que…
- Ici nous sommes seuls.
- Mais il n'y a même pas de musique… tenta-t-il faiblement.
- Un peu d'imagination Monsieur Potter. Et puis tu as tort. Écoute, lui intima le blond.
Harry tendit l'oreille et perçut en effet quelques notes d'une musique lente en provenance de la grande salle, la porte principale étant entrouverte. Une main lui saisit doucement le poignet pour le faire avancer de quelques pas avant de le forcer à poser la sienne sur une hanche fine. Il regardait Draco sans y croire alors qu'ils s'enlaçaient tendrement sur cette haute tour, les joues rougies autant par le froid que par la gêne. Et lentement, ils dansèrent. Les yeux dans les yeux et leur corps pressés l'un contre l'autre, ils se laissèrent guider par la mélodie qui voletait jusqu'à eux. Les flocons se mirent à tomber doucement autour d'eux et de la buée s'échappait de leurs lèvres entrouvertes à chaque respiration. Bientôt, ils auraient froid et devraient rentrer, affronter de nouveau la foule et le bruit. Mais pas tout de suite. Pour l'instant, Harry se contenterait parfaitement de se serrer un peu plus contre Draco, se délectant de sa chaleur. Il imagina la scène, comme Draco l'avait suggéré. Et la trouva parfaite.
Draco ouvrit la porte de la terrasse et avança de quelques pas, jusqu'à la limite du petit toit qui recouvrait la moitié de la terrasse. Il ferma un instant les yeux, profitant du silence hivernal si particulier et si apaisant. Son regard détailla ensuite le paysage devant lui, qui avait revêtu sa blanche tenue d'hiver, avant de se poser sur le sol à ses pieds. Il fronça les sourcils en avisant des pas dans la neige fraîche. Ils se dirigeaient jusqu'à la rambarde et semblaient faire demi-tour. Potter. Potter était venu. Potter était là.
Un étrange signal d'alerte s'illumina dans son cerveau. Il n'eu pas le temps de se retourner, soudain envahit d'un très mauvais pressentiment, qu'une main insidieuse et sournoise lui glissa une boule de neige affreusement froide dans le cou.
Un couinement aigu sortit de sa gorge alors qu'elle coulait dans son dos, lui faisant effectuer une danse ridiculement grotesque pour échapper à la sensation gelée, et ce sous le fou-rire du brun, littéralement plié en deux. Fini le silence hivernal. L'heure était à la vengeance. Le blond réussit enfin à se débarrasser de la neige et se retourna, furibond, vers le griffondor. Celui tenta de se calmer mais l'air grognon du serpentard relança son fou-rire.
- Tu verrais ta tête Malfoy ! Rigola-t-il.
- Ce genre de petite blague puérile ne me fait pas rire Potter, siffla le blond.
Harry s'arrêta progressivement de rire et essuya les quelques larmes qui avaient coulé au coin de ses yeux.
- Rho, tu te prends trop au sérieux !
Le serpentard ne répondit rien, un sourire sadique étirant ses lèvres d'une façon particulièrement inquiétante du point du vue du brun.
- Allez fait pas la tête, c'était juste pour s'amuser !
Le blond fit un pas vers le brun qui recula instinctivement.
- Malfoy ? Arrête de me regarder comme ça c'est flippant, lâcha-t-il en jetant un petit coup d'œil nerveux vers la porte.
Second pas du blond, le mur dans le dos du brun.
- Aller c'est bon, tu vas pas te venger pour si peu, tenta-t-il faiblement.
Malfoy se retrouvait à quelques centimètres de lui, et son sourire s'agrandissait de seconde en seconde. Harry prit donc la meilleure décision à ses yeux : la fuite stratégique. Il n'eu malheureusement le temps que d'ouvrir la porte et de se précipiter à l'intérieur avant de se faire durement plaqué sur la tapis au centre de la pièce. Malfoy s'était assis sur le bas de son dos et commença à la torturer. Entre deux crises de rire, Harry se dit qu'il n'aurait jamais pensé être si sensible aux chatouilles.
Au bout de quelques minutes, essoufflé et n'en pouvant plus, le griffondor réussit à reprendre le dessus et parvint à se dégager de l'emprise du blond. Un lutte féroce s'engagea alors entre les deux adolescents et ce fut finalement Harry qui eu le dessus, assis sur les cuisses du blond et tenant fermement ses poignets plaqués contre le sol. Il lui lança un regard vainqueur et amusé avant de se figer littéralement.
Les joues rougies et les cheveux un peu ébouriffés par la lutte, Harry le trouva beau, voire foutrement excitant Et leur position était plus qu'équivoque. Il se tenait à califourchon à quelques centimètres à peine de l'entrejambe du serpentard et cette simple idée lui envoyait des bouffées de chaleur sournoises dans tout le corps. Le blond s'éclaffait toujours doucement, les yeux fermés, et n'avait pas du tout conscience de ce qui venait de traverser l'esprit du griffondor. Après quelques secondes, il ouvrit les yeux et les plongea dans ceux du brun au-dessus de lui. Il retint une exclamation surprise et perdit son sourire amusé en le voyant si près. Son souffle était court, ses pupilles dilatées et ses lèvres brillaient un peu, signe qu'il venait de se les mordre. Draco se rendit enfin compte de la position dans laquelle ils étaient et tenta de se dégager faiblement. Le regard mortellement sérieux plongé dans le sien, le griffondor resserra sa prise, faisant légèrement paniquer le blond. Celui-ci détourna le regard et lança des petits coups d'œil à droite et à gauche, cherchant vainement ce qui pourrait le sortir de cette situation des plus embarrassante, jusqu'à ce qu'il sente le souffle du griffondor sur ses lèvres.
- Harry qu'est-ce que tu fais ? S'exclama-t-il dans un glapissement affolé.
- Je t'embrasse, murmura-t-il en réponse.
Et il l'embrassa. D'abord doucement, juste une pression des lèvres, puis sa langue se mêla à la partie et prit la lourde tâche de caresser la bouche de son compagnon jusqu'à ce que celui-ci capitule et lui en accorde l'accès. Dans un soupir extatique, les deux garçons s'embrassèrent, un peu maladroitement au départ puis de plus en plus passionnément. Profitant qu'Harry avait lâché les mains du blond pour s'appuyer sur le sol, celles-ci s'accrochèrent désespérément aux cheveux du brun, faisant pression sur sa nuque pour le pousser à l'embrasser plus profondément encore, tandis que ses hanches se soulevaient dans un mouvement saccadé et non contrôlé, heurtant celles du griffondor. Celui-ci lâcha la bouche de Draco lorsque son entrejambe, maintenant bien réveillée rencontra celle du blond, dans le même état que lui. Leurs regards se croisèrent alors qu'Harry recommença le même mouvement, se frottant sans vergogne contre l'érection de son compagnon, leur arrachant des gémissants de plus en plus nombreux. Soudain, Harry se redressa, retira sa propre cape et celle de son compagnon avant de se presser à nouveau sur son corps. Les deux épaisseurs en moins leur permettaient de sentir le membre dur de l'autre avec encore plus de précision. Tout en retirant la chemise du blond, Harry donna des coups de hanches plus amples et plus forts, le faisant durement haleter. Le serpentard se décida à être un peu plus actif et entreprit lui aussi de déshabiller son compagnon, ressentant un besoin quasiment vital à sentir sa peau contre la sienne. Quelques gestes empressés et maladroit plus tard, ils se retrouvèrent tout les deux en caleçon. Draco ancra alors ses doigts sur les hanches du brun, le poussant à se mouvoir plus rapidement sur lui. Il poussa un long gémissent en sentant les fesses du griffondor se frotter contre son sexe, à peine séparé par les deux minces épaisseurs de tissus. Perdu dans son plaisir, il perçu des doigts jouer avec l'élastique de son boxer avant de le lui retirer. Une petite partie de sa conscience lui rappela vaguement que ce qu'il était en train de faire n'était pas bien et il décida de fermer hermétiquement les yeux, essayant de se persuader dur comme fer que s'il ne pouvait pas le voir, il ne serait pas en train de gémir lamentablement sous le griffondor, et son sexe, qu'il n'avait jamais eu aussi dur, ne palpiterait pas entre des doigts habiles. Il ne pu cependant s'empêcher d'écarquiller démesurément les yeux lorsque quelque chose de foutrement chaud et serré entoura soudainement sa queue. Harry, la tête renversée en arrière, les mains posées sur son torse clair et le dos cambré au maximum, s'était purement et simplement empalé sur lui. Draco ne pu retenir un juron devant l'intensité de ce qu'il ressentait et se redressa en position assise afin d'enlacer fermement le griffondor. Celui-ci posa sa tête dans son cou et lui posa une multitude de baiser aérien de la nuque jusqu'à la gorge, croisant ses jambes dans son dos. Draco alla chercher ses lèvres pour lui donner un baiser vertigineux avant de poser ses mains sur les hanches du brun pour amorcer le premier mouvement. Il sentit Harry gémir longuement dans sa bouche et recommença, toujours aussi lentement. Ils firent l'amour voluptueusement, fermement enlacés, jusqu'à ce que le désir ne se fasse plus pressant. Le serpentard le renversa alors sur le tapis afin de lui asséner des coups de rein de plus en plus profonds et de plus en plus rapidement, faisant pousser de léger cris entrecoupés d'halètements de plaisir au griffondor jusqu'à ce qu'il sente ce dernier se resserrer brusquement autour de son sexe, provoquant sa propre jouissance. Essoufflé, il s'effondra sur le brun qui resserra délicatement ses bras autour de lui. Avant de s'endormir, il sentit son amant lui embrasser tendrement le front.
Et voilà, mon premier lemon... je suis émue *-*. Je compte sur vous pour me dire ce que ça vaut ^^
