Ma vie après l'Enfer

Coucou,

Tout d'abord un merci à vous toutes pour vos reviews adorables, on ne s'attendait vraiment pas à tout ça et on est vraiment touchées.

Ce chapitre était prévu pour demain, mais nos chéries de TF ont su se montrer très convaincantes !!!! Merci pour votre soutien, on vous embrasse fort.

Et un énorme merci aussi à mes Tpas adorées pour vos encouragements !

Remerciements aux non-inscrites :

Alicia : Tu verras bien pour ta théorie de l'Ecole Militaire. Merci beaucoup pour ta review.

Bises.

Lovecullen : Ravie que tu adores déjà notre fic avec seulement le prologue. Merci, voilà la suite. Bises.

Tommy :Avant toute chose, un garçon serait il dans nos rangs ? En espérant que cette suite te plaise. Merci.

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Disclaimer : Les personnages appartiennent à S. Meyer (désolée, on a oublié de le préciser au Prolgue)

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Playlist : Franz Ferdinand : Take Me out

Chapitre 1 :Bienvenue à Sainte Catherine

Rappel fin du prologue

« Bonjour, je suis Alice, ta nouvelle camarade de chambre. Je suis sûre que nous allons devenir de grandes amies ! »

Je ne la connaissais pas mais je devais réapprendre à communiquer avec les gens. Et je ne sais pas pourquoi mais Alice allait m'aider. Je sentais que la Providence l'avait mise sur mon chemin pour m'aider à avancer.

« Bonjour, moi c'est Bella. »

Moi, Bella Swan, 17 ans, je commence ma nouvelle vie aujourd'hui !


« Alors Bella, je suppose que je viens d'atterrir en Enfer ? »

« Je crois que tu as bien compris ou tu te trouvais, dans l'antichambre de Lucifer, surveillée par ces démons ! » Lui répondis-je tristement.

Malgré cette annonce, Alice ne se défit pas de son sourire Colgate. Elle était beaucoup plus petite que moi, les cheveux brun, courts qui partaient dans tous les sens. Elle était habillée avec beaucoup de goûts. Elle portait un slim noir, avec une tunique fuchia ayant un drapeau anglais dans le dos(N/A2 :T'es pas obligée de dire à tout le monde comment je m'habille). Je supposais à cet instant qu'il en fallait beaucoup pour qu'elle soit de mauvaise humeur. Et la suite me confirma mon intuition.

« Y a t-il une possibilité de s'échapper régulièrement sans se faire prendre ? » Me demanda-t-elle avec une lueur d'espoir dans les yeux.

« Ne t'inquiète pas. Mon ancienne colocataire était la reine pour faire le mur discrètement sans se faire prendre, elle m'a donné tous les tuyaux. Et je connais même l'endroit idéal pour passer des soirées sympa en faisant des rencontres intéressantes ! » Lui répondis-je tout sourire. C'est vrai que je n'avais jamais fait ça auparavant mais Victoria m'avait donné toutes ses astuces. Ma décision était prise, j'allais me réveiller, profiter de ma jeunesse et du peu de distractions qui entourent cet endroit !

« Je sors du bureau de la Mère Supérieure, elle m'a expliqué les règles dans cette école ! Et je dois dire que je ne m'attendais pas à ça, c'est sur qu'on est pas au pays des Bisounours ! Discipline, Discipline, Discipline !!! Voilà son leitmotiv. » Sa voix était montée dans les aigus à la fin de sa phrase pour mieux imiter la vieille sœur aigrie.

« Je sais, ça fait déjà un an que je suis ici et qu'elle nous le répète tous les jours ! » Lui appris-je.

Nous n'eûmes pas la possibilité de faire plus ample connaissance parce que la cloche retentit, nous informant qu'il était l'heure du rassemblement pour la pré-rentrée.

« On y va. Tu vas en apprendre plus sur Sainte Catherine ! » Dis-je en me dirigeant vers la porte de notre chambre.

Alice me suivit jusqu'à la chapelle du pensionnat où nous devions assister à la messe tous les dimanches matins. Je n'étais pas pratiquante mais j'étais obligée d'y assister, nous y étions toutes obligées. La plupart des pensionnaires étaient déjà présentes, j'en reconnus certaines dont Chelsea, Heïdi et Renata. Je les connaissais car nous avions été dans la même classe l'année dernière. Mais je ne les côtoyais pas intimement, je n'avais jamais cherché à les connaître comme toutes les autres pensionnaires d'ailleurs. Elles étaient belles et elles le savaient. Une brune, une châtain et une blonde. Elles me faisaient penser à Charlie et ses drôles de dames mais sans Charlie bien sûr ! Elles venaient de familles aisées qui ne savaient plus comment réagir face à leurs conneries d'adolescentes. Ils ont préféré les mettre dans un pensionnat le temps de terminer leurs études secondaires et pour pouvoir eux aussi profiter de leurs vies.. Elles s'entendaient relativement bien avec Victoria quand elle était encore ici . Je savais aussi qu'elles faisaient leurs escapades nocturnes ensembles. C'était des filles qui avaient trouvé et abusé des moyens pour se divertir dans cette « prison pour ado ».

Nous nous installâmes sur un banc libre et attendions que la Mère Supérieure commence son discours. Sur l'estrade se trouvaient les sœurs du pensionnat, qui étaient aussi nos professeurs. J'expliquais à Alice qui elles étaient et quelles matières elles enseignaient. Même le Père Alistair était là. C'est lui qui nous faisait la messe tous les dimanches matins Il en restait une que je ne connaissais pas, je la voyais pour la première fois. Elle n'était pas encore sœur, je supposais que c'était une aspirante. Elle paraissait relativement jeune, un peu plus vieille que moi. Elle était blonde, les cheveux attachés en un chignon strict, des yeux d'un bleu glacial. Son visage était froid et ne dégageait aucune expression.

« Qui est ce ? » Me demanda Alice en la désignant.

« Je ne sais pas c'est une nouvelle. Attention la Mère Supérieure va commencer son speech. »

La Mère Supérieure se dirigea vers le micro au centre de l'estrade.

« Mesdemoiselles, bonjour et bienvenue à toutes. Pour les nouvelles comme pour les anciennes, je vais rappeler les règles de rigueur dans cet établissement malgré que vous les connaissiez déjà toutes. Vous êtes ici dans la maison du Seigneur et nous vivons selon la religion. Vous êtes tenues de porter votre uniforme les jours de classe, la jupe ne doit pas être remontée au dessus du genou et le chemisier boutonné jusqu'au col. Les jours de repos, vous pouvez vous habiller comme vous le souhaitez mais en restant des jeunes filles respectables. » Si elle savait ce qui se faisait derrière son dos, elle nous ferait une syncope !!! La pauvre, elle approchait des 65 ans mais elle tenait ce pensionnat d'une main de fer. « Le réveil est à 6 heures le matin. Douche puis petit déjeuner au réfectoire dans le silence le plus complet. Avant le début des cours, vous êtes priées de faire votre lit et ranger votre chambre. Cela sera vérifié par l'inspection de Sœur Carole. » Celle-ci se leva pour se faire connaître des nouvelles élèves. « Vous avez cours jusqu'à 15 heures avec une coupure d'une heure. A la fin de ces derniers vous vous rendrez en salle d'étude jusqu'au repas à 18 heures. Vous reviendrez en salle d'étude pour ne pouvoir regagner vos chambres qu'à 20 heures. L'extinction des feux se fait à 21 heures, même le week end et les vacances scolaires. Nous souhaitons que vous utilisiez cette heure de distraction à bon escient. Le samedi matin et de 14 heures à 16 heures vous devez être en salle d'étude ou à la bibliothèque. A partir de 16 heures vous avez quartier libre mais dans vos chambres. » On pouvait entendre des soupirs d'insatisfaction autour de nous, même Alice. « Le dimanche matin est consacré en première partie aux confessions, où le Père Alistair est là pour vous entendre dès 7 heures. Puis à 10 heures tout le monde doit être présent jusqu'à 12 heures pour la messe dominicale. » Alice me regardait avec des gros yeux.

« Mais je ne suis pas pratiquante ! » Me dit-elle

« Moi non plus, mais on a pas le choix ! » Lui répondis-je avec une pointe de désespoir.

La Mère Supérieure reprit son discours.

« Le dimanche après midi vous avez le droit de vous détendre dans vos chambres ou dans l'enceinte du pensionnat. Pour celles qui passerons leurs vacances scolaires ici, le programme sera le suivant : étude surveillée obligatoire de 8 heures à 12 heures puis détente le reste de la journée avec en plus un accès à la télévision pour une durée de 2 heures. , mais le programme regardé devra être accepté par une sœur. Aucune sortie en dehors de l'enceinte de l'établissement, hors scolaire, n'est possible. »

Je regardai autour de moi pour voir l'effarement, le désespoir et la tristesse sur les visages des nouvelles. Puis je me tournai vers Alice pour voir son expression. Elle avait toujours le sourire. Elle se tourna vers moi et remarqua que j'étais étonnée.

« Je sens que l'on va bien s'amuser et profiter du paradis qui se trouve à l'extérieur, n'est ce pas Bella ? »

Je lui rendis son sourire en me disant que cette nouvelle année se présentait plutôt bien. Je ne souhaitais plus qu'une chose : Pourvu qu'Alice soit dans ma classe !!!!

Puis vint la présentation de la nouvelle aspirante faite par la Mère Supérieure.

« Mesdemoiselles, je vous présente Jane, future Sœur. Elle est novice et prononcera ses vœux à la fin de l'année scolaire. Elle sera surveillante d'étude quand je ne le ferai pas, du réfectoire et des dortoirs. » Je ne sais pas pourquoi mais elle ne m'inspirait aucune sympathie et elle avait même tendances à me refiler des frissons. Bouahhh

« Bonjour, je vais faire l'appel et annoncer la répartition des classes. » La voix de Jane avait confirmé ma méfiance, elle faisait vraiment peur.

L'appel commença, puis la répartition des classes. Alice s'appelait Cullen et nous allions être dans la même classe. Merci Mon Dieu, enfin une bonne chose dans cette vie de merde ! Heureusement que je n'avais pas blasphémé à voix haute, j'aurai eu droit à des corvées supplémentaires.

Nous pouvions regagner nos chambres, nous avions une heure de libre avant le diner. Je proposais à Alice de lui faire visiter les lieux pendant ce laps de temps. Elle accepta. Nous sortîmes de la chapelle pour traverser la cour et nous dirigeâmes vers le bâtiment scolaire. C'était un vieux bâtiment en pierre sinistre.

« C'est une coïncidence mais d'où je viens je connais aussi des gens qui s'appelle Swan. Tu n'aurais pas de la famille à Forks par hasard ? » Me demanda-t-elle un sourire dans la voix comme si c'était impossible.

« Forks ? Je suis de Phoenix. Et puis tu sais je ne suis certainement pas la seule Swan aux Etats-Unis. » Lui répondis-je innocemment. Il avait fallu que je me retrouve au fin fond de nulle part avec quelqu'un qui connaissait mon père et certainement mon frère ! De toute manière, je n'avais plus ma place dans leurs vies comme on me l'avait dit. J'espérais sincèrement que la discussion s'arrête là.

« Tu as raison. Et puis ça aurait été une sacrée coïncidence ! » Rigola-t-elle.

Nous pénétrâmes dans le bâtiment puis déambulâmes dans les couloirs. Je lui montrais les différentes salles de classes qui rappelaient celles de nos grands-parents. Elles étaient austères et froides. Chaque salle avait un énorme crucifix au mur au dessus d'un vieux tableau noir et une ou plusieurs inscriptions bibliques au mur. Par les fenêtres on ne voyait que la forêt qui entourait le pensionnat. Nous n'étions qu'à un kilomètre de la ville mais l'isolement nous donnait l'impression d'être recluses au bout du monde.

Les laboratoires de physique et de chimie devaient dater du siècle dernier. Nous terminâmes la visite par la bibliothèque peut fournie, n'accueillant que des grands classiques. Tout ce que j'aime lire. Et des romans approuvés par nos geôliers.

« Ca occuperait ma mère un moment si elle devait rafraichir cet endroit ? » Ironisa Alice.

« Pourquoi ? Elle est dans le bâtiment ? » Demandais-je intriguée.

« Nope ! » Alice éclata de rire. « Elle est décoratrice d'intérieur, reconnue dans tout le pays. »

« Tu dois vivre dans un palace ! »

« On pourrait dire ça, mais c'est surtout plus chaleureux et accueillant qu'ici ! » Me répondit-elle, un éclair de tristesse passant dans son regard pour la première fois. Je devinais que le changement de cadre était plus que brutal et qu'elle commençait à s'en rendre compte. Je regardais ma montre et m'aperçut qu'il était l'heure de se rendre au réfectoire.

« Tu viens Alice, je t'emmène à notre restaurant 5 étoiles personnel ! » Dis-je avec le sourire.

Elle me suivit et je nous dirigeai vers un autre édifice un peu plus petit que celui que nous venions de visiter. Le réfectoire était niché entre le bâtiment des cours et celui des dortoirs, en face de la chapelle. Il y avait déjà la queue devant le self. Notre tour arriva et nous primes chacune un plateau, nos couverts, un verre et du pain. Comme toujours, la cuisinière s'était surpassée pour nous concocter des mets aussi répugnants les uns que les autres. Le choix n'était pas difficile, nous avions faim et il fallait se remplir l'estomac. Donc une salade et un yaourt suffiraient.

L'air écœuré d'Alice me ramena à mes premiers jours ici. Elle était déjà fine mais à ce rythme là, elle serait vite squelettique. Le jour où les sœurs n'auraient plus d'élèves elles pourraient se reconvertir en centre d'amincissement.

« Tu vas être obligé de t'y habituer ma pauvre. » Lui dis-je avec un air résigné.

« Je me rattraperai pendant nos sorties !!! » Me dit-elle en chuchotant tout sourire.

Nous nous installâmes à une des grandes tables. C'était une longue pièce qui comme le reste de l'école était lugubre. Un grand crucifix surplombait l' estrade où se trouvait l'immense table où mangeaient les sœurs. De cet endroit, elles nous surveillaient et faisaient régner le silence pendant les repas.

Nous mangeâmes dans le silence. A la fin de notre repas, nous déposâmes nos plateaux à la sortie. A partir de demain, ce seront les élèves qui feront la vaisselle du soir. C'était une corvée effectuée par groupe de 6 et nous tournions à tour de rôle. Notre tour arrivera bien vite car Alice et moi serions ensemble.

Alice devait récupérer ses valises qui avaient été laissées dans le hall du pensionnat. Je la précédais et stoppai net devant la montagne de valises qui se trouva devant moi. Ne me dites pas que tout ça est à Alice !!!Alice me percuta.

« Aie ! » M'écriais-je.

« Désolée, mais tu t'es arrêtée et je regardai ailleurs. J'ai pas fait exprès. » S'excusa-t-elle.

« Ca va, t'inquiète. Dis moi Alice, laquelle est ta valise ? »

« Toutes !!! » S'écria-t-elle

« Quoi ! »

« Tu ne penses pas que sous prétexte que je suis enfermée avec des bonnes sœurs, je vais m'habiller comme elles et oublier le monde de la mode. Je suis une future styliste qui sera renommée dans le monde entier. Et une bonne partie de ces vêtements sont mes propres créations, ou de la marque. On peut tout m'enlever mais pas mes chers vêtements. Je ne pourrais survivre sans eux. » Elle avait dit toute sa tirade sans reprendre sa respiration. Mais comment fait-elle ça ??? Elle n'a pas besoin de respirer ou quoi ???

« Ok, ok !! » Dis-je en levant les mains en signe de reddition. « Tu te souviens qu'on doit porter un uniforme ici, 5 jours par semaine et que les tenues que nous portons pendant le week end doivent être approuvées ! »

« Je sais mais je ne vais pas m'arrêter de vivre pour elles. » Me répondit-elle avec aplomb.

C'était sûr, je l'aimais déjà. Elle avait envie de profiter de la vie et à fond. Pour une fois dans ma vie, le destin avait bien fait les choses en mettant ce petit lutin plein d'énergie sur mon chemin.

Il nous fallut 2 aller retours chacune pour monter toutes ses valises. Évidemment notre chambre étant au 1er étage, ce n'était pas de tout repos ! J'en étais à mon second voyage quand j'entendis le cri désespéré d'Alice depuis notre chambre. Je lâchais la valise que j'avais en main et me précipitais pour la rejoindre.

« Qu'est-ce qu'il t'arrive ? » Demandais-je en rentrant dans la pièce. Je la trouvais devant son armoire, près de son lit avec presque toutes ses valises ouvertes.

« Mais je ne vais jamais pouvoir ranger toutes mes affaires là-dedans ! » Dit-elle en me désignant la petite armoire qui lui était assignée.

« Euh, j'ai la même armoire que toi et toutes mes affaires logent dedans et il me reste encore de la place ! » Répondis-je tout en ouvrant la porte de la mienne.

« Tu te fous de moi là ! T'as quoi : deux jeans et trois pulls qui se battent en duel avec tes petites culottes qui font l'arbitre ? » S'insurgea-t-elle en se postant devant mon armoire afin d'examiner les vêtements qui s'y trouvaient. Mais pour qui elle se prend ? Je n'ai pas les moyens de m'acheter des vêtements et les miens me suffisent amplement.

« Désolée Bella. C'est pas ce que je voulais dire. Vraiment. » Elle affichait une mine de cocker, on aurait dit le chat poté dans Shrek. Ma colère s'envola comme si cette simple expression de visage l'avait fait disparaître. Note pour plus tard : penser à s'immuniser contre ce regard.

« Écoute. Voilà ce que je te propose. Tout ce que tu ne peux pas ranger dans ton armoire, mets le dans la mienne. Il y a largement la place de se la partager. » Elle accepta avec un petit sourire.

« Bella. Je ne voulais pas insinuer que tu ne savais pas t'habiller. Mais j'aime tellement la mode que quand je vois quelqu'un qui ne prends pas soin de se mettre en valeur avec ses vêtements ça me révolte. Mais je sais ce que je vais faire. Ma première mission « stylisme » dans cette école sera de te relooker ! Ça nous occupera?! »

Je pris quelques instant pour réfléchir à sa proposition. Je ne me suis jamais intéressée à la mode et Renée ne m'y a jamais encouragé. Je m'habille de jean avec pull trop large et basket. La seule jupe que j'ai jamais porté de toute ma vie, c'est celle de l'uniforme. Elle a pas tort. J'ai envie de changer. Et il faut bien commencer quelque part. Elle me donne l'impression de savoir ce qu'elle fait. J'ai un objectif à atteindre et je ferai tout pour y parvenir, alors autant mettre toutes les chances de mon côté. Par contre, le sourire carnassier qui se dessinait sur son visage à chaque fois que le mot « vêtement » était prononcé m'inquiétait un peu.

« Je suis d'accord » Je mis mon doigt devant elle pour l'empêcher de m'interrompre. « Mais ne t'emballe pas trop. Je suis novice et quelqu'un de sobre dans le choix de ses vêtements. On va y aller petit à petit. »

J'avais à peine fini ma phrase qu'elle me sautait dans les bras en me disant des dizaines de « merci ».

« Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être ... » La chanson du Livre de la Jungle résonnait dans ma tête au vue de sa réaction.

Il nous fallut presque une heure pour tout ranger et répartir dans les deux armoires. Il nous restait à peine le temps pour aller nous laver les dents et nous mettre dans nos lits avant l'extinction des feux.

POV ALICE

Le lit était dur, les draps étaient rêches, le plancher craquait. Pas de doute, la maison me manquait déjà !!! Comment j'avais fait pour me retrouver ici ?

« Alors depuis quand tu es ici ? » la questionnais-je. Les lumières étaient éteintes et seulement la lune éclairait sommairement notre chambre. On entendait comme des loups qui hurlaient à la mort.

Pourquoi fallait-il que cette putain d'école soit dans les bois ????

« C'est ma deuxième année ici. » Répliqua Bella

« Qu'est-ce que t'as fait pour atterrir ici toi ? T'as pas l'air d'être une fille à problème ! »

« Ma mère et mon beau-père voyagent beaucoup : Phil est joueur de baseball professionnel et ma mère l'accompagne dans ses déplacements. Ils ont préféré m'envoyer ici pour que je continue mes études dans les meilleures conditions possibles. Alors me voilà. »

« Je me doutais bien que tu n'étais pas là pour des problèmes de comportement. T'as l'air d'être une fille modèle. »

« Et toi ? C'est ta punition pour quoi ? »

« Disons que mes mauvaises fréquentations m'ont faite virer de mon ancien lycée. J'ai d'ailleurs pu visiter minutieusement la cellule du poste de Police de Forks. Ça a été la goutte d'eau pour mes parents. Même mon frère ainé n'était pas allé jusque là !!! Donc, me voilà. »

« Et qu'avez vous fait pour terminer au poste? »

« On s'est faites arrêter derrière le lycée...pendant notre heure de sport... complètement saoules et en train de fumer des trucs pas très autorisés... » Ricanais-je. « C'est vrai que sur le moment c'était très drôle mais quand l'alcool et la fumette n'ont plus fait effet, on a moins rigolé ! »

« Tes parents ont pas dû apprécier ! »

« A qui le dis-tu ! Mon père est médecin et j'ai eu le droit à des cours particulier pendant l'été me montrant les effets néfastes de la drogue et de l'alcool ! Ce fut presque pire que la détention et le conseil de discipline réunis. Heureusement, j'avais déjà obtenu mon année et c'est pourquoi je viens faire ma terminale ici. Mes parents sont convaincus qu'ici, je n'aurai pas d'autres choix que de me tenir à carreau. Mais bon, ils ne connaissent pas ma nouvelle camarade de chambre avec qui tout est possible. »

Je l'entendis rire à ma remarque. J'avais l'impression d'être une prisonnière avec sa codétenue en train de préparer un plan d'évasion. Restait à voir si Bella avait fait tatouer les indications de sortie sur son corps. Mickael Scoffield, sors de ce corps !!!

« Je t'expliquerai tout ce que je sais un peu plus tard. On devrait dormir. Demain va être une looooongue journée ! » Conseilla-t-elle.

« Tu as raison. Je suis vraiment ravie de partager cette chambre avec toi. Bonne nuit. »

« Bonne nuit »

J'étais vraiment en colère contre mes parents quand ils m'ont appris que je ferais ma terminale dans un couvent de bonnes sœurs. J'ai même demandé à mon frère de plaider ma cause. Il a essayé mais a échoué. Y a pas à dire, on ne peut pas compter sur les mecs ! Mon été fut horrible, entre les cours de mon père, les sermons de ma mère et les moqueries de mon frère et son meilleur ami. J'ai cru que ça n'allait jamais finir. Et me voilà ici, ou le temps semble tout aussi interminable. Mon seul réconfort fut ma rencontre avec Bella. Dès que je l'ai vu, j'ai su qu'on allait bien s'entendre. Outre le fait que j'allais pouvoir jouer à Barbie Bella et à Prison Break avec elle. Elle avait l'air douce et sincère. Mais je voyais bien une douleur profonde au fond de ses yeux. J'étais convaincue qu'elle en avait supporté plus qu'elle ne voulait bien l'avouer. Un jour, elle me parlera, je le sais et je serais là pour elle. Elle me rappelle quelqu'un et c'est certainement pour ça que je me sens en confiance avec elle.

Il est l'heure de dormir. Demain la rentrée.

Un mouton … Deux moutons … Trois moutons … Quatre moutons …

AHHHHOOOOUUUUUU

Putain de loup, il va venir bouffer mes moutons, l'enfoiré !!!

***

Pourquoi la lumière est allumée ???

Pourquoi me secouait-on ???

« Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? » Je me réveillais en sursaut pour voir Bella penchée sur moi pour me sortir du sommeil.

« Alice, si tu ne te dépêches pas tu n'auras pas d'eau chaude ! »

« Encore 5 minutes, s'il te plait !!! » Demandais-je implorante.

« Comme tu veux, je t'appelle à mon retour de la douche mais ne te plains pas si tu prends une douche froide ! » Me mit-elle en garde.

« Hum Hum... » J'étais déjà repartie dans les bras de Morphée.

« Alice ! Alice ! Il est VRAIMENT temps que tu ailles prendre ta douche MAINTENANT. »

« J'ai pas enviiiiiiie ! Je veux maman ! » Pleurnichais-je.

« Tu veux t'habiller sans t'être lavée ? Tu es sûre de ça ? »

« Oh Mon Dieu non ! » Dis-je en bondissant hors de mon lit. J'attrapais toutes les affaires dont j'avais besoin pour me doucher. Et me dirigeais vers la salle de bain COMMUNE.

Je m'installais dans une des cabines libres et ouvrai l'eau. Ouf ! Elle est encore chaude. Je vais pouvoir me délasser un peu et en profiter pour me laver les cheveux.

Il ne restait qu'à enlever la mousse de mes cheveux et mon corps quand je rallumais l'eau.

« Putain de bordel de merde ! » M'écriais-je. C'est quoi ça ? Déjà plus d'eau chaude ? Et je fais quoi moi maintenant ?

« Alice, qu'est-ce qui t'arrive ? » Me demanda Bella.

« J'ai plus d'eau chaude et je ne me suis pas encore rincé ni la tête ni le corps. »

« Je t'avais prévenu ! Tu n'as pas le choix. Tu dois finir à l'eau froide. »

« Quoi ? Mais je peux pas !!! »

« Pourtant tu vas devoir le faire ! Dans moins de 10 minutes, on doit être au réfectoire pour le petit déjeuner. Si on est en retard, c'est une heure de retenue ! Alors dépêche toi ! »

« Parce que tu crois que j'ai envie de trainer sous l'eau glacée. T' inquiète, on ne sera pas en retard. »

Je n'avais jamais été aussi rapide pour le rinçage intégral de mon corps. J'avais trop froid et hâte de m'habiller.

Cinq minutes plus tard, nous étions devant l'entrée du self. Nous prîmes notre petit déjeuner dans le SILENCE. Puis nous dirigeâmes vers notre classe attitrée pour l'année. Nos deux premières heures de cours étaient littérature donné par Sœur Céline (N/A2 : petite dédicace à toi Super Béta). Cette matière était la préférée de Bella, c'est ce qu'elle m'avait dit hier. Le cours se déroula plutôt bien et fut même … intéressant.

Nos deux dernières heures de la matinée étaient mathématiques. A quoi peut bien servir une équation à plusieurs inconnus dans le monde du stylisme ? Bella m'informa qu'elle détestait cette matière mais elle fut assidue et nota toutes les informations que Sœur Thérèse nous donna.

L'heure du déjeuner arriva enfin. Les plats proposés étaient toujours aussi ragoutants. Une simple salade, un fruit et un yaourt suffiraient. J'allais finir par ressembler à un lapin avec toutes ces salades.

L'après midi continua avec deux heures de biologie. J'étais bien sûr avec Bella. Et nous eûmes beaucoup de mal à garder notre sérieux quand Sœur Emmanuelle nous apprît qu'on étudierait l'appareil reproducteur chez l'homme. Comment pouvait elle expliquer quelque chose qu'elle n'avait jamais vu de sa vie. D'ailleurs quelques rougeurs s'étaient installées sur ces joues.

« Alors Mesdemoiselles, » Commença-t-elle. « Nous allons parler de l'appareil reproducteur … L'appareil reproducteur d'un organisme est le système corporel constitué de toutes les parties affectées aux fins de reproduction. Chez les organismes sexués, on parle des organes … sexuels ou des organes génitaux, ou encore des caractères … sexuels primaires. Ils incluent les fonctions de l'insémination et de la fécondation; chez les hauts vertébrés; on y ajoute la gestation et la parturition. On peut aussi dire la naissance, mise bas ou ponte.

L'appareil reproducteur est centré sur les gonades, qui produisent les gamètes, ou cellules sexuelles. Chez les animaux sexués, on parle d'ovaires pour la gonade femelle et de … testicule pour la gonade mâle. »

Je pensais sincèrement que ça serait plus intéressant que ça mais elle nous expliquait ça comme si c'était quelque chose d'appris par cœur sur une encyclopédie. Quoi que pour elle c'était vraiment le cas.

Le cours continua avec le même ennui. Ça AURAIT vraiment pu être intéressant pourtant.

L'heure de la libération sonna enfin. Mais uniquement le temps de se diriger vers la salle d'étude. N'ayant que très peu de devoirs à faire. Je sortis mon cahier d'esquisses pour dessiner de nouveaux vêtements. J'avais déjà pas mal rempli ce cahier mais j'avais encore plein d'idées, surtout grâce à Bella. J'avais envie de créer ma nouvelle « collection » en m'inspirant d'elle. Je pense qu'avec le peu d'habits qu'elle avait j'avais du travail !

Je devais en être à mon deuxième modèle quand je sentis une présence derrière moi. Je me retournais pour me retrouver face à Jane. Elle avait le visage fermé et le regard assassin. Des frissons parcoururent mon corps à cet instant. Qu'est-ce qu'elle me veut ? Je n'ai rien fait !

« Mademoiselle Cullen, est-ce que cela concerne du travail scolaire ? » Demanda-t-elle en désignant mon travail.

« Non. »

« Vous n'avez pas de devoirs ? »

« Non. Je les ai terminé. J'avais juste l'appareil reproducteur masculin à reproduire sur mon cahier et je l'ai fait. » Je vis le visage de Jane rougir. J'avais fait mouche.

« Je me vois dans l'obligation de vous confisquer temporairement votre cahier et je vous conseille fortement de changer de ton avec moi. » Je n'eus le temps de rien faire qu'elle repartait déjà avec mon cahier.

Je voulus protester mais au moment de le faire je croisais les yeux de Bella qui me suppliait de ne rien dire. Non mais, pour qui elle se prend. Elle veut la guerre, elle aura la guerre. Elle ne connait pas Alice Cullen.


Et non, toujours pas d'Edward mais on espère que ça vous plaît toujours, on attend vos réactions.

Bisous.

Hélène et Vanessa