Ma Vie après l'Enfer
Coucou,
Juste un petit mot pour vous remerciertoutes de votre soutien et d'être déjà aussi nombreuses à nous suivre…
On remercie aussi du fond du cœur les filles de TF et les Tpas pour leurs encouragements.
Remerciements aux non-inscrites :
=) : Contente de te faire rire et patience pour Eddy. Merci.
Gégé : Ca fait plaisir que tu aimes toujours ! Pour Ed et Jasper, encore un peu de patience… Merci beaucoup pour ton soutien !
Marion : Merci beaucoup, on est heureuses que tu aies aimé le chapitre. Bisous.
Cynthiz : On est super contentes de pouvoir faire rire ! Samedi est là, donc voilà le chapitre ! Merci et à bientôt. Biz.
Lily : Encore un peu de patience pour Ed… Merci pour ta review
Aelita48 : Merci de ton enthousiasme Miss, voici la suite !! Bisous
Flow: Alors on a adoré tes reviews et tes theories alors comme tu l'as dit, vu mon âge, nous ne sommes pas en internat religieux…mais on a testé dans nos jeunesses donc on se venge avec cette histoire! Pour Ed, encore un peu de patience, en tout cas, merci de nous avoir fait rire et aussi pour tous tes compliments. Gros bisous.
Playlist : Cold Play, In My Place
Grace, Imagine one Day
Chapitre 3 : Nouvelles rencontres
POV ALICE
Les jours passèrent, les semaines défilèrent. Tous nos samedis soir se déroulaient au bar de Sam et Emilie. C'était le seul moment de la semaine pour lequel nos estomacs nous remerciaient de les avoir remplis. Même si je n'étais pas adepte de cette nourriture, je la vénérais dès qu'elle entrait dans ma bouche. Oh que les bons petits plats de maman me manquent ! Les cours se déroulaient sans encombre. Bella était beaucoup plus assidue que moi, sa bourse la motivait à toujours donner plus. Personnellement je ne m'inquiétais pas trop, mes parents m'avaient dit que si j'avais mon année je pourrais faire mon école de stylisme, l'argent ouvre toutes les portes. Mais l'acharnement de Bella et son envie de réussir seule m'avaient contaminée. J'en étais arrivée à penser que si je décrochais moi aussi une bourse pour cette école mais parents seraient encore plus fiers. Mon père m'avait prévenue avant que je n'arrive ici : « Alice, tu as toujours eu ce que tu désirais sans être devenue une enfant pourrie gâtée. Mais tu nous as beaucoup déçus ta mère et moi par ton comportement. Ton train de vie va radicalement changer dans cette nouvelle école. J'espère sincèrement que la discipline ne sera pas seulement la seule leçon de vie qui en ressortira. » Je l'avais regardé avec incompréhension et m'étais dit qu'il devenait sénile tellement j'étais en colère.
Aujourd'hui, loin de ma famille je prenais conscience du cocon doré que j'avais quitté. Mon père avait raison, j'allais sortir de cette école transformée. La discipline était une chose mais la confiance en soi et la réussite personnelle en étaient une autre. Et c'est Bella qui m'avait montré tout ça inconsciemment. C'est pour ça qu'obtenir une bourse pour rentrer dans cette école montrerait à mes parents que j'avais compris la leçon et que je devenais une adulte.
Ce soir, c'est Thanksgiving et je suis restée au pensionnat. Une bonne partie des élèves sont restées ici d'ailleurs. La plupart d'entre nous habitons assez loin. Les sœurs ont prévu un repas … de fête ! Bella m'a raconté que celui de l'année dernière n'était pas extra. Mais ça ne nous inquiète pas car Sam et Emilie nous auront gardé une assiette quand nous irons les rejoindre ce soir. Ouf ! Mon estomac va m'aimer ce soir !!! Nous étions installées à table avec nos assiettes de « fêtes » et l'appétit n'était pas vraiment là sachant ce qui nous attendait un peu plus tard. Nous mangeâmes peu et retournâmes dans notre chambre rapidement afin de nous préparer en vitesse.
L'extinction des feux avait eu lieu depuis quelques minutes.
« Bella tu es prête ? » Chuchotais-je.
« Encore quelques minutes. Je prépare le sac avec les chaussures et on y va. » Répondit-elle.
C'était bien pratique ce sac. Nous devions rejoindre Heïdi, Renata et Chelsea dans leur chambre. Nous avions fait d'avantage connaissance. Elles étaient toutes les 3 cousines éloignées et elles avaient beaucoup déménagé ces dernières années, ayant été élevées toutes les trois ensemble. Leurs parents avaient une importante entreprise familiale représentée dans plusieurs pays. Elles avaient vécues quelques temps en Italie. Je les enviais rien que d'avoir pu faire les boutiques de chaussures italiennes ! Elles avaient demandées à leurs parents à pouvoir finir leurs deux dernières années de lycées au même endroit, elles avaient atterries ici.
Je frappais discrètement à leur porte. Renata ouvrit la porte et nous prîmes toutes la direction de la sortie. Nous arrivâmes dans la bonne humeur au bar.
« Bonsoir les filles » Nous interpella Sam une fois que nous fûmes entrées.
« Salut Sam ! » Répondîmes-nous en cœur. Les filles allèrent s'installer à leur table habituelle et nous au bar.
Emilie nous ayant vu, elle s'avança avec dans ses mains deux assiettes remplies à ras bord de nourriture plus qu'alléchante ! Nos ventres gargouillèrent au même moment avec Bella ! Nous éclatâmes de rire toutes les deux ! Nous commençâmes à … dévorer nos assiettes.
« Hum, ché bon » Dit Bella. Sam et sa femme nous souriaient.
« Elle a raison. C'est presque aussi bon qu'un Thanksgiving chez moi ! Et toi Bella ? » Demandais-je en la regardant.
Elle laissa retomber sa fourchette dans son assiette et je vis un éclair de tristesse traverser ses yeux alors qu'elle s'excusait.
« Ma mère n'a jamais été une grande cuisinière. Elle préférait quand je faisais la cuisine. Mais Alice a raison : c'est délicieux Emilie ! » Dit elle avec un sourire que je sentis forcé.
« Merci les filles. Allez régalez vous et si vous en revoulez il y a encore de la dinde et des patates douces ! » Nous informa Emilie.
Nous continuâmes notre repas dans le silence. Nos bouches étaient trop occupées à remplir nos estomacs pour parler. Une fois terminé, je proposais à Bella de faire une partie de fléchettes. Nous nous étions entrainées dans notre chambre avec une cible fictive au mur. Et pour les fléchettes nous les avions remplacées par des stylos. Même s'ils ne tenaient pas dans la cible car ils n'étaient pas pointus, cela avait permit à Bella de s'habituer. Au début elle touchait tout autour de la cible mais jamais dedans. Elle avait même réussi à m'envoyer le stylo dans la tête alors que j'étais juste à côté d'elle. Heureusement ce n'était qu'un stylo ! Elle avait failli abandonner parce qu'elle avait eu peur de ne jamais y arriver et de blesser un jour quelqu'un. J'avais réussi à la convaincre de continuer l'entrainement et elle avait accepté. Au bout de loooongues heures de concentration pour Bella elle avait enfin réussi à toucher la cible. Depuis elle touchait uniquement la cible et ne m'avait plus jamais blessée. Nous avions donc décidé d'y jouer véritablement ce soir.
« Je préférerais que tu commences Alice, je vais même peut être simplement te regarder. » Dit-elle peu sûre d'elle.
« Ecoute Bella ! Tu arrêtes d'avoir peur de blesser quelqu'un parce que tu ne vas blesser personne. Tout. Va. Bien. Se. Passer, tu es une grande fille. Tu as compris ? » J'avais été un peu abrupte mais je savais que c'était ce qu'il fallait pour qu'elle prenne un peu confiance en elle.
« D'ac... d'accord Alice. Mais si je blesse quelqu'un ce sera de ta faute. » Rétorqua-t-elle.
« Je commence et ensuite c'est à toi ! Compris ? » Demandais-je.
Elle hocha la tête par l'affirmative et je lui tendis ses trois fléchettes et je pris les miennes en mains.
Je me mis à bonne distance de la cible, c'est-à-dire trois mètres et lançait ma première fléchette. 20 points. Deuxième fléchette : 1 point. Nul,nul,nul !!! Troisième : Dix sept points. C'est mieux !
« A toi Bella ! » Claironnais-je.
« Ouais … » Répondit-elle en se plaçant à bonne distance. Première fléchette : Dix neuf point.
« Tu vois Bella, tu n'as tué personne ! Tu as même eu la cible ! » M'exclamais-je en sautillant près d'elle tellement j'étais contente pour elle.
Deuxième : Douze. Si elle continue comme ça, elle va me battre !!! L'élève qui dépasse le maître ! J'adore.
Troisième fléchette : catastrophe. Elle fit un trop grand geste en arrière et la lâcha. Le bout en plastique de la fléchette (heureusement) vint frapper l'arrière du crâne d'un des clients. Zut !!!
« Aïe ! » Entendîmes-nous le type crier. Il se leva et se tourna vers nous. Merde, c'est Tyler !
Il se dirigeait vers nous, énervé et quand il nous reconnut son visage s'étira en un sourire.
« Tyler, je suis désolée, j'ai pas fait exprès. C'est Alice qui m'a forcée à jouer. Je voulais pas. Je t'ai pas fait mal ? Tu n'as rien ? Je suis vraiment, vraiment désolée. » S'excusa Bella, les joues rougissantes.
Elle en fait pas un peu trop là. Je le sens pas ce mec !
« Ce n'est rien ma belle. Je suis ravie de te revoir, de vous revoir. On est rentrés juste hier. On ne vous a pas manqué? » Voyant que nous ne répondions pas, il enchaina. « On peut vous offrir un verre ? » Un verre ça n'engage à rien. Et ce sera ça de moins à payer. Il ne me reste plus que la moitié de mon argent pour tenir jusqu'à Noël !
« C'est d'accord. » Répondis-je. Bella me regarda surprise de ma réponse et nous suivîmes Tyler jusqu'à sa table où Eric l'attendait. Nous le saluâmes.
« Mike n'est pas avec vous ? » Commençais-je pour démarrer la conversation.
Tyler éclata de rire et Eric nous expliqua.
« Nous sommes partis plusieurs semaines en déplacement à l'extérieur et Mike est tombé malade juste avant que l'on revienne. Je pense que passer la nuit dans les trous de combat à dû l'affaiblir. Pauvre petit gars. »
« Rien de grave ? » M'inquiétais-je par politesse.
« Juste un petit rhume. Mais vous savez comment sont les hommes avec un rhume, c'est comme s'ils étaient à l'article de la mort ! Il a pas tort sur ce coup ! Il sera remis dans peu de temps ! » Répondit Eric. Tyler souriait à Bella et la regardait avec insistance.
« Et puis vous êtes en bonne compagnie ce soir les filles, n'est-ce pas ? » Demanda ce dernier en ne lâchant pas Bella des yeux.
Sam arriva à ce moment ce qui nous évita de répondre à sa stupide question. On veut juste que tu nous offres un verre bouffon !
« Un soda les filles ? Et vous ? » Demanda Sam en s'adressant aux garçons.
« Deux bières. » Répondit Eric.
Ils commencèrent à nous raconter le déplacement qu'ils venaient de faire. En fait, ils étaient partis en forêt pendant quelques semaines et avaient fait du repérage de terrain. Ils avaient dû aussi faire des parcours du combattant. La discussion aurait pu être intéressante s'ils avaient arrêté de se dire les meilleurs dans tous les exercices qu'ils avaient du faire. Comme s' ils étaient les deux meilleurs militaires de la base. Et un tel a fait si et un tel a fait ça et celui là qui s'est fait ça. Ca devenait lassant. Nous en étions à notre deuxième tournée quand Bella proposa un jeu de fléchettes. Hein ? Mais elle va bien ? Je la regardais interloqué et elle me chuchota : « C'est le seul moyen poli que j'ai trouvé pour changer de sujet ! » Mais c'est qu'elle prenait de l'assurance ma petite élève !
On venait de terminer la seconde partie quand Bella m'informa discrètement qu'elle allait aux toilettes.
Je me concentrais à nouveau sur le jeu alors que c'était à Eric de jouer. Il lança ses trois fléchettes en additionnant un petit score. Pas doué en plus ! Je lançais ma première fléchette quand j'entendis des éclats de voix provenant des toilettes. Bella ! Je me précipitai dans cette direction et trouvai Tyler plaqué au mur par deux grands types. A quelques mètres de lui se trouvait Bella, accroupie à terre les bras entourant ses jambes et la tête baissée. Un autre mec tentait de la rassurer. Je me dirigeais vers elle et m'agenouillait.
« Bella, Bella ... » Je tentais de lui attraper le bras mais elle me repoussa. Sam arriva à ce moment et demanda ce qu'il s'était passé. Le type près de Bella se leva et raconta ce qu'il venait de se passer.
« On était installés quand on a entendu du boucan venant de la porte des toilettes, on s'est levés pour voir ce qu'il se passait. J'ai trouvé ce dégénéré entrain de tenter de l'embrasser, alors qu'elle ne voulait pas. » Dit-il en désignant Bella. Il enchaina. « Je me suis interposé. Paul et Jared se sont occupés de lui. »
Je tentais de nouveau de m'approcher de Bella et je l'entendais marmonner. Je ne comprenais pas ce qu'elle disait.
« Merci Seth. Jared, Paul, est-ce que vous pourriez mettre cet énergumène dehors ainsi que son copain. » Dit Sam froidement en regardant Tyler. Ce dernier n'avait rien dit depuis que j'étais arrivée et il avait gardé la tête baissée. Quand il passa devant Sam, il l'attrapa par le col.
« Si toi et ton copain tentés de revenir ici ça se passera très mal et la prochaine fois j'appelle la police. » Son ton avait été glacial.
Emilie m'avait rejoint près de Bella. Nous essayions de la réconforter mais elle refusait toujours le contact. J'avais l'impression qu'elle était dans une bulle et que rien de l'extérieur ne pouvait l'atteindre. Elle pleurait silencieusement.
Tout doucement, avec des mots doux, elle releva la tête. Seth aussi avait tenté de la ramener à la réalité en lui parlant doucement.
« Eh ma Belle, tout va bien. Ils sont partis et ils ne reviendront pas. Ne t'inquiète pas. Et puis maintenant tu as tes gardes du corps attitrés. » Il avait fini sa phrase avec une note d'humour.
Bella esquissa un léger sourire et je la pris dans mes bras, heureuse de l'avoir retrouvée. Seth l'aida à se lever et Emilie nous guida vers la table où les deux autres garçons nous attendaient avec Sam.
« Bella, ça va mieux ma puce ? » S'enquit Sam alors que nous nous installions.
« Oui Sam. Ca va. Je vais bien. Merci ... » Répondit-elle en s'adressant à son sauveur.
« Seth, je m'appelle Seth. Et voici Jared et Paul. Nous sommes militaires sur la base. Et vous ? » Emilie et Sam devaient retourner travailler et nous dirent qu'ils nous laissaient en très bonne compagnies et que ça faisait longtemps qu'ils les connaissaient. Nous n'avions rien à craindre avec eux. Je me sentis rassurée et sentis Bella se détendre.
« Je suis Alice et voici Bella, ma meilleure amie. » Dis-je en regardant Bella. C'était la première fois que je le disais et je vis dans ses yeux que ça l'avait émue et rassurée. Nous échangeâmes un sourire.
« Alors mesdemoiselles, que faites vous dans la vie ? » Demanda Paul.
« Nous sommes pensionnaires à Sainte Catherine. » Répondit doucement Bella.
« Et vous êtes venues vous remplir l'estomac et profiter des avantages de cet endroit ? » Insinua Jared.
« Comment vous savez ça ? » Dis-je soupçonneuse.
« Avant que vous ne rejoignez la table, Sam nous a demandé de prendre soin de vous et nous connaissions aussi très bien Victoria ! C'est une amie. » Déclara Paul en souriant.
Emilie arriva avec cinq sodas et nous dit que la tournée était offerte. Je me sentais vraiment bien ici et maintenant je me sentais vraiment rassurée. Car ces trois garçons m'inspiraient confiance.
« Vous venez d'ou ? » Questionnais-je. Ils avaient tous trois le teint mat, ils étaient grands et plutôt musclés de type amérindiens. Des beaux gosses quoi !!! Seth prît la parole.
« Nous sommes originaires de la Réserve indienne des Navajos près de Sedona dans le Colorado. On a été élevés ensemble et nous nous sommes engagés il y a 4 ans. Et nous voilà ici. »
« C'est la première fois que l'on vous voit ici. » Demanda Bella.
« Nous étions partis en opération extérieure pendant quatre mois. Nous avons eu un mois de vacances et nous avons repris le travail cette semaine. » Nous informa Jared.
« Nous passons tous nos weekend ici. Avec le temps, nous sommes devenus proches d'Emilie et Sam et nous leur donnons un petit coup de main quand ils ont besoin. Ce sont des gens adorables. C'est un peu notre deuxième maison ici. » Rajouta Seth.
« C'est pareil pour nous. » Répondit Bella avec un large sourire.
« Nos estomacs préfèrent de loin la cuisine d'Emilie à celle du pensionnat. » Rajoutais-je tout sourire.
« On en doute pas. Victoria nous a parlé du régime « lapin » des sœurs. » Ricana Paul.
Je regardais ma montre et vis qu'il était largement l'heure de rentrer. D'ailleurs les filles nous attendaient déjà à la sortie.
« Il faut qu'on rentre. Désolée. » M'empressais-je de dire en me levant et tirant Bella par le bras.
« Attendez. Vous rentrez à pieds ? » S'enquit Seth.
Nous hochâmes toutes les deux la tête.
« Plus jamais vous ne rentrerez seules Mesdemoiselles. J'ai dit que nous serions vos gardes du corps et c'est le cas. Nous allons vous accompagner à pieds. » Seth avait pris une grosse voix mais il avait le sourire aux lèvres. Nous faisant comprendre gentiment que nous n'avions pas le choix.
Nous nous dirigeâmes donc tout les cinq vers la sortie. J'avais l'impression d'être une star entourée de ses bodyguards. Le rêve ! Nous les présentâmes aux filles. Celle-ci fûrent ravies que des hommes nous raccompagnent.
Le feeling passa bien entre tous et il fut convenu qu'ils viendraient nous chercher et nous ramèneraient à partir de maintenant. Ils s'inquiétaient pour notre sécurité et cela nous toucha sincèrement. J'avais même remarqué que Bella était plus détendue depuis l'incident. Ca me rassurait. Je me sentais fautive de l'avoir laissée seule. Si je l'avais accompagnée aux toilettes, Tyler n'aurait pas posé ses sales pattes sur elle ! Je m'en serais voulue si … Mais heureusement les gars étaient arrivés à temps.
Une fois dans la chambre, nous nous couchâmes rapidement mais le sommeil fût long à m'accueillir.
Mon début de nuit fut agité ainsi que celui de Bella. Je l'entendis marmonner et elle pleura dans son sommeil. Ne sachant pas comment m'y prendre pour la rassurer, je me glissais à ses côtés pour finir notre nuit. Elle se calma sans se réveiller et je me rendormis.
« Alice … Réveille toi. » J'ouvris un œil et me retrouvais face à Bella.
« Coucou. » Marmonnais-je.
« Qu'est-ce que tu fais dans mon lit ? » M'interrogea-t-elle doucement.
« Ta nuit a été difficile … et je me suis dis que ... » Je ne savais pas quoi dire. Vous auriez soupçonné, moi Alice Cullen ne sachant pas quoi répondre ? Une première !
« T'inquiète, j'ai compris. Et je te remercie. » Me dit-elle avec un léger sourire.
« Tu veux en parler ? » Demandais-je soucieuse.
Elle se leva du lit.
« Non. Tout va bien. Il ne s'est rien passé. Ne t'en fais pas. Et puis ça nous a permis de faire la connaissance de gens sympas. »
« C'est vrai qu'ils le sont et ils me donnent l'impression d'être des grands frères protecteurs ! J'ai hâte d'être à samedi prochain et d'apprendre à les connaître » Dis-je enthousiaste.
« Moi aussi. » Répondit-elle la mine songeuse.
« Aujourd'hui est une journée off pour toi. Pas de cours de maintien. Je te laisse te reposer. Mais dimanche prochain tu n'y coupe pas. » L'informais-je.
« Merci Alice ! Je vais pouvoir me reposer et ne pas jouer au mannequin pour toi ! Ouf ! » Me taquina-t-elle avec un grand sourire. C'était le premier sourire sincère que je voyais se dessiner sur son visage et j'en fus rassurée.
« Tu me fais passer pour une marâtre, c'est ça ? »
Nous éclatâmes de rire tellement c'était ridicule.
Le dimanche défila tranquillement et en ce jour de vacances nous eûmes droit à nos deux heures de vacances. Bonheur ! Bien sur le programme fut approuvé par Sœur Cendrine : La Mélodie du Bonheur. Horreur !
La mauvaise nouvelle de cette semaine était que nous étions de corvée de vaisselle ! Tous les soirs, nous devions la faire après le diner. Le seul avantage c'était que nous échappions à l'étude.
Nous étions mardi soir et nous venions de terminer la vaisselle. Nous avions terminé plus tard que prévu il y avait eu une coupure d'eau chaude. Et je vous jure que laver à l'eau froide ce n'était pas génial. Nous avions dû faire chauffer de l'eau dans des grandes marmites et cela nous prît beaucoup de temps. Nous nous dirigions vers notre chambre alors que l'extinction des feux venait d'avoir lieu. Nous aurions déjà dû être dans notre chambre. Nous avions à peine monté la première marche de l'escalier que …
« Mesdemoiselles ! » Nous interpella-t-elle.
OH NON. Nous nous retournâmes d'un même mouvement pour nous retrouver face à Jane. Tout mais pas elle. Depuis l'histoire de mon cahier, j'avais l'impression qu'elle cherchait la petite bête avec moi et même Bella. Elle nous regardait toujours en coin avec un regard méchant. Je le sentais mal ce coup là !
« Oui. » Répondîmes-nous en cœur.
« Que faîtes vous à cette heure en dehors de vos chambres ? » Cracha-t-elle.
« Nous venons juste de … » Commença Bella. Jane avait levé la main pour l'interrompre.
« Je ne veux pas savoir ! Vous devriez être dans votre chambre et ne pas traîner dans les couloirs. »
J'allais ouvrir la bouche pour la remettre à sa place mais Bella m'avait attrapé le bras, m'incitant à me taire.
« Je ne veux pas connaître vos excuses de jeunes filles écervelées. Vous avez besoin de discipline et je vais vous en donner ! » Je la tue à quel moment ! ? Si je vous dis qu'elle donnait l'impression d'être frustrée et que son autorité l'excitait, vous me croirez ?
Nous ne dîmes rien avec Bella, sachant que cela aggraverait notre cas et qu'aucune sœur même la Mère Supérieure ne pourrait nous venir en aide. Il valait mieux encaisser !
« Demain et tous les autres matins de la semaine vous devrez nettoyer le réfectoire. C'est-à-dire balai et serpillère. Vous effectuerez cette corvée avant le réveil de tout le pensionnat. Cela fera un peu moins de sommeil. Si votre travail scolaire s'en ressent, d'autres corvées viendront s'ajouter à celle-ci. Je viendrais vous réveiller demain matin à cinq heures » Je crus qu'elle allait jouir à ces paroles. Elle m'énerve !
« Alors mesdemoiselles ? »
« Nous avons compris Jane. » Répondit Bella. J'acquiesçais simplement de la tête sachant que si je lui répondais, j'aurai pu le regretter et Bella aussi.
« Très bien. Regagnez vos chambres. La nuit sera courte ! » Finît-elle avec un sourire ironique.
Nous étions dans notre chambre et je fulminais de colère. Depuis le début, je savais qu'il fallait s'en méfier. Bella s'avança vers moi et me prit les mains.
« Calme-toi Alice. Ça ne sert à rien. Ce n'est qu'une semaine et ça passera vite. » Me rassura-t-elle.
Je tentais de me calmer sachant qu'elle avait raison. Et il était l'heure de dormir. Ça allait être dur demain.
Le réveil fut difficile et Jane ne fut en aucune façon délicate. Nous nous levâmes rapidement. Nous prendrions notre douche après cette corvée. Je vais la tuer !!!
Nous avions à peine fini de passer la serpillère après le balai que les premières élèves arrivèrent. Si nous voulions pouvoir petit déjeuner, il fallait qu'on aille prendre rapidement notre douche.
La journée et le reste de la semaine furent très difficiles. La corvée du matin et la vaisselle du soir nous épuisaient littéralement ! A chaque fois que nous croisions Jane, elle affichait son sourire ironique et supérieur. Je vais la tuer !
Nous étions enfin samedi soir et avions rejoints Seth, Jared et Paul à l'orée des bois.
« Bonsoir les filles ! » Dirent-ils en cœur.
« Salut les gars ! » Répondîmes -nous ensemble.
« Allez, on y va si vous voulez profiter de la soirée. » Rajouta Jared.
Nous parlâmes tout le long du chemin, racontant le déroulement de notre semaine. D'ailleurs, les garçons étaient d'accord avec moi concernant Jane. Je devais me venger de cette peste.
Les filles allèrent rejoindre les amis qu'elles s'étaient fait depuis le début de l'année et Bella et moi nous installâmes à une table avec les garçons. Sam vint rapidement nous voir en nous donnant la carte.
« Bonsoir les jeunes ! Qu'est-ce qu'il vous ferait plaisir ? »
« Bonsoir Sam ! Comme d'habitude pour Bella et moi. » Nous commandions toujours la même chose et je savais que Bella était d'accord avec moi.
« Salut Sam. Je vais prendre un hamburger frites et un coca, s'il te plait. » Répondit Seth.
« Même chose s'il te plait. » Ajouta Paul.
« Pareil pour moi. » Informa Jared.
« Emilie vous amène ça dès que c'est prêt. » Dit-il en repartant vers le bar.
« Alors les filles, vous venez d'où ? Et comment vous êtes vous retrouvées dans ce pensionnat ? » Nous interrogea Paul.
« Je suis de Forks, ville pluvieuse de l'état de Washington. On va dire que je n'ai pas fréquentée les bonnes personnes et que mes parents ont préférés m'envoyer ici avant qu'il ne soit trop tard ! » Répondis-je
Ils se tournèrent vers Bella. Je vis bien que parler d'elle la mettait mal à l'aise. Elle ne m'avait parlé qu'une fois de sa famille et nous n'avions jamais ré aborder le sujet. Elle souffla discrètement et releva la tête.
« Je suis de Phoenix. Mon beau père et ma mère étant continuellement en voyage, ils se sont dit que ce serait mieux pour moi d'être dans ce pensionnat pour plus de stabilité. » Sa voix n'était pas sûre et elle semblait hésitante dans les mots qu'elle utilisait. Je pense avoir été la seule à le remarquer.
« C'est un choix radical que vos parents ont fait ! » Ricana Seth.
« C'est sûr ! Mais ça nous a permis de nous rencontrer ! » M'exclamais-je. Bella hocha la tête affirmativement pour montrer qu'elle était d'accord avec moi.
« Et voilà vos commandes ! »
« Bonsoir Emilie ! » Nous exclamâmes tous. Elle déposa nos assiettes sur la table.
« Bon appétit les enfants. Je dois y retourner, il y a foule ce soir. » Nous informa-t-elle.
Nous mangeâmes paisiblement en apprenant à nous connaître. Les garçons nous racontèrent leurs enfances à la réserve. Leurs parents étaient déjà amis d'enfance donc c'est tout naturellement qu'ils le sont devenus aussi. Ils avaient 22 ans et s'étaient engagés dans l'armée afin d'avoir un avenir meilleur que ceux qui restaient vivre à la réserve. Leurs débuts dans l'armée avaient été difficiles mais ils avaient réussi à se faire respecter. Leurs contrats se terminaient l'année prochaine au moment où nous aurions la remise de diplôme. Ils n'étaient pas sûrs de les renouveler. Ils hésitaient encore. Ils étaient tous les trois pilotes d'hélicoptère et Paul avait une formation de mécanicien à la base.
« On pense à ouvrir notre société de voyage et baptême en hélico pour les civils. » Expliqua Seth en désignant Jared.
« Nos petites-amies habitent encore à la réserve et si nous souhaitons nous installer professionnellement ailleurs dans le pays elles sont prêtes à nous suivre. Donc on verra. » Ajouta Jared.
Je me tournais vers Paul. « Et ta copine aussi, elle serait prête à te suivre où tu iras ? »
Un silence de plomb tomba sur la table et je vis que Paul ne savait pas comment me répondre.
« Disons que je suis célibataire et que mon choix de vie n'est pas du goût de tout le monde. Il me reste juste ces deux zigotos ici présents. Je me suis brouillé méchamment avec ma famille aux dernières vacances. »
Il ne semblait pas vouloir en dire plus et la tristesse m'incita à ne pas l'interroger. Bella le comprit aussi. Changeons de sujet !!!
« Messieurs, je vais avoir besoin de votre aide pour Bella, pour qu'elle s'affirme en tant que jeune femme. » Elle me regardait avec des gros yeux et je cru qu'elle allait me tuer. Les garçons ricanaient de sa réaction. « Je m'explique, Bella ici présente est timide et maladroite mais elle souhaite combattre ses défauts. Pourriez-vous m'aider ? » Ils acquiescèrent tous de la tête.
« Ca va pas Alice ! » Oh là ! Elle est VRAIMENT en colère. « C'est pas la peine d'en parler à tout le monde quand même ! » S'exclama-t-elle.
« Ne t'en fais pas Bella. On ne se moque pas de toi. Et nous sommes tous les trois prêt à t'aider. C'est déjà bien que tu aies demandé de l'aide à Alice. Et nous, on peut … apporter une note masculine. » Finît Paul dans un sourire rassurant adressé à Bella. Cette dernière se calma.
« Ecoute Bella. Je suis désolée. » Dis-je sincèrement en lui prenant les mains.
« Ok. Je suis d'accord. Mais ne vous moquez pas les mecs ! » Répliqua-t-elle en regardant les gars.
Ils levèrent tous les mains en signe d'innocence et opinèrent affirmativement de la tête.
« Alors on commence par quoi ? » Demanda-t-elle le sourire aux lèvres. Elle venait de me scier sur place avec cette phrase. Bella s'affirmait !
« Fléchettes ! » M'exclamais-je.
« Allons-y. » Dit Seth en se levant.
Nous nous levâmes tous et commençâmes à jouer. Le reste de la soirée se déroula dans la bonne humeur. Bella prenait de plus en plus d'assurance. Et Paul prît le temps de lui montrait plusieurs techniques pour atteindre la cible sans blesser personne. Et il n'y eut aucun blessé ! Bella va devenir adroite !!!
Le retour se fit dans la joie et la bonne humeur. Le train-train habituel reprit sans encombre. C'est-à-dire sans corvée supplémentaires de la part de Jane. Pourtant on voyait bien qu'elle cherchait une faille pour nous en faire baver. Mais heureusement Bella était le côté sage de notre duo et elle savait tempérer ma colère.
Les vacances de Noël étaient arrivées rapidement et nous étions le jour de mon départ. Je retourne enfin chez moi ! Ma chambre ! Ma machine à coudre ! Internet ! Et la cuisine de ma mère ! Bella m'avait dit que ses parents viendraient la chercher un peu plus tard. Comme elle ne me semblait pas sûre d'elle, j'avais insisté à plusieurs reprises pour qu'elle vienne avec moi à Forks. Mais elle avait refusée à chaque fois. Quelle tête de mule ! Je voulais surtout qu'elle soit là aussi pour mon anniversaire, le 28 décembre. C'était ma meilleure amie. Je tentais une dernière fois de la convaincre.
« Bella, s'il te plait. En plus c'est mon anniversaire pendant les vacances ! On pourra le fêter ensemble. Au fait et toi c'est quand ? »
Je la vis se mordiller la lèvre inférieure et ça c'était mauvais signe. Elle passa sa main dans ses cheveux, nerveuse et me regarda enfin.
« Le 13 septembre. » Répondit-elle.
« QUOI ? Et tu ne me l'as pas dit. Tu aurais pu me le dire. On l'aurait fêté même si c'est pas trop possible ici mais on aurait fait quelque chose chez Emilie et Sam. Pourquoi Bella ? » La respiration me manquait tellement j'étais choquée qu'elle ne me l'ai pas dit.
« Ecoute Alice, c'était au début de l'année et je n'en ai parlé à personne. Je n'ai jamais aimé fêter mon anniversaire et c'est comme ça. Maintenant la discussion est close. » Son ton avait été froid mais je pouvais concevoir qu'elle n'en ait pas parlé. Bella détestait être le centre de l'attention et si je l'avais su je n'aurai pas hésitée à le fêter.
« Je comprends Bella. On en reparlera plus. Mais sache que l'année prochaine on le fêtera ensemble quoique tu en dises ! » Le ton que j'avais employé ne permettait aucune réplique. « Tu es sûre que tes parents viendront te chercher et que tu ne resteras pas ici ? » M'enquis-je.
« Ils doivent venir donc tout va bien. » Répondit-elle calmement. « De toute manière, il faut que je révise car on a des examens à la rentrée et que ça compte pour l'obtention de ma bourse. »
Je sentais qu'elle ne me disait pas tout. Mais quand elle avait une idée en tête, je ne pouvais pas la faire changer d'avis. J'étais un peu rassurée car je savais que Paul restait en ville pendant les fêtes. La dispute avec ses parents ne s'étaient pas arrangée et il passerait Noël avec Emilie et Sam. Donc Bella ne serait pas seule.
Mes parents m'avaient réservé un taxi et un vol pour Seattle. J'allais monter dans mon taxi et Bella était venu me dire au revoir.
« Fais bon voyage Alice et profite de ta famille pendant ces vacances. » Je cru voir ses yeux s'humidifier à ses paroles.
« Toi aussi passes de bonnes vacances ma Belle. On aura plein de choses à se raconter à notre retour. » Répondis-je en la serrant dans mes bras. Je montais dans mon taxi et lui fit signe de la main quand la voiture démarra.
J'étais enfin dans ma chambre. Que du bonheur ! Mes parents étaient venus me chercher. Je leur avais littéralement sautée au cou. Ils n'avaient pas pu en placer une des deux heures que durait le trajet jusqu'à Forks. Je leur avais racontée tout ce qui c'était passé depuis le début de l'année. Bien entendu j'avais omis nos escapades hebdomadaires du samedi soir chez Sam et Emilie. Ma mère m'informa que mon frère serait seulement présent la veille et le jour de Noël. Il en profiterait pour nous présenter sa nouvelle petite amie. En effet, il effectuait un stage important dans un grand cabinet d'avocat de Seattle et le reste des vacances, il irait le passé à New York dans la famille de sa petite amie. Cela m'attristait de ne pas pouvoir profiter plus de lui.
Ma mère me rejoignît dans ma chambre. Et nous pûmes reprendre notre vieille habitude à papoter entre filles sur mon lit.
« Tu ne nous en veux pas trop de t'avoir envoyée dans cette école ? Tu sais que c'était pour ton bien et ton avenir. » S'enquit ma mère.
« Ne t'inquiète pas. Je suis entourée de vieilles biques mais j'y ai rencontré ma meilleure amie. Et rien que pour ça je ne le regretterais pas. Et puis j'y ai compris beaucoup de choses. »
« Et qu'as tu compris ? »
« Que la vie n'était pas simple. Que papa et toi avez toujours été là pour moi. Vous m'avez donné une éducation, un foyer et beaucoup d'amour. Tout n'est pas dû dans la vie. »
Ma mère parût surprise par mon discours. Elle semblait émue et elle me prit dans ses bras.
« Je suis fière de toi ma chérie. » Dit-elle en me caressant les cheveux. « D'ailleurs, ton père et moi avons reçu tes notes et nous devons dire que nous sommes agréablement surpris. Tu pourrais obtenir une bourse pour ton école si tu continue comme ça. »
« C'est bien le but. C'est Bella qui m'a montré que je pouvais essayer d'obtenir ce que je désirai par moi même. C'est une très bonne élève et elle m'aide beaucoup dans mes devoirs. J'aurai tellement voulu vous la présenter. »
« Moi aussi et il faudra que je pense à la remercier. Elle a fait des miracles avec toi. » Dit ma mère.
« Je fais des miracles aussi avec elle. J'apprends d'elle et elle apprend de moi. » Ma mère me fit les gros yeux. J'enchainais.
« Je lui apprends à avoir confiance en elle. Si tu savais maman, quelque fois je vois tellement de douleur dans ses yeux. Mais elle ne m'en parle pas. Même moi, Alice Cullen je n'arrive pas à la faire parler ! »
« Tu sais ma puce des fois les gens ont besoin de temps pour se confier. Quand elle sera prête, elle te parlera. » Ma mère avait toujours les mots pour me rassurer.
Nous avions continué à parler de tout et de rien. Je reprenais petit à petit mes marques dans ma maison. Je redécouvrais la télé et internet. En quelques jours, j'avais déjà fait quelques vêtements que j'avais dessinés pour Bella. Elle devait être avec sa famille en ce moment. Mon frère arrivait ce soir et nous allions fêter le réveillon tout les cinq. J'espère que sa copine est sympa ! C'est la première qu'il ramène à la maison donc ça doit être sérieux !
Je finissais de me préparer dans ma chambre. J'avais décidé de mettre une de mes créations ce soir. C'était une robe noire en satin, cintrée sous la poitrine avec un bandeau de velours. Elle finissait en s'élargissant jusqu'aux genoux. Tout à coup j'entendis ma mère.
« EDWARD ! »
Je me précipitais dans les escaliers afin d'accueillir mon frère adoré. Il m'avait tellement manqué !
J'arrivais à la porte d'entrée et vis ma mère serrant mon frère dans ses bras.
« Esmée, je pense que tu peux le laisser respirer maintenant. Et j'aimerais bien qu'il nous présente la charmante demoiselle qui l'accompagne. »
« Tu as raison Carlisle. » Dit-elle en relâchant mon frère pour se diriger vers la blonde aux gros seins.
Ma mère lui tendit la main en lui souhaitant la bienvenue. Tiens ! Maman qui sert la main à la copine de son fils. J'aurais cru qu'elle l'aurait prise dans ses bras ! Bizarre ! Ma mère est comme moi, elle a un certain don pour cerner les gens au premier regard. J'étais encore dans mes pensées quand je sentis deux bras m'encercler et me faire tourbillonner dans les airs.
« EDWARD ! Lâche-moi ! Je vais être malade. » M'écriais-je en tentant de me dégager. Il me relâcha enfin et m'embrassa sur le front.
« Papa, Maman, Alice : je vous présente Tanya, ma petite amie. Tanya, voici ma mère Esmée, mon père Carlisle et Alice ma chipie de petite sœur. » Expliqua Edward en nous désignant chacun notre tour. Nous la saluâmes en retour.
« Bonsoir. Je suis ravie de faire votre connaissance. Edwardinou m'a tellement parlé de vous. Vous avez une maison magnifique. » Edwardinou ??? C'est quoi ce surnom à la con ! J'avais vu un sourire moqueur sur les lèvres de mon père à l'entente de ce surnom et ma mère s'était retenue de rire. J'espérais ne plus entendre le son de sa voix du reste de la soirée. Elle avait une voix de crécelle qui vous pète les tympans ! Mais que fait Edward avec cette morue ? Il a oublié d'enlever ses boules quiès et d'enlever la merde qu'il avait dans les yeux ? Non, j'ai trouvé : le Sexe !
« Si nous passions au salon les enfants ? » Dit mon père en nous invitant à nous y rendre.
Nous étions à peine assis dans les canapés que la blondasse monopolisa la conversation. Mais quel boulet !
« Carlisle, je peux vous appelez Carlisle ? De toute manière on fait partie de la même famille maintenant. Alors vous êtes médecin ? » Non mais j'y crois pas. Pourvu qu'Edward ne l'ai pas demandé en mariage. Mon frère la regardait amoureusement et ça m'énervait religieusement !
Le repas se passa comme l'apéritif. On n'entendit qu'elle. Elle complimentait ma mère sur la décoration de la maison ou sa cuisine. Elle parla de sa famille avec mon père : « Et mon père fait ceci ou cela … Ma mère comme ci ou comme ça … Edwardinou par ci Eddyninou par là ! » Mon frère la regardait toujours avec un air niais. Mon frère est devenu stupide !!!
Elle osa même demander à mon père s'il pouvait regarder ses seins parce que son chirurgien esthétique de New York l'avait soi-disant loupé. Ma mère s'étouffa presque avec son gâteau quand elle entendit cette question. Mon père lui proposa plutôt de rencontrer un de ces confrères chirurgien esthétique dans une clinique privée de Seattle. Ouf ! J'imaginais mal mon père peloter les nibards de la copine de mon frère ! Vous imaginez la scène ?
Vint l'heure des cadeaux. Nous avions été faire une séance de shopping avec ma mère la veille. J'avais pris pour mon père la discographie des Beatles, il était fan de ce groupe ! Pour ma mère j'avais choisi de lui créer une robe de soirée pour un futur cocktail organisé pour l'hôpital où elle devait aller avec mon père. Le cadeau d'Edward était simple : un cahier de partition. Et sa greluche comme je ne la connaissais pas c'était ma mère qui s'en était occupé. Mes parents m'avaient offert un collier en argent avec un pendentif représentant une fée. Mon frère me donna un lecteur MP3 avec un petit mot « Pour te permettre de t'évader par la musique – Ton frère qui t'aime. » Je fus touchée aux larmes par son cadeau et lui fis un gros câlin pour le remercier.
« Tu ne m'en fais pas un ? » Demanda le … truc de mon frère. « J'ai participé au cadeau. »
Je m'avançais vers elle et la prit brièvement dans mes bras en la remerciant.
Une fois tous les cadeaux échangés, il se faisait bien tard et décidâmes d'aller nous coucher. Cette nuit là je fis un horrible cauchemar. Tanya me poursuivait dans les bois en me demandant des bisous parce qu'elle était gentille, qu'elle était mignonne et qu'elle était la copine de mon frère. J'eus du mal à m'en remettre.
Lorsque je me levais, il était déjà temps de déjeuner car Edward et l'autre devaient repartir rapidement pour prendre leur avion direction New York. A la fin du repas, Edward vint me voir dans ma chambre et me demanda si l'on pouvait parler.
« Alors cette nouvelle école ? » Commença-t-il. Je le sentais nerveux.
« Difficile mais j'y ai rencontré une personne formidable qui est devenue ma meilleure amie. » Répondis-je.
« Tant mieux pour toi. Je ne m'inquiétais pas trop, tu as toujours su t'intégrer avec tous les déménagements que nous avons faits. » Il me semblait vraiment stressé.
« Qu'est-ce qu'il y a Edward ? » Demandais-je.
« Je voulais t'offrir ton cadeau d'anniversaire avant de partir. Je suis désolé de ne pas pouvoir être là. » Il me tendit le paquet qu'il avait entre les mains. Je l'ouvris rapidement pour y découvrir un cahier d'esquisses vierge. « J'ai supposé que tu avais du temps dans ton école et que tu avais certainement fini celui que je t'avais offert avant la rentrée. »
« Tu es le meilleur Edward. Merci beaucoup. Et tu as raison avec toutes les créations que je fais pour Bella, mon cahier est presque terminé. »
« Bella ? » M'interrogea-t-il.
« Ma meilleure amie. Je te la présenterai un jour, je suis sûre que vous vous entendrez bien. »
« Ah ! Toi et ton intuition ! J'aimerai en savoir plus sur cette personne mais il faut qu'on y aille si on ne veut pas louper notre avion. Au fait, tu n'apprécie pas Tanya, je me trompe ? » S'enquit-il.
Je ne savais pas si je devais être franche. Mais je n'avais jamais menti à Edward et ça ne changerait pas. Il ne s'était pas gêné l'année dernière en me remettant à ma place !
« Pour faire simple : oui. Franchement tu fais quoi avec cette poupée siliconée sans cervelle ? J'espère que tu n'as pas envisagé le mariage avec elle Edwardinou? » Mon ton était monté légèrement à la fin de ma phrase et à l'entente du surnom que Tanya lui donnait il grimaça.
« Je ne dis pas que tu as raison Alice. Ce weekend m'a ouvert les yeux. Je laisse encore un peu de temps à cette relation et on verra ! Je saurai stopper cette relation s'il le faut. Tu me crois petite sœur ? »
« Oui. Mais quand même tu as tiré le gros lot avec elle ! » Ricanais-je rassurée que mon frère ne prenne pas trop cette relation au sérieux. Nous sortîmes de ma chambre et nous dirigeâmes vers la porte d'entrée où nous attendaient nos parents et Tanya. Il était dur pour moi de voir partir mon frère. La voiture s'éloignait dans le chemin que nous rentrions dans la maison, mon père le dernier. Il referma la porte derrière lui.
« Ouf ! »
« Carlisle ! » S'indigna ma mère. Elle souriait quand même.
« Franchement Esmée, tu espérais ce genre de belle-fille ? » Répondit mon père.
« Non. Tu as raison. C'est la première fois qu'Edward me déçoit autant dans ses choix. » Répliqua ma mère.
« Ne vous inquiétez pas. Edward a commencé à ouvrir les yeux. Ca ne va pas durer, je vous promets. » Les rassurais-je.
« Ouf » Dirent-ils ensemble.
Nous éclatâmes de rire. Je leur racontais la discussion que j'avais eue avec mon frère dans ma chambre. Ils étaient soulagés qu'Edward réagisse.
Le reste de vacances se déroula tranquillement. Nous fêtâmes mon anniversaire tous les trois en famille. Mes parents m'offrirent le bracelet qui allait avec mon collier. Les jours défilèrent, je consacrais mes journées à mes créations, la mode, du shopping.
Nous étions maintenant à l'aéroport et les adieux étaient difficiles. Je ne reverrais mes parents qu'à la remise des diplômes car ils ne seraient pas disponibles pour moi pendant les prochaines vacances scolaires. Mon père me prit dans ses bras et me serra contre lui.
« Ma chérie, ta mère m'a raconté votre discussion, celle que vous avez eu le jour de ton retour. Je suis très fière de toi. Je t'aime. » Son discours m'avait émue.
« Je t'aime aussi papa. » Réussis-je à dire avec des sanglots dans la voix.
Puis ce fut le tour de ma mère, je crus qu'elle allait me broyer les os tellement elle me serrait fort contre elle.
« Je t'aime ma petite chérie. Tu vas me manquer. Tu n'oublies pas de nous écrire toutes les semaines ? Et embrasse Bella de notre part. Nous la rencontrerons quand nous viendrons. » Ma mère pleurait et je n'étais pas mieux.
« Je t'aime aussi maman. Je vous écrirais. » Répondis-je en larmes.
Le vol s'était bien passé et le taxi était presque arrivé au pensionnat. J'étais triste d'avoir quitté ma famille mais aussi heureuse de retrouver Bella et les autres.
Je descendis de mon taxi quand je fus attirée dans une étreinte.
« Bella ! » Dis-je heureuse d'être dans ses bras.
On profite de ce chapitre pour faire d'énormes bisous à Joey qui nous manque et pour remercier Virginie067 qui nous a proposé son aide. Merci beaucoup, tu es un amour !!!
On espère que ça vous plaît toujours et à la semaine prochaine pour la suite.
Gros bisous.
Hélène et Vanessa
