Hello hello ! Je suis infiniment désolée. Mais alors vraiment ! Enfin, j'espère que vous n'avez pas perdu espoir, car voici la suite. C'est peut-être un peu court et larmoyant. Enfin, je fais ce que je peux.
Je vais poster le suivant aussi, mais c'est le dernier que j'ai écrit, ce qui signifie qu'après il va falloir être patient : j'ai des partielles dans une semaine, mais après j'ai à nouveau une semaine de vacances, donc je vais essayer d'écrire pendant cette petite semaine :-)
J'espère que ça vous plaira ! Gros bisous à tous :-) (et des reviews me donneraient le courage de continuer ;-) !)
Les jours s'écoulèrent, Frodo eut encore quelques crises de la même sorte, mais elles étaient de moins en moins fortes. Très vite, les deux Hobbits purent reprendre leurs activités habituelles, Sam au jardin, et Frodo dans ses livres, dans son livre. Il avait en effet repris l'écriture du livre rouge de Bilbo, consultant Sam de temps à autre lorsque la mémoire lui manquait.
Un matin, ils reçurent un courrier, marqué du sceau du Gondor. La lettre expliquait que le roi avait eu vent d'une rumeur concernant le retour du Porteur de l'Anneau. Il demandait une confirmation, ainsi que la présence des deux Hobbits à Minas Tirith pour la fête rendue annuellement en mémoire de la chute de Sauron.
Frodo était plutôt enthousiaste à l'idée de voir la cité blanche, mais Sam semblait plus sceptique.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, dit-il assis à la table de la cuisine, la lettre entre les mains.
- Pourquoi ? demanda Frodo debout à côté de lui. J'aimerais voir la cité des rois, on en parle dans tant de livres !
- Vous savez, elle n'est pas si…
Sam s'interrompit, Frodo avait un air sombre.
- Ca ne va pas ? Frodo ?
- Oh, je… J'avais oublié que tu y étais déjà allé, c'est tout.
- Monsieur, sans vouloir vous offenser, je n'ai que des mauvais souvenir là-bas, je n'ai pas envie d'y retourner, de voir Mordor au loin, et de repenser…
- Mais ce sera différent ! Je serai avec toi ! Tu ne veux pas remplacer les anciens souvenirs par de meilleurs ? susurra Frodo en enroulant ses bras autour du cou du jardinier.
- Bien sûr que si… mais…
- S'il te plaît… tu ne vas pas faire affront au roi du Gondor tout de même !
Alors que Sam s'apprêtait à répondre, il fut interrompu par le son de quelqu'un qui frappe à la grande porte de Cul-de-Sac. Profitant de cette interruption pour s'échapper des bras de Frodo, Sam se dirigea jusqu'à la porte et l'ouvrit. Il poussa un cri de surprise lorsqu'il réalisa que c'était Gandalf qui se tenait dans l'embrasure.
- Gandalf ! s'exclama-t-il, ne trouvant rien de mieux à dire.
- Bonjour, mon brave Hobbit.
- Gandalf ! dit Frodo, se précipitant derrière Sam.
- Alors c'est donc vrai, vous voilà de retour.
- Ai-je l'air d'être mort ? demanda Frodo.
Il y eut un moment de silence, puis le visage du magicien se fendit d'un large sourire, et les deux amis éclatèrent de rire.
Ces chaleureuses retrouvailles furent interrompues par un grand fracas provenant de la charrette de Gandalf, arrêtée plus bas. De là, surgirent deux Hobbits.
- Bonjour tout le monde ! s'exclamèrent Merry et Pippin.
- Meriadoc ! Peregrïn ! gronda Gandalf.
- Excusez-nous Gandalf, mais lorsque nous avons vu votre charrette à Bree nous n'avons pas pu nous empêcher de vous suivre pour voir notre cousin, dit Merry en descendant.
- Et pourrions-nous savoir ce que vous faisiez à Bree ? demanda Frodo.
- Rien de mal, cousin, répondit Pippin, nous rendions juste une petite visite à Poiredebeurré.
- Vous vidiez plutôt ses réserves de bière, dit Sam, ce n'est pas parce qu'il vous a proposé de vous servir gratuitement qu'il faut abuser de sa gentillesse !
- Il vous a fait une telle offre ? s'exclama Frodo.
- Pauvre homme, il ne pesait pas ses mots lorsque nous l'avons revu à notre retour de Minas Tirith, répondit Gandalf.
Frodo sourit, puis invita la petite troupe à entrer. Tous prirent place autour de la table de la cuisine et Frodo leur raconta les dernières nouvelles, mais il évita soigneusement le sujet de Rose et des enfants : il ne savait pas trop comment aborder le sujet et préférait le laisser à Sam qui était plus concerné.
- Alors vous êtes invités à Minas Tirith ? dit Gandalf. J'ai reçu une lettre semblable, nous pourrions nous y rendre ensemble.
- Oui ! s'exclamèrent Merry et Pippin, nous sommes invités aussi ! Ce serait fantastique de voyager tous ensemble !
Frodo avait l'air enthousiaste, mais Sam paraissait plutôt songeur. Il avait le regard plongé dans le fond de sa tasse de thé. Après un moment, il s'excusa et se leva, prenant la direction de la chambre.
Frodo hésita un moment puis – suivant un regard approbateur de Gandalf – se leva à son tour et le rejoignit.
Il entra dans la chambre, trouvant Sam assis sur le lit, les mains croisées sur les genoux, des larmes coulants sur les joues.
- Sam ? Qu'est-ce qui ne va pas Sam ? demanda-t-il en se précipitant à ses côtés.
- Je ne veux pas y aller, s'il vous plaît, sanglotait Sam.
- Sam, ça va bien se passer, on sera tous ensemble !
- Mais pour moi Minas Tirith est souvenir de… de deuil. Je n'ai pas passé un jour là-bas sans pleurer. Je ne veux pas y retourner.
- Dis-toi que c'est une façon de conjurer le sort, puisque je serai avec toi, bien vivant. Je t'en prie Sam.
Celui-ce sembla prendre les mots de Frodo en considérations. Il ferma les yeux un moment, laissant la main de son compagnon parcourir lentement sa joue. Il rouvrit les yeux et dit :
- Et… et mes enfants ? Je ne les verrai pas pendant tout le temps du voyage !
- Sam, soupira Frodo, ce serait une bonne occasion de nous éloigner des problèmes que nous avons ici. Cela te laissera le temps de réfléchir, et Rosie aussi ! Quand tu seras parti elle verra bien que…
Frodo ferma les yeux avant de continuer.
- … que tu lui manques, que tu manques aux enfants…
- Vous avez sans doute raison.
- Alors, tu viendras ?
- Comment dire non à ce sourire, murmura Sam.
Frodo se releva brusquement, entraînant Sam avec lui, et se mit à danser en le serrant dans ses bras.
- Oh merci, merci, merci ! Si tu savais combien de fois j'ai rêvé d'être avec toi là-bas, Sam ! Comme dans un conte de fée, on se promène dans les rues de la merveilleuse cité ! On passe nos après-midi sur les terrasses de pierres blanches à goûter des mets inconnus ! (Il ralentit son pas et se rapprocha de l'oreille de Sam pour murmurer) On passe des nuits aussi blanches que la tour d'Echtelion, dans un lit vaste comme le bac de Château Bouc !
Sam rougit. Il prit les mains de Frodo et les serra dans les siennes. Le hobbit cessa de bouger et le regarda, les yeux pétillants. Non, il ne pouvait pas lui refuser ça.
- Nous irons, promit-il, mais vous devez me jurer de toujours rester avec moi. Je n'ai pas envie de me retrouver seul, cette cité m'est trop…
Frodo lui posa un doigt sur la bouche.
- Je sais, et je promets Sam. Je resterai avec toi. Et puis, si je veux faire toutes ces choses, j'aurai besoin de toi !
