Bonjour! Hé hé…, je suis vraiment désolée pour cet horrible retard...! J'ai honte... Mais j'ai quand même une excuse: mon ordi a eu un "petit" problème et après il y avait les vacances, et après la rentrée qui a démarrée sur les chapeaux de roues, et après... Je suis pardonnée? Non? Alors j'espère que ce chapitre vous plaira :-)

Merci beaucoup à mes 5 premiers reviewers pour cette fic! Continuez à lire! J'espère que la suite va vous plaire.

Je ne sais pas quand je posterai le prochain chapitre vu que tous mes fichiers se sont effacés (envie de meurtre) mais ça sera dans 2 semaines environs. Bonne lecture... et n'oubliez pas les reviews ;-) !

Emmeraude


Un grand silence tomba sur la cuisine et lorsque Maugrey leur lança un regard signifiant clairement : "D'après vous ?", Remus Lupin se leva d'un bond et voulu dire quelque chose mais fut interrompu par Dumbledore qui sortit de l'âtre de la cheminée en lançant joyeusement : "Bonjour tout le monde !"

Et il remarqua les mines affolées de toutes les personnes autour de lui.

"Alastor, qu'y a-t-il ?" demanda-t-il immédiatement d'une voix grave.

"OU EST MA CHERE NIECE BELLA ?" continuait la voix de Madame Black.

"Albus, j'ai regardé partout dans la maison et il n'y a pas de trace de Potter ! Je venais d'arriver et ce charlatan alcoolique m'avait dit que Potter n'était pas sortit ! Mais il n'est pas là ! J'ai même essayé de le localiser avec le locatus ! Rien !" dit précipitamment Maugrey, son œil magique roulant sans but dans son orbite.

"Remus, Kingsley, Arthur et Alastor, venez avec moi, nous allons chez Harry. Immédiatement !" ordonna Dumbledore en sortant sa baguette d'un mouvement de poignet si rapide qu'on aurait cru que sa baguette était apparut directement dans sa main. "Miss Tonks, allez au ministère voir si des traces de sorts ou de magie noire ont été repérées dans la journée d'hier et cette nuit au quatre Privet Drive", dit-il avant de disparaître silencieusement, bientôt suivi par quatre "CRAC !".

Molly Weasley s'était effondrée sur la chaise la plus proche et de grosses larmes roulaient sur ses joues. Elle disait d'une voix bouleversée :

"Oh mon pauvre petit Harry… Il a sûrement été enlevé… Oh Merlin ! Je le savais qu'il n'aurait jamais dû aller dans cette maison…"

Soudain, cinq têtes ensommeillées apparurent de derrière la porte. Ron, Hermione, Ginny et les jumeaux virent Mme Weasley pleurer et tous les membres de l'Ordre du Phénix présents parler anxieusement entre eux.

"Maman ?" demanda Ron en ouvrant grands les yeux.

"Que se passe-t-il ?" dit Ginny précipitamment, bien plus réveillée que ses frères, "On a entendu des cris…"

Hermione, les cheveux en bataille, mis sa main devant sa bouche d'un air affolé.

"Il n'est rien arrivé à Harry, n'est-ce pas ?" demanda-t-elle d'une voix aiguë.

"Justement, on ne sait pas…" dit un jeune membre d'un ton hésitant.

"Comment ça vous ne savez pas ?" dirent Fred et George d'une même voix.

"Il… Il a disparu", sanglota leur mère en sortant un mouchoir de la poche de son tablier.

Ron et Hermione s'entre-regardèrent d'un air affolé et anxieux avant de s'asseoir d'un même mouvement sur une chaise.


Au même moment, Dumbledore, Mr Weasley, Kingsley, Maugrey et Lupin se trouvaient dans la chambre de Harry. Ils avaient transplané directement ici quelques instants plus tôt et les Dursley ne savaient pas qu'ils étaient dans la chambre de leur neveu.

Tandis que Maugrey et Dumbledore lançaient des sorts de détection de magie , Lupin et l'auror Kingsley fouillaient dans les affaires de Harry pour voir s'il manquait quelque chose. Mr Weasley, lui, avait sorti une des oreilles à rallonge qu'il avait confisquée à ses jumeaux et l'avait fait pendre par la fenêtre pour écouter la conversation entre les Dursley et la femme dans le jardin.

"Pas une trace de magie", déclara Fol Œil d'un air renfrogné.

"Il manque sa baguette et sa cape d'invisibilité", informa Remus Lupin en fixant Dumbledore. "Albus, vous ne pensez quand même pas que…"

Il ne finit pas sa phrase et fixa Dumbledore dans les yeux. Ils semblèrent communiquer par une sorte de télépathie car, quelques instants plus tard, Remus Lupin hocha la tête et le directeur se tourna vers Mr Weasley.

"Arthur, ont-ils mentionné quelque chose qui pourrait nous intéresser ?" demanda-t-il en prenant un parchemin et une plume sur le bureau d'Harry.

"Alors…" commença Arthur Weasley en tirant sur l'oreille à rallonge pour la ranger. "La femme avec les Dursley est la sœur de Mr Dursley. Elle est apparemment venue fêter son anniversaire ici. Mrs Dursley l'a informée que Harry était puni et enfermé dans sa chambre…"

"Et bien il n'est pas là !" râla Fol Œil en enlevant son œil magique pour le rincer d'un coup de baguette.

"Merci Alastor, nous avions remarqué", ironisa Kingsley, visiblement agacé par la mauvaise humeur de l'ex-auror. "Continue, s'il-te-plait", demanda-t-il à Mr Weasley.

"Je voulais juste préciser sur quel ton ils parlent de Harry", reprit celui-ci en jetant un coup d'œil accusateur à Dumbledore qui avait sortit une espèce de boule de verre qui brillait de l'intérieur. La sphère tenait dans son poing mais semblait tourner sur elle-même.

"Ils n'ont pas compris ce que je leur ai dit il y a deux semaines ?" grogna Maugrey avec un petit rictus aux lèvres en se remémorant la peur qu'il avait faite aux Dursley à la gare de Kings Cross quelques semaines plus tôt.

"Qu'est-ce que c'est ?" demanda Remus Lupin à Dumbledore en montrant de doigt la petite boule du doigt qui semblait être en feu.

Mais Dumbledore ne répondit pas et se mit à marmonner une incantation. Soudain, la boule de verre devint noire et le directeur fixa le centre de la sphère, comme s'il y voyait quelque chose.

Les quatres autres s'approchèrent de lui pour entrevoir ce que voyait Dumbledore mais tous ne virent que du noir. Puis, tout d'un coup, la boule redevint brillante et Dumbledore s'assit au bureau de Harry, plume à la main. Il écrivit un bref message sur un bout de parchemin qu'il posa bien en vue sur le lit de Harry. Tous le regardaient comme s'il était finalement devenu complètement sénile sauf Remus qui rangea sa baguette d'un air peiné.

"Albus, il faut chercher Potter, pas lui laisser un message…" dit Maugrey comme s'il essayait de raisonner un petit enfant.

"Il va revenir, ne vous inquiétez pas…" rassura celui-ci avant de se tourner vers Remus. "Je crains que vous n'ayez eu raison encore une fois, mon cher Remus ; il est partit de son plein gré."

"QUOI ?" s'exclamèrent Mr Weasley et Maugrey d'une même voix.

"Laissez-moi finir", intima Dumbledore en regardant les Dursley par la fenêtre. "Cette sphère de cristal," dit-il en sortant la boule brillante de sa poche, "et une animam legata. Quand Harry est rentré à Poudlard il y a cinq ans, j'ai utilisé un sort pour lier une partie de son âme à l'animam legata. Il n'en existe que deux dans le monde et elles ne répondent qu'à leur légitime propriétaire", expliqua-t-il aux autres qui l'écoutaient attentivement. "Lorsqu'elles sont liées à l'âme d'une personne, leur propriétaire peut avoir accès au proche passé de cette personne".

"Mais cette personne n'a plus d'intimité !" s'exclama Mr Weasley, outré.

"C'est pour cela que l'existence des deux animam legata est tenue secrète à la population magique", dit le directeur avant de rajouter : "La deuxième animam legata appartient à un sorcier japonais – par ailleurs très sympathique – vivant reclus sur une petite île. Elle est entre de bonnes mains…"

"Est-ce que Harry sait que vous pouvez voir une partie de son passé ?" interrompit Remus qui paraissait en colère contre le directeur.

"Je ne lui ai pas encore dit…" avoua alors Dumbledore. Il ne s'était jamais sentit aussi coupable de cacher des choses à Harry mais c'étaient des mesures nécessaires pour sa sécurité…

"Vous ne croyez pas qu'il serait peut-être temps de le mettre au courant ?" hurla le loug-garou, ses yeux brillant de rage contenue.

"Pas si fort, Lupin, ou les moldus vont t'entendre", bougonna Fol Œil.

"Albus, je peux comprendre que ce sujet soit très intéressant mais que fait-on maintenant ? Vous avez dit que Mr Potter était apparemment partit de son plein gré, alors…" dit Kingsley en regardant anxieusement Remus serrant des poings. Il était connu pour son calme hors du commun et le voir en colère faisait peur. Et il n'était pas bon d'avoir un loup-garou en colère près de soi… Pas bon du tout…

"Rentrez au QG et dîtes à tout le monde de ne pas s'inquiéter. Je leur parlerai après m'être expliqué avec Remus", informa Dumbledore avant de se tourner vers celui-ci et lui dire : "Dans la salle de réunion." Et il disparut silencieusement.


"Preston, deux minutes d'arrêt. Preston deux minutes d'arrêt."

Harry sursauta en entendant la voix forte provenant des haut-parleurs. Il prit son sac et se dirigea prestement vers la porte du train. Il descendit les marches et se retrouva sur un quai désert. Le sifflet du contrôleur retentit dans l'air et le train redémarra. Harry le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il disparaisse à un tournant et s'empressa de sortir de la gare. Preston n'était pas du tout comme il l'avait imaginé ; c'était une petite ville de campagne et le soleil tapait fort sur le goudron grisâtre des trottoirs.

Harry se trouvait sur une place déserte bordée par une petite église, quelques maisons typiques d'Angleterre et un bar. Ne voyant pas de panneaux d'indication, il entra dans le bar sombre et aperçut le barman derrière la caisse discutant avec une personne âgée. Il était mince comme un clou et avait de longs cheveux gris lui tombant sur les épaules. Lorsque Harry entra, il le fixa de ses deux petits yeux marron d'un air suspicieux. Harry lui donna la cinquantaine et dit poliment :

"Bonjour. Je dois me rendre à Godric Hollow. Pourriez-vous m'indiquer la route à prendre s'il-vous-plait ?"

"Bien sûr," répondit le barman ayant l'air soulagé pour une raison inconnue, "vous voyez la maison bleue claire là-bas ?" demanda-t-il en pointant la maison du doigt.

"Oui."

"Et bien, après cette maison tournez à droite puis la seconde à gauche. Ensuite il suffit d'aller tout droit durant deux kilomètres environ et vous serez arrivé," expliqua le barman en se remettant à essuyer des verres.

"Merci beaucoup," remercia Harry avant de se retourner pour partir.

"Jeune homme, excusez-moi !" interpella soudain le vieillard avec qui le barman discutait avant l'arrivé de Harry.

Harry se retourna, le cœur battant en espérant que cette personne ne le reconnaisse pas ; ce qui était une pensée assez stupide car il n'était jamais venu ici auparavant.

"Excusez ma curiosité mais qu'allez vous faire à Godric Hollow ?" demanda le vieillard d'une voix légèrement chevrotante.

"Heu… Je… Je vais voir un ami", mentit Harry, "il m'a invité à venir le voir et j'ai accepté."

"Ah… Et vos parents ne vous accompagnent pas ?"

"Heu… Non… Ils travaillent," répondit Harry qui sentait une goutte de sueur couler le long de sa tempe droite. Pourquoi était-il aussi nerveux ? Et pourquoi ce vieillard lui posait-il autant de questions ? Il ne pouvait pas être un mangemort quand même ?

"Je comprend…" continua le vieil homme pas gêné le moins du monde de sa curiosité. "C'est la première fois que vous venez dans le coin ?"

"William !" s'écria le barman. "Vous êtes un peu trop curieux aujourd'hui je trouve !"

"Sers-moi un autre verre au lieu de dire des sottises," ordonna celui-ci d'une voix nasillarde.

Harry remarqua la complicité qui liait les deux hommes, c'était comme si cette conversation en cachait une autre plus complexe.

"Heu… Oui, c'est la première fois que je viens," admit Harry en regardant le barman lancer un coup d'œil au vieillard qui reprit en se penchant vers Harry, soudain devenu sérieux :

"Alors permettez-moi de vous donner un conseil jeune homme : ne vous approchez pas de la maison en ruine."

"Pardon ?" demanda Harry même s'il savait déjà de quelle maison cet inconnu devait parler.

"Les rumeurs disent qu'elle est hantée ; il y a eu deux morts là-bas," expliqua le barman d'un ton sinistre et complètement sérieux.

"C'était un jeune couple avec un bébé qui a disparu le soir de leurs morts. Personne ne sait ce qui s'y est passé…" rajouta le vieillard avec dans ses yeux gris une étrange lueur de peur et de regret.

"Ha… Heu… Merci beaucoup pour vos indications mais il se fait tard et heu… mon ami m'attend," bredouilla Harry avant de se précipiter vers la sortie. Avant de refermer la porte il entendit :

"J'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part…"

"William, tu es…"

Harry n'en entendit pas plus car il se mit à courir. A bout de souffle, il s'arrêta deux minutes plus tard et regarda autour de lui. Il se trouvait sur une route goudronnée rectiligne, encadrée par d'immenses champs de colza. Les cigales se faisaient entendre bruyamment et le soleil paraissait embraser les fleurs jaunes de colza. L'Angleterre n'avait pas connu un été aussi chaud depuis bien longtemps…

D'après le barman, Godric Hollow se trouvait à deux kilomètres se rappela Harry qui se mit à marcher en repensant aux paroles du vieillard.

"Maison en ruine…"

"Elle est hantée…"

"Deux morts…"

Ces mots se mirent à tourbillonner dans sa tête comme des feuilles dans le vent.

"Au moins, je sais que c'est le bon endroit," murmura Harry avant de continuer à marcher, seul dans la campagne anglaise.


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