Me revoici avec un nouveau chapitre! Je tenais à vous remercier pour toutes vos reviews encourageantes, celles-ci me font chaud au cœur! Je tenais également à remercier ma bêta, neilaines, qui m'a proposé son aide sur le super forum qu'est LoveLemon-In-Fic! N'hésitez pas à y faire un tour, les meilleurs auteurs y postent leurs œuvres!
Réponses à quelques reviews:
De PatiewSnow : Je ne peux m'empêcher de penser à la série américaine (dont je ne souviens plus du nom) mais dans laquelle il y avait un certain docteur mamour !
Tu as visé juste! J'aime beaucoup Grey's Anatomy et je me dois d'avouer que le docteur Derek Sheperd (docteur Mamour') est très séduisant... (enfin pas autant qu'Edward!)
De alicia : est-ce que sera un univers plus comme Scrubs ou bien comme Dr House?
Je ne connais pas la série Scrubs, j'ai essayé de regarder un ou deux épisodes et je n'ai pas accroché, par contre Docteur House, ça me plaît, aussi, il se peut que je m'inspire inconsciemment de Grey's Anatomy et de Docteur House, en faisant toutefois quelque chose de différent!
Enjoy! Et n'oubliez pas le petit bouton bleu, aussi bleu que la blouse du sexy Edward Cullen!
Edward POV.
Après avoir ruminé une bonne partie de la matinée, je m'étais plongé à corps perdu dans mon travail. C'était là, ma seule échappatoire aux pensées meurtrières que m'inspirait Lauren Mallory. A peine avais-je mis un pied dehors qu'une tornade aux cheveux d'ébène accourut en criant mon nom.
« Edward ! »
Alice.
« Al', qu'est-ce que tu fais là ?
-Bonjour grand frère, moi aussi je t'aime ! »
Le petit lutin, comme on se plaisait à la surnommer, se planta devant moi, les deux poings sur les hanches.
« Salut Alice. Alors ? »
Ma sœur leva les yeux au ciel, feignant d'être désespérée.
« Tu as oublié !
-Oublier quoi ?
-C'est l'anniversaire d'Emmett ce soir, maman nous a tous invités à dîner ! Et quand je dis tous, ça vaut aussi pour toi ! »
L'anniversaire d'Emmett… Glups. Je n'avais même pas acheté de cadeau !
« Al', j'ai un petit soucis…
-Chut, pas un mot de plus, j'ai compris ! Heureusement pour toi, j'ai pensé à tout, je me suis chargée du cadeau avec l'aide de Rose !
-Merci, vous me sauvez la vie ! A quelle heure devons nous être chez les parents ?
-20 heures tapantes !
-20 heures ? Mais enfin, je ne serai jamais prêt ! Il faut que je prenne une douche et… »
Le petit bout de femme qui me faisait office de sœur me tira par la manche, m'entraînant vers ma Volvo gris métallisé.
« Dépêche toi, on perd du temps ! Siffla-t-elle entre ses dents.
-Où est ta voiture ?
-Au garage idiot, il était convenu que je rentre avec toi ! Une nouvelle chose à ajouter au palmarès d'Edward-je-ne-pense-à-rien-Cullen ! »
Je préférai ne pas répliquer, Alice était déjà assez en rogne, ce n'était pas la peine d'en rajouter. Je déverrouillai rapidement les portières et m'installai au volant. Ma soeur, fidèle à elle-même, ne put s'empêcher de fouiller dans la boîte à gants. Elle passa en revue tout ce qui s'y trouvait : une boîte de préservatifs qu'elle laissa tomber au sol en affichant un air dégoûté, un paquet de chewing-gum mentholés qui m'était très utile en soirée et les numéros de téléphone de mes conquêtes, griffonnés sur des morceaux de papier. Elle s'attaqua ensuite à mes CDS, critiquant pour la énième fois mes goûts musicaux. Après avoir mis mes affaires sens dessus dessous, elle alluma la radio, sélectionnant une station aux chansons douteuses et chanta à tue-tête.
Alice restera toujours Alice, à mon grand désespoir !
Je m'engageai dans les rues de Seattle, me concentrant sur ma conduite chose non aisée avec une hystérique se prenant pour Lady Gaga à mes côtés. Une demi-heure plus tard le supplice prit fin. Le petit lutin sauta rapidement de ma Volvo, me priant de presser le pas. Si je l'avais écouté, j'aurais du gravir quatre à quatre les marches des trois étages qui menaient à mon appartement. Alice n'avait même pas eu la patience d'attendre l'ascenseur et s'était engouffrée dans les escaliers telle une furie.
Aussitôt entrés chez moi, elle me poussa jusqu'à la salle de bain, beuglant un « je m'occupe de ta tenue » et se dirigea vers mon dressing d'un pas déterminé. Une chose était sure, elle aurait bien plus de facilité que moi à dénicher des vêtements assortis. Ma sœur était effectivement férue de mode, elle en avait d'ailleurs fait son métier et mon dressing les frais. Toutes les semaines, elle arpentait les moindres boutiques de la ville à la recherche de la perle rare, et revenait souvent les bras chargés de chemises et autres pantalons de marque pour moi. J'avais beau essayé de la convaincre que posséder autant d'habits ne m'était d'aucune utilité, elle me servait toujours sa moue made in Cullen et ses yeux de chat Potté. Et, pauvre de moi, je ne pouvais résister à ce regard !
Un quart d'heure plus tard, les muscles délassés et la tête vidée, je retrouvai Alice assise sur mon lit, un carton dans les mains.
« Alice qu'est-ce que tu… »
Lorsque les lettres TANYA inscrites au marqueur noir m'apparurent, mon sang ne fit qu'un tour. Je bousculai ma sœur, lui arrachant la boîte des mains et la reposai fermement dans mon armoire.
« Je t'interdis de toucher à mes affaires ! »
Mon regard se faisait noir, ma voix était aussi froide que le marbre des tombes. Les épaules d'Alice s'affaissèrent, elle pencha sa tête vers le sol, n'osant plus la relever. Je perçus un faible « je suis désolée » avant qu'elle ne quitte précipitamment la chambre. Je soupirai bruyamment et me laissai tomber sur mon lit, la tête entre les mains. Il était nécessaire que je me calme. Je détestais rendre ma famille malheureuse, aussi, je devais faire un effort et garder mon self-control pour que la soirée se déroule bien. J'enfilai à la hâte la chemise bleue et le jean sélectionnés par ma sœur.
Je retrouvai Alice perchée sur une chaise haute, dans ma cuisine américaine. Perdue dans ses pensées, elle ne m'avait pas entendu arriver. Je m'avançai jusqu'à elle, fourrageant dans ses cheveux noir corbeau. Cependant, je ne réussis pas à lui arracher un sourire. Une fois de plus, je n'avais fait preuve d'aucune délicatesse, ni dans mes mots, ni dans mes actes.
« Pardonne moi Al', je me suis emporté ! J'ai eu une journée difficile ! Je sais que cela n'excuse en rien ce que je viens de faire mais…
-C'est bon, je n'avais pas à fouiller dans tes affaires !
-On fait la paix ? »
Son sourire réapparut aussi vite qu'il s'était fané, je sus que j'avais gagné.
« Ça marche ! »
Elle vint se blottir contre moi, et je lui déposai un baiser sur le haut de son crâne. Ce rituel pour la réconforter n'avait pas changé malgré les années.
Je me souvins alors des altercations qu'elle avait souvent avec Emmett lorsque nous étions enfants. Mon frère aîné prenait effectivement un malin plaisir à faire pleurer la petite fille qu'était Alice. Un après-midi de printemps, Alice était venue vers moi, pleurant toutes les larmes de son corps. Elle tenait dans ses mains sa poupée préférée. Cette dernière était malheureusement tombée entre les pattes de notre ours de frère qui avait jugé bon de lui faire une nouvelle coupe de cheveux. Ce relooking n'était visiblement pas du goût d'Alice. Je l'avais attirée à moi, la prenant dans mes bras et l'avais bercée pour la calmer. Lorsque ses larmes s'étaient taries, nous avions échafaudé un plan pour la venger. Aidés de notre mère, nous lui avions préparé des tartines de notre cru. Nous avions remplacé la pâte à tartiner qu'il vénérait tant par de la moutarde. Vous auriez dû voir la tête d'Emmett lorsqu'il avait mordu avec hargne dans son sandwich ! Maman avait d'ailleurs immortalisé cette scène et Alice avait accroché la photo sur la porte d'entrée.
« Qu'est-ce qui te fait rire ?
-Un vieux souvenir d'Emmett et de son sandwich moutarde !
-Il ne l'avait pas volé celui-là ! »
Dans cette bonne humeur retrouvée, nous nous rendîmes chez nos parents. Ceux-ci avaient conservé la maison familiale bien qu'elle soit à présent dix fois trop grande pour eux. Maman nous taquinait toujours sur le fait que nos anciennes chambres seraient léguées à ses petits-enfants. Pour ma part, je n'en étais pas encore là !
J'entrai à la suite d'Alice dans la maison familiale. Les odeurs exquises des plats mitonnés par ma génitrice m'assaillirent aussitôt. Je respirai goulûment les différents arômes tout en embrassant les miens. J'avais réussi à gagner un semblant de sérénité lorsque je m'attablai face à ma mère. Emmett, qui se trouvait à mes côtés, n'arrêtait pas de gesticuler sur sa chaise, aussi impatient qu'un gamin le matin de Nöel. Alice ne manqua pas de lui faire remarquer, ce qui nous amusa fortement venant de sa part. Si il y avait bien une personne qui ne tenait pas en place dans cette famille, c'était sans conteste elle !
Le dîner fut agréable et me permit de ne plus penser aux nouveaux internes et à mes frasques de l'avant-veille. Lorsque vint le moment du dessert, Emmett frappa son verre de sa petite cuillère, éclaircissant sa voix.
« Ouvrez bien grand vos oreilles, j'ai une annonce importante à faire ! »
Il se tourna vers sa moitié, l'invitant à le rejoindre. Il l'enlaça par la taille tandis qu'elle le couvait d'un regard transi.
« Rose et moi allons nous marier ! »
Alice bondit sur ses pieds tel un ressort et frappa vigoureusement dans ses mains. Mon père et Jasper jetèrent un regard surpris en direction des futurs mariés tandis que ma mère laissait s'échapper quelques larmes.
« Rose tu aurais pu me le dire plus tôt ! Quand Emmett a-t-il fait sa demande ?
-Désolée Alice, j'avais promis de ne rien dévoiler avant ce soir ! Il m'a offert la bague de fiançailles la semaine dernière ! »
Le quart d'heures émotion était mis en route, je n'y échapperai pas ! Tour à tour nous félicitâmes l'heureux couple. Alice nous interrompit avant que mon frère ne souffle ses 34 bougies.
« Attendez ! J'ai également une bonne nouvelle ! »
Tous, excepté Jasper et moi, étaient pendus à ses lèvres.
« J'ai obtenu une promotion ! Vous avez devant vous la nouvelle responsable de ligne !
-Félicitations ma chérie !
-Congratulations soeurette ! »
Emmett me dispensa d'une vigoureuse claque dans le dos.
« Et toi Ed', tu as quelque chose à dire ? Tu es enceinte peut-être ?
-Très drôle Em' !
-L'Amour n'est toujours pas en vue fiston ?
-…
-En même temps, si tu ne cherches pas ! Les filles ça tombe pas du Ciel ! »
Une mare de sang… Tanya… Tanya livide, allongée dans son propre sang…
Je fus pris d'une soudaine envie de vomir. Ma famille avait cessé de parler. Même les babillages incessants d'Alice s'étaient tus. Mon frère gardait une main plaquée sur sa bouche. Les regards semblaient assister à un match de tennis, faisant l'aller retour entre mon frère et moi. Je reculai ma chaise, ne me préoccupant pas de la faire racler contre le sol. Mes jambes me portaient difficilement, elles étaient aussi molles que du coton. Néanmoins, je pus atteindre la sortie rapidement. Derrière moi, je perçus les sanglots étouffés de ma mère et la voix de mon père qui la retenait. Les autres s'étaient murés dans un silence pesant.
Je rejoignis ma voiture, reposant ma tête contre le volant. Malgré moi, j'avais encore gâché une soirée. Les excuses et les « joyeux anniversaire », je les reportai à plus tard. Pour le moment, je devais faire le vide dans mon esprit avant que ces visions d'horreur ne ressurgissent.
Je roulai longtemps. Une heure, deux peut-être, je ne comptais plus. Mon portable affichait sans cesse de nouveaux messages, je n'en avais cure. J'enchaînai une à une les cigarettes, vidant mon dernier paquet. Quel remède allais-je trouver à ma peine ? L'alcool ? Impossible, j'étais de garde le lendemain. Une fille ? Oui, assouvir mes pulsions sexuelles serait sans doute la meilleure chose.
Je me dirigeai vers l'un des quartiers les plus chauds de la ville. Au moins, j'étais sur d'y trouver quelqu'un qui pourrait me contenter et que je ne reverrai plus. Je m'arrêtai sur le trottoir auprès d'un groupe de prostituées. L'une d'entre elles ne tarda pas à m'accoster.
« Bonsoir mon chou, besoin d'aide ? »
C'était la première fois que je payais une fille pour ses charmes. Celle-ci n'était pas foncièrement jolie, trop âgée à mon goût, néanmoins elle conviendrait parfaitement pour apaiser mon mal-être.
« C'est combien ?
-Ça dépend de ce que tu veux !
-La totale.
-Un gourmand. Ça t'fera 200 dollars mon mignon ! »
J'hochai la tête, l'invitant à monter.
« Vous connaissez un endroit discret dans le coin ? »
Elle m'indiqua un hôtel qui ne payait pas de mine.
« Je viens toujours ici avec les clients.
-Ok. »
Je ne pouvais décemment pas courir le risque de l'amener chez moi. Mes parents auraient très bien pu venir s'enquérir de mon état. De plus, jamais aucune de mes conquêtes n'avait franchi le seuil de mon appartement.
Cette nuit là, pour ne pas faire d'exceptions, je laissai mon sexe mener la barque, m'efforçant de ne plus penser qu'à mon seul plaisir.
