Bonjour à vous! Voici un nouveau chapitre fraîchement pondu et admirablement corrigé par neilaines!

Je tiens à vous remercier pour vos reviews, qui m'encouragent à poursuivre!

De CrazyBells : est-ce que tu connais un peu le mode de fonctionnement des hopitaux? parce que t'as quelques couacs ^^

Je pense effectivement que ma fic n'est pas fidèle à la réalité. Pour tout te dire, je voulais instaurer cette histoire dans un cadre américain, néanmoins, je n'ai pas très bien compris leur système donc j'ai fait un peu au feeling, comme je l'avais compris dans les films genre Grey's Anatomy. Si jamais tu connais le système et que tu veuilles bien me l'expliquer plus amplement, je suis preneuse!

De PatiewSnow : Lorsqu'on souhaite aller sur LoveLemon-In-Fic, on doit donner son adresse e-mail. Est-ce que cela implique que l'on reçoit des messages par la suite ? J'aimerai bien y aller mais je ne souhaite pas que recevoir de messages. Est-ce possible ? Ne m'en veuillez pas pour oser poser des questions stupides. Je ne maîtrise pas tout. Merci pour votre compréhension.

Il faut effectivement donner son adresse mail mais tu en reçois très peu, pour ma part j'en ai reçu un seul depuis que je suis inscrite. Dans ton profil tu peux régler des paramètres tels que: surveiller un sujet... Ne t'inquiète pas, ta question n'est en aucun cas idiote! J'espère t'avoir éclairée!

Bonne lecture! Enjoy!


Edward POV.

Bip Bip Bip Bip

Je sursautai brusquement, me cognant la tête contre la table de chevet. Une odeur désagréable, mélange de sueur et de crasse, titilla mes narines. A première vue, je n'étais pas rentré chez moi hier soir : les draps ne sentaient pas la lessive maternelle et me grattouillaient. Je n'avais pas de réveil à ma disposition, donc la source de ce désagréable bip devait être autre. Je me levai péniblement, enfilant mon boxer qui jonchait le sol, et me mis en quête de cet intrus matinal. Mes idées n'étaient pas claires, pourtant, je n'avais pas le souvenir d'avoir bu. La seule et unique chose peu recommandable que j'avais entreprise hier soir, était d'avoir payé une prostituée pour oublier mes problèmes. Ce qui avait visiblement fonctionné. Je ne me sentais pas mal, bien que physiquement épuisé. Ma compagne d'un soir s'en était allée, laissant pour seule trace de son passage quelques griffures sur mes bras et des traces de rouge à lèvres sur ma chemise blanche.

Bip bip bip

J'atteignis mon pantalon avec difficultés, extirpant de ma poche mon beeper. Mes collègues avaient essayé de me joindre à plusieurs reprises. Je jetai ensuite un coup d'œil à mon portable : trois appels en absence d'Alice, cinq de ma mère, deux de Rosalie, un de Jasper. 7 h 30. Je grimaçai. Si mon père ne me virait pas, je pourrais m'estimer heureux. Je m'habillai en quatrième vitesse, réglai la note et pris le chemin de l'hôpital.

Bloqué dans les embouteillages, je faisais le point sur la situation. Primo j'avais ruiné l'anniversaire d'Emmett et les bonnes nouvelles qu'ils avaient annoncées. Secundo j'avais couché avec une prostituée qui aurait pu être ma mère ! Tertio, j'étais très en retard au boulot. En résumé, j'étais dans les emmerdes jusqu'au cou !

Bella POV.

Les secondes me paraissaient être des heures. Entre les blagues salaces de Mike, les soupirs d'Eric et les rires forcés de Jessica, je ne trouvais pas ma place. L'action n'était pas encore au rendez-vous. De plus, nous n'étions encore que des spectateurs. Je n'avais même pas eu l'occasion de faire un pansement ou quelques points de suture.

Midi arriva, ainsi que ma délivrance. J'essayai de m'éclipser discrètement du groupe. C'était sans compter sur Mike qui me rattrapa au pas de course.

« Hey Bella, tu te joins à nous pour le déjeuner ? »

Quitte à m'affubler d'un surnom, je lui avais demandé de m'appeler Bella. « Izzy » m'insupportait, je n'aurais pas tenu trois jours sans lui coller mon poing dans la figure.

Tentative de fuite échouée ! Garde ton calme Bella !

Je prenai un air contrit.

Tu pourrais t'inscrire dans un club de théâtre !

« Je suis vraiment désolée Mike, j'avais d'autres projets pour aujourd'hui ! »

Ouais, comme celui de manger ton sandwich planquée dans les toilettes !

« Ah. Bon ben une prochaine fois peut-être !

-Bien sûr, une prochaine fois. »

En langage codé, ça signifie dans dix ans !

Les épaules de Mike qui s'étaient affaissées semblèrent reprendre vie à cette annonce.

« Bon appétit alors !

-Merci, toi aussi ! Bon je file ! »

Bella Swan ou l'art de se sauver comme une voleuse !

Je tournai les talons, me dirigeant à grandes enjambées vers la salle où nous entreposions nos affaires. Je préférai ne pas prendre de risques en regardant en arrière. Mike aurait très bien pu vouloir m'accompagner dans un élan chevaleresque !

Je me félicitai de ma prévoyance. L'idée de me préparer un sandwich la veille pour échapper à ce genre de situation m'était d'un grand secours. Je pourrais manger en paix et Mike arrêterait de me poser des questions embarrassantes sur ma vie et mes relations amoureuses. A ce moment là, j'enviai Angela de faire équipe avec Lauren. A choisir, j'aurais préféré côtoyer miss-je-me-suis-tapé-un-supérieur-super-sexy que monsieur-je-suis-un-gros-lourdaud-et-je-saute-sur-tout-ce-qui-a-des-seins.

Je balayai du regard ma future cachette secrète. Personne. Super, j'allais pouvoir m'installer en paix ! Je mordis à pleines dents dans mon en-cas, appréciant le calme des lieux. J'étais on ne peut plus heureuse de retrouver la sérénité. Comment allais-je faire pour supporter la compagnie de mes coéquipiers durant un an ?

La porte qui s'ouvrit brutalement coupa court à mes réflexions. Je levai les yeux, prête à affronter Mike, qui avait sans doute écumé tout l'hôpital à ma recherche. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris le docteur Cullen, visiblement irrité. Il referma la porte rapidement sans m'adresser un mot et prit place à l'autre bout de la pièce. Je reniflai discrètement mes cheveux, en quête d'une quelconque mauvaise odeur, mais n'en trouvai pas. A priori, ma présence ne sembla pas l'affecter puisqu'il tira de son sac un sandwich et une bouteille d'eau. Je craignais d'être sur son territoire, cependant, si ce fut le cas, il ne me le fit pas remarquer. Il grignota en silence et j'eus soudainement l'impression d'être transparente. Bien que cela ne me concerne en rien, son air renfrogné eut raison de mes résolutions.

« Vous allez bien ? »

Il reporta son attention sur moi, et me toisa d'un air sévère.

« Suis-je en train de me mêler de votre privée mademoiselle …

- … Swan. »

Quelle bonne idée de lui avoir adressé la parole Bella !

« Enfin peu importe. Si je suis venu ici, c'est pour avoir quelques instants de tranquillité alors ne les gâcher pas avec des paroles inutiles. »

Non mais quel mufle !

Au moment où j'allais lui livrer une réponse cinglante, la porte s'ouvrit une nouvelle fois. Le grand patron.

Oups, il est peut-être interdit de manger ici !

« Docteur Cullen, pourrais-je m'entretenir avec vous dans mon bureau ? »

L'intéressé laissa échapper un soupir de mécontentement. Le boss lui lança un regard noir qui signifiait clairement : aucune possibilité de refus.

Quant à moi, je jubilais intérieurement.

Chacun son tour docteur Cullen !

Les deux hommes quittèrent la pièce, le plus âgé m'adressant un sourire poli.

Edward POV.

J'avais la nette impression d'avoir joué à cache-cache avec mon père toute la matinée. Il me fallait désormais trouver une bonne planque pour prendre mon repas. La cantine, exclue, il m'y chercherait en premier lieu. Pourquoi pas le vestiaire des internes ? Je m'y rendis aussi discrètement que possible, jetant de temps à autre un coup d'œil derrière moi afin de savoir si mon père ne s'y trouvait pas. Quiconque m'aurait attentivement observé m'aurait confondu avec l'un de ces agents secrets qui en prennent les criminels en filature. Il ne manquait plus qu'un flingue et des lunettes noires pour parfaire ma panoplie. J'étais arrivé sans encombre jusqu'à mon nouveau repaire. Cependant, je n'étais pas seul. La brunette d'hier, celle que je ne considérais pas comme un danger potentiel, avait visiblement eu la même idée que moi.

Première règle, ne pas lui adresser la parole, elle est peut-être de mèche avec l'ennemi. Moins j'en dirais, plus facilement je pourrais échapper au paternel.

J'affichai une moue peu avenante, peut-être serait-ce le moyen de la faire déguerpir. De plus, cela n'était pas particulièrement ardu étant donné que j'étais déjà en rogne contre le monde entier. La jeune femme ne broncha pas lorsque je m'adossai contre un mur, à son opposé. Je l'observai à la dérobée.

Elle… renifle ses cheveux ? Encore une groupie qui veut savoir si l'odeur de son shampoing me fera craquer !

Je décidai de l'ignorer, savourant en silence mon sandwich, les yeux rivés sur le sol. Quelques minutes plus tard, sa voix timide et mal assurée brisa le silence.

« Vous allez bien ? »

Jusqu'à ce que tu ouvres la bouche oui, j'allais bien !

Je lui servis mon regard de tueur, comme le surnommait Alice et rétorquai.

« Suis-je en train de me mêler de votre privée mademoiselle …

- … Swan. »

Enchaîne Edward, ou elle ne va pas te lâcher la grappe !

« Enfin peu importe. Si je suis venu ici, c'est pour avoir quelques instants de tranquillité alors ne les gâchez pas avec des paroles inutiles. »

Satisfait de ma répartie, j'affichai un petit sourire en coin. Ce sourire se fana instantanément lorsque mon père pénétra dans le vestiaire.

« Docteur Cullen, pourrais-je m'entretenir avec vous dans mon bureau ? »

Ca sonnait plus comme un ordre que comme une question. Je soupirai bruyamment, m'attirant les foudres de Carlisle.

Je me levai, et lui emboîtai le pas, à contrecœur.

Ton heure a sonné Cullen !

Mes collègues, les internes et les infirmières hochèrent la tête au passage du patron. Celui-ci avait visiblement fouillé l'hôpital de fond en comble avant de me retrouver et demandé l'aide de ses employés. J'étais semblable à un gamin qui vient de faire une bêtise et qui va se faire gronder par son père.

« Assied-toi Edward. »

Le ton solennel qu'il employait ne me disait rien de bon.

« Tu sais pourquoi je t'ai convoqué.

-Je suis arrivé en retard ce matin, je sais. Mais ne t'inquiète pas, je ferai des heures supplémentaires si tu ne veux pas perdre d'argent ! »

Mon interlocuteur, qui observait la vue que lui offrait son bureau fit volte-face. Il secoua tristement la tête de droite à gauche.

« Je ne me fais aucun soucis quant à ton travail Edward. C'est toi qui me préoccupes fils. »

On y était. J'allais encore avoir le droit à une leçon de morale ou une quelconque consultation psychologique.

« Je vais bien papa. »

Il s'approcha de moi, posant une main sur mon épaule.

« Ce n'est pas ce que tu nous as montré hier. A ce propos, Emmett te présente ses excuses. Il s'en est terriblement voulu après ton départ.

-Je sais. Moi aussi je suis désolé d'avoir gâché la soirée.

-Ta mère et moi nous sommes rendus jusqu'à ton appartement. Tu n'y étais pas.

-Non. »

Que répondre d'autre ? Non papa, j'étais avec une pute parce que mon cœur me faisait tellement mal que je suffoquais et que je n'ai pas trouvé d'autre moyen d'oublier que de m'envoyer en l'air trois fois d'affilée? Cela aurait ruiné le peu d'espoir que gardait ma famille concernant ma vie sentimentale.

« Tu ne peux pas continuer comme ça Edward, à te détruire sans penser à ceux qui t'entourent. Ta mère a pleuré toute la nuit, Alice n'a plus pipé mot de la soirée et Emmett voulait prendre sa voiture pour partir à ta recherche alors qu'il avait bu.

-Penses-tu que je vous fasse du mal volontairement ? Tu sais papa, moi aussi j'en ai assez de cette situation, de ces images qui me reviennent sans cesse, cette mare de sang dans laquelle elle baignait. Et le pire dans tout ça, c'est que je n'ai pas été foutu de mettre de côté ma putain de fierté pour la consoler ! »

Je criai à présent, toute la haine que j'avais envers Tanya et moi-même. Les remords me hantaient, chaque minute, chaque seconde, je m'escrimais à sauver des vies parce que je n'avais pas été capable de sauver la sienne.

« Edward, le docteur John m'a dit que tu ne le consultais plus depuis plusieurs mois. Jusqu'à aujourd'hui, je ne m'en étais pas mêlé, pensant que ton état allait s'arranger. Visiblement, il ne fait que se dégrader. Aussi, en tant que père, mais également en tant que médecin, je te conseille fortement de reprendre ton suivi psychologique. »

C'était vraiment la dernière chose que j'aurais souhaité entendre. J'estimais être assez grand pour me débrouiller seul.

« Ecoute papa, je n'ai pas très envie d'en parler, et encore moins dans l'enceinte de l'hôpital.

-Edward, je…

-La discussion prend fin ici. Au revoir docteur Cullen. »

Cette courte entrevue aura sans doute des retentissements quant à mon attitude vis-à-vis des patients. Mon père, allait, une fois de plus, me reprocher mon manque d'implication émotionnel et mes réactions inhumaines. Encore une journée qui s'avérait merdique.

Le soir même, mon cerveau fonctionnait à plein régime, si bien que les bras de Morphée ne semblaient vouloir m'étreindre. Je décidai que prendre des somnifères me ferait le plus grand bien si je ne voulais pas ressembler à un zombie d'ici quelques jours.

Bella POV.

Après l'épisode du docteur Cullen qui, je devais l'avouer, avait mis un peu de piment dans ma journée, celle-ci retrouva sa morosité. Je surpris une conversation entre Lauren et Jessica que j'aurais aimé ne pas entendre. Cependant, elles jacassaient tellement fort qu'il était impossible de s'y soustraire.

« Je n'ai jamais eu de meilleur coup dans ma vie, et crois moi j'en ai vu pas mal ! Ce mec est vraiment un Dieu au pieu ! Il m'a fait découvrir des endroits de mon corps dont je ne soupçonnais pas l'existence ! »

Lauren afficha un large sourire, digne d'un loup prêt à dévorer la bergerie.

« Est-ce qu'il est… enfin est-ce qu'il a…

-Oh ça oui, il en a dans le caleçon ! »

Beurk ! J'en aurais vomi si j'avais avalé plus d'un sandwich en guise de repas.

Je me changeai rapidement et récupérai mes affaires avant de quitter le vestiaire, bourrés d'œstrogènes.

Quoiqu'elles en disent, le docteur Cullen avait beau être sexy, bien « monté » et je ne sais quoi d'autre, son manque d'amabilité ne l'honorait pas !


Que toutes celles ou ceux qui ont des envies de meurtre concernant Edward baissent leurs armes, mister Cullen me sera utile pour poursuivre la suite! Se serait dommage d'abîmer sa gueule d'ange!

Ok, si vous me faites ces yeux là, on peut s'arranger! Je vous le prête pour une nuit.

Que celles qui veulent mettre la fessée à sexy doc se déchainent sur le petit bouton bleu!