Les personnages de cette fanfiction sont propriété de Stephenie Meyer. Nous respectons le copyright et le nom déposé de chaque marque citée. Cette histoire n'a pas de but lucratif.
NOTE SPÉCIALE : Désolées pour tout ce temps ! Désolées désolées désolées puissance douze ! (Oui, la rentrée se sent dans notre prose.)
- THE BOY NEXT DOOR –
5. Monstre
C'était horrible. Moi-même, j'ignorais comment les situations embarrassantes tombaient sur moi de cette façon - avec un tel acharnement, je veux dire.
Dans un accès de panique, après qu'Edward m'eût repérée avec brio en train d'écouter Fever, je ne fis que tirer les rideaux à vitesse grand V et courir vers mon lit. C'était peut-être ridicule en y repensant, un peu plus tard, mais sur le coup, ça m'a semblé la chose la plus censée à faire. Le lendemain, au lycée, je ne le vis pas. Pas tout de suite, du moins. Angela me rejoignit pendant la pause du déjeuner, toute guillerette.
- Je suis aux anges ! jubila-t-elle en m'enlaçant.
- Ah ?
- Ben ! Tu sais, Ben ?
Comment pouvais-je oublier Ben ? Avec tout ce qu'Angela me racontait à son propos, j'en savais à coup sûr plus sur lui que lui-même.
- Il m'a regardée pendant tout le cours d'anglais !
- Oh.
J'aurais aimé qu'Edward me regarde pendant les cours de littérature. Non pas que je m'en soucie, enfin...
- Et tout à l'heure il vient de me demander un rencard ! On ira sûrement faire une ballade vers le parc autour du zoo, je pense... ou voir un film après un déjeuner dans ce petit restaurant que j'adore, tu sais...
Et zut. La voilà en dérive totale vers Ben&Angelaland. Il y en a eu d'autres, avant lui, comme le gothique dont j'ai oublié le nom qui l'avait faite craquer pendant sa période sombre ; ou Ethan, le président du club de poésie ; ou encore Trevor, le joueur d'échecs, mordu de science-fiction. Angela tombait amoureuse assez souvent - tout mon contraire - et ne s'en plaignait jamais. En y repensant, elle avait vraiment des goûts très variés à ce niveau...
Tout à coup, son visage changea d'expression, et elle me tint les mains en faisant la moue.
- Bella... Ma petite Bell's...
Angela m'appelait « Bell's » seulement lorsqu'elle voulait me demander un service. Je le savais. D'un côté, ce surnom ne me dérangeait pas plus que ça, mais d'un autre, je ne pouvais m'empêcher d'appréhender ce qui allait suivre.
- Tu m'en voudrais si, aujourd'hui, juste aujourd'hui, j'allais déjeuner avec Ben ? Seuls à seuls, tu sais...
Génial. Maintenant, en plus de savoir que ma meilleure amie ne se souciait guère des priorités telles que « l'amitié avant tout », il fallait que j'admette qu'elle s'en sortait nettement mieux que moi avec les garçons. Il faut dire que l'épisode « Lesbiennes de Service » l'avait bouleversée. Personnellement, je n'en attendais pas moins de la part de Tanya.
- Je...
Angela ne m'avait pas prise au dépouvu ; pourtant, c'était bien l'hésitation qui me faisait bafouiller.
- Eh bien, si c'est ce que tu veux, je... enfin, OK. D'accord.
C'est bien le genre de chose qu'on fait entre meilleures amies, non ? Angela fit un bond, poussant un cri suraigu, puis me serra dans ses bras avec force.
- Tu es la meilleure, Bee, je te redevrai ça !
Elle fila avant même que je ne puisse répondre, me plantant au beau milieu de la cafétéria, mon plateau à la main. Je ne pouvais pas me sentir plus stupide. Comble du sort, Rosalie Hale passait devant moi à ce même instant. Je l'entendis murmurer : « C'est toi qui devrais aller à ma retenue, ce soir. » agrémenté d'un regard assassin. Elle ignorait qu'Emmett était en réalité plutôt sympathique, si on prenait le temps de le connaître. Mais il est vrai qu'aux premiers abords, il ne semble pas le partenaire de retenue idéal... Mais était-ce réellement ma faute ? Si mes souvenirs sont bons, c'était bien elle qui avait commencé par se moquer de mes baskets.
Tentant de trouver un endroit pour m'asseoir sans qu'on remarque que je mangeais seule - j'admets que c'était presque impossible - je pivotais lentement, balayant la salle du regard. Il ne me restait plus qu'à aller aux toilettes.
Au même moment, Alice Brandon - ma voisine de table en cours de littérature - s'avança vers moi. Elle s'arrêta, m'analysa un instant, puis ouvrit un sourire.
- Tu manges toute seule ?
Je fis oui de la tête, baissant le regard vers mes Converse trouées. Je dois faire mes lacets, pensai-je sans m'exécuter.
- Viens déjeuner avec moi, on ne se parle presque jamais.
Étais-je la seule à penser que ses propos étaient légèrement contradictoires ? Je restai muette au début, digérant ce qu'elle venait de dire.
- …Vraiment ?
- Oui ! rigola-t-elle. En fait, j'aurais aussi un service à te demander...
Le piège était donc là. Alice Brandon n'était pas le genre de fille qui mangeait avec les « non-populaires » comme moi. Non pas qu'elle fasse partie de la bande de Lauren Mallory... mais elle était plutôt attachée à ses amis et aux membres du journal du lycée. Enfin, c'était ce que je pensais.
Je la suivis jusqu'à la table vide qu'elle m'indiqua. Je posai mon plateau sur celle-ci, me baissant pour attacher mes lacets.
- En fait, commença Alice, je tiens à te le dire tout de suite : le service que je vais te demander est une mission secrète. Un haut niveau de discrétion est requis, mais, je te fais pleinement confiance.
Quand je m'apprêtai à me relever pour lui répondre, tout se passa très vite. J'entendis Tanya pouffer derrière moi, quelques murmures, et sentis une forte pulsion dans le dos me projeter vers le sol. Je m'étalai violemment de tout mon long, tentant d'amortir ma chute avec mes coudes. Alice poussa un cri de stupéfaction et soudain, toute la cafétéria sembla vibrer en choeur. Les rires résonnèrent dans mes oreilles, interminables. Tentant de les ignorer, et de ne pas hurler de douleur, je me tournai vers eux. Une étrange sensation emballa mon coeur lorsque je croisai le regard d'Edward. Il riait. Comme tous les autres. Par la suite, Alice se mit à insulter Tanya, mais leurs voix s'étaient muées en un bourdonnement sourd. Lorsqu'Edward m'aperçut, son expression changea immédiatement. Il tenta d'éviter mon regard, reprenant son sérieux, puis observa autour de lui pendant quelques secondes. Finalement, il s'approcha et me tendit sa main. Sans la saisir, je me relevai seule et traversai la salle en courant. J'entendis Alice m'appeler au loin, et les rires s'amplifier, mais ne fléchis pas. Je claquai la porte derrière moi sans me retourner.
Horrible, horrible, horrible journée...
--- oOo ---
Pendant les jours qui suivirent, l'affaire « La Chute » fut le sujet de prédilection des élèves de Phoenix High. J'avais commencé à m'y faire. Je n'avais pas parlé à Edward depuis cet épisode, même s'il tentait de temps à autres de m'apostropher sans vraiment savoir comment s'y prendre. Alice, en revanche, me révéla une nouvelle facette de sa personnalité : la fille tout à fait adorable mais timide à souhait en présence d'un certain Scarface - et nous développâmes rapidement une amitié sincère. Elle ne tarda pas à me révéler la nature de la mission qu'elle voulait me donner : en savoir plus sur Jasper (elle n'aimait pas que je le nomme Scarface). Étant sa voisine, elle devait sûrement penser que j'étais intime avec lui et ses frères, ou que je prenais mon petit-déjeuner avec les Cullen tous les matins.
Comme Angela passait de plus en plus de temps avec Ben, et qu'Alice n'habitait qu'à quelques pas de chez moi, nous passions nos après-midis ensemble et... certes, je l'avoue, lorsque ma colère contre Edward se dissipa totalement, Alice et moi nous aventurâmes à l'observer depuis ma fenêtre et à l'écouter, lui et ses frères, jouer dans le garage. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui en vouloir : après tout, il s'était moqué de moi - il n'était pas le seul, certes, mais tout de même - et n'avait pas eu le cran de venir s'excuser par la suite. Je pensais que nous étions amis. Ah... de qui je me moque ? Je ne suis pas l'amie d'Edward. Je suis sa voisine bizarre à qui il parle de temps en temps. Il faut que je l'accepte.
Ce fut ainsi que j'occupai mes journées pendant des semaines. Entre les cours - tentant désespérément d'éviter le regard d'Edward, même s'il semblait aller à merveille sans Bella Swan aux alentours -, et les soirs chez moi - plantée devant ma fenêtre, essayant d'apercevoir ne serait-ce qu'un centimètre de son torse. Mais c'était devenu plus difficile depuis qu'il passait de moins en moins de temps dans sa chambre, pour une raison qui m'était totalement inconnue, d'ailleurs.
Comme je disais, donc, les jours défilèrent sans que rien ne se passe - entre Edward et moi, je veux dire - et sans que je sache trop comment, je fus surprise de me réveiller un matin en plein milieu du mois de Mai.
Pendant que je remplissais mon bol de céréales, j'avais cette fâcheuse impression dérangeante d'oublier quelque chose - et d'une extrême importance. Je regardais autour de moi, tentant de me remémorer les évènements antérieurs, quand le souvenir me frappa comme une batte de baseball.
- L'anniversaire de Rosalie ! lâchai-je dans un murmure horrifié.
Rosalie Hale, une fois par an, était la fille la plus scandaleuse et égoïste que je connaissais. Le 15 Mai, tout devait tourner autour de son museau et elle avait même le droit de décider de l'heure qu'il était. Comment ça, j'exagère ?
Je finis mon petit-déjeuner avec une boule dans le ventre en appréhendant ce qu'elle allait mettre en œuvre aujourd'hui. J'eus à peine le temps de poser mon sac sur mes épaules qu'Alice klaxonnait déjà dans la rue. Sans dire au revoir à mon père, qui discutait tout bas au téléphone - ce qui voulait dire que ma mère reviendrait bientôt à la maison - je montai dans la Audi A1 et enlaçai Alice rapidement.
- Je déteste cette voiture, marmonna-t-elle entre ses dents, je sais que je le dis tout le temps, mais... Vraiment, je déteste cette voiture.
Alice me parlait souvent de la Lamborghini jaune de sa mère dont elle raffolait. Évidemment, il était hors de question qu'elle l'utilise pour aller en cours - et j'étais de l'avis de Mrs. Brandon - mais Alice était du genre têtue.
- C'est l'anniversaire de Rosalie, aujourd'hui, dis-je en me penchant vers la fenêtre.
J'attachai ma ceinture et Alice accéléra en riant.
- Pas faux ! s'exclama-t-elle. J'aurais presque oublié...
Comment pouvait-elle oublier une chose pareille ?
- Je me demande ce qu'elle va exiger de ses parents, continua-t-elle. Un morceau de Vénus, sûrement.
- Des talons de deux mètres de hauteur, répondis-je avec un sourire.
- Un livre sans pages, suivit-elle en rigolant.
- Des lunettes sans verres.
- Une guitare sans cordes.
- Une forêt sans arbres. Au nom de Rosalie Hale !
Nous continuâmes nos pronostics jusqu'à l'arrivée au lycée. En descendant de la voiture, je remarquai que nous étions arrivées en même temps que les Cullen. Génial. Aussitôt, Alice se fit toute petite - si c'était encore possible - et pressa le pas.
- Allons, l'intimai-je, ils ne vont pas te mordre...
Je sentais au fond de moi le besoin d'établir un nouveau contact avec Edward. Vraiment. J'avais été stupide et intolérante avec lui pendant trop longtemps ; tellement longtemps que j'avais peur qu'il m'oublie simplement comme une fille quelconque qu'il aurait croisée dans la rue - si ce n'était pas déjà le cas. En l'observant de la fenêtre de ma chambre, Monsieur Sublime dans toute sa splendeur me l'avait inconsciemment fait comprendre.
Alice enroula son bras autour du mien et m'entraîna vers l'entrée principale. Je tentai un regard vers Edward mais il semblait pris dans une discussion avec Jasper.
- Pourquoi tu ne vas pas lui parler ? demandai-je lorsque nous nous distanciâmes d'eux.
- À qui ? rétorqua Alice sans se retourner.
- Jasper.
Elle tressaillit lorsque je prononçai son nom.
- Chut ! Ne le dis pas trop fort !
Elle toussota un peu, poussa un soupir, puis retrouva son calme et se remit à respirer. Son visage se ferma soudain.
- ...Je ne sais pas, reprit-elle sur un ton plus bas. J'ignore comment m'y prendre.
- Ce n'est pas ton genre, dis-je en entrant dans l'établissement, est-il donc si spécial ?
Ses traits se contractèrent, comme si elle ressentait une douleur immense, pendant l'espace d'une seconde. Puis elle posa son regard sur moi, et se mordit légèrement la lèvre, hésitante.
- T'est-il déjà arrivé de rencontrer quelqu'un, ou de simplement l'apercevoir, et d'avoir pourtant cette forte impression, presque comme une certitude, que tu vas passer le restant de ta vie à ses côtés ?
- Bon sang, Rosalie ! La classe !
Tyler, qui venait de passer à nos côtés, penchait légèrement la tête, absolument fasciné. Piquées au vif, Alice et moi nous retournâmes vers l'origine des regards émerveillés. Et la chose était, en effet, assez surprenante.
- Je n'y crois pas ! murmura Mike, incrédule.
Rosalie Hale représentait l'exubérance à la perfection. Sortant de sa toute nouvelle acquisition en matière d'automobile, une paire de Ray-Ban sur le nez, elle avançait vers nous - simples mortels - d'une démarche assurée, un sourire en coin.
- C'est une Maserati GranCabrio, reconnut un autre garçon - que je ne connaissais pas - en se prenant la tête entre les mains.
Alice ne faisait que balancer la tête en signe de négation. Personnellement, j'ignorais quoi penser. Certes, la famille de Rosalie était riche - son père était un banquier plutôt... rusé - mais cette voiture coûtait sans aucun doute plus de 200 000 dollars. À peu près ce que mon père gagnerait après neuf ans de dur labeur - sans dépenser un sou, bien évidemment.
Secouant ses cheveux blonds, Rosalie parcourut le chemin qui se frayait automatiquement devant elle - les Secondes la fixaient, l'air ébété - et disparut dans l'allée menant au hall principal.
- Cette fille a trop de chance, soupira une élève de ma classe en réprimant une petite larme.
- C'est Rosalie Hale, lui répondit une rouquine à ses côtés dans le même état ébahi.
--- oOo ---
- Tu n'aimes pas les brocolis ? m'interrogea Alice en engloutissant le monstre vert avec délice.
La matinée avait défilé à toute vitesse - comme une Ferrari au Grand Prix de Monte-Carlo - et nous étions maintenant dans la grande cafétéria, à la table des journalistes du lycée. Je tentais - en vain - de boulotter le contenu de mon plateau sans tourner au vert, tandis qu'Alice, avec un grand sourire, se régalait littéralement. Au début, j'avais pensé que son enthousiasme venait de son repas - elle adorait les brocolis - mais par la suite, je découvris que sa nature était tout à fait différente. En réalité, la table des journalistes, plus particulièrement la place dans celle-ci qu'Alice occupait, donnait une vue imprenable sur Jasper, aussi connu sous le sobriquet de Scarface. Elle lui décochait sans cesse oeillades langoureuses et moues subjectives, sourcils haussés de temps à autres, mais ne semblait pas se faire remarquer, à son grand dam. Puisque Jasper était de dos. Eh oui.
- Il est trop beau, souffla Alice en posant ses coudes sur la table, l'air rêveur.
- Il ne te voit pas, j'espère ? demandai-je sans me retourner.
- Bien sûr que non ! s'offusqua-t-elle en rougissant.
J'étais sûre que cette simple idée l'embarrassait au plus haut point, mais je n'eus pas le temps de lui répondre quelque chose, histoire de la rassurer, car Rosalie refaisait une entrée fracassante dans les locaux. Tous les regards étaient rivés sur elle, tandis qu'un silence pesant venait de s'installer. Des murmures se firent entendre, puis Trevor - le joueur d'échecs, ancien amoureux d'Angela, vous vous rappelez ? - se leva, une main sur son coeur.
- Joooooyeux aaaanni-
Toute la cafétéria reprit la chanson en chœur. Même Alice, qui semblait ne se soucier que de Jasper, se mit à marmonner les paroles. Ainsi, je la suivis, doucement. Emmett, tout bouffi, se leva à son tour et, à la grande surprise de l'assistance, se hissa sur sa table et augmenta le ton. Rosalie était interloquée. Non pas qu'elle ignorait que tout le monde lui chanterait « Joyeux Anniversaire » aujourd'hui (c'était la tradition), mais Emmett venait de briser une règle. La règle d'or : nul n'attire l'attention sur lui le jour de l'anniversaire de Rosalie.
Étrangement, ses lèvres se mirent à frémir. Emmett, nullement dérangé par son attitude, poursuivit la chanson jusqu'à la fin, la dévorant des yeux.
- Maintenant, un peu de silence s'il vous plaît ! tonna-t-il à l'assemblée.
Rosalie haussa les sourcils.
- J'ai une annonce à faire, reprit-t-il avec fierté.
Descendant de son piédestal, il s'approcha de la blondinette, se mit à genoux devant elle et planta son regard dans le sien, reprenant un air sérieux. Rosalie demeurait immobile, visiblement trop choquée pour provoquer un nouveau scandale. Emmett attrapa sa main, qu'il caressa lentement, puis sortit de sa poche arrière une enveloppe blanche, un peu plissée. Rosalie la saisit et l'ouvrit en tremblottant.
Un calme presque lugubre dominait l'atmosphère de la grande salle, c'en était presque déroutant. Alice ne faisait qu'observer Scarface, les lèvres entrouvertes.
- QUOI ? vociféra Rosalie. C'est une blague !
Elle envoya valser la lettre, qui flotta dans les airs quelques instants. Emmett, hilare, tentait de la calmer.
- Je savais que tu en rêvais... Allons, Rose, c'est juste...
- Je n'arrive pas à le croire ! Ce que tu peux être égocentrique !
Mon coeur fit un bond quand je vis Edward se lever. Il riait aux éclats. Prenant la lettre qui était tombée à ses pieds, il la lut à haute voix :
- Rosalie Hale, commença-t-il d'une voix faussement solennelle, Emmett Cullen a le plaisir de vous inviter, comme cadeau d'anniversaire, à... passer l'après-midi du 15 Mai 2009 en sa présence, de 15 heures à 19 heures ! Rendez-vous sur le parking du lycée Phoenix High School, pour un moment inoubliable... !
À ce moment précis, toute la salle s'esclaffa bruyamment - Edward Cullen avait-il un don pour le stand up ? Préparait-il un one man show ? Rosalie bouillonnait, ce qui était assez amusant à regarder. Edward relut la lettre, et soudain, ses yeux s'illuminèrent :
- La meilleure ! annonça-t-il en se tenant les côtes. Il y a écrit, en petites lettres, tout en bas : « Présence obligatoire. » !
Les yeux couverts d'un voile luisant - étaient-ils embués de larmes ? -, Rosalie courut vers la sortie de la cafétéria ; Emmett partit à ses trousses au même instant. Quand la porte claqua derrière eux, le même silence étrange régna de nouveau.
- Voilà qui était intéressant, murmurai-je en me retournant vers Alice.
Dix secondes plus tard, elle m'aperçut.
- Hein ? lâcha-t-elle sans détourner le regard de Jasper. Qu'est-ce qui s'est passé ?
--- oOo ---
Le reste de la journée se passa dans un climat relativement stable. Sans grand événement, je veux dire. Rosalie avait quitté les cours plus tôt, j'avais déduit qu'elle n'était donc pas rentrée avec Emmett, et je n'avais que peu aperçu Edward. J'en arrivais presque à oublier à quel point Monsieur Sublime me faisait un effet ravageur. Enfin, c'était jusqu'à ce que Mike vienne m'interpeller à la fin des cours. J'avais beau tenter de l'éviter toute la journée, il était du genre collant, vous voyez.
- Et ensuite, poursuivait-il en évitant mon regard, j'ai demandé à Rosalie, et Angela, mais Rosalie m'a ignoré et Angela y va déjà avec Ben...
Il me suivait, et même si je tentais d'accélérer le pas, il tenait la cadence. Maintenant, je commençais enfin à voir où il voulait en venir.
- Alors voilà, je me demandais si tu voulais bien m'accompagner au bal...
- Non, désolée, répondis-je tout à trac.
- ...Quoi ?
Mike me saisit l'avant-bras, m'obligeant à me tourner vers lui.
- Tu y vas déjà avec quelqu'un, peut-être ?
Il éclata de rire.
- Non, rétorquai-je en me défaisant de son étreinte, je n'y vais pas, tout simplement.
- S'il te plaît, Bella...
Sa voix était soudain devenue plus calme.
- Je n'irai pas au bal, Mike. Je suis désolée. Mais je suis sûre que tu trouveras quelqu'un d'autre sans problème.
Seulement quelques mètres me séparaient maintenant d'Alice, à qui j'envoyai des signaux d'alerte avec le regard.
- Allez ! insista-t-il sur un ton suppliant.
- NON ! lâchai-je avec colère.
- S'il te plaît ! ...Ce n'est pas comme si quelqu'un d'autre allait te le demander !
- C'EST NON, Mike ! Ce n'est pas parce que tu as une tête de débile qu'il faut agir comme tel ! Que ne comprends-tu pas dans le mot « non » ?
Il se figea, puis ses poumons se gonflèrent et il se tut, semblant vouloir maîtriser sa rage.
- Tss, grinça-t-il finalement entre ses dents, les autres ont bien raison...
Sa réflexion m'interpella.
- Tu n'es qu'un monstre, finit-il sans contenir sa haine. Une égoïste insensible qui se fout complètement des autres...
- Tu peux répéter ? résonna une voix agressive derrière moi.
Ses mots n'eurent pas le temps de me transpercer tout entière, car c'était Edward qui venait de parler. Il s'était planté à mes côtés, défiant Mike du regard.
- J'ai dit qu'elle était un monstre, répéta Mike en faisant un pas vers lui, qu'est-ce que tu vas faire ? Je n'ai pas peur de toi, tu sais ! Ce n'est pas parce que...
Hélas, il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. En effet, à ce moment précis, Edward recula le bras et expédia son poing au beau milieu de la figure de Mike.
Note d'Estelle & Samantha : Nous pardonnerez-vous un jour ? Nous sommes désolées, plus que désolées de vous avoir autant faits patienter... Avec les vacances, les déboires de la rentrée et autres emplois du temps chargés, on a vraiment essayé de tout organiser pour vous offrir un chapitre digne de votre attente, mais ça a pas été facile... On espère qu'il vous a plu, en tout cas. Mais maintenant, les choses devraient rentrer dans l'ordre ; nous reprenons donc les habitudes : un chapitre en ligne tous les mercredis. Désolées, désolées, désolées ! Vous avez parfaitement le droit de nous insulter de ce que vous voulez, à condition que ce soit dans des reviews, hé hé ! On revient donc la semaine prochaine avec les désastreuses aventures d'une Bella Swan déjantée... Merci pour toutes les reviews que vous nous avez envoyées pour le chapitre 4, et remerciements particuliers pour Sophie, notamment, son aide et ses encouragements. Passons maintenant aux choses sérieuses !
Question de la semaine : Quel a été votre meilleur cadeau d'anniversaire ? (Nous acceptons également vos pronostics pour le chapitre 6).
Merci encore de lire TBND, et à bientôt !
Estelle & Samantha
