CHAPITRE VII
MY SO CALLED LIFE : GOES ON …
Le lendemain matin, à Los Angeles …
- Le petit déjeuné est servis mesdames ! Annonça Riquie en arrivant avec un sachet de croissant à la main.
- Humm ! s'écria délicieusement Malaurie. Qu'est-ce que c'est ?
- Des croissants français. Il faut en avoir goûté au moins une fois dans sa vie.
- Tu nous gâtes Riquie. Dit Rayanne en se servant à son tour.
- C'est bon ! Fit remarquer la petite en croquant dans le sien.
- Heureusement que tonton Riquie est là pour te faire goûter aux merveilleuses choses que nous offre la vie. Lui répondit-il.
- Mais je n'en doute pas ! Répondit sa mère.
Après le petit déjeuner, Rayanne alla mettre sa fille dans le bain et pendant qu'elle faisait trempette, elle en profita pour parler à son ami qui faisait la vaisselle.
- Tu sais Riquie, c'est vraiment une chance que nous avons, moi et Malaurie, de t'avoir dans nos vies.
- Arrêtes, ça me fait plaisir.
- Je sais, mais je pense que depuis le temps, je devais te le dire !
- Je serai toujours là pour vous deux.
- Je sais … Répondit songeusement la jeune femme.
Elle lui tendit un torchon pour qu'il puisse s'essuyer les mains.
- Tu sais, depuis que je suis ici à L.A., j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir à ma vie et à celle de ma fille.
- Ah oui ?
- Et en voyant Jordan s'élancer à la poursuite de son rêve l'autre jour, ça ma fait réaliser que je voulais certaines choses pour elle.
- Comme quoi ? Demanda t-il.
- Comme, je ne sais pas, une bonne éducation, qu'elle ne fasse pas les mêmes erreurs que sa mère ou sa grand-mère.
- Qu'est ce qui t'arrive Rayanne ? ça ne te ressemble pas de réfléchir autant ! Plaisanta Riquie.
- Justement c'est peut-être ça le problème.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Je veux un père pour ma fille Riquie. Je ne veux pas que Malaurie grandisse sans présence masculine. Je pense que c'est important pour une enfant. Je me demande encore comment lui expliquer que son père n'a pas voulu la reconnaître, le jour où elle me posera la question. Comment peux-on lui faire comprendre que rien n'était de sa faute.
- Qu'est-ce que tu essais de me dire ? Demanda t-il sérieusement.
Rayanne hésita un instant puis alla chercher des papiers dans son sac, qu'elle tendit ensuite, sans un mot, à Riquie.
Riquie lu le titre du document : « Formulaire d'adoption ».
Il releva immédiatement les yeux vers son amie, sans y croire.
- Veux- tu devenir le père de ma fille Riquie ?
- Tu es sérieuse ?
- Je crois que je n'ai jamais été aussi sérieuse de toute ma vie ! Répondit-elle en souriant, légèrement émue.
- Bien sûr ! Oh mon dieu Rayanne…
Il relu les papiers et prit la jeune femme dans ses bras, les larmes aux yeux.
- ça serait un honneur pour moi. Répondit-il presque solennellement.
- Je suis tellement heureuse que tu sois d'accord. Chuchota Rayanne en se serrant contre lui. Tu es déjà un si bon père pour elle, il était temps que le monde entier le reconnaisse aussi.
- C'est la plus belle proposition que l'on ne m'a jamais faite.
Ils se sourirent et commencèrent immédiatement à remplir les papiers ensemble.
Eliot, sur le point de partir à son rendez-vous, refaisait soigneusement le nœud de sa cravate quand son téléphone sonna. Il regarda l'écran pour voir qui le dérangeait dans un moment pareil : « Angéla ».
Il soupira en regardant l'heure tourner mais finit par décrocher avec un petit sourire de tendresse sur le visage.
- Bonjour ma belle ! Comment vas-tu ce matin ?
- Je ne te dérange pas ? Demanda la jeune femme.
- J'allais partir mais j'ai quelques minutes à accorder à ma femme, ne t'inquiète pas.
- Quelques minutes …
- Tout va bien ?
- Oui, ça va je suis juste un peu fatiguée.
- Ton voyage s'est bien passé ?
- Oui … Quand j'attendais à l'aéroport, j'ai vu cette … famille tu sais, ce couple avec leur petit garçon …
- Angéla … soupira t-il.
- Attend laisse moi finir s'il te plait. J'ai vu à quel point ils avaient l'air heureux et je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec nous.
- Chérie … je croyais qu'on était d'accord pour attendre. Moi aussi je veux des enfants, seulement c'est encore un peu tôt.
- Un peu tôt …
- On est tous les deux tellement occupés avec nos travailles respectifs. Je voyage toujours aux quatre coins du monde, comment pourrais-je être un bon père dans ces conditions.
- Je sais … C'est bête pardonne moi, je ne sais pas pourquoi je te parle de ça comme ça, sans raison …
- C'est rien, c'est normal, je sais que tu es une femme et qu'a un certain point de vos vies, vous y pensée toutes, mais on ne peut pas faire de virages à 360° dans la vie.
- On y pense toutes … à faire des virages à 360° hum …
Il nous faut finir ce que l'on a commencé.
- C'est-à-dire ? Qu'est-ce qu'on a commencé à part notre travail Eliot ?
- Écoutes, il va falloir que je parte.
- Ok …
- En plus je n'ai pas envie de parler de ce genre des choses au téléphone. C'est trop impersonnel comme moyen de communication.
- Tu as raison.
- Chérie, je te promets qu'on aura un enfant toi et moi, dans 4 ou 5 ans quand j'aurai lancé les Frozen et que je pourrais me poser dans une ville auprès de toi sans être obligé de courir à droite ou à gauche pour régler des problèmes juridiques.
- Tu parles comme un avocat. Je hais les avocats.
- C'est pourtant ce que j'ai l'impression d'être en ce moment crois moi ! Il faut que j'y aille.
- Vas-y.
- On se retrouve dans 2 jours mon ange. Je t'aime, tu me manques.
- Moi aussi. Répondit la jeune femme sans conviction.
Il raccrocha et sortit de sa chambre d'hôtel.
A l'autre bout du pays, Angéla assise sur son lit, raccrocha aussi en fixant intensément son téléphone. Au moins la question « enfant » était définitivement réglée. Dans 5 ans elle aurait … 33 ans (elle avait rapidement fait le calcul), ce n'est pas trop tard pour avoir un enfant après tout... Surtout de nos jours.
Elle ne savait même pas pourquoi cette envie lui trottait dans la tête. Elle ne s'était jamais vraiment posée la question avant ça. Peut-être qu'avec tout ce qui s'était passé dans sa vie ces derniers temps, elle cherchait simplement des réponses. Comme pour faire le point sur sa vie. Son évolution présente et future.
Angéla pris son attaché-case, telle une vraie femme d'affaire et sortit de sa chambre pour se rendre au bureau. Elle tomba nez à nez avec Jordan qui lui avait préparé son petit déjeuner.
- Bien dormi ? Demanda t-il en lui servant ses œufs.
- Comme un bébé. Répondit-elle en prenant place autour de la table. Ça a l'air délicieux. Tu t'es souvenu de ce que je prenais au petit déjeuner…
- Se n'est pas très difficile. Tu déjeunes comme ça depuis que tu as 16 ans. J'espérais juste que tu n'ai pas changé de régime entre temps c'est tout. Répondit Jordan en s'installant à côté d'elle. Un café noir, des œufs et un bol de céréale. Je sais aussi que tu préfères bien manger le matin et ne rien manger avant le dîner, mais ça c'est un détail.
- Tu n'es pas le seul à connaître le régime de l'autre tu sais, ça ne m'étonnerai pas que tu ais mis 3 ou 4 sucres dans ton café.
- On ne se refait pas ! Répondit-il en souriant.
Sur cette note sympathique, ils trinquèrent avec leurs cafés et continuèrent à échanger les souvenirs qu'ils avaient en commun tout en finissant de manger. Avant qu'elle ne parte travailler, Angéla se retourna vers Jordan qui allait entrer dans la salle de bain.
- Je t'invite au restaurant ce soir d'accord ?
- Ce n'est pas plutôt à moi de faire ça ?
- On est plus dans les années 50 tu sais. On ira à Time Square. Je veux t'emmener dans un endroit que tu aimeras avant que tu ne repartes.
- Oh … d'accord.
- Et puis, ça nous donnera l'occasion de parler et de passer un peu de temps ensemble. C'est bien le but de ton séjour après tout non ?
- Heu … oui je crois … Répondit le jeune homme légèrement surpris.
- Parfait. C'est un rendez-vous alors !
- Si tu le dis. Répondit Jordan un peu surpris par ce changement d'attitude si soudain.
Elle marcha jusqu'à lui et déposa un baiser leger sur sa joue. Jordan ne bougea pas, se demandant encore à quoi elle jouait, bien que cela ne lui déplaise pas.
- Passe une bonne journée.
Jordan l'embrassa tendrement sur les lèvres. Il n'avait pu se résigner à la laisser partir sans rien faire même s'il se doutait qu'elle allait le repousser. A sa grande surprise, Angéla ne sembla pas contrariée d'avantage et se contenta de lui sourire timidement.
Il réalisa à cet instant précis qu'il aurait très bien pu la pousser dans la salle de bain avec lui et lui faire l'amour sauvagement à l'image de tous ces fantasmes qui lui trottaient sans arrêt dans la tête, elle aurait eu la même réaction. Qu'est-ce qui avait pu se passer dans la tête d'Angéla, en l'espace d'une seule nuit, pour que tout lui paraisse aussi simple et limpide?
Jordan n'eus pas le temps de vérifier sa théorie, car la jeune femme venait de quitter l'appartement le laissant complètement déboussolé.
- Bien, souffla-t-il pour lui-même, ça sera donc une douche froide.
Angéla arriva au bureau. Il n'y avait presque personne ce jour là. Elle posa machinalement ses affaires à la même place comme chaque matin, alluma son ordinateur et s'assit. Elle regarda par la fenêtre en faisant pivoter son fauteuil, une tasse de café brûlant à la main.
La pensée que tout puisse changer dans une vie, juste en prenant une petite décision insignifiante ne l'avait pas quitter du trajet. Tout un tas de possibilités manquées ou détournées lui revenaient en mémoire et vu que la vie de tous les jour en est remplie, ça faisait beaucoup d'alternatives différentes. Comment savoir si ses choix qu'elle avait fait, bien que raisonnables, avaient été les bons ?
Et si elle avait tout simplement suivis Jordan à Los Angeles quelques années auparavant, que se serait-il passé ?
New-York 6 ans plus tôt,
- Tu repars quand ? Demanda t-elle après quelques instants.
- Ce soir.
Elle ne répondit rien. Ils se regardèrent en silence puis le regard de Jordan s'illumina soudainement.
- Tu devrais venir avec moi.
- Quoi ... t'es dingue... répondit-elle sans y croire.
- Je suis sérieux.
Il se redressa pour permettre à Angéla de s'asseoir à son tour, lui faisant face.
- Tu devrais venir avec moi à Los Angeles, que je sache rien ne te retient ici. Continua Jordan, plus enthousiaste que jamais.
- J'ai mes études ...
- Il y a des très bonnes universités à L.A. tu sais.
La jeune femme se mit à sourire en se passant la main dans les cheveux. Des tas d'images lui submergeaient l'esprit. Elle était tiraillée entre son envie de disparaître avec lui et le fait qu'elle devait continuer ses études et avoir une vie convenable comme son père lui avait toujours appris.
- D'accord … Lança t-elle encore sous le choc.
- D'accord ? Répéta le jeune homme sans y croire.
- D'accord, d'accord … je viens avec toi à Los Angeles ! Répondit la jeune femme avec un large sourire.
Jordan ne pu contenir sa joie plus longtemps et l'embrassa passionnément en l'allongeant sur le lit. Il la regarda et dégagea son visage de quelques mèches rebelles.
- A quoi tu pense ? Demanda t-elle en voyant le regard si sérieux de son partenaire
- Je ne sais pas comment on a pu être aussi bête ? Répondit-il après un instant.
- De quoi tu parles ?
- On aurait jamais du se séparer, on a perdu un temps précieux.
- Parles pour toi, j'ai jamais voulu qu'on se sépare moi.
- Pardon … J'ai perdu un temps précieux. Je t'aime Angéla, je t'ai toujours aimé.
Jordan l'embrassa à nouveau et ils se cachèrent ensuite tous les deux sous le draps dans un bain de ricanements coquins.
Quelques temps plus tard, Angéla s'était endormie. Jordan, près d'elle, la regardait sans un bruit. On aurait dit un ange. Tout était si calme et si paisible tout d'un coup. Cette sensation de paix en lui, celle qu'il était partie chercher, elle avez été là sous ses yeux tout ce temps et il avait été trop aveugle pour s'en rendre compte. Jordan se promis que plus jamais il ne ferait la même erreur. Il était enfin en accord avec lui même, il n'avait plus besoin de fuir.
Une énorme fatigue s'empara de lui d'un seul coup. Comme si toute les tensions qu'il avait accumulé depuis 4 ans l'avaient enfin quittées. Et il pouvait enfin dormir en paix.
Trois semaines plus tard, après avoir pris la route, voilà qu'Angéla Chase se retrouvait d'un seul coup le témoin privilégiée des répétitions officielles du groupe de Rock Alternatif qui ferait sans doute bientôt un carton dans le monde, le Frozen Embryos. Elle avait été accueillie à bras ouvert par de vieilles connaissances du lycée comme Shane. C'était bizarre de se retrouver là après tant d'années. C'était comme à l'époque du lycée, les cours en moins, bien qu'elle ne les avait pas souvent vu dans les salles de classes.
Bien qu'ils n'avaient besoin que d'être ensemble pour vivre, Angéla s'était faite supprimer sa bourse d'étude après avoir raté les examens de fins de semestres et Jordan n'avait que très peu d'économie. Elles étaient d'ailleurs parties en un éclair, aussi l'argent était quand même un problème majeur.
Les parents de la jeune femme faisaient la sourde oreille depuis qu'elle leur avait annoncé les changements dans sa vie. Personne n'avait compris un tel retournement de situation. Comment une jeune femme aussi raisonnable qu'elle avait pu tout plaquer sur un coup de tête et qui plus est, pour un musicien sans un sous et sans avenir qui l'avait fait souffrir plus d'une fois. Se n'était qu'une amourette de lycéen après tout.
Se n'était pas comme ça que les Chase avaient élevé leur fille aînée. Angéla ne leur en voulait pas, même si la situation devenait difficile pour elle et Jordan. Ils avaient besoin de temps pour se faire à l'idée que leur fille ne deviendrait pas ce qu'ils auraient souhaité. Après tout, ils s'étaient beaucoup investie pour elle.
Un soir, après la répétition quotidienne, Angéla se retrouva quelques minutes seule dans ce hangar qui lui servait de foyer. Elle regarda autour d'elle et se demanda pour la première fois depuis plusieurs mois, si elle avait fait le bon choix. Si c'était vraiment la façon dont elle voulait passer le reste de sa vie. Elle avait faim et l'hiver commençait à arriver. Évidement, il n'y avait pas le chauffage. Jordan arriva avec deux sandwichs en guise de dîner.
- Et voilà ! Le repas est servis annonça t-il fièrement.
La jeune femme ne répondit pas. Il remarqua immédiatement que quelque chose n'allait pas.
- Qu'est-ce qui se passe ? demanda t-il.
- Rien. Souffla-t-elle.
Jordan s'approcha d'elle, l'entourant de ses bras et répéta :
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Je sais pas, j'en sais rien … j'ai peur…
- Peur ? Mais de quoi ?
- On va continuer comme ça encore longtemps ?
Le jeune homme soupira et fit quelques pas en arrière.
- Tu es inquiète ?
- Un peu oui.
- Tout ira pour le mieux. Aujourd'hui j'ai fait circuler nos maquettes dans les majors avec Shane. Ils vont nous découvrir, il faut être patient.
- Je sais Jordan mais, tout ça, cette vie c'est ton rêve pas le mien tu comprend. Commença t-elle.
Elle fit quelques pas vers lui et le força à la regarder.
- Il faut trouver un moyen de gagner de l'argent.
- Je sais … Souffla-t-il.
- Je pourrais sûrement me faire embaucher en tant que serveuse pendant un moment, c'est juste que …
- Que quoi ? Demanda t-il.
- Se n'est pas vraiment comme ça que j'imaginais mon avenir tu comprends. Répondit-elle gentiment.
- Reprend tes études, inscrit toi à l'université.
- Sans ma bourse il n'y a aucune chance. Je crois qu'on s'est trop précipité.
Jordan alla s'asseoir sur le canapé et se passa la main dans les cheveux. Après un moment d'hésitation, Angéla alla le rejoindre.
- Écoute moi, commença t-il, tout va s'arranger d'accord. Je vais réussir à te donner la vie que tu mérites, fais moi confiance. Je vais postuler comme barman un peu partout et toi tu peux être serveuse un moment ça ne veux pas dire que ta vie se résumera à ça pour toujours.
Il lui passa la main sur le visage.
- Mais s'il te plait, crois-y. Crois en nous et tout ira bien. Je ne te laisserai jamais tomber et on sera heureux toi et moi. On va y arriver, il ne faut pas se décourager. Dans quelques temps tu pourra te réinscrire à l'université et finir tes études. Moi d'ici là j'aurais fait progresser les Frozen. Nous ne sommes pas seul Angéla, on peut s'en sortir.
- Comment tu fais pour être aussi confiant ? chuchota-elle
- Parce que tu es là. C'est déjà la plus belle chose dont je pouvais rêver. Je n'imaginerai plus vivre sans toi à mes côtés Angéla. Tu es ma force. Je me battrai pour t'offrir une vie convenable, mais laisse moi et peu de temps. C'est tout nouveau pour moi aussi.
Il prit une couverture posé à côté d'eux et la ramena sur eux en prenant la jeune femme dans ses bras.
- Tout va bien se passer tu verra.
Il l'embrassa sur le front.
- ça va mieux ? demanda t-il.
Angéla ne répondit pas tout de suite mais finit par dire :
- Il est à quoi ton sandwich ?
Jordan se mit à rire et lui tendit le sandwich.
Un mois plus tard, il avait été engagé en tant que barman dans un bar underground de Los Angeles. Une bonne occasion pour lui de se faire un petit salaire et de jouer de temps en temps sur scène avec les Frozen qui commençaient d'ailleurs à ce faire un nom dans le milieu nocturne de Los Angeles. Le seul inconvénient était que ses horaires étaient complètement décalé avec ceux d'Angéla qui elle, travaillait de jour. Mais le côté finance s'arrangeaient tout doucement, c'était un poids en moins sur les épaules.
C'est comme ça que Jordan avait rencontré, quelques temps après, ce producteur qui semblait s'intéresser à eux, Eliot Carter. Les Frozens allaient très certainement travailler avec lui. Cela allait peut-être être un tournant pour leur carrière. Toujours est-il que c'était un homme très ambitieux et qui semblait savoir ce qu'il voulait. En moins de trois jours, il avait réussi à trouver un appartement pour Jordan et Angéla. Après un 8 mois de squattes, ils allaient enfin avoir un toit potable. Pour s'occuper aussi bien d'eux, il devait avoir ses raisons et s'intéresser énormément à leur musique. Tout allais peut-être finir par s'arranger après tout.
New-York de retour à la réalité ...
- Angéla, tu as vu le dossier que je t'avais posé sur le bureau ce matin ?
- Hein ? Quoi ? Demanda Angéla revenant soudainement à elle.
- Ça va ? Demanda, Tony son assistant.
- Oui … Oui ça va excuse moi, je … je devais être ailleurs … je crois … réfléchit-elle un peu confuse.
- T'es sûre ? Demanda t-il en souriant. T'as l'air complètement à l'ouest. Quand je suis arrivé tu m'as regardé comme si j'arrivais d'un monde parallèle.
- Tu crois pas si bien dire … chuchota t-elle en prenant le dossier en question.
Je vais t'apporter du café, tu as l'air d'en avoir besoin.
- Merci. Répondit-elle en souriant.
Tony quitta le bureau et la jeune femme essaya de se concentrer sur son travail. Cet espèce de rêve éveillé l'avait un peu secoué. Ça paraissait si réel. Elle respira profondément et secoua la tête comme pour chasser ces idées de son esprit et pouvoir travailler tranquillement.
Pendant ce temps, Jordan se promenait dans les grandes avenue bondées de monde ou bondées de vie selon les avis, de la grande pomme. En passant devant l'université où Angéla avait fait études, une foule de souvenirs resurgirent en lui. Il se rendit compte que ce week-end qu'il avait passé ici aurait pu changer entièrement leurs vies.
Los Angeles 6 ans plus tôt,
Il était déjà 1h du matin, Jordan allait bientôt finir son service au bar quand Eliot fit son entrée. C'était le seul homme de tout le bar en costume cravate. Des dizaines d'yeux de posèrent sur lui et survirent son déplacement jusqu'au bar, mais l'homme d'affaire n'y prêta pas attention. Il avait l'habitude de faire se genre d'effet sur les créateurs initial de se mouvement musical. Peu importe, il en connaissait certainement plus qu'eux sur le sujet. Il s'approcha du bar et pris place quand Jordan remarqua enfin sa présence. Un verre à la main et un torchon sur l'épaule, le musicien alla à la rencontre de son futur collaborateur.
- Qu'est ce que je te sers ?
- Une bière ça ira. Répondit Eliot.
- Tu travail encore à cette heure ?
- Toi aussi non ? Fit remarquer le producteur
- Oui mais moi c'est une nécessité.
- Moi aussi figure toi, j'ai une proposition à te faire.
- Je t'écoute. Répondit Jordan en servant son client.
- J'ai préparé un éventuel contrat si vous êtes intéresser pour enregistrer une première maquette dans mes studios.
- Quoi ? Mais bien sûr que ça nous intéresse, il faut que j'en parle aux autres mais … On attend depuis si longtemps. Je pourrais enfin quitter mon travail miteux et Angéla aussi. Dit-il enthousiaste.
- Je ne te dis pas que vous sortirez votre album demain, il va falloir travailler dur, vous ne serez pas payé au début et il faudra faire passer vos maquettes auprès de mes relations, mais je crois en votre musique, avec moi comme producteur vous y arriverez.
- Qu'est-ce que tu y gagnes toi ? Je veux dire, pourquoi tu fais tout ça pour nous? L'appartement, le studio, un contrat, après tout on ne se connaît que très peu. Demanda Jordan
- C'est facile, 3 albums répartit à 40% pour moi et 60% des recettes pour vous, plus 20% sur le marchandising. Un contrat de base en sommes, seulement je ne pense pas voir les affaires de façon basique, voilà pourquoi vous devriez faire affaire avec moi. Moi aussi j'ai besoin de vous pour faire un coup d'éclat dans ma carrière. J'ai besoin d'un son nouveau et ce son je crois l'avoir trouvé chez les Frozen Embryos.
- En même temps, c'est pas comme si des dizaines de producteurs se battaient pour nous. Souffla le musicien encore perplexe. Je pense que tu devrais venir demain au studio pour qu'on en parle ensemble au gars. Je prendrai pas cette décision tout seul.
- C'est un rendez-vous. J'y serais ! Répondit Eliot en finissant son verre, d'un traite.
Angéla entra dans le bar à ce moment là et le visage de Jordan s'éclaira immédiatement.
- Quest-ce que tu viens faire ici à cette heure ? Tu sais que je n'aime pas que tu te balade seule la nuit.
- Je sais, ne t'inquiète pas, Tino m'a déposé. Répondit la jeune femme.
- Il y a un problème ? Demanda Jordan.
- Je ne sais pas encore, je pourrai te parler ?
- Oui, oui bien sûr … je fini dans 10 minutes. Assit toi.
La jeune femme pris place à côté d'Eliot.
- Bonsoir. Dit le producteur, poliment.
- Bonsoir. J'ai pas eu l'occasion de vous remercier pour l'appartement. C'est vraiment généreux de votre part monsieur Carter.
- Je t'en prie, appel moi Eliot. Je suis sûr que l'on va être emmené à se voir régulièrement toi et moi.
- Ah oui ?
Eliot nous propose un contrat pour enregistrer une maquette. Annonça Jordan.
- C'est vrai ? ! Mais c'est magnifique !
- Rien n'est officiel encore, on va en parler demain aux autres. Répondit le musicien. Je vous laisse un moment, je vais chercher mes affaires.
Jordan quitta le comptoir pour aller en réserve et Angéla et Eliot restèrent seul.
- Je me pose quand même une question ? Continua Angéla pour engager la conversation.
- Je t'en prie …
- Vous … je veux dire, tu fais toujours tout ça pour un groupe avec qui tu n'as pas encore été signé ?
- Pas toujours, seulement ceux pour lesquels j'ai un certain feeling. Les Frozen peuvent devenir une nouvelle référence Grundge, la première depuis la malheureuse dissolution de Nirvana.
- Je ne pense pas à Jordan comme un nouveau Kurt Cobain. Plaisanta Angéla.
- Non, mais peut-être que Catalano raisonnera bientôt avec la même puissance que Cobain dans le monde et je veux faire partie de ça.
Il y eu un léger silence.
- Je peux te poser une question un peu personnelle Angéla ?
- Vas-y.
- Tu te vois finir ta vie avec lui ?
- Effectivement, c'est personnel … répondit Angéla un peu sur la défensive.
- Pardonnes moi , je ne cherchais pas à te mettre mal à l'aise, j'ai l'habitude d'être toujours franc.
Après un instant, la jeune femme répondit à la question.
- Oui, sans la moindre hésitation.
- Dommage. Répondit Eliot en souriant. Il faut que je file, dit à Jordan que je le retrouverai au studio demain sans faute.
Angéla le regarda s'en aller sans comprendre à quel jeux il avait essayé de jouer. Eliot se retourna avant de quitter le bar.
- Tu n'as jamais penser à te teindre les cheveux?
- Je te demande pardon? S'étonna Angéla en se retournant vers le producteur.
- Je dis ça comme ça, je pense que tu serais très jolie en disons … Blonde.
- Je préfère le rouge. Répondit Angéla un peu sur la défensive.
Eliot se contenta de sourire et quitta le bar. Angéla resta un moment figée sur son siège et passa sa main dans ses longs cheveux roux.
- On y va ? demanda Jordan en arrivant derrière elle.
- Oui …
- Ça va ?
- Oui, c'est juste que je crois qu'Eliot a essayé de me draguer juste à l'instant.
- Quoi ? Tu sais c'est un gars du show-biz, il doit avoir l'habitude de ce genre de discours, c'est sûrement qu'un jeu ne t'inquiète pas. Répondit Jordan en l'embrassant doucement sur les lèvres.
- J'aurai quand même voulu qu'il me demande si j'avais envie de jouer moi aussi.
- Laisses tomber. Tu viens, on rentre, on pourra parler sur le chemin. Demanda le jeune homme en se dirigeant vers la sortie.
Sur le chemin du retour, Angéla avait du mal à engager la conversation. Finalement elle s'arrêta de marcher, juste devant la vitrine d'un magasin de jouet. Jordan qui avait continuer à marcher, s'arrêta au bout de quelques pas et se rapprocha d'elle.
- Il faut que je te parle. Commença Angéla.
- J'attendais justement que tu te lances. Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Tu sais que j'ai vu le docteur il y a deux jours à cause de mes vertiges.
- Oui, tu as les résultats, c'est grave ? Demanda Jordan légèrement inquiet.
- Ça dépendra de ta réponse.
La jeune femme prit un moment avant de continuer :
- Je suis enceinte Jordan. Annonça t-elle fébrile.
- Quoi ? Mais comment ? On a toujours fait attention …
- Je sais, mais apparemment … ça n'a pas suffit.
Le jeune homme fit quelques pas en arrière pour absorber la nouvelle.
- Tu m'en veux ? Demanda timidement la jeune femme.
Jordan la regarda un instant et alla la serrer contre lui.
- Je t'interdit de penser ça d'accord. C'est juste que …
Il recula un peu pour la regarder dans les yeux et continua à lui caresser les cheveux.
- C'est juste que, si on a cet enfant, il sera difficile pour toi de reprendre tes études pas la suite. C'est très tôt, je ne suis pas sur de pouvoir assumer ça maintenant.
- Je sais, moi aussi ça me fait peur. Avoua Angéla.
- D'un autre côté …
Il sourit légèrement.
- J'ai déjà envisager de faire des enfants avec toi tu sais ?
- C'est vrai ? Demanda t-elle surprise.
- Bien sûr, je sais qu'on en a jamais parlé mais, j'ai décidé il y a bien longtemps que je ne voulais que toi donc pour moi ça coulait de source. Et puis apparemment, grâce à Eliot, les choses vont s'arranger pour notre musique. Il semble veiller sur nous comme une sorte d'ange gardien business man.
- Ouais, c'est un peu flippant quand même.
- Peu importe Angéla, ça nous offre la sécurité. Toujours est-il que même si je l'ai envisagé, je ne pensais pas te faire un enfant dans l'immédiat. On est encore jeune.
- Je sais, j'en suis consciente. Répondit la jeune femme.
- Combien de temps on a pour ce décider ?
- Quelques semaines.
- D'accord, je te propose qu'on aille se coucher … on en parlera à tête reposée. demain. Proposa le jeune homme.
- Tu as raison.
Ils s'embrassèrent et continuèrent leur chemin.
New-York,
Angéla se réveilla brusquement dans son bureau New-Yorkais. Encore ce rêve bizarre. Elle se dit qu'elle devait forcément couver quelques chose, comme une bonne grippe par exemple. La jeune femme avait réussie à s'endormir sur son dossier. Jamais ça ne lui était arrivée, elle aimait tellement son travail. Pourtant avoir rêvé d'être enceinte lui était apparue si naturellement dans ce rêve qu'elle regrettait presque que cela n'ai pas été réel.
C'était donc vrai que les hormones maternelles se réveillaient chez les femmes sans prévenir. Elle y pensait de plus en plus c'est dernier temps. Malheureusement, elle savait qu'Eliot n'en était pas là et que pour lui sa carrière passerait au premier plan pendant encore quelques années. Après tout, il ne lui avait jamais caché et elle l'avait épousé en connaissance de cause. Elle n'avait pas le droit de le lui reprocher maintenant.
Quant à Jordan, l'imaginer en père ne lui avait jamais traverser l'esprit. Peut-être même que sa musique passait en premier. C'était fort probable.
- Voilà maintenant que je l'imagine en père de mes enfants, c'est pas vrai, qu'est-ce que j'ai aujourd'hui … soupira doucement la jeune femme.
- Qu'est-ce que tu disais ?
- Quoi ?
Elle remarqua Tony à l'entrée du bureau.
- Rien, je me parlais toute seule. Écoutes Tony, je vais prendre mon après midi ok, je travaillerai de chez moi et je t'envoie mon rapport par mail avant 18h00. Je me sent pas très bien aujourd'hui, prend mes messages et dit leur que je les rappellerai lundi sans faute. Je ne suis disponible pour personne et si Eliot téléphone dit lui d'appeler sur mon portable.
- Heu … D'accord …
Angéla ramassa vite ses affaires et quitta le bureau. C'était comme si en 24 heures tout lui apparaissait différemment. Les habitudes qu'elle avait depuis quelques années déjà, son travail, son mariage, sa vie Comme si les choix qu'elle avait fait ne lui semblaient plus aussi évident qu'avant.
A y penser, un choix n'est qu'un enchaînement de coïncidences. Le fait d'avoir été à la bibliothèque à pieds il y a deux ans, plutôt qu'en taxi lui avait permis de rencontrer son futur mari : Eliot Carter. Et si elle était seulement restée au lit ce matin là, que se serait-il passé ? Elle ne l'aurait jamais rencontré, elle ne serait peut-être pas mariée à l'heure actuelle. En y pensant, la vie ne tien qu'à très peu de chose, mais nous ne savons et ne saurons jamais si nos choix étaient les bons. Chaque être humains sur cette terre ne vie qu'une version possible de sa vie. Que deviennent les autres dans ce cas? Devons nous pour les occulter et ne pas y penser ?
« Si vous aviez la possibilité de vivre quelques une de ses alternatives pour pouvoir ensuite faire le bon choix, le feriez vous au risque de perdre toute spontanéité ? », pensa Angéla Chase.
La jeune femme décida de rentrer à pied ce jour là et, comme si un force invisible lui en intimait l'ordre, elle se mit à courir … courir comme elle n'avait plus couru depuis des années … Courir comme lorsqu'elle avait encore 15 ans et que tout était encore possible.
Courir comme quand Jordan Catalano était encore cet adolescent rebelle et entouré d'un mystère immense … Quand il n'était encore qu'un rêve inaccessible pour elle.
« L'était-il encore aujourd'hui? »
Ce soir là, ils n'allèrent pas au restaurant finalement. Ce soir là, il s'aimèrent une dernière fois avant de reprendre le cours de leurs vies et d'affronter les choix qu'ils avaient fait.
Ensemble, cette nuit là, ils touchèrent du doigt cette alternative qui leur était interdite aujourd'hui et qu'ils n'avaient pas su choisir il y a 6 ans maintenant, peut-être même plus encore.
Épilogue
New-York, 4 ans plus tard.
« - Et maintenant mesdames et monsieur, je vais accueillir un homme qui, il y a encore 4 ans de ça était quasiment inconnu du grand public et qui maintenant est incontournable sur la scène musicale alternative. Il a récemment travaillé avec Dave Grohl sur le nouvel album des Foo Fighters et entame maintenant à Los Angeles l'enregistrement de son nouvel album solo.
C'est un homme très occupé et pourtant il a quand même prit le temps, durant son court passage à New-York, de venir sur notre plateau. Ancien membre du groupe, qui l'a rendu célèbre, les Frozen Embryos, il a prit un tournant radical il y a maintenant 1 an en entamant une carrière solo à l'apogée de sa gloire en tant que leader, laissant ainsi Tino Cerquiera reprendre le flambeaux derrière le micro.
Mesdames et Messieurs, vous savez déjà de qui je veux parler. Je vous demande d'accueillir chaleureusement Monsieur Jordan Catalano! »
Sous une pluie d'applaudissement, Jordan fait son entrée devant les caméras sur le plateau de David Letterman, célèbre présentateur du talk show américain le Late Late Show.
- Bonsoir. Comment allez-vous ? Commence Letterman.
- Je vais bien ! Merci beaucoup. Répondit Jordan en s'asseyant.
- Alors comment avance le nouvel album ?
- Bien, très bien. On travaille depuis 2 mois déjà entre Los Angeles et New-York. Je suis impatient de voir le résultat. Ce nouvel album sera beaucoup plus personnel que celui d'avant ou même ceux enregistrés avec les Frozen. J'ai écrit pour moi. J'ai parlé de mon expérience aussi bien professionnelle de personnelle par rapport à ces dernières années.
- Toujours aussi Rock'n Roll ?
- Je ne connais rien d'autre. Plaisante le musicien.
- Comment ça fait de se la jouer solo ? Vous avez toujours des contacts avec votre ancien groupe.
- Oui bien sûr. On ne s'est pas séparé en mauvais termes, il était juste temps pour moi d'évoluer et d'explorer d'autres directions, artistiques ou simplement dans ma vie. Vous savez nous avons jouer ensemble depuis le lycée, ça crée des liens bien plus fort que ceux d'un simple contrat.
- Vous êtes concurrent maintenant ?
- Selon moi, il n'y a pas de concurrence dans le milieu de la musique. Chacun s'exprime comme il le souhaite.
- Comment s'est passé l'annonce de la séparation ?
- Vous savez se n'est pas non plus quelques chose d'agréable à faire, mais comme je l'ai dit, chacun a besoin d'évoluer et j'étais arrivé au bout avec les F.E. Tino a prit ma place au sein du groupe et ils ont une nouvelle recrue très prometteuse. Se n'est pas parce qu'une personne part que le groupe doit se splitter et ils l'ont bien compris.
- Vous avez aussi changé de maison de disque et de producteur, souvent les artistes s'embarquant dans le solo, gardent le même entourage. Pourquoi pas vous?
Jordan soupire en essayant de trouver ses mots.
- J'ai travaillé pendant près de 6 ans avec M. Eliot Carter sans qui je ne serais pas là où je suis actuellement. Je lui doit tout mais il est arrivé un moment où il a fallu couper le cordon comme on dit, et c'est ce que j'ai fait. Mais ça rejoint toujours l'idée d'évolution.
- C'est vous qui signiez la plupart des paroles de votre ancien groupe. Souvent les paroles étaient plutôt sombre et énergiquement agressive mais très perspicaces. Ensuite dans votre premier album, on retrouve plus de mélancolie avec toujours une force à tout épreuve, comme si vous aviez toujours un combat à remporter. Une source de bataille spirituelle. Quel est le thème de ce nouvel opus ?
- Il sera différent du premier bien sûr mais je pense que l'énergie que vous venez très justement de décrire sera toujours là, je suis ce que je suis. Celui-ci parlera d'avantage de ma vie actuelle, j'ai refermé les plaies du passé, je regarde maintenant vers l'avenir. J'aborderai des thèmes inédits comme celui de la famille par exemple.
- Oui, très juste, vous êtes père de famille ?
- Exactement oui, j'ai une petite fille de 2 ans et une magnifique femme qui donnera très bientôt naissance à mon second enfant donc …
- Oh c'est vrai, voilà le scoop du jour mesdames et messieurs !
Les applaudissements fusent.
- Une fille ou un garçon ?
- Un garçon. Répondit-il fièrement.
Applaudissement encore une fois.
- Merci. Répondit Jordan au public.
- Votre femme est la célèbre anthropologue Angéla Chase, c'est bien ça ?
- Tout à fait.
La caméra se tourne vers les premier rang du public où Angéla, visiblement enceinte, sourit en faisant un signe à son mari qui lui rend son sourire. Les applaudissement se font à nouveau entendre.
- Vous avez une histoire particulière tous les deux me semble t-il, vous vous connaissez depuis le lycée ?
- Oui tout à fait, on était ensemble au lycée déjà, puis chacun a fait sa vie et des années plus tard on s'est retrouvés.
- Une histoire digne d'une comédie romantique. Comment une star de rock et un écrivain anthropologue peuvent-il réussir un mariage ? Ces deux professions sont vraiment opposées.
- C'est vrai mais elle aime ma musique et j'aime ses livres, c'est ce qui compte. Quand je suis en tournée, elle part explorer d'autres civilisations. C'est pas si compliqué. On élève notre fille du mieux que nous le pouvons, elle sait que ses parents l'aiment et on essais de lui enseigner tous les deux ce que nous avons appris de la vie. Nous somme un couple très ordinaire et notre vie ne se retrouvent pas étalée dans les tabloïds. On a les deux pieds sur terre, un ici et l'autre à Los Angeles et en général on vit 6 mois sur L.A. et 6 mois à New-York.
- Parlez nous de votre collaboration avec Dave Grohl ?
- Dave est quelqu'un que j'ai toujours admiré et quand il m'a appelé pour bosser avec les Foo Fighters j'ai pas hésité. C'est toujours un plaisir de collaborer avec d'autres artistes. Je le connaît depuis l'époque où il faisait partie de Scream bien avant Nirvana et bien sûr j'ai toujours suivi sa carrière. Je pense qu'il est le musicien de plus doué de sa génération. Il peut absolument tout faire.
- Merci d'avoir été avec nous Jordan.
- Merci à vous de m'avoir invité.
- Jordan Catalano mesdames et messieurs. Le nouvel album devrait sortir avant la fin de l'année et vous pouvez toujours trouver le premier dans les bacs. »
Un peu plus tard dans les coulisses de l'émission, Angéla alla rejoindre son mari.
- Tu es prêt ? Demanda t-elle en entrant dans sa loge.
- Oui. Répondit t-il en prenant son blouson et en passant son bras autour des épaules de sa femme. Rentrons à la maison.
Ils sortirent tous les deux de la loge, dans les couloirs où une vingtaine de fans les attendaient patiemment, déclenchant ainsi une frénésie générale. Il y en avait pour Jordan et pour Angéla. Des photos furent prisent et des autographes furent échangés, toujours dans la bonne humeur et dans le respect le plus total.
Puis les fan les regardèrent s'éloigner, ensemble, sortant des studios et s'engouffrant dans une voiture aux vitres teintées.
FIN
Et voilà ! C'est la fin ! J'espère que vous aurez passé de bons moments ...
Bye.
Nouvelle fic Twilight d'ici septembre SEATTLE BREAKDOWN (Blog : http[:]/seattle[-]breakdown[.]blogspot[.]com/ sans les crochets ! )
