La suite!

Je cherche une bêta, toutes propositions sont acceptées! =D

J'y avais pourtant cru

Nous étions maintenant le premier septembre 1996, et j'avais seulement trois jours de répits. Trois petits jours pour me préparer à cette dernière année à Poudlard. Le pire était de faire face aux regards étrangers de ceux qui me jugeront sans comprendre les sacrifices et les problèmes qui s'en suivront comme le rejet, je jugement, la haine des autres par cette simple Marque. J'avais peur pour la première fois de ma vie.

Plus le temps passait et plus ma peur grandissait, nous étions le deux septembre, je commençais à peine à prendre conscience de ce que cette Marque représentait vraiment. J'ai pleuré toute la nuit, en silence.

Je me sentais si seul.

Trois septembre 1997, la sensation d'être oppressé s'accentuait. J'avais besoin d'espace, de liberté, d'air pur. Ma tête me faisait mal, je ne faisais que de penser à ce que la rentrée va être, j'ai peur putain. Je ne me reconnaissais plus. Tout ce stress, cette peur viscérale me donnèrent l'envie de vomir.

Cette nuit, je n'ai pas dormi, j'ai gardé les yeux grands ouverts, sur le dos au-dessus des couvertures, les bras le long du corps, ma baguette dans une main. Je n'ai pas froid mais je recherchais une chaleur dans mon cœur qui n'existait déjà plus, je n'étais qu'un fantôme. Mes yeux me piquent encore, je vais avoir une belle tête demain si je continue à pleurer, mais je ne peux m'en empêcher.

05h45, les premières sonneries du réveil magique me strient les oreilles. D'un mouvement de baguette, j'abaisse le son. Je dois aller me préparer mais je n'ai pas la force de bouger, je veux mourir plutôt que d'affronter ça.

06h00, le deuxième réveil se met en route, celui que j'utilise en cas de secours lorsque je suis trop épuisée, comme maintenant d'ailleurs. Je tourne la tête, mes larmes continuent de couler mais elles s'amoindrissent. Je vois l'aube se pointer, chatouiller mon visage de quelques rayons. Je souris. Oui, je vais y aller, je soupire un peu.

Après ma toilette, je descends les escaliers pour me rendre dans la salle à manger. Père, déjà près, buvait son thé tranquillement en lisant la Gazette. Il ne leva jamais son regard du journal lorsque je m'installai à ses côtés. Le silence que je respectais d'habitude me devint vite une gêne, j'avais besoin de parler, d'exterioser tout cela, mes sentiments, sensations. Mais rien ne sorti de ma bouche.

Une simple question me parvint aux oreilles :

-Prêt pour cette dernière année pleine de surprises, fils ?

Pourquoi cette question soudainement ? Je sentais dans sa voix une certaine ironie, il savait que j'avais peur mais s'en fichait royalement, j'avais comme l'impression qu'il prenait son pied à jouer de moi.

Je regardais père, mon géniteur toujours aussi froid, distant, arrogant. Je l'admirais pour ça mais pour l'instant je n'avais qu'une envie, celle de foutre mon poing dans sa gueule. Je devais avoir un regard de fou furieux. Mère entra ensuite dans la pièce. Nos regards se sont croisés et je me calmais directement. Malgré qu'elle ne m'adresse plus la parole, elle gardait toujours ce pouvoir d'apaisement sur moi.

Elle me manquait tellement.

Elle s'installa tranquillement me fixant toujours mais avec une lueur de tristesse dans son regard. A cette vue, je baissai la tête, trop honteux pour affronter son regard. Nous terminions le repas dans ce même silence.

8h00, les elfes avaient terminés de préparer mes valises. Je m'avançai tranquillement vers la cheminée. Père trop occupé à rédiger une lettre ne vint pas me saluer. A dire vrai, je m'en foutais. Ce qui comptait c'est le premier pas de Mère pour me stopper et me prendre dans ses pas.

-Mère …

-Chut … Laisse-moi profiter de ce moment. Tu grandis mon fils, tu fais des erreurs mais tu arriveras à les surmonter, je le sais. Prends soin de toi, maintenant tu seras un peu plus seul dans cette aventure mais sache que je penserai à toi. Tu es beau.

Elle me caressa doucement les cheveux, une larme perla au coin de mes yeux mais ne tomba pas. Ca réchauffe le cœur ce genre de moment inopportun. Une dernière caresse sur ma joue, des yeux qui se ferment et c'est terminé. J'aurais aimé que cela dure plus longtemps, mais ne dit-on pas que les meilleures choses ont toujours une fin ? J'allais en faire les frais mais plus tard. Là, je pensa juste à prendre de la poudre de cheminette et de regarder mère en lui passant le plus de sentiments qu'il me restait.

-Gare de King's Cross !

J'eus juste le temps de murmurer un doux au revoir.

L'air était lourd, chargé des cris des enfants, des parents. Mon regard suivi les pas pressés d'un petit enfant de 5 ans environs, courant et larmoyant à la recherche de ses parents. Un appel me sorti soudain de cette contemplation. Tellement innocent et fragile.

-Draco !

Pansy. Toujours elle qui m'appelle avec cette voix si particulière, comme si elle me vouait un culte. Mon égo adorait bien sûr mais mes oreilles moins. J'eus juste le temps de me retourner qu'elle m'entoura de ses bras. Elle ne me lâcha pas, me serrant à tel point que j'eus peur de sentir mes côtes se briser.

-C'est bon Pansy, tu peux le lâcher maintenant. Laisse-moi aussi le saluer. Bon sang, Pansy, tu l'empêches de respirer !

Blaise, mon sauveur. Pansy desserra son emprise puis se recula pour laisser Blaise me prendre gentiment dans ses bras lui aussi. Ces étreintes me prouvaient juste que j'avais des mais et d'un certain côté, j'étais rassuré. Mais après que je leur annoncerais la nouvelle, le seront-ils encore et pour toujours?

-Allons nous installer.

Pansy et ses remarques à deux noises. Bien sûr qu'il fallait qu'on s'installe sinon nous allons devoir chercher un compartiment au fond du train, et je détestais cela. J'exige un minimum à l'avant quand même. Nous traversâmes la voie réservée aux scolarisés de Poudlard. Le quai n'était pas très rempli. Il faut dire qu'il était encore tôt. La populace ne viendrait que plus tard. Une fois installés confortablement, portes et fenêtres clos. Blaise lança un sort d'insonorisation puis me questionna :

-Alors ? Tu l'as ?

J'inspirai doucement, retardant le moment de leur répondre. La boule dans mon ventre grandissait et grandissait.

J'avais peur.

-Parce que j'ai réussi à échapper à la Marque.

Suite à sa remarque Pansy me montra son avant-bras vierge de tout tatouage. Quant à Blaise, me fixant toujours, rétorqua :

-Personnellement, je n'ai pas pu y échappé. Mes parents m'ont fait une sorte de chantage. Il soupira partant dans ses pensées. Je tournai la tête en direction du quai. Je vis le trio de Griffondors au loin.

-Une personne sur trois à ne pas avoir la Marque, ce n'est pas un bilan positif. Je pense que nous avons failli à notre promesse, je vous demande pardon. En murmurant ma dernière phrase.

Je n'osais les regarder. Une simple caresse sur mon bras me fit tourner la tête. Pansy me regardait avec un de ces regards emplie de compassion dont je n'étais pas très fan.

-Ca va aller, voyons ! Je suis fort, nous sommes forts, nous vaincrons ! Dit Blaise avec cette détermination qui lui était propre.

Sacré Blaise, voyant toujours le positif partout. Sur ces mots le sujet était clos, nous le savions. Pas besoin de remuer le couteau dans la plaie. Nous décidions d'un commun accord silencieux de ne pas en reparler pour l'instant et de profiter du voyage. Nous discutâmes de choses et d'autres, Pansy posant sa tête délicatement sur mon épaule, me caressant le bras et Blaise, en face de moi, parlant de ces vacances dans un quelconque pays étrangers. Pour le moment j'étais serein. Mes amis à mes côtés. Le train siffla ses trois coups légendaires puis nous commençâmes à doucement avancer. Je somnolais légèrement sous le rire exaspéré de Pansy.

TBC ...

Voilà le premier chapitre! Reviews please! ;)