Voilà la suite! j'espère que ça va vous plaire autant
Bonne lecture !
Chapitre 1 :
J'ai un de ces mal de tête. Je sens mon sang (oui c'est bien trouvé hein, sens et sang) battre mes tempes. Je me lève et titube. Je sens (oui je sais je me répète) que tout mon corps me fait mal surtout mes abdos. Je m'appuie sur mon bureau et me dirige ensuite le long du mur pour atteindre ma salle de bain. Visiblement j'ai saigné du nez sinon j'ai échappé au bleu et autre cocard sur mon visage, ce n'est pas le cas de mon ventre où un beau bleu un peu vert autour, vient s'étaler. Tous mes mouvements sont douloureux. Itachi n'y est pas allé de main morte à moi qui ait eu l'immense gentillesse, l'immense bonté de lui donner à manger.
Je nettoie les taches sanguinolentes qui me marquent et revient vers ma chambre. Mes parents ne sont pas là, je me demande quelle heure il est. Fatigué je m'approche de mon lit. Et je vois contre le mur l'horloge qui affiche 7h20. 7h20 ? ça va…Non ! ça va pas du tout. Il est 7h20 et c'est aujourd'hui qu'il y a le nouvel élève. Je dois arriver au lycée à 7h30. Quelle merde…je peux pas voir ce nouveau. Il me pourrit la vie alors que je l'ai jamais vu. Qu'est-ce que ça va être ensuite ?
Je me déshabille et enfile rapidement des fringues propres, je remplis rapidement mon sac que je jette sur mon dos et me voilà en train de courir, il est 7h25 et je risque d'être en retard ce qui provoquera ma colle de l'année. Toujours à cause de ce nouveau décidé à me pourrir la vie (je sais il me connaît pas mais c'est de sa faute quand même). Je parviens enfin dans la rue de mon lycée. Je passe devant la grande porte en bois noté FS (je sais pas ce que ça signifie et à vrai dire je m'en fout), c'est l'entrée du secrétariat. Je continue un peu et me voilà arrivé devant le portail marron, la porte de ma prison. Elle est entrouverte et je me glisse à l'intérieur. Deux barrières viennent ralentir ma course (foutue barrière qui ne provoque que des bouchons) et essoufflé j'attends la surveillante. Elle sort scrutant sa montre et ajoutant un « en retard ». Je fais une grimace autant pour montrer ma non-envie d'être collé que pour afficher la souffrance qui me lacère le ventre.
La surveillante me fixe comme si elle voulait savoir si la grimace était faite pour se moquer d'elle. J'évite son regard tout en cherchant à reprendre mon souffle.
« Bon, finit-elle par dire, nous allons admettre que tu es arrivé à l'heure. Viens, il t'attend dans ta salle de classe. »
Je lui emboîte donc le pas. La surveillante se met à parler de sa voix fluette qui pourtant démontre une autorité importante :
« Que ce soit clair, tu vas profiter de la matinée pour répondre aux questions de ce garçon et lui faire visiter l'école. Dans les semaines qui suivront tu l'aideras pour ces cours. Oh ! De ce fait je tiens à ce que tu sois assis à côté de lui en cours.
-Bien, je marmonne déjà las à l'avance. »
Je disais intérieurement mes adieux à mon voisin silencieux et effacé Shikamaru Nara et anticipais sur ce nouvel élève qui déjà avait chamboulé mes petites habitudes du lycée. Au moins ce n'était pas une fille ce qui m'épargnait l'approche sournoise, l'amitié factice ou la véritable hystérie d'une nouvelle fille.
A peine rentrer dans le bâtiment j'entrouve mon manteau qui me tient à présent trop chaud. La surveillante me laisse monter seul jusqu'à la salle de 1eS2, ma salle de torture située au 3e étage du bâtiment principal de cette prison.
Le bâtiment est calme et vide. Ça fait bizarre,…je rentre dans ma salle de classe portant mon regard vers la droite sur les vingt-neuf tables d'élèves. Vide. Personne. A vrai dire je m'en fous, c'est pas mon problème. Je me dirige vers le fond de la classe où je dépose mon sac et mon manteau avant de m'asseoir sur la table contre le mur pour me mettre à somnoler. Dans le silence je me rend compte alors qu'il y a quelqu'un dans la classe et que ses vêtements frotte contre le sol ou autre. J'ouvre donc les yeux et remarque sur l'estrade la chaise du professeur poussé loin du bureau lieu d'où proviennent les bruits. Intrigué, je me lève et vais voir ce qu'il se passe. Je découvre le nouveau…enfin les fesses du nouveau. Cet abruti fini est à quatre pattes à chercher je ne sais quoi sous le bureau, je vois donc son jean qui va un coup à droite, un coup à gauche. Ce n'est pas que la situation n'est pas amusante mais je déteste être ignoré (et je déteste qu'on me colle, enfin vous avez compris je suis très difficile).
Je fais donc en sorte que l'on remarque ma présence par un raclement de gorge. Le petit popotin se fige comprenant qu'il y a quelqu'un. Il commence donc à reculer avant de se relever subitement. Je vois (ou plutôt j'entends) la tête blonde se cogner violemment contre le bureau. Je me retiens d'éclater de rire (un Uchiwa reste impassible en toute circonstance), je reprends (ah, désolé pour cette nouvelle interruption mais je tiens à préciser qu'Itachi mon frère, le crétin est une exception qui confirme la règle)…donc, je disais, je reprends un air impassible alors que mon visage était à deux doigts de montrer mon hilarité.
La touffe blonde est enfin parvenu à sortir de sous le bureau et je l'entends parler de stylo ayant roulé (ou un truc du genre) avant d'entendre : « Oh mais quel idiot ! » (sur ce point je suis d'accord avec lui). Il se masse le haut du crâne qui va certainement s'orner d'une belle bosse dans quelques heures, puis me remarque enfin. Les yeux fermés, un sourire de dix pieds de long aux lèvres, il me tend la main en lançant : « Naruto Uzumaki à vot' service ! ». Une voix de gamin, une bouille de môme pour résumer très brièvement. Je suis sûr de l'avoir déjà vu quelque part mais comme je ne fais pas de baby-sitting…et là c'est le déclic. Touffe blonde, mec que je ne peux pas blairer, chieur dès le premier regard, pile électrique : le mec casseur de guitare, vendu aux filles pour les aider à m'attraper. En bref, le bouffon qui m'a percuté comme le boulet qu'il est, hier soir, la cause de tous mes bleus et de la colère de mon frère. (J'arrête là parce que la liste est très, très, très, très longue). Je suis tellement énervé par ce type que je l'attrape par le col, prêt à lui décrocher un hupercut. J'entends alors les talons de la surveillante claquer dans les couloirs. Il est 7h45, elle ouvre les portes des classes et celles vers l'extérieur pour les élèves qui ne vont plus tarder. Je le lâche donc pour éviter tout problème.
« -On se connaît ? demande ce crétin avec une simplicité déconcertante
-Hum
-Ah ouais ? Pourtant je connais pas ton nom ?
-…
-Tu t'appelles comment ? insiste t-il
-Sasuke. Sasuke Uchiwa.
-Sasuke…C'est laid comme nom. »
Non mais je rêve où il veut vraiment que je lui enfonce mon poing dans sa gueule de gamin.
« -T'as quel âge ? qu'il me demande
-Qu'est-ce que ça peut te foutre ? »
Ça y est ce nabot me porte sur les nerfs. Avant de faire un malheur, je décide d'exécuter mon rôle lui faire visiter mon super lycée (tournure ironique pour les idiots qui ne l'aurait pas compris). Je lui indique les salles où il aura cours, l'orangerie où il mangera, la salle de silence où il fera ses devoirs sur table plus communément appelés DST, les labos gelés…
Vous l'aurez compris ma première impression était mauvaise mais comme toute personne intelligente je suis enclin à nuancer mon jugement avec du recul, à laisser une seconde chance quoi ! Après avoir évité un jugement hâtif comme le premier, voilà ma seconde impression :
Ce garçon est adorable…pour les jugements dû à des caractéristiques de maternelles.
Il a un langage fort développé et sait s'exprimer ; voilà ce que j'ai retenu : « blablabla..bla…blablabla, putain merde….quel emmerdeur et blabla…blabla ».
Il est d'un naturel calme, (il a cassé seulement deux vitres ! La 1ère fois en voulant me montrer qu'il savait marcher sur les mains, il s'est cassé la gueule sur la vitre de l'amphithéâtre puis une 2e fois pour rattraper son premier essai. Je trouve cela réussi).
De ce fait cela débouche sur son habilité et sa vivacité hors du commun (il a grimpé dans l'arbre pour échapper au gardien).
Une intelligence…hors norme (pourquoi t'as pris S ? Chais pas parce que ES y avait une lettre en plus à prononcer…), ça se passe de commentaire.
Un garçon appréciable car il sait garder ses distances (je crois juste mettre cassé le dos, cet abruti m'ayant pris trois fois pour son cheval avant qu'il comprenne qu'il ne devait pas me toucher).
Conclusion, je révise ma première impression. Naruto est un garçon fort sympathique avec qui je pense me lier d'amitié (je suis ouvert à toutes les propositions pour que Naruto est un regrettable accident), et qui recèle un grand potentiel et un don certain (pour m'emmerder). En bref, ma seconde impression est…très bonne (si vous ne saisissez toujours pas l'ironie merci de cesser de lire vous allez vous faire une entorse au cerveau).
Midi et demi, nous sommes mardi et c'est donc la fin du cours de maths. J'ai appris que Naruto était latiniste (je ne pense pas qu'il comprenne le moindre mot déjà que pour un scientifique les vecteurs et relation de Chasles sont du chinois pour lui) et j'ai donc pu être tranquille de 8h00 à 9h30. De 9h30 à 10h30 pendant le cours d'allemand d'une partie de la classe, Naruto a exécuté les exploits cités précédemment et c'est déjà fait un nom dans l'établissement. De 10h30 à 12h30, j'ai dû le supporter en maths ou Monsieur je fais S parce que ES trop long à dire n'a pas arrêté de me poser des questions ou s'amusant simplement à mettre de l'ambiance en classe. En bref, adieu à mes siestes…Donc je disais 12h30, je suis dans la récré, dans le froid me dirigeant vers l'orangerie, la pile électrique à mes côtés qui s'est court-circuitée en croisant le regard d'une glue rose (Sakura et oui…) pas assez visiblement pour qu'il soit à plat, il fonctionne encore à plein régime.
« -Calme-toi, le nabot ! lui ordonne-je. »
Assez étrangement il m'obéit…pour deux secondes (hélas…).
« -Tu me parles comme à un gamin mais je suis plus vieux que toi, tu me dois le respect ! »
Il me fait bien rire avec sa théorie foireuse. Le respect ? Tsssss, c'est beau de rêver. Mais c'est vrai que je me demande quel âge il peut bien avoir. A croire qu'il lit dans mes pensées, il me répond :
« -J'ai dix-sept ans, j'ai redoublé ma première. »
Ben merde…qu'est-ce que ça devrait être l'année dernière…
« -Et toi ? »
Je grince des dents avant de répondre dans un souffle :
« - Quinze ans, j'ai sauté ma seconde. »
Il me regarde avec des yeux ronds et (ça va vous faire un choc) en silence (oui vous bien compris, il ne parle pas). Je déteste qu'on me regarde comme ça, j'ai l'impression qu'on m'accuse. Ce nabot éclate alors de rire.
« -J'ai raison alors, c'est toi le gamin dans l'histoire, « le nabot » ! »
Je sens ma main qui me démange mais je me retiens. De toutes les manières, il a repéré son bonbon rose et cours dans sa direction pour se présenter. J'en profite pour m'éclipser avant qu'elle me remarque, elle ou son groupe d'amies.
Je rentre avec plaisir dans le self échappant au froid et aux bousculades de la queue. J'attrape un plateau, dépose les couverts et du pain, puis arrivé devant les entrées et les desserts, j'hésite… finalement je ne prends qu'un plat de frites qu'une autre surveillante, celle du self, prélève sur ma carte à un prix exorbitant pour si peu.
Sans plus d'hésitations je monte à l'étage plateau en main, je m'arrête pour prendre de la mayonnaise et regarde l'étage. Les longues tables de six, douze ou vingt-quatre, qui s'alignent vont me mettre en présence des GF, girls folles (ou groupie féminine, c'est au choix), je dédaigne donc ces tables pour les trois petites tables sur le côté. Mes tables habituelles pour deux, bien que je sois uniquement seul.
Je passe donc la passerelle, m'assois et mange avec ma sérénité retrouvée ; les minutes passent et bien sûr les GF débarquent. Je connais le manège par cœur, elles vont se battre pour savoir laquelle des leur va manger en face de moi. Le temps qu'une d'elles se distingue, j'ai le plus souvent déjà fini de manger.
Je me reconcentre donc sur mes frites, sûr d'être tranquille. Je sursaute quand un plateau se place en face de moi.
« -Na… Naruto ?
-Bah pourquoi t'es aussi surpris ! t'es bien mon guide, non ?
-Non, enfin si ! mais pourquoi tu vas pas manger avec lui ? »
J'indique un mec de ma classe avec lequel il semblait bien s'entendre au cours de maths. C'est un garçon brun, cheveux en bataille, avec des yeux plus proches de deux fentes qu'une pupille, des taches rouges sur les joues qu'il prétend indélébiles (s'efface avec de l'eau son soi-disant tatouage), c'est Kiba Inozuka. Naruto cependant fait signe que non.
Je m'apprête à lui lancer une réplique blessante mais les GF m'interrompent. Elles déboulent Sakura à leur tête et viennent menacer Naruto si ce dernier ne dégage pas, illico presto. Visiblement le pauvre garçon ne comprend pas qu'elles me considèrent comme une propriété privée (ce qui m'agace profondément, JE NE SUIS PAS UN OBJET !).
« -Qu'est-ce que vous lui trouvez ? demande t-il naïvement . »
Sentant que la conversation va être longue, qu'elle va tourner autour de moi et que je ne vais de toutes les manières pas y participer, je me concentre sur mes frites. Je le fais tellement bien que je n'entends pas (ne distingue pas serait plus exacte), le moindre mot que les GF prononcent (elles parlent toutes en même temps). Néanmoins, l'intensité de la discussion augmente considérablement. Naruto ne semble toujours pas comprendre qu'il dérange. La surveillante du self finit par intervenir et menacer les filles agressives de colles et travaux de nettoyage. Elles s'éloignent alors avec un regard noir pour le nouveau qui visiblement va très mal s'intégrer.
J'ai à peine mangé la moitié de mon « délicieux » repas que je n'ai plus faim. Comme dehors il fait froid et que je reprends dans une heure pour de la permanence je me presse pas. Naruto est de plus, tellement préoccupé par la nourriture qu'il ne parle pas. Bien sûr cela ne dure pas (le contraire m'aurait étonné), il me baragouine quelque chose la bouche pleine. Je lui fait signe de me parler la bouche vide et son « pot feu, p… es…f…te » devient « t'en veux plus de tes frites ? »
Comme je lui fais signe que non, il m'arrache mon assiette qu'il mange comme s'il était mort de faim. Je me rends alors compte que son plateau est surchargé : 4 entrées, 5 desserts, 3 plats (avec le mien) et d'autres gâteaux et bonbons en plus. Je le compare tout de suite avec Choji qui mange autant et qui est très gr…(non la dernière fois que je lui ait dit ça je me suis pris un de ces coups ! donc je disais) enfin légèrement enrobé. Ce qui visiblement n'est pas le cas du blond.
« -Euh, franchement pourquoi t'es pas allé manger avec Kiba et Choji, je suis sûr que vous deviendrez de supers amis. Vous avez quantité de points en commun ! »
Si avec ça, il ne comprend pas que je préfère être seul…
« -Bah ouais, dit-il, mais toi t'es tout seul… »
Bravo ! T'es un vrai Sherlock Holmes ! Je voudrais bien t'applaudir mais bon j'ai un peu mal à la main là…
« -Et alors ! lui dis-je
-Ben c'est triste…d'être seul . »
Là je suis étonné. Son visage…il…exprime une telle tristesse, une telle souffrance. On dirait une autre personne. Il semble s'en être rendu compte, il reprend alors son expression habituelle.
« -Alors si t'as pas d'amis moi je veux bien le devenir malgré ton sale caractère. »
Ça m'énerve qu'il me parle comme si on se connaissait depuis toujours. Néanmoins cela m'étonne.
« -Ah ouais ? prononce-je
-Ben ouais, ça me fais pitié les gens tout seul ! »
Il a encore son sourire de dix pieds de long…
« -J'ai pas besoin de ta pitié »
Ma voix n'a jamais été aussi froide et dure, dénuée de tout sentiment. De la pitié ? je n'ai que faire qu'on me prenne en pitié. J'aime le silence. Quant à avoir des amis… ? Je peux me joindre à n'importe quelle table, avoir n'importe qui comme ami ou petite copine. Je ne suis pas un lépreux dans mon lycée ni un exilé ! C'est un choix personnel.
Je me rends même pas compte que, dans cette colère sourde, cette violente irritabilité provoquée par ces paroles, j'ai descendu les marches et posé mon plateau dans les casiers prévu à cet effet. Ce n'est que sous le froid mordant que je reprends mes esprits.
Je tape dans mes mains pour me réchauffer. Quel idiot ! J'ai oublié mon manteau dans le self, je ne veux pourtant pas y retourner tant ce type m'énerve. J'essaye donc de chasser la sensation de brûlure provoquée par le froid en me dirigeant vers mon sac posé près de l'escalier extérieur du bâtiment principal.
Je passe donc à côté du terrain (minuscule) de sport et en marchant dans les feuilles mortes, atteint le bitume alors que dans mon dos, j'entends la voix si distincte du blond qui m'interpelle. Je l'ignore et continue ma marche rapide.
« -Eh oh ! t'es sourd ou quoi ? » me dit-il en m'attrapant par l'épaule.
Je lui lance un regard noir et je le sens frémir sous lui.
« -Qu'est-ce que…qu'est-ce qu'il y a ? »
Y a que tu m'emmerdes, vas discutailler avec les autres. Non mais vraiment qu'est-ce que j'ai fais pour que tous les chieurs de ce satané bahut me tombe dessus. A voix haute cependant je ne réponds rien, je continue de le tenir sous le feu de mon regard. Il s'agite mal à l'aise.
« Je…je voulais juste te rendre ton manteau… »
Effectivement, il me tend un manteau noir qui est bien à moi, je tends lentement la main et le lui arrache brusquement sans le lâcher des yeux.
« Bon, ben je vais…je vais retourner manger…je vais pas te déranger… »
YIPPE ! il a compris…enfin ! Enfin, il a pigé que je voulais être tranquille, que je pouvais pas le blairer, l'encadrer ou tout ce que vous voulez.
Je le regarde s'éloigner à petit pas, la tête basse. Il avait eu la même expression de tristesse qu'à table mais je n'en suis nullement touché. Pour atteindre le bonheur, il ne faut se soucier que de soi. C'est ce que j'ai appris dans la vie. C'est ce que j'ai appris avec eux, depuis…Je chasse ces pensées avant qu'elles n'accaparent mon esprit.
Je finis par oublier Naruto alors que j'enfile mon manteau, heureux de l'avoir retrouvé bien que je n'irais pas jusqu'à remercier ce nabot.
« Tu sais moi aussi je connais la souffrance de la solitude. »
Je relève la tête, cherchant celui qui a parlé. Je dois avoir rêvé, je suis tout seul dehors, tout le monde est au chaud à travailler en classe ou à rire entre ami au self. Je suis seul en plein milieu du chemin alors qu'il se met à neiger tout doucement. Comme ce jour-là….Et de nouveau je me force à oublier en me dirigeant vers mon sac.
Dix-sept heures, la fin des cours sonnent. Après mon heure de perm, d'histoire et de français, je retrouve ma froide liberté dénuée d'intérêt. Mon après-midi s'est déroulé comme si de rien n'était. Naruto s'est finalement lié d'amitié avec Kiba. Me laissant seul. Tant mieux…
…
…
En fait je…
Je sais pas mais je n'aime pas (enfin je crois) que l'on puisse m'ignorer ainsi après avoir cherché mon amitié
…
…
Enfin bref. Je dis YES ! Les cours sont finis pour la journée, je suis visiblement débarrassé de mon rôle de guide et j'ai même obtenu un siège vide à côté de moi. Plus personne à devoir supporter (même des types silencieux comme Shikamaru contre qui je n'ai cependant rien à dire !)
De nouveau je m'échappe rapidement de la classe. Ino Yamarato, une blonde aux yeux bleus et au caractère difficile de 1ère L m'attend. J'avoue avoir du mal à m'en débarrasser quand elle me choppe comme ça…mais je trouverais bien un truc. Tout ce qui m'intéresse à présent c'est de pouvoir regarder le temps qui doucement s'écoule vers un but inutile et futile qui conduira inévitablement à la mort. Mon occupation préférée dans les moments de pur ennui comme ce soir, comme tous les soirs (quand je n'ai rien à faire) depuis cette nuit-là…
voili voilou, des rewiews s'il vous plait! Et priez pour Sasuke parce qu'howin la sadique ne va pas le laisser tranquille!
PS: Les deux prochains chapitres devraient normalement arriver après tant d'attente (on est désolées ...), par contre on a jusqu'au chapitre 8 mais malheureusement le chapitre 4 a disparu ... donc on ne sait pas encore ce qu'on va faire Voila
