Chapitre II
Gellert tenait Ron dans ses bras, voyant le rouquin calmé, il relâcha son étreinte. Il se demandait pourquoi il s'était sauvé comma ça. Au premier abord, il avait détesté Ron, mais là, il le trouvait simplement ridicule. Ronald ne se laissa pas faire, du moment qu'il sentit l'étreinte de Grindelwald relâchée, il ne se posa pas de question et lui asséna un coup de coude dans les côtes. Le blondinet plia en deux et gémit de douleur. Ron se retourna et lui donna un coup de poing sur le visage. Gellert mit sa main sur ses lèvres et y vit un filet de sang, le jeune homme fronça les sourcils et attaqua Ron en retour. Il n'eut aucun mal à maîtriser le rouquin qui était de plus faible constitution que lui. Ron continuait de se débattre même à bout de souffle. Il arrêta finalement, il n'avait plus aucune force.
-Je peux te donner ça, t'es persévèrent.
-Tu me veux quoi, je n'ai pas le temps de jouer.
-Pourquoi tu t'es sauvé comme un voleur et attaqué Albus?
-Je l'ai touché par erreur, c'est toi que je visais! grogna Ron.
-Moi? Faut vraiment être nul pour viser comme ça.
Ron se fâcha et donna un coup de genou dans le ventre à Gellert, le souffle soupé, le jeune homme tomba sur Ron. Le rouquin figea en sentant le blond contre lui. Il regarda Gellert.
-Tu sais que t'es lourd, dégages!
-Oh la ferme, c'est toi qui es faible. répondit Gellert.
Le blond regarda la bouche de Ron qui semblait pendant un instant attirante. Il secoua la tête et demanda tout en se levant:
-Tu cherches quoi pour être si pressé que ça?
-Les reliques. répondit évasivement Ron.
Il sentit Grindelwald l'agripper par les épaules. Le beau jeune homme planta son regard dans celui de Ron. Le rouquin sentit immédiatement que la situation devenait de plus en plus bizarre, il croyait que le jeune homme le détestait, maintenant, il le sentait intéressé par lui. Ron eut un sourire forcé et se mit à ricaner nerveusement. Gellert le regardait toujours dans les yeux avec une curiosité naissante.
-Ah, c'est fou ce que l'on peut dire une fois amnésique, voyons ce n'est qu'une légende où avais-je la tête?
-Qui te dit que c'est une légende le rouquin? Albus et moi-même sommes à leur recherche. Quelque chose me dit que tu es plus malin que tu prétends l'être. Viens avec moi et tu n'as pas intérêt à t'enfuir.
Il entraina Ron avec jusque dans la maison où il était avant, on voyait encore Dumbledore sous le sort de Ron. Gellert n'essaya même pas d'annuler le sortilège, du moins, pas dans l'immédiat. Il alla chercher un flacon et regarda le rouquin dans les yeux. Il prit son ami dans ses bras et alla le porter sur son lit et revint voir le rouquin.
-Tu vas avaler ça.
-Pas question! répliqua nerveusement Ron en reconnaissant le Veritaserum.
Grindelwald tourna les yeux en signe d'impatience. Il vit mine d'avaler le sérum de vérité. Weasley le regarda faire avec les yeux exorbités, sa compréhension des sorciers allait souvent prendre une marche de santé, il se sentit subitement tout confus. Gellert profita de l'état de Ron pour lui administrer le sérum de manière… forcée. Il colla sa bouche contre celle du rouquin et tenta de lui faire avaler de force. Il résista, mais une fois que le blondinet se mit à bouger la langue dans la bouche de Ron, celui-ci figea et agrippa Gellert par les épaules. Il avala le sérum comme si de rien n'était. Après s'être assuré que Ron avait bien avalé le Veritaserum, il arrêta le baiser et sourit en le regardant. Le rouquin se tapa le front avec sa main droite.
-Nous allons commencer avec une question toute simple, déclara-t-il pendant de Ron avala de travers sa salive. Quel est ton nom?
-Ronald Weasley.
-Jamais entendu, donc, crois-tu vraiment que les reliques soient une légende.
-Bien sur que non, répondit Ron, sinon Voldemort ne les aurait pas en sa possession au moment même où nous parlons.
Grindelwald arqua un sourcil:
-Qui est ce « Voldemort » dont tu parles?
-C'est Tom Jedusor.
-Il veut faire quoi avec les reliques?
-Tuer Harry Potter et surement dominer le monde.
-Il les a en sa possession maintenant? demanda-t-il avec surprise.
-Dans le futur oui, mais pas dans le passé.
-Racontes-moi tout. dit-il avec une sorte d'intérêt renouvelée pour le rouquin.
-Je viens du futur et je suis venu chercher les reliques dans le passé parce que Voldemort les a dans le présent, c'est notre seule chance de pouvoir le vaincre.
Gellert se calla dans le siège où il était assis pendant qu'il interrogeait Ron. Il prenait le temps d'assimilé ce que le rouquin lui racontait, il demanda alors:
-Tu dois reconnaître Albus non, vu la façon dont tu l'as dévisagé la première fois que l'a vu.
-Oui, il était le directeur de mon école de sorcellerie.
-Comment ça « était »?
-Il est mort.
-Et moi, tu me connais?
-Pas vraiment, mais grâce à la biographie controversé sur Dumbledore ton nom est sortit plusieurs fois.
-Et je suis en vie moi?
-Bien sur que non, tu as été tué par Dumbledore.
Il vit le visage de Gellert s'assombrir. Ron savait que ce qu'il venait de dire allait surement changer le passé. Grindelwald était un homme brillant. Il offrit un verre d'eau au rouquin, il semblait attendre quelque chose.
-Qu'est-ce qu'il y a? Tu me sembles ailleurs.
-En effet, mais j'attends que le sérum de vérité arrête son effet pour réveiller Albus.
Weasley eut un rictus de surprise, Gellert ne voulait dont pas que Dumbledore soit au courant de ce qu'il venait de dire, c'était donc pour cela qu'il l'avait mit dans une pièce à part. Il se laissa tomber sur la chaise derrière lui et murmura à l'adresse de Gellert:
-Tu ne sais même pas à quel point je viens de faire la plus grande bêtise de toute ma vie…
Le blondinet lui jeta un regard. Il ressentait bien qu'il se sentait coupable. Il se leva et se dirigea vers Ron qui leva la tête vers lui. Sans le savoir pourquoi, il le serra contre son torse avant d'aller réveiller Albus. Il parla longuement avec lui, sans pour autant révélé quoique ce soit à propos du rouquin et de son histoire rocambolesque. Dumbledore partit peut après que Ron ce soit excusé.
-Il ne t'aide pas à trouver les reliques? questionna le rouquin.
-Si, mais il a son frère et sa sœur à s'occuper.
-Cela dit, ça n'a pas l'air de te faire plaisir.
- Pas du tout, ce n'est que gaspiller du talent.
Grindelwald regarda Ron et sourit:
-Je crois que j'ai une idée fantastique.
-Avec ce sourire-là, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
Le jeune homme laissa Ron dans l'appartement, il n'oublia pas de lui dire d'y rester sinon il le tuait. Il avait même confisqué la baguette du rouquin. Il soupira de lassitude:
-Je commence à croire que j'ai déjà tout foiré sans même avoir commencé à chercher. avoua-t-il pour lui-même.
L'attente fut longue, très longue. Ron faisait les cent pas en attendant que Gellert revienne. Il se demandait bien ce qu'il faisait et pourquoi cela prenait autant de temps. Une image vint en tête de Ron, mais oui, il devait lui faire l'amour, ils étaient amant après tout. Il s'assit de nouveau et se massa les tempes, il devait enlever cette image de sa tête le plus rapidement possible. Il devait s'occuper l'esprit et rapidement. Que ferait Hermione à sa place? Bien sur, elle aurait déjà commencé ses recherches dans les livres. Il jeta un petit coup d'œil à la bibliothèque de l'appartement. La majorité des livres traitaient de cuisine et de sorcellerie. Il soupira et fouilla quand même. Ne trouvant rien d'intéressent, il se dit alors qu'il devrait faire un tour à la bibliothèque. Il laissa un mot à Gellert, pour ne pas qu'il le tue. Du moins, il pourrait au moins lui foutre un coup de poing. Il s'était glissé dans la section pour adulte et cherchait quelque chose. Il se tourna alors pour regarder minutieusement l'autre rangée. Il reçu le pire coup de poing de sa vie:
-Aie! gémit-il.
-Je t'avais dit de rester dans l'appartement, t'es sourd? le réprimanda Gellert.
-Tu n'avais qu'à te grouiller le cul, je t'ai déjà dit que je n'avais pas de temps à perdre.
-Ron, commença-t-il, j'ai déjà fouillé cette bibliothèque de fond en comble, il n'y a rien, tu perds ton temps.
-Alors j'ose espérer que tu as une meilleure idée! dit Ron sur un ton remplit de sarcasme.
-Bien sur que si.
Ils sortirent de la bibliothèque, le blond sortit une carte de la ville de sa poche et se mit à expliquer:
-D'après moi, nous devrions plutôt nous attarder sur les plus vieilles maisons de la ville. Je les ai déjà marqué la carte de rond rouge. Cependant, je propose que nous passions le cimetière au peigne fin avant.
-D'accord, Albus va nous rejoindre?
-Non, il est en deuil.
-C'est vrai, il a perdu sa mère.
-Et sa sœur. ajouta Gellert.
-Quoi, depuis quand?
-Tu poses trop de question.
Grindelwald se mit en route et Ron resta planté comme une souche. Décidément, il ne comprendrait jamais ce type. Il accéléra le pas afin de le rattraper. Ils attendirent que le soir tombe, ils risquaient de se faire repérer s'ils fouillaient durant la journée. Ils découvrirent une tombe avec le signe des reliques. Gellert sourit et demanda à Ron de l'aider à soulever le couvercle. Weasley le fit sans grand enthousiasme, il avait plus la trouille qu'autre chose.
-Oh, ça pue! déclara Ronald.
-Tu allais t'imaginer quoi andouille!
Ron regarda Gellert fouiller dans la tombe comme si de rien n'était. Il semblait avoir un cœur de pierre. Comme si rien ne l'atteignait ou le dérangeait. Il jeta un coup d'œil et vit une grosse araignée se sauver de la tombe, Ron pâlissait à vu d'œil. Grindelwald leva la tête et le regarda.
-Ron?
Le rouquin pointa l'araignée qui marchait sur le bord et finit par s'évanouir de peur. Le sorcier n'en croyait pas ses yeux, le rouquin venait vraiment de s'évanouir. Après avoir fouillé les restes du défunt et lui avoir subtilisé une carte qu'il avait avec lui, il regarda Ron. Il se décida à le réveiller.
-Ron, réveilles-toi! C'était juste une araignée.
-Une araignée, où ça? fit-il en se levant plus rapidement que jamais.
Gellert se leva à son tour en roulant les yeux, il tendit le bout de papier à Ron:
-Nous avons notre premier indice. D'après cette carte, il y a quelque chose d'important dans l'une des maisons que j'avais déjà encerclé sur la carte de la ville.
-Je suppose que c'est notre prochaine destination?
-Tu vois, tu peux être intelligent quand tu veux.
Le blondinet redonna la baguette de Ron en lui spécifiant qu'il en aurait de besoin.
-J'oubliais, fais gaffe à tes sortilèges.
-Ouais… maugréa le rouquin en se rappelant qu'il avait touché Albus au lieu de Gellert.
Grindelwald donna une tape sur l'épaule de Ron pour l'encourager. La recherche des reliques semblait l'excité au plus au point. Ils marchèrent rapidement en direction de la maison mentionnée sur le vieux bout de parchemin. Tout en regardant la maison, il marmonna:
-J'espère que les occupants sont endormis.
-On peut toujours utiliser un bon vieux « Stupefix ».
Le rouquin hocha la tête en signe d'accord, mais avant que Gellert fasse un pas en direction de la demeure, il lui agrippa le chandail.
-Soyons discret, je n'ai pas intérêt à me faire trop remarqué.
-Ah oui, c'est vrai, merci de me le rappeler.
Ron approcha de la porte d'entrée qui était effectivement barrée, il lança le sortilège « Alohomora » sous le regard excité de Grindelwald. Il tourna lentement la porte et pénétra dans la maison.
-Je te laisse fouiller la maison, dit Ron, moi je vais m'occuper des occupants.
-Bonne idée.
-Soit silencieux.
Gellert lui offrit un de ses plus beaux sourires et Ron passa à l'étage supérieur. Il avait un peu peur de laisser Grindelwald s'occuper des occupants. Il réussit à utiliser convenablement le maléfice de Stupéfixion sur tous les occupants sans qu'ils ne s'en rendent compte. Il mit un sort de protection devant l'entrée de la maison et retourna rejoindre Gellert. Il avait le cœur qui lui débattait dans la poitrine, il n'avait jamais pensé devoir en arriver là. Grindelwald sourit à son arrivée dans la cave.
-Enfin te voilà, je commençais à croire que ton sort avait mal tournée encore une fois.
-Arrêtes de te moquer de moi, ce n'est pas le moment.
En effet, Ron était à bout de nerf, il était anxieux et avait surtout peur d'être pris en flagrant délit. Grindelwald s'approcha de Ron qui recula nerveusement. Le jeune homme mit la main sur l'épaule de Ron puis le prit dans ses bras.
-Ça va bien se passer, t'es juste un peu nerveux c'est tout.
-J'ai l'impression que tu es un habitué.
Gellert eut un rire doux:
-Pas exactement, j'ai toujours aimé faire des choses dangereuses, la possibilité d'être pris en faute rajoute au moment une touche d'excitation.
Il finit par relâcher son étreinte sur Ron et lui donna une tape d'encouragement. Le rouquin se mit donc au travail. Ils cherchèrent pendant deux heures sans rien trouver. Ils passèrent aussi le reste de la maison au peigne fin. Soudainement, Ron souleva le tapis et regarda Gellert, il y avait une trappe dessous. Le blondinet l'ouvrir et sortit sa baguette en pointant l'escalier. Ron l'entendit murmurer « Lumos ».
