Chapitre III
Ron ne pu s'empêcher d'esquisser un vague sourire en entendant Gellert. Le jeune homme descendit et Ron le suivit, il se demandait bien ce qu'ils allaient y trouver. D'un geste de la main, Grindelwald arrêta Ron qui le regarda interloqué.
-Tu entends?
-J'entends rien, tu dois être complètement fou.
Le blondinet pointa sa baguette vers le fond, il y avait une grande armoire. Cette armoire bougeait à intervalle non régulier. Gellert avança doucement vers celle-ci. Il tourna la tête pour regarder Ron qui reculait plus qu'autre chose. Il mit ses mains sur ses hanches et tapota du pied en regardant le rouquin trouillard. Il l'agrippa par le collet et l'entraina avec lui. Ron plaqua Grindelwald contre la paroi.
-Tu sais ce qui se trouve dans cette armoire?
-Non, mais j'ai bien l'intention d'aller voir.
-C'est un épouvantard! Il va encore se transformer en grosse araignée velue. pleurnicha Ron.
Grindelwald se dégagea de Ron et alla ouvrir l'armoire, mais avant qu'il soit assez prêt d'elle, l'armoire s'ouvrit d'elle-même. Gellert vit apparaitre sa plus grande peur devant ses yeux « Jack The Ripper ». Le jeune homme figea et il entendit Ron lui hurler dessus:
-Crétin, il ne tue que les prostituées, pourquoi tu as peur de lui!
Ron arriva rapidement à ses côtés et il essaya de penser à quelque chose de drôle comme il avait appris dans le cours de défense contre les forces du mal. Il pensa à l'afro rouge de Ronald McDonald ainsi que son habit loufoque.
-« Riddikulus »!
Jack se retrouva alors habillé en clown. Gellert se mit à rire et regarda Ron.
-Non mais, tu en as des idées toi.
Ron roula les yeux et délaissa l'épouvantard et marcha en direction du petit coffre près de l'armoire. Il en sortit un bout de bois, il avait entre ses mains la Baguette de Sureau. Il serra le poing en direction de Grindelwald et lui dit:
-Et de un!
-On fait quoi pour notre clown?
-Laisses-le faire.
Ronald mit la baguette dans le sac qu'Hemione lui avait donné avant de partir. Ils fermèrent la trappe doucement tout en laissant l'épouvantard seul. Ron pointa vers l'escalier et murmura « Finite Incantatem ». Il verrouilla la porte et sortit avec Gellert sur ses talons, les deux murmurèrent à l'unisson « Nox ».
-Ron?
-M'oui?
-J'ai remarqué quelque chose de bizarre entre nous. déclara-t-il.
-Quoi? demanda-t-il tout en arrêtant de marcher.
-Chaque fois que tu as une peur, je suis là et moi je n'en ai pas peur, comme avec tes araignées et quand j'ai eut peur, toi, tu m'as aidé. J'ai l'impression… qu'on se complète.
-C'est surement juste une coïncidence.
Grindelwald n'osa pas rajouter quelque chose aux dires de Ron. Après quelques heures de marche silencieuse, Ron posa la tente, elle semblait minuscule vu de l'extérieur. Gellert le savait qu'à l'intérieur elle allait être immense. Une fois Ron couché sur le dos pour se détendre, il lui dit.
-Au départ, j'avais l'intention de t'utiliser pour avoir les reliques. Mais avec ce que tu m'as dit a propos de ce Voldemort, je n'ai pas l'intention de t'arrêter. Je veux que tu le fasses payer pour moi de m'avoir tué.
-T'en fais pas, c'est déjà dans mes plans, nous avons plein de gens à venger, dit Ron en souriant. Sinon, tu as une idée de l'endroit où nous devons aller pour la prochaine relique?
-Pas vraiment…
Un lourd silence tomba dans la tente. Les deux jeunes hommes se mirent à rire. Ils trouvaient la situation ridicule. Ils avaient l'une des reliques et aucun d'eux n'avait pensé aux autres. Après leur fou-rire, Ron ferma les yeux bien décidé à se reposer. Il sentit le matelas bouger, comme s'il y avait un nouveau poids dessus. Il ouvrit les yeux et vit Gellert penché au dessus de lui. Il resta à le regarder incrédule. Il se coucha près de lui et murmura un « bonne nuit » et le blondinet ferma les yeux. La présence du sorcier rassura le rouquin, il ne se sentait même pas mal à l'aise d'être à ses côtés. Ron finit par s'endormir. Quand Grindelwald ouvrit les yeux, il tenait Ron dans ses bras. Il se demandait bien depuis quand il était devenu aussi intime avec lui surtout si rapidement. Il s'assit et regarda Ron dormir. Il avait la nette impression qu'il pouvait le considérer comme son meilleur ami. Il songea à la querelle qu'il avait eut avec Albus. Il sortit de la tente et se mit à réfléchir sur l'endroit où pouvait se trouver l'une des deux autres reliques. Il entendit du bruit venant de la tente, sachant que ce ne pouvait être nul autre que Ron, il poursuivit ses pensées. Ron ouvrit lentement les yeux, il regarda autour de lui se demandant où était Gellert. Quand il sortit de la tente, il le vit:
-Tu es déjà debout?
-Ouais, je me demandais où nous devrions aller pour trouver la relique suivante.
-Tu as trouvé quelque chose? demanda-t-il.
-Non, mais je crois qu'on va devoir travailler dur la dessus et boire beaucoup de café.
Ronald ria à la remarque du café. Ils plièrent bagages et allèrent déjeuner dans un petit restaurant pas cher. Les deux adolescents mangèrent en silence. Une fois leur déjeuner englouti, ils se lancèrent sur le café. Le visage de Ron s'illumina soudainement:
-Je crois qu'on pourrait aller vérifier à Pourdlard pour la seconde relique.
-Pas bête, d'ailleurs, je crois que le train part cette après midi.
-Je ne vois pas où nous pourrions chercher si mon plan ne marche pas.
Soudainement Gellert fit signe de se taire à Ron, le rouquin fronça les sourcils et regarda son ami, car il le considérait maintenant comme tel. Le regard de son ami se dirigea vers les deux filles qui les regardaient. Ron compris aussitôt. Il prit une gorgée de café, même s'il n'aimait pas cette boisson, il lui trouvait bon goût cette journée là. Les deux jeunes femmes allèrent les voir:
-Bonjour, mon nom est Maryann, mon amie Aya et moi se demandions si vous désiriez de la compagnie.
Ron regarda Gellert, le blondinet prit la parole:
-Non, pas vraiment.
-Vous êtes certain? demanda Aya.
-Oui, vous êtes moche.
Les deux adolescentes piquées au vif partirent rapidement. Ron éclata de rire:
-Elles n'étaient même pas laides, tu aurais pu trouver mieux!
-Tu aurais préféré que je leur dise que nous étions amant? demanda-t-il.
Les deux jeunes hommes allèrent payer et sortirent du restaurant. Ils se mirent en route pour trouver la gare la plus proche. Une fois sur place, Ron tâta les murs comme un mime.
-Tu fais quoi là? Tu sais que tu as l'air d'un con présentement?
-Oh fermes-là et aides-moi à chercher!
Grindelwald se mit à faire un mime de lui. Il abandonna peu après et regarda Ron qui continuait de faire l'idiot. Il s'adossa contre un mur, mais pas pour longtemps, car il tomba à la renverse. Ron qui levait la tête au même moment pour lui demander quelque chose sourit:
-T'es génial Gellert!
-Merci…
Il passa à travers du mur et alla aider son ami à se relever. Ils virent plein de gens avec de vieux uniformes.
-On fait quoi, on va se faire rapidement remarqué habillé comme nous sommes. remarqua Gellert.
-Je te donne deux choix, soit on entre à Poudlard sans où l'on en vole à quelqu'un.
-J'aime ta deuxième option.
Grindelwald repéra quelqu'un d'environ sa taille et le suivit silencieusement. Ron fit de même, il suivit la personne aux toilettes et utilisa le maléfice de Stupexion. Il vola l'uniforme du pauvre garçon et la mit sur lui tout en prenant soin de mettre ses vrais vêtements dans son sac. Il colla une affiche sur la toilette « Brisée! ». Il vit Grindelwald sortir de la toilette d'à côté. Le blondinet mit le pauvre Stupéfixé avec l'autre. Il donna ses vêtements à Ron. Gellert leva sa baguette:
-« Oubliettes ».
Quand ils furent sortit des toilettes Ron murmura « Finite Incantatem ». Ils embarquèrent dans le train ni vu, ni connu. Les gens devaient les penser pour des premières années. Le cœur de Ron s'était calmé, il était toujours un peu anxieux et soucieux, mais il pouvait contrôler ça. Quant à Grindelwald, il n'avait pas l'air préoccupé du tout.
-Comment on va faire pour s'éclipser des autres?
-Ne t'en fais pas, j'ai un plan.
Grindelwald pencha un peu la tête pour écouter le plan de son ami. Ron lui racontait qu'ils allaient essayer d'être les derniers comme ça ils pourraient plus facilement échapper à la surveillance des professeurs présents. Gellert hocha la tête:
-J'espère que tu as un Plan B si celui-là foire.
-Pas vraiment.
-Tu veux espérer en arriver où après avoir atteint Poudlard ?
-Pré-au-Lard. répondit Ron du tac au tac.
Gellert lui sourit et s'approcha de Ron qui, pour une fois, ne recula pas. L'adolescent se pencha vers le rouquin pour arranger sa cravate. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, ni l'un ni l'autre ne parlèrent durant tout le reste du trajet. Les battements du cœur de Ron s'accéléraient au fur et à mesure qu'ils s'approchaient de l'école. Le visage tourné vers la fenêtre, il respirait bruyamment. Il sursauta à l'approche de la main de Grindelwald sur la sienne. Il tourna lentement la tête vers son ami. Gellert leva sa main droite pour caresser le visage de Ron. Il ne savait pas quoi faire pour l'aider. Il attira son ami vers lui pour l'embrasser doucement. Ron se raidit et Grindelwald se colla à Ron. La bouche du rouquin s'ouvrit lentement pour laisser entrer la langue de son ami. Gellert mit fin au baiser passionné et regarda Ron. L'adolescent donna un dernier baiser à son avant de se lever, le train s'était arrêté. Weasley secoua sa tête pour tenter de retrouver ses esprits. Il attendit avec Gellert avant de sortir du train. Il jeta un regard à son ami, il avait l'air très sérieux, il regardait partout. Les deux adolescents firent semblant de suivre le troupeau et une fois qu'ils en virent l'occasion, ils s'échappèrent. Une fois hors de vue des professeurs, ils se changèrent et reprirent la route en silence. Grindelwald se contentait de suivre Ron, car il se doutait bien qu'il connaissait le chemin.
Une fois rendu, ils fouillèrent Pré-au-Lard sans rien trouver, ils cherchèrent à des endroits inusités sans pour autant trouver quoique ce soit. Ils prirent une table au Chaudron Baveur pour discuter. Ron baissa la tête et dit à son ami:
-Désolé, je croyais qu'elle aurait pu être ici.
-C'est pas grave, on finira bien par trouver. D'ici là, faut continuer de penser.
-Honnêtement, je n'ai plus d'idée.
-Tu crois qu'elle serait dans une vieille maison aussi?
-Je ne sais pas, commença Ron, mais je suppose que ça ne coute rien d'essayer.
Il vit le beau visage de son ami s'illuminer. Malheureusement, les deux adolescents étaient à bout de force, ils étaient très fatigués. Même s'ils avaient peu de temps à accorder au repos, ils dénichèrent une petite auberge qui avait une chambre de disponible pour la nuit. Ils entrèrent dans la chambre et Ron regarda Grindelwald:
-Je crois que la dame nous a prit pour… des amants.
-Tu dis ça parce qu'il n'y a qu'un lit, je me trompe?
-Pas du tout, mais je suis trop fatigué pour me plaindre.
Ron se dirigea vers la salle de bain pour prendre une bonne douche bien mérité. Quand Ron eut finit de la salle de bain, Gellert y entra à son tour. Le rouquin alla tout de suite se coucher dans le lit tout en continuant de penser. Il éplucha mentalement le compte que sa mère lui racontait. Il ferma les yeux et sentit Gellert embarquer dans le lit en baillant. Ils s'endormirent rapidement. Ron se réveilla et s'assit dans le lit, il jeta un coup d'œil à son ami qui roupillait encore. Il le secoua:
-Debout, il faudrait se dépêcher si on veut finir un jour.
-Encore cinq minutes…
-On n'a pas trop le temps.
Grindelwald s'assit dans le lit à la suite de Ron et regarda ce dernier. Les yeux de Weasley s'écarquillèrent en voyant que Gellert dormait nu.
-Tu dors nu! s'écria-t-il.
-Bah oui, pas toi?
-Non! dit-il en rougissant.
Grindelwald fit tomber Ron sur le dos dans le lit:
-Hé!
Le blondinet se contenta de sourire. Il alla sur Ron, mais il disparu sous les couvertures. Il était entrain de se demander si Grindelwald n'était pas entrain de jouer à cache-cache. Il sentit quelque secondes plus tard un souffle chaud près de son entre-jambe. Il rougit instantanément:
-Mais qu'est ce que tu comptes faire?
Il n'obtint aucune réponse. Gellert s'occupait doucement de l'entre-jambe de son ami. Ron ne savait pas quoi faire, il ne savait pas non plus quoi dire. Le souffle chaud de son ami le rendait fou, il pouvait sentir la langue de Grindelwald autour de son sexe. Il se crispait de plus en plus en sentant le plaisir monter en lui. Avant que le plaisir de Ron prenne fin, le blondinet délaissa l'entre-jambe et alla embrasser son amant fougueusement. Le rouquin s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait. La langue de Ron laissa celle de son amant jouer avec elle. L'adolescent gémit et sentit une vive douleur entre ses cuisses. Il se crispa de nouveau.
-Ne te crispe pas Ron, ça va être pire sinon. déclara Gellert tout en l'embrassant dans le cou.
Il ferma les yeux le temps que la douleur se calme, il ne savait pas pourquoi il avait pensé mainte fois à faire l'amour avec Gellert, il ne savait pas que son ange blond ressentait la même chose à son égard. Il se colla à lui tout en passant ses bras autour du cou de son ami. Ils s'embrassèrent tantôt tendrement sitôt fougueusement. Ron n'avait jamais ressenti ça auparavant. Il ressentait une passion brûlant qu'il n'avait jamais pensé ressentir. Gellert était le seul à le faire frémir et à lui donner envie. Après avoir fait l'amour avec passion, Grindelwald susurra à l'oreille de Ron:
-Je t'aime.
-Moi aussi.
Ron embrassa Gellert avec fougue. Il ne voulait plus le quitter. Ils savaient cependant que leur amour était impossible, il devrait retourner dans son époque et laisser Grindelwald. Il le serra dans ses bras, il avait envie de pleurer, mais sans qu'il ne sache pourquoi, aucune larme ne coula sur ses joues. Plus tard, Ron s'habilla rapidement et proposa d'aller manger un morceau avant de commencer les recherches. Son ami ne s'y opposa pas. Quelques heures après avoir mangé, ils jetèrent leur dévolu sur un petit village. Ils regardaient l'état général des maisons et allèrent dans la bibliothèque pour trouver une quelconque piste. Il s'agissait d'un village de sorcier donc ils devaient être très vigilent. Ron tapota l'épaule de son ami:
-Regarde ça, une maison qui a brûlé. Elle appartenait à un grand sorcier. On pourrait peut-être visiter les ruines non?
-Mieux que rien, avoua Gellert en refermant le livre qu'il tenait dans ses mains.
Ils se mirent donc en route vers cette fameuse « maison ».
