Hello tout le monde !

Bon nous revoilà avec le nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaira…Vous pouvez nous féliciter on a fait vite !

Un grand Merci à toutes celles qui ont reviewé, mis en favori et en alerte ! Vous nous réchauffez le coeur avec vos com !

Petit Rappel: On a écrit un OS Hot Cooking, allez voir et n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez…

Ah, et n'oubliez pas d'aller jeter un coup d'oeil à notre géniallissime Lunaland… On t'adore Notre Elo ! Oui Oui Oui! On t'adore et on te dédie ce chapitre ! :)

(N/C: Je viens tout juste de me rendre compte de la longueur folle de ce chapitre profiter en au max 21 pages en times new roman taille 12 !)

On a remarqué que personne n'avait pu reviewer avec leur compte donc on répond ici !

Réponses aux reviews anonymes:

- Ju' alias Pupuce078: Merci pour ta super review la dure à cuire ! :) Et oui Emmett n'a vraiment pas de chance le pauvre... tout comme Irina... La Suite c'est maintenant.

- Lunaland: Coucou Rayon de soleil ! Merci pour ta super review ! On est super contente de te compter dans nos supers lectrices ! Merci aussi pour tes mots si encourageants ! Gros bisou Volturi&Rob !

- Momi: Faudrait plutôt dire NOTRE histoire bah ouais on est deux dans le bateau ! XD Merci pour ta review (Fantastique rien que ça *rougis*) en espérant que tu aimes tout autant la suite :)

- Celine68990: Crois bien que t'as fait le tour des personnages :) Ty et Bella ont encore quelques petites choses à vivre tous les deux... Emmett y a que lui pour se retrouver dans des situations aussi fâcheuses ! Rosalie et Jazz zont mignons tout plein hein ! Pour Edward il arrive tranquillement surtout avec la dite naine... ;) merci pour ta review !

- Prunelle: ( Pas certaine de vouloir lire ta review MDR): Mon petit canard tout en sucre :) Merci pour ta review ! Merci de nous supporter dans notre coup de gueule(D'ailleurs Elo aussi)…Vais continuer de râler pour ton plaisir mdr ! Bon pas de Ed/A mais t'inquiètes aujourd'hui... bah je te laisse découvrir ma grande ! Un très gros POV Ed pour se faire pardonner ! Pour ce qui est de la trame de notre histoire encore une fois garde confiance en nous. On sait totalement où on va... et on va droit dans le sadisme...*siffle*... alors steu plait garde confiance ! Pour D_s... Nah on te dit pas mais cherche toujours y'a peut-être des choses qui vont te faire savoir ! Surtout que des indices vont commencer à être semer. Ta bande de taré t'embrasse et te fait de gros coeur MDR !

- Lyllou: Tout d'abord merci de reviewer vos opinions bons comme mauvais comptent énormément pour nous... Donc comme je le disais à Prunelle... notre trame est écrite sur nos petites pages secrètes à Delph et moi. Pour le moment on a peut-être l'air d'aller dans le noir mais c'est pas le cas et même que l'on attend vivement d'arriver dans le vif du sujet comme vous vous l'attendez ! Donc on garde confiance en nous, on continue de donner son opinion et nous on se charge du reste :)

Sur ce bonne lecture ! On se retrouve en bas !

Disclaimer: Tout appartient à la pro Stephenie Meyer !

….

Chap 5

POV Edward

1 jour plus tard...

Ce fut avec un ciel gris que je m'éveillai. Je mis quelques minutes à me rendre compte qu'on était enfin le week-end. Je zieutai sur mon réveil. 10 heure, déjà. Me retournant, je remarquai que j'étais seul dans le lit, et surtout dans le mien. Houla problème ! C'était pas possible que j'aie passé un vendredi soir sans compagnie... Par respect pour ma mère, même si elle savait très bien comment je vivais, je ne ramenais jamais une des conquêtes, hormis ma copine du moment, donc Kate, dormir chez moi. Je me remémorai alors la soirée de la veille.

Ah, oui ! La nouvelle assistante de ma mère était venue dîner avec sa petite famille, dont ce fameux gerk, Jasper. Ah, toute une éducation à faire avec lui ! Pas qu'il était mal-élevé, ça concernait plutôt une éducation féminine...

Flashback (la veille)

Il était déjà 20 heure 30, quand je franchis le seuil de chez moi. Vu que c'était enfin le week-end, à la sortie des cours, je m'étais précipité hors de classe – j'allais certainement pas rester une seconde de plus dans ce foutu lycée – et avais attendu Kate, pour passer un peu de bon temps avec elle. Si je m'occupais pas régulièrement d'elle, elle se poserait des questions, connaissant mes hormones en folie et leurs besoins fréquents. Elle était arrivée quelques minutes après, et en me voyant m'avait fait un sourire soit-disant aguicheur. Puis nous étions allés chez elle, étant sûrs de ne pas nous faire déranger, ce qui n'aurait pas été le cas chez moi. Et comme d'habitude, je l'avais parfaitement satisfaite. Ne voulant pas passer toute la soirée avec elle, je l'avais laissé prétextant quelque chose d'important à faire.

Ce fut donc avec à l'esprit mon futur terrain de chasse du soir, que j'étais entré dans la cuisine. Avant de repartir, je voulais grignoter un truc vite fait, et me changer. Ma mère entra dans la pièce quand je m'apprêtai à ouvrir le frigo. Elle approcha et me salua, d'un baiser sur la joue. Puis elle se recula légèrement et me fit sa petite moue personnelle pour me faire culpabiliser. Merde, qu'est-ce que j'avais fait ?

- Ed ?

- Moui, Maman ? Comment va la plus belle femme de la Terre ? Lui demandai-je, tout innocent, avec mon petit sourire en coin, irrésistible.

- Arrête tout de suite ça. Les flatteries et ton charme ne te sauveront pas cette fois, me réprimanda-t-elle, gentiment.

J'adorais ma mère. C'était bien la seule femme que je respectais vraiment. Elle était droite, juste, et aimante. Je m'approchai d'elle et la pris doucement dans mes bras. Elle répondit à mon étreinte, mais me relâcha bien vite pour me regarder dans les yeux.

- Tu as oublié, n'est-ce pas ?

- Moi ? Pas du tout, lui dis-je, continuant à l'embêter, sachant qu'elle avait très bien remarqué ma mascarade. Elle en rit d'ailleurs, et je fis rapidement de même. Bon d'accord, peut-être un peu, rajoutai-je.

- Les Withlock viennent dîner ce soir, et tu m'avais promis d'être présent pour leur fils, qui est dans ton lycée.

- Ah, oui. Maintenant que tu le dis... Bon tu as besoin d'aide ou je peux aller me rafraîchir ?

- Non, c'est bon dans la cuisine. Mais pour le reste, il fallait être à l'heure mon chéri. Ils vont bientôt arriver. Donc va aider ton père à finir de mettre la table.

Ça, c'était tout ma mère. Réussir à me rappeler succinctement que j'avais mal agi. Je lui souris, lui faisant comprendre que je lui désobéirai pas, et me dirigeai vers la salle à manger. J'y retrouvai mon père qui se battait avec les serviettes.

- Salut P'pa ! Besoin d'aide ? Tu arrives à recoudre les yeux fermés des gens, mais tu sais pas y faire avec trois bouts de chiffon qui se battent en duel... Et bah !

- Bonjour fils ! C'est ça, moque toi ! Fils indigne, viens m'aider plutôt ! Me répondit-il, un sourire aux lèvres.

Je le rejoignis, et nous finîmes de préparer la table, en riant. Puis la sonnette nous sortit de notre travail.

- Allez, va ouvrir mauvais fils ! Rigola mon père.

Je le laissai avec sa décoration, et partis dans l'entrée. En ouvrant la porte, je tombai sur un couple, tout ce qu'il y avait de plus normal, et Jasper se tenait derrière, comme caché. En voyant son père, je compris d'où lui venait son côté geek. Il était son double mais en plus vieux. Je les saluai et les laissai rentrer.

Après les présentations, nous nous installâmes dans le salon pour prendre l'apéritif. J'allai pour prendre une bière quand le regard réprobateur de ma mère me fixa durement, me coupant dans mon élan. Ne voulant pas nous embêter avec leurs histoires barbantes de vieux, ma mère me pria de montrer la maison à Jasper. Ah, je pourrai enfin prendre ma douche, n'ayant pas voulu en prendre une chez Kate, pour rentrer plus tôt à la maison. Si j'avais su... Nous sortîmes du salon, puis après une visite éclair du rez-de-chaussée, nous montâmes à l'étage.

- Tu peux ouvrir toutes les portes que tu veux, y a pas de souci, lui dis-je, en me dirigeant vers ma chambre. Quand tu as fini, reviens là, c'est ma piaule.

- Bah, euh... C'est que... Bégaya-t-il. J'étais sûr qu'il n'oserait pas...

- Bon bah, attends moi là, alors. J'veux retirer l'odeur de sexe sur moi, j'vais me doucher.

Il rougit à mon commentaire, ce qui me fit bien rire. Une fois propre, je revins, une serviette autour des hanches, n'ayant pas pris de quoi me changer. Je le vis regarder un album de photos, ouvert sur mon bureau. C'étaient toutes des ex. J'avais comme habitude de les photographier, et encore depuis que j'étais avec Kate, beaucoup moins, sinon elle s'en rendrait compte. Au bruit de la porte de la salle de bain se refermant, il s'éloigna rapidement comme un enfant pris en faute, mais quand il vit mon accoutrement, il fit demi-tour, se répandant en excuses.

- Ah bah ça fait du bien. Te fais pas de bile, mec. C'est bon, j'suis pas à poil non plus ! Enfin pas de façon visible... Dis-je, tout en me dirigeant vers mon placard, me dégotant de nouvelles fringues. J'suis décent, tu peux te retourner, rajoutai-je en me marrant. Il le fit, et je constatai qu'il était tout rouge. Rho putain ! Tu rougis devant moi, qu'est-ce que ça doit être avec une fille... A moins que tu sois de l'autre bord après tout, perso, j'men fous ?

- De l'autre bord ? Me demanda-t-il.

- T'inquiètes, ça me pose pas de problème. Du moment que tes mains restent dans tes poches plutôt que sur moi...

La lumière se fit dans son esprit à ma réplique. Il semblait encore plus gêné.

- Euh... non... non... je suis... pas gay. J'aime une fille... enfin non je voulais dire les filles, baragouina-t-il.

- Y a pas de blême mec ! Le déstressai-je, avant d'éclater de rire face à sa réaction. Après m'être calmé, je changeai de sujet. Alors tu regardais mes conquêtes ? J'ai encore peut-être des numéros si t'es intéressé...

- T'es sorti avec toutes ces filles ? M'interrogea-t-il, incrédule.

- Ouais. Tu les apprécies pas ? Pourtant y a tous les types et elles étaient toutes consentantes. Y a un problème, rajoutai-je, devant sa bouche toujours ouverte.

- Non, c'est juste qu'il y a beaucoup de photos quand même, dit-il, tout en regardant l'épaisseur de l'album.

- Et encore, y en a plusieurs que j'ai pas photographié.

- Comment tu fais ?

- J'sors beaucoup... Répondis-je, en haussant les épaules.

Une lueur éclaira son regard. De l'admiration. Je le regardai de haut en bas, le jugeant. Il avait du potentiel quand même. Il était assez grand et plutôt mince. Il avait un visage plutôt carré, et une peau pas trop mal... J'allai le décoincer et en faire un homme, foi de Massen !

- Bon, faut qu'on cause mec ! T'en as bien besoin parce que rougir devant une fille peu habillée, ça va pas le faire... Faut que tu te montres sûr de toi, sinon elle te bouffera tout cru !

Il s'assit sur la chaise de mon bureau, prêt à écouter attentivement tout ce que je lui disais.

- Bon, déjà, l'apparence. Va falloir changer ces horribles lunettes, alors soit changer la monture soit prendre des lentilles, mais sinon ça va pas le faire. C'est pas avec ces trucs immondes que tu va pouvoir faire grand chose. Pour les vêtements, on verra plus tard, c'est pas encore si catastrophique. Pour le moment, ils sont convenables, lui dis-je.

Pendant ce temps, il hochait la tête comme pour dire qu'il était d'accord avec ce que je lui disais. Je repris donc.

- Maintenant, passons au comportement. Faut que tu apprennes à arrêter de rougir pour un rien. Les mots crus, les filles, les filles un peu dénudées, faut que tu cesses d'en être intimidé. Donc souvent, j'vais te parler de façon vulgaire, et j'te montrerai aussi des films X. Il rougit fortement à cette annonce. Voilà, cette réaction, j'veux plus la voir. Tu devrais être excité, pas gêné. C'est de notre âge, on a 17 ans, bordel ! Donc faut pas avoir honte, les filles nues, bah c'est bandant. Les mots tels que sexe, bite, chatte, queue, lécher, sucer, baiser... doivent arrêter de te choquer. À la fin, tu devrais même être capable de les employer. Enfin, on en est pas encore là. Bon pour l'instant, on va stopper avant que tu me fasses une crise cardiaque, dis-je le voyant encore plus rouge.

Le rappel de ma mère pour reprendre le dîner arriva au bon moment. J'avais même cru l'entendre souffler de soulagement. Mais il avait été attentif à tout ce que je lui avais dit. Ça se voyait qu'il en avait marre d'être considéré comme un geek, même si y avait bien pire que lui, au lycée. La suite du repas se passa bien, quoi qu'un peu chiante quand même. Jasper était très discret à table, quand à moi, à plusieurs reprises, ma mère m'avait fait les gros yeux pour ne pas sortir soit une grossièreté, soit une absurdité. J'avais tendance à le faire quand je m'emmerdais. Mais je ne voulais pas la décevoir, donc j'avais en grande partie fermer ma gueule. Au moment du dessert, je demandai à sortir de table, n'ayant pas fini notre petite conversation avec Jasper. Il me suivit jusqu'à mon antre et reprit sa place sur la chaise de bureau.

- Bon, maintenant, les filles. Problème clé pour un ado de 17 balais. Tu peux pas te pointer devant une fille, rouge comme une tomate, ni même en train de bégayer. Ça le fait pas et sinon t'es sûr que JAMAIS tu te la feras. Par conséquent, tu dois prendre de l'assurance. Arrête de te cacher et va vers elles. Elles vont pas te mordre, bien au contraire, si tu arrives à tes fins... C'est pas la fin du monde si certaines te rembarrent. Il faut pas avoir peur de l'échec. Donc à partir de maintenant, chaque jour, tu vas prendre sur toi, et te diriger vers des personnes que tu connais pas forcément et engager la conversation avec eux, même si c'est pour des banalités. Ils pourront te prendre pour un fou, mais tu t'en fous ! T'en a rien branler d'eux, ok ?

- Hum, ok... Répondit-il, beaucoup moins sûr de lui tout à coup. Ces personnes... ça peut être n'importe qui ou juste des filles ?

- Ah, très bonne question, jeune padawan ! Pour l'instant, peu importe, du moment que tu vas vers les gens. Je peux comprendre qu'au début c'est plus facile de parler avec un gars, mais faut se dire qu'après tu devras quand même discuter avec les filles. Mais on va y aller mollo. Donc fais comme tu le sens. Et ça peut aussi bien être des gens du lycée, dans la rue, au cinéma.. C'est toi qui voit, mais force-toi à aller vers eux.

- D'accord, j'essayerai...

- Non, pas essayer, tu le feras, le coupai-je, autoritaire. Il hocha la tête rapidement. Plus tard, on verra pour les rapprochements non amicaux, si tu vois ce que je veux dire, lui dis-je, en lui faisant un clin d'œil. Et on travaillera alors les techniques d'approche et la drague en général. Bon y a du boulot, donc j'te conseille de commencer le plus tôt possible.

- Ouais, merci Edward !

Peu de temps après, ses parents partaient, donc on redescendit, puis tous nous saluèrent, nous remerciant pour le dîner. J'aidai ma mère et mon père à débarrasser, puis montai me coucher.

En fait, il était plutôt sympa, Jasper. Vraiment très renfermé, mais j'avais bien dans l'idée de le décoincer à mort. Son inexpérience me faisait marrer, mais j'avais passé une soirée cool finalement. Je lui avais quand même dit avant qu'il parte, qu'au lycée, il ne me connaissait pas, sauf si c'était moi qui faisait le pas d'aller le voir. Il accepta sans broncher.

Fin flashback

Maintenant je comprenais mieux ma présence dans mon lit et seul. Il fallait absolument que je me rattrape ce soir. Je me levai finalement, enfilai un bas de survet et un t-shirt, puis me dirigeai vers la cuisine. En descendant les escaliers, je pouvais déjà entendre ma mère s'affairer autour du petit-déj.

- B'jour vous deux ! Maman ça sent vachement bon ! Dis-je en entrant, saluant ainsi mon père, déjà installé, et ma mère derrière les fourneaux.

- Bonjour mon chéri, me répondit ma mère quand je vins l'embrasser.

- Ah ce matin, j'ai pas le droit à mon éternel « Vocabulaire, Edward ! », c'est super ! Ironisai-je, tout en m'asseyant en face de mon père.

- Pff, ça sert à quoi. J'crois chérie, que notre fils est de toute façon irrécupérable, se moqua mon père, tout en profitant qu'elle mette les plats sur la table, pour l'embrasser dans le cou.

- Rho, pas devant mes yeux sensibles et chastes, s'il vous plaît !

- Toi chaste ? On aura vraiment tout entendu avec toi, rigola mon père.

Ma mère ria du commentaire de son époux et sûrement aussi un peu de son comportement de jeune ado. Après toutes ces années, ils étaient toujours aussi bien ensemble, et aussi amoureux. Ils agissaient parfois comme des ados, travaillés par leur hormones. Quand je les voyais, je me disais toujours que c'était pas pour moi, ou alors quand j'aurais au moins 40 ans, après en avoir bien profité. D'ailleurs, ma mère me disait à chaque fois que quand ça me tombera dessus, elle saurait me le redire...

Une fois le petit-déj, délicieux, englouti, je les laissai ensemble, ne voulant pas m'aveugler les yeux avec mes parents prêts à me faire un petit frère ou une petite sœur sur la table de la cuisine. La tension entre eux était palpable. Il fallait que je sorte le plus rapidement possible de la maison. Je montai quatre à quatre les marches, rentrai directement sous la douche, puis enfilai les premiers vêtements qui me tombaient sous la main.

Je redescendis aussi vite, saluai vite fait les parents, et courrai presque jusqu'à ma bécane, quand je commençais à entendre des bruits suspects venant de la cuisine. À l'air libre, sans bruit autre que la nature, je soufflai. C'était bien beau des parents aimants, mais fallait surtout pas être à côté quand ça arrivait. Je sortis mon téléphone dans le but d'appeler ma meilleure amie quand je reçus un texto. Au moins avec le week-end, ce qui avait de bien aussi c'était qu'on était pas emmerdé par ce D_S. Il ou elle ne nous dérangeait jamais ni pendant les vacances, ni les jours fériés, ni les week-ends. Que du bénéfique, pendant ces jours-là, pas école, ni de D_S !

« Coucou mon chéri ! On se voit aujourd'hui ? J'ai vraiment envie de passer la journée avec toi... Passe me prendre dans 20 min. Bisous ! »

Rha, Kate ! Pfff ! Toute la journée avec elle ? J'pense que j'avais pas le choix... Tanya pourrait me soutenir et rendre cette journée meilleure... Je l'appelai direct.

- Salut à toi, oh amie dévouée, Tanya chère à mon cœur ! La saluai-je, dès qu'elle décrocha.

- S'lut ! Qu'est-ce que tu veux ?

- Comment ça ? Moi ? Bah rien d'autre que parler avec la seule femme à part ma mère que j'aime.

- Oh Edward... C'est vrai, tu m'aimes ? Snif ! Répondit-elle, rentrant dans mon jeu, feignant les larmes de joie à la perfection. J'éclatai de rire face à notre petit jeu.

- C'est bon, t'as gagné. Ça va ma belle, sinon ?

- Ah part que tu me réveilles d'un magnifique rêve avec ma déesse brune... Tout va super bien !

- Grâce moi, tu reprends pied dans la réalité alors, puisque je te rappelle que les filles c'est pas son truc...

- Pourquoi tu gâches toujours mes fantasmes toi ? Rabat-joie ! Bon à part me faire chier, tu appelles pour quoi ? Me demanda-t-elle, suspicieuse, pour le coup.

- Tu veux passer la journée avec moi ? Mes parents commençaient à faire un bébé sur la table de la cuisine...

- Ah, j'adore Carlisle et Esmée ! Qu'est-ce que je donnerai pour arriver à te faire bouger ton cul aussi vite qu'eux... Rigola-t-elle. C'était vrai qu'ils étaient les seuls à réussir à me faire débarrasser le plancher en moins de trois secondes.

- C'est sûr que si je te voyais commencer des choses osées sur une table de cuisine avec ta partenaire, y a aucun risque pour que je détale. J'prends un siège confortable et j'mate sans vergogne... Mmm très intéressant comme programme... Répliquai-je, rêveur...

- Ouais bah c'est pas prêt d'arriver. Bon pour en revenir, tu veux faire quoi sinon alors ? M'interrogea-t-elle.

- Mmmm... Voyons.. Tentai-je de trouver rapidement un autre sujet, ou un bon mensonge.

Mais dans l'équation, j'avais oublié qu'elle me connaissait trop bien. C'était chiant les meilleurs amis des fois. On pouvait jamais les surprendre ou leur mentir...

- Oh, non. Oublie tout de suite Edward. Finalement, j'pense pas être libre aujourd'hui. Me dit-elle, rapidement.

- Oh allez, Tan ! S'te plaît !

- Non, c'est ta putain de copine, assume ou débarrasse nous d'elle. Répliqua-t-elle, sans rien vouloir savoir de plus.

- Grrr, tu fais chier ! Tu sors avec moi au moins ce soir ? J'ai besoin de me défouler, j'ai pas pu hier soir, lui demandai-je.

- Comment ça t'as pas pu ? T'as eu une panne ? Pourtant t'es encore jeune. Si ça commence dès maintenant, faut peut-être que tu t'inquiètes, mon cher Edward, plaisanta-t-elle.

- Ah, ah, très drôle ! J'te rassure tout fonctionne très bien à ce niveau là. Y avait des personnes venues dîner hier. Si tu viens, je te raconterai tout ce soir, ok ?

- Bon, ok. Viens me retrouver après t'être débarrasser de ta sangsue.

- Ok, on fait comme ça, et j'me souviendrai de l'aide fabuleuse que tu m'apportes pour cette journée, Tan. Je saurais m'en rappeler. Au fait, tu vas faire quoi alors ? L'interrogeai-je.

- Oh mais de rien, ami de mon cœur ! Pff, sûrement du shopping. De toute façon tout sera préférable que d'être toute l'aprèm avec Barbie brune. Me répondit-elle. Bon, j'vais aller me préparer et terminer mon superbe rêve sous la douche ! À tte ! Bisous

- Ouais, profite ma belle ! Bisous Tan, à ce soir.

Après avoir raccroché, je partis en direction de chez Kate. Je sentais que cette journée allait être longue... Heureusement que je voyais Tanya ce soir, et me trouverai une proie. J'en aurais encore plus besoin après toutes ces heures avec Kate.

POV Alice.

J'avais passé toute la matinée à ne penser qu'à mon rêve plutôt érotique,et par conséquent à Lui. Je n'avais même pas pu me concentrer sur mes devoirs, trop obnubilée sur ma rencontre avec beau gosse, hier, en cours.

Flashback

J'attendais contre le mur en face de mon cours de français, un peu dans la lune. Ce fut pourquoi je ne vis pas ce connard me foncer dessus. Je regardai mon asseyant, prête à lui faire savoir ma façon de penser, mais réalisai ensuite qui c'était, et finalement aucun mot ne sortit.

- Oh Désolé ! Visiblement cette semaine je m'en prends toujours à toi, dit-il en rigolant, et dieu, ce qu'il était sexy comme ça. Je sentais ma culotte s'humidifier. Putain Alice c'est ton jeu pas le sien ! Alors, ça roule ?

- On ne peut mieux. Et toi ? Miaulai-je, essayant de faire ressortir mon côté sexy. Ce qui me sembla être une victoire quand il se réajusta et que je vis ses yeux se noircir.

- Super ! Répliqua-t-il d'une voix rauque, encore plus sexy. Il s'approcha dangereusement de moi et reprit la parole. Toujours pas besoin d'aide pour trouver les toilettes ? Je serais un très bon guide. Dis moi et je t'emmène où tu veux, susurra-t-il près, trop près de mon oreille.

Je lâchai un petit gémissement que j'espérais qu'il n'ait pas entendu. Mais au vu de son petit sourire en coin je savais que c'était foutu. Il déposa ensuite ses lèvres sur la peau de mon cou et des millions de frissons parcoururent mon corps. Il se retourna aussi vite qu'il était arrivé et entra en cours, comme si de rien n'était. J'entrai à mon tour, les jambes flageolantes et pris ma place, qui se trouvait juste devant lui. Tout le cours, je sentis son regard brûlant sur moi et au final j'aimais vraiment bien être désirée.

C'est 1-1 beau gosse, pensai-je. Et je t'aurais !

Fin du flashback

Juste de me remémorer ce moment j'avais le bas-ventre en feu. Il fallait que je me change les idées et quoi de mieux que d'aller faire du shopping avec des copines ! De toute façon, c'était raté pour avoir une minute d'attention à mes cours. J'envoyai un message à Bee et à Lau. Elles me répondirent toutes les deux par l'affirmative .Il fut convenu qu'on se retrouve toutes chez Bella, vu que Lau y sera déjà. Bee me joignit un plan, pour éviter que je me perde. Je me préparai rapidement à partir, saluai ma mère et sortis vers ma voiture. Non sans mal, j'arrivai finalement vers 11h30. Je cognai trois petits coups et attendis.

Une femme petite, les cheveux noirs et raides avec les yeux bleus vint m'ouvrir. Je supposai que c'était la mère de Bella. D'un côté, elles se ressemblaient tellement, la même joie de vivre sur le visage.

- Bonjour, tu dois être Alice ! Je suis enchantée. Entre donc ma belle. Bella et Lauren sont à l'étage.

- Bonjour Madame Swan, répondis-je, un peu intimidée face à elle.

- Oh je t'arrête tout de suite, appelle moi Maria.

- Enchantée, répliquai-je, un peu mal à l'aise. Elle était comme une ado survoltée.

- Entre et va rejoindre les filles c'est la troisième porte à droite, dès que tu montes l'escalier.

- D'accord merci. Et en passant jolie maison, rajoutai-je dans un sourire.

- Oh merci ! Répondit-elle, tout en me serrant dans ses bras. J'étouffai mais la laissai faire.

La maison, dès le hall, ressemblait à ces constructions typiquement Italiennes. Les murs du salon étaient noirs et blancs avec des accessoires très modernes. On s'y sentait tout de suite bien. La cuisine était de style américaine, amenant de la convivialité. Elle était très ensoleillée avec des teintes de jaunes et orangées. Les meubles assez contemporains trouvaient leur place à merveille. Sur la cuisinière, de nombreux plats mijotaient, qui sentaient divinement bon au passage. Ayant fini mon tour d'horizon du rez-de-chaussée, j'empruntai les le long du mur, il y avait des photos de familles. Ils avaient l'air très unis. Sur une d'entre elles, Bella, qui devait avoir cinq ans, posait avec un très grand sourire et une dent manquante. Même à cet âge, elle respirait la confiance et la joie. En regardant le paysage derrière, je pouvais dire que ce n'était sûrement pas ici. Je savais que Bella était arrivée il y avait quelques années de Toscane, et pour être franche je l'enviais. L'Italie était le pays que je voulais visiter le plus au monde. Je montai les dernières marches et tombai nez à nez avec un de ses frères, vêtu seulement d'une petite serviette autour de sa taille. Je supposai que c'était l'aîné, ne l'ayant jamais vu.

- Hey ! Salut Alice! Les filles t'attendent dans la chambre de Bell's.

- Euh... Ne pus-je que dire, les joues écarlates.

- Ah oui je suis James en passant, me confirma-t-il, mais j'ai tellement entendu parler de toi que j'ai l'impression de te connaître par coeur, dit-il, tout sourire, en me tendant sa main.

- Enchantée ! Euh... je vais aller retrouver Bella. À plus ! Répliquai-je, mal à l'aise, après la lui avoir serré.

Putain qu'il était sexy ! C'était de famille ou quoi?

- A plus Brandon !

Comment connaissait-il mon nom de famille ? Il émit un petit rire et quand je me retournai, il avait disparu. Je continuai mon inspection de la maison jusqu'à une grande porte en bois foncé massive. Je cognai et la porte s'ouvrit dans la seconde en coup de vent. Lauren toute sourire se jeta dans mes bras. Je resserrai maladroitement les miens autour d'elle, toujours retournée de ma précédente rencontre.

- Bella, Alice est là!

- Ok ! J'arrive ! Hurla-t-elle de je ne savais où.

Puis elle me fit le tour de la chambre de Bella. Elle était sublime. Elle avait un grand lit double qui trônait au milieu de la pièce, des étagères remplies, un meuble télé, et une chaîne hi-fi dernier cri. Une chambre de rêve quoi ! Comme je ne réagissais pas trop, Lauren étant égale à elle-même, me scruta le visage, essayant de déchiffrer la raison de mon immobilité. Sauf que j'avais aucune envie que Bella sache que son frère était à mon goût. C'était la raison pour laquelle je lui avais jamais dit que Dem était canon... Mais j'avais sous-estimé notre Lau nationale !

- Oh, toi... Je sais ce que tu as, me dit-elle, fière d'elle.

- Quoi ? Mais non, j'ai rien... Essayai-je de me rattraper. Mais vu la mine qu'elle me fit, je sus que j'avais lamentablement échoué.

- Arrête, à ton avis pourquoi j'ADORRRRE venir ici. Hormis Bella et sa sublime demeure ? Me demanda-t-elle, tout en élevant son sourcil. Bon j'étais grillée ! Ses frères sont SUPERRR mignons, en plus d'être hyper sympa... Rajouta-t-elle, l'air pensive. Donc lequel tu as croisé ? M'interrogea-t-elle, après avoir repris pied dans la réalité.

- Euh, James, lui répondis-je, n'essayant même plus de me cacher. Torse nu en serviette... Continuai-je, augmentant d'un coup la température de mon corps.

- Rho... Trop de chance !

- J'espère pour vous que vous parlez pas de mes frères là… Nous interrompit Bella, d'une voix presque énervée.

Je me retournai vivement, prête à m'excuser ou à lui sortir un gros mensonge, quand je vis l'énorme sourire qu'elle affichait. Puis devant nos têtes, elle rit à gorge déployée, vite rejoint par nous. Une fois calmée, je la détaillai. Elle était sortit à peine une minute plus tard, vêtue d'un jeans slim délavé avec un débardeur blanc et une veste de cuir. Simple mais très joli.

- Je prends mes bottes et je suis prête, dit-elle venant me prendre dans ses bras. Tu vas bien ?

- Super ! Et t'as une maison de rêve, putain !

Elle éclata de rire et ouvrit deux autres portes. Et là le choc ! Bella n'avait pas un dressing digne des films non ! C'était plutôt un nombre impressionnant de chaussures qui se tenait devant moi, presque toutes de marque Italienne.

- Merde ! C'était sorti spontanément. Je mis ma main devant ma bouche pour éviter d'autres injures. Tu as combien de paires ? Lui demandai-je des étoiles plein les yeux.

- Euh, j'ai arrêté de compter à ma centième paire... Me répondit-elle, l'air de rien, tout en cherchant désespérément celles qu'elle voulait mettre.

- Et pourquoi t'en as autant ? Non que je me plaigne, mais c'est peu fréquent quand même...

- C'est ma petite faiblesse. Dès que je ramasse mon argent, j'vais acheter deux, trois paires.

- Dis plutôt sept, huit ma grande, répliqua Lau, moqueuse.

Elle haussa les épaules comme si de rien n'était et choisit finalement une paire de bottes en cuir montant aux genoux sans talons.

- Tu es sublime Bell's... comme toujours ! Dis tu me prêtes ces escarpins, demanda nonchalamment Lauren pointant des échasses de douze centimètres.

- Bah ouais sers toi. Et Alice tu fais quelle pointure ?

- 38, pourquoi ?

- Et bien sert toi si tu as envie. On fait la même taille. Je te vois dévorer mes Jimmy Choo depuis tout à l'heure, fit-elle moqueuse.

Je rougis et allai vers la paire de mes rêves. C'était des sandales avec un talon de six centimètres. Elles étaient blanches avec des pierres bleu ciel et rose pâle. Elles s'attachaient autour de la cheville. Je souris en voyant ma petite tenue, jupe crayon noire et chemisier bleu ciel, prendre un nouveau genre.

- Génial ! Merci Bee, elles sont superbes.

- De rien, c'est fait pour ça aussi les amies, me répondit-elle, tout en me prenant dans ses bras. Lau vint rapidement se rajouter à notre câlin de groupe. Et si on y allait, rajouta Bella, quand on se sépara.

- Ouais ! Aujourd'hui je dévalise les boutiques de lingerie.

- Ohh des idées coquines Alice.

- Euhh bah... Rhoo non j'aime bien avoir de beaux sous-vêtements, répliquai-je gênée. Non mais je pouvais pas réfléchir des fois...

- Je me moquais Alice respire, ajouta Lauren avec un sourire sincère.

On descendit les marches et nous retrouvâmes Maria toujours en cuisine qui mettait d'autres plats au four. Elle se retourna quand elle nous entendit. Bella alla l'enlacer.

- Bella ma chérie, dit-elle, en l'embrassant, . Vous ne déjeunez pas ? Nous demanda-t-elle ensuite.

- Non on mangera en route. Mais je serais là pour le dîner, lui répondit sa fille.

- D'accord. D'ailleurs tes amies sont invitées, ajouta-t-elle en nous regardant avec une petite moue, pour nous faire craquer. Je rigolai intérieurement la voyant agir comme une enfant.

- C'est d'accord pour moi, dit Lauren se frottant déjà le ventre. J'imaginai que la nourriture devait en valoir la peine.

- Et toi Alice ?

- Je vais téléphoner à ma mère pour lui demander.

- Bien sûr ! Prends le fixe, il est dans le salon.

- D'accord. Je reviens.

Une fois dans le salon, je me stoppai direct. Face à moi se trouvait James, habillé cette fois. Mes réflexions me firent rougir et je baissai la tête. Mais dans cette position, j'étais mal barrée pour trouver ce foutu téléphone. Mais qu'est-ce qu'il faisait là d'abord ? Bah il était peut-être chez lui... Ah oui, pas faux ! Je me décidai à lever les yeux, mais me contentai de regarder les murs et les meubles. Mon comportement devait l'amuser, car je l'entendis rire légèrement. Je trouvai enfin l'appareil de mes recherches, et composai le numéro de chez moi. Ma mère me donna son accord, heureuse que je me fasse des copains. Dès que j'eus raccroché, je courus presque vers la cuisine, trouvant que je m'étais assez ridiculisée pour aujourd'hui, et ainsi informée Maria.

On salua alors sa mère et son frère Dem qui venait de s'asseoir à table pour manger. Celui-ci nous répondit, ainsi que James du salon, tous deux nous souhaitant de bien nous amuser et pas trop dépenser, alors que Dem affichait un sourire désespéré, comme si c'était pas possible.

- Buona giornata le mie care (Bonne journée Mes Chéries), fit la mère de Bella dans l'encadrement de la porte. Nous lui sourîmes et montâmes dans ma voiture.

- Bella, ta mère est géniale, dis-je après un moment de silence.

- Ah ouais Bell's ta mère, j'aimerais bien l'avoir comme meilleure amie.

- Hey ! Et moi je suis quoi ? Répliqua-t-elle mi-outrée, mi-amusée.

-Tu es la fille de ma meilleure amie, répondit-elle en rigolant. Et la cuisine de ta mère, bon dieu je vendrais mon âme pour avoir droit à ses repas. C'est une vrai petit fée du logis. Elle est G-É-N-I-A-L-E !

- Rho ça va hein! Bon moi aussi j'adore ma maman, ajouta-t-elle d'une voix de petite fille.

Lauren et moi lâchâmes un «Awwww» en concert, puis toutes les trois éclatâmes de rire.

On papota tout le trajet jusqu'au centre commercial. Bon Lauren papotait de tout et de rien, et surtout de rien. On passait un bon temps entre rigolades et blagues. J'étais vraiment super contente de les avoir rencontrées. On arriva sur le parking et j'admirai la vue. Les vitres étaient éclairées de lumière or et argent rendant le reflet féerique. Dommage que j'avais décidé de laisser mon appareil chez moi les photos auraient été spectaculaires. On se décida pour aller manger avant toute chose. On choisit un petit resto sympa. L'éclairage tamisé, et les petites chandelles sur les tables rendaient l'atmosphère romantique et intime. N'étant pas avec un homme cela pouvait paraître bizarre mais les deux folles qui m'accompagnaient s'en amusèrent plus qu'autre chose. D'ailleurs elles firent croire à notre serveuse qu'elle était un couple assez libre, et que j'étais justement là pour passer un peu de bon temps avec elles. Je rentrai facilement dans leur jeu. On rit encore plus à la tête qu'elle fit. Dès qu'elle venait à notre table, elle était distante et c'était très visible qu'elle n'avait qu'une envie: qu'on s'en aille...

J'avais un budget limité donc fis attention à ne pas faire de dépenses inutiles. J'optai donc pour un hamburger au poulet et bacon avec la salade plutôt que les frites et un soda pour accompagner le tout. Lauren prit une pizza jambon/ananas et Bella des pâtes au poulet terriyaki. Les filles prirent une bouteille de vin blanc et m'en offrirent. Je ne buvais pas vraiment mais me laissai tenter. Au final, j'avais bu trois verres et me sentais toute chose. J'avais le rire facile et marchais plus très droit. Les filles riaient à mes dépends. Je fis mine d'être outrée mais bien vite je rigolai comme une folle couchée par terre, avec les gens qui me regardaient bizarrement. J'avais envie de les envoyer se faire foutre mais je restai tout de même bien élevée. Les filles n'étaient pas dans un meilleur état, ce qui fit encore accroître notre jeu avec la serveuse. À la fin du repas c'était limite si elle ne venait pas à reculons jusqu'à nous. Après avoir payé, on s'apprêtait à sortir, quand on la vit à la porte, attendant pour nous saluer. Sûrement une coutume du resto, car je doutais qu'elle le fasse de bon cœur. La tentation était trop forte, et on l'invita carrément à partager l'une de nos parties, voulant l'initier à des plaisirs qu'elle ne soupçonnait pas. Son regard choqué, et son mouvement de recul nous firent encore plus rire. Ce fut justement dans cet état qu'on commença notre magasinage.

On avait déjà fait quelques boutiques, et on rigolait toujours autant, limite si les vendeuses ne nous chassaient pas dans certains. Nous rentrâmes dans H&M, Lau décrétant qu'il lui fallait absolument un ensemble dedans. Elle le trouva rapidement, puis entreprit de me trouver une robe, même si j'avais pas les moyens de me la payer. Je l'essayerai pour lui faire plaisir. Tandis que Bella avait déjà opté pour une minirobe noire. On se dirigea vers les cabines, quand on entendit quelqu'un.

- Bella !

Nous nous retournâmes en même temps, et je vis une grande blonde plantureuse s'avancer vers nous avec un grand sourire. Ses cheveux voletaient au vent comme dans les films clichés d'ado. Son visage me disait quelque chose, mais dans mon état, j'étais incapable de m'en rappeler.

- Tanya ! Quelle surprise ! Qu'est-ce que tu fais ici ? Lui demanda Bella, un peu trop euphorique, tout en allant lui faire la bise.

- Je me faisais une séance de lèche-vitrines, quand je vous ai vu. Mais vous n'avez pas fait que les magasins vous, par contre... Répondit-elle dans un sourire éclatant.

- Ah, euh... Peut-être... Répliqua Bee, avec une moue d'une enfant prise en faute. Puis elle redevint l'instant d'après la jeune fille pleine de joie et surtout un peu pompette. Alors sinon ça se passe bien ?

- Ouais, plutôt pas mal, nous dit-elle, nous montrant les quelques sacs qu'elle avait.

- Les filles ça vous dérange si elle se joint à nous ? La pauvre elle est toute seule, nous demanda Bee, avec ses petits yeux suppliants, ce qui nous fit bien rire Lau et moi.

- Pourquoi pas ! Déclarais-je. Je ne la connaissais pas du tout mais elle avait l'air sympa.

- Oh merci les filles, fit-elle faussement émue.

Nous rigolâmes puis reprîmes la route des cabines pour chacune essayer nos choix – pour moi étant plutôt celui de Lau. Tanya me regarda puis me demanda.

- Tu es Alice n'est-ce pas ?

- Oui, je suis enchantée de te connaître, lui dis-je après lui avoir fait la bise.

- Moi aussi, me répondit-elle, avec un sourire conspirateur. Étrange, quand même...

Tanya avait dégoté sur le chemin un slim taille basse et un haut très osé. Nous nous changeâmes, tout en discutant un peu, enfin comme d'habitude, Lauren papotait. Nous sortîmes, pour nous regarder. La tenue de Lau lui allait parfaitement et donc elle décida de la prendre. Bella et Tanya étaient quand à elles de vraies beautés. L'une blonde, l'autre brune, un peu complémentaires. On se complimenta toutes, puis se rhabilla avant de partir choisir une autre proie. On avait raconté à Tanya notre aventure de ce midi, et se désola de ne pas avoir pu profiter de ce moment. On en riait encore beaucoup. La pauvre serveuse quand même !

On parla un peu de chacune de nous, quand son téléphone sonna.

- Bombasse à l'appareil, décrocha-t-elle.

- ...

- Oh salut Ed ! Contente de t'entendre et de savoir que t'es pas mort d'ennui, mais tu me déranges là !

Putain bien sûr ! Tanya c'était cette fille qui était presque toujours au côté d'Edward. Comment n'y avais-je pas pensé avant? Je me tapai mentalement le front face à ma connerie.

- Je fais du shopping avec des copines, dit-elle dans un sourire.

- ...

- Comment ça j'ai pas de copine ! Tu m'emmerdes mec ! Je fais ce que je veux, bordel ! Alors arrête de me prendre le chou avec ta guenon déjà ! Et hors de question que je m'approche de ta chose. Donc oublie moi !

- ...

- Bella Swan, Alice Brandon et Lauren Malory.

-. ...

- Oui c'est mes copines putain ! T'as un problème avec ça peut-être ? Tu fais chier, là.

Elle mit sa main devant son portable et demanda à Bella de s'approcher.

- Dis lui toi que je suis vraiment avec vous ! Et tu n'es pas obligé de faire dans la dentelle, ma belle, lui dit-elle dans un clin d'œil, auquel Bee répondit par un énorme sourire, puis lui prit le téléphone des mains.

- Salut M. inconnu. Tanya est vraiment en notre compagnie. On s'éclate comme des dingues... Là tu me gonfles... Laisse nous tranquilles ! Au revoir et merci d'avoir pris le temps de m'écouter.

Elle raccrocha souriante et redonna son bien à Tanya, elle-même étant restée bouche-bée devant le monologue de Bee. Elle devait penser qu'elle n'oserait pas. Puis on éclata de rire face à la situation. Je savais qu'elle et lui se prenaient la tête à chaque fois qu'ils se voyaient au lycée. En fait, c'était Edward qui la cherchait constamment, mais n'appréciait pas vraiment qu'elle lui tienne tête. C'était pas un scoop, cette fin de semaine c'était le sujet principal de D_s, ce qui avait énervé Bella au plus au point. Car sa petite pause avec Ty s'allongeait et je savais qu'elle n'allait pas aussi si bien qu'elle le prétendait. Ce fut pourquoi je la tins par le bras pour nous ralentir. Elle me regarda avec questionnement, je lui souris pour la rassurer.

- Tu vas bien ? Et je veux dire sérieusement.

Elle poussa un soupir et me regarda laissant tomber son masque de joie, faisant place à de la douleur et de la tristesse.

- J'essaie de pas trop y penser Al. C'est difficile, je le cache pas. J'ai tellement l'impression que lui s'en fiche. Et le pire, il s'est rapproché de cette... pétasse. Est-ce que je dois mettre un point final à notre histoire avant qu'il me trompe ou quelque chose comme ça ? Je suis perdue, Alice...

- Je le connais pas assez pour savoir ce qu'il a l'intention de faire mais sérieusement c'est pas super comment il agit. Il n'a même pas appelé, rien ?

- Non aucune nouvelle depuis jeudi, répondit-elle, des trémolos dans la voix, alors que les larmes coulaient silencieusement sur ses joues rougies.

- Oh Bella pleure pas il n'en vaut pas la peine s'il te fait souffrir comme ça !

- Mais je peux pas m'empêcher de l'aimer. C'est... c'est impossible.

- Je sais mais plus vite tu y mettras un terme, plus vite tu te sentiras mieux .

- Je suis pas sûre de me sentir mieux un jour Al, sauf si il revient... Me révéla-t-elle.

Je la pris dans mes bras et la berçai. Les filles en avant se tournèrent et soulevèrent un sourcil. Je leur fis signe d'avancer pendant que je nous dirigeai vers un banc, Bella toujours dans mes bras.

- Chuut ! Tout va bien se passer. Tu es une femme forte et indépendante. Ne te laisse surtout pas faire.

Elle releva la tête, me fit un faible sourire et remit sa tête sur mon épaule.

- Merci Alice, dit-elle d'une voix rendue rauque dû à l'émotion.

- Je peux ?

Je relevai les yeux pour voir Tanya légèrement en retrait. Je regardai ensuite Bella qui me fit un petit signe de tête positif. Tanya prit ma place et moi je les laissai seules allant rejoindre Lauren dans une boutique de lingerie.

- Elle va mieux ? Demanda Lau.

- Je sais pas trop. Elle est trop douée pour cacher ses émotions... Tanya est avec elle.

- Elle a toujours été comme ça, Bee... Sinon elle est sympa cette fille.

- Oui elle me fait penser à toi, répondis-je en lui donnant un coup d'épaule

- Rho même pas vrai, répliqua-t-elle. Et dis moi Alice, t'as quelqu'un dans ta mire ? Fit-elle mine de rien.

- Euhh... Bégayai-je, rougissant furieusement.

- Pas vrai qui c'est ? M'interrogea-t-elle, sautillant sur place. Mon regard perplexe ne l'arrêta pas et elle ajouta, allez raconteeeuh !

- Bon d'accord mais tu promets de ne rien dire ? Abdiquai-je, encore une fois.

Elle m'avait vraiment trop facilement. Il fallait que je trouve une parade contre elle. D'habitude, c'était à moi qu'on ne pouvait rien refuser...

- Promis, me confirma-t-elle, une main sur son cœur comme serment.

- Voilà, disons que y a un gars, qu'on appellera M. X hein ! Et ce M. X bah il... Comment dire... On a commencé à faire un jeu de drague. Je veux pas sortir avec lui mais disons que passer du bon temps avec lui ça me tente. Mais le problème c'est que je veux LE faire craquer mais il est fort, très fort. Et il y a aussi sa meuf dans l'équation.

- Donc t'es dans la merde ! Résuma-t-elle, mais avec son air pensif. Elle allait m'aider !

- Ouais.. On peux le dire. Mais qu'est-ce que je fais ?

- Putain tu lui sautes dessus ! S'exclama-t-elle, faisant se retourner le peu de clientes. Et tu joues le jeu jusqu'au bout. Tu es assez forte pour ça ma belle.

- J'en suis pas si sûre. Déjà hier j'ai bien failli craquer. J'imagine pas s'il pousse le jeu plus loin... Lui révélai-je.

- Fais comme si tu t'en foutais de lui. Ça va lui donner envie de faire encore plus. Ignore le quand il passe près de toi, me conseilla-t-elle.

- Merci Lau. Je vais essayer d'être plus forte et de ne pas flancher.

- C'est fait pour ça les amies ! Bon qu'est-ce que tu penses de cet ensemble ? M'interrogea-t-elle, brandissant un ensemble super sexy blanc, avec des lacets roses. Ça lui irai comme un gant.

- Il est super. C'est pour faire craquer toi aussi quelqu'un ? Lui demandai-je, alors qu'elle se mit à rougir légèrement. Quoi ? Tu me l'as même pas dit que tu flashait sur quelqu'un... Amie indigne, lui dis-je en rigolant, face à sa mine apeurée, sûrement croyant que j'allais lui en vouloir.

- Euh... Non... Mais qu'est-ce que tu vas chercher ? Essaya-t-elle de se rattraper, ce qui fit qu'accroître mon rire. Elle se rendit compte que je moquai d'elle, et finit par me rejoindre dans mon fou rire. Bon peut-être que j'apprécie fortement quelqu'un... Ajouta-t-elle.

- Oh, dis moi tout ma belle, quémandai-je, en sautant sur place à mon tour.

- Il se pourrait qu'Alec m'intéresse… Me révéla-t-elle, timidement.

- Oh mais c'est génial ! J'suis super contente pour toi, lui affirmai-je, en l'enlaçant.

- Tu trouves pas que j'ai flashé sur le mauvais gars ?

- Bah non... Pourquoi je devrais pensé ça ? Ah ! Parce qu'il fait parti de la bande d'Edward ? « Les bad boys d'ALHS ».

Elle secoua la tête pour me confirmer ma pensée. Je me devais de la rassurer, mais me sentis mal à ne pas lui avoir dit la vérité sur Edward. Mais je ne voulais pas qu'elle me juge ou pense mal de moi, parce que c'était lui justement. Sa réputation le précédait. Même si je connaissais pas Alec, n'ayant jamais parlé avec lui, tout le monde savait qui il était via sa place dans cette bande. C'était un ami proche d'Edward, mais pas comme tous les petits toutous qui le suivaient partout, juste pour faire parti des plus populaires en quelque sorte. Lui avait sa propre personnalité de ce que j'avais vu. Mon regard était souvent tourné vers ce groupe, dû à mon penchant pour Edward et donc je les avais pas mal observé.

Mais là où je pouvais rassurer pleinement Lau était que j'étais quasi certaine qu'Alec ressentait la même chose qu'elle. Il partageait un de mes cours, et une fois où Lau était venu me chercher à la fin, il avait presque fait un blocage et bavé au sol. Il fallait que je fasse avancer les choses, si Lau ne le faisait pas elle-même, foi de Brandon !

- Franchement Lau, t'as pas de souci à te faire. Oui, il a un blouson en cuir, il conduit une moto, mais c'est pas ça qu'il fait de lui un mauvais garçon ! Moi je ne te juge pas pour ça et je te dis même FONCE ma belle !

- Oh merci Al ! Me dit-elle, me serrant dans ses bras. Bon maintenant à toi d'en trouver un pour après avoir fait craqué M. X...

Ce fut dans cet état d'esprit que nous poursuivîmes nos recherches. J'en dégotai un magnifique, rouge en dentelle.

Trente minutes plus tard Bella revint toute sourire avec Tanya, bras dessus, bras dessous. Elle avait l'air d'aller beaucoup mieux. Je leur souris et nous continuâmes notre shopping. Avant de sortir du centre, Bella souffla et regarda Tanya qui lui fit un signe de tête positif.

- Les filles on peut faire un dernier arrêt ? Demanda-t-elle légèrement gênée.

- Bien sûr où veux-tu aller ? Demanda Lau maintenant captivée par le sujet.

- Salon de beauté.

- Pourquoi, m'exclamai-je.

- Il est temps pour une ….métamorphose...

…..

POV Rose.

Toute l'après-midi je m'étais préparée, stressée. Mais le pire c'était que je ne savais pas vraiment pourquoi. J'allai juste sortir avec Jasper, un ami. Bon quand j'en avais parlé avec Royce, il n'avait pas été très enchanté, allant jusqu'à vouloir s'incruster. Mais j'étais sûre que s'il venait, Jasper serrait de nouveau renfermé. Or ce soir, mon but était justement de le faire s'ouvrir un peu aux autres. Pour les filles, ce fut une autre paire de manches, elles voulaient absolument qu'on sorte ce soir, je dus leur mentir, ce que je détestais faire. Surtout avec elles. Elles m'avaient regardé avec questionnement, mais avaient ensuite laissé tomber. Les connaissant, elles allaient pas me permettre de m'en sortir seulement avec ça pourtant. Mais j'étais pas prête de leur parler de mon amitié nouvelle avec Jasper. Elles pouvaient être sans cœur des fois, et n'évoluaient qu'avec des gens du même niveau social que nous. Je les adorais mais des fois elles pouvaient être si superficielles.

Je me regardai pour la dernière fois dans mon miroir et fus satisfaite du résultat. Une robe tie die blanche, rose et bronze s'attachant dans mon cou avec une chaîne et m'arrivant à mi-cuisse. J'avais les cheveux lissés, mi-relevé. J'avais mis mes escarpins blancs et complété ma tenue par un manteau en laine m'arrivant au genoux, blanc lui aussi. Mon maquillage léger me donnait bonne mine. Je descendis les escaliers à toute vitesse n'oubliant pas mon portable, mon sac et mes clés. J'embrassai mon père, qui était assis dans le fauteuil regardant la télé, sur le front et lui souhaitai une bonne soirée. Il en fit de même visiblement heureux que je sorte. Bon il n'était pas au courant que je sortais seule, avec un garçon autre que Royce , mais il n'avait pas besoin de savoir cette partie. Et vu son animosité pour mon petit-ami, j'étais sûre qu'il en aurait été même ravi. Ça faisait maintenant quelques temps qu'il me certifiait que c'était pas quelqu'un pour moi. Plus le temps passait, et plus je pensais comme lui.

Je montai dans mon bolide, démarrai vivement, sortant du parking et allai rejoindre Jazz. J'étais vraiment heureuse de la tournure que notre amitié prenait. Il était gentil, drôle, timide et gentleman et j'en passe. Il était tout le contraire de Royce cette mauviette possessive et jalouse. Je me demandais ce que ce serait de sortir avec quelqu'un comme Jazz mais j'y arrivais pas. Il y avait quelque chose qui m'empêchait de me voir avec lui. On avait un lien plutôt fraternel, plus qu'amoureux. Même si on était fusionnel et avait plein de points communs.

Sur le trajet, la chanson que diffusait la radio me fit repenser à mon cours de chant ce matin. J'avais failli exploser en larmes quand j'avais entendu ma chanson imposé, Angel de Sarah McLaclahlan. Mon professeur, M. Murray savait ce par quoi j'étais passée mais, il me poussait toujours à bout. Me revint alors en mémoire, un moment passé avec elle, quand j'étais jeune.

Flashback (quelques années plutôt)

- Rose ma chérie, tu es prête ?

- Oui maman, j'arrive.

Je pris ma poupée Barbie, Roseline, et mon doudou. Je déboulai les escaliers en vitesse et trébuchai sur la dernière marche, tombant sur mes genoux. Je me mis à pleurer alors qu'elle arrivait à mes côtés. Elle prit place par terre, assise en indienne et m'assit sur ses genoux. Elle mit ses mains sur mon genou et me souffla des mots doux et gentils.

- Tout va bien Rose, ce n'est qu'un petit bobo de rien du tout.

- Comme ton bobo à toi maman ? Lui demandai-je, pendant qu'elle séchait mes larmes, alors que je vis apparaître les siennes. Pourquoi tu pleures maman ? Rajoutai-je.

- Pour rien ma chérie. Je t'aime, tu le sais hein ?

- Moi aussi je t'aime ma petite maman chérie. Tu es ma meilleure amie et on sera ensemble toute la vie.

- C'est promis, ma chérie.

Elle embrassa mes genoux et nous releva. Deux mois plus tard le combat qu'elle menait contre le cancer fut perdu et elle nous quittait abîmant mon cœur de jeune fille et brisant sa promesse.

Fin du Flashback

Bien sûr, je lui en avais voulu mais aujourd'hui c'était plutôt la tristesse qui était présent dans ce cœur de jeune fille qui n'avait jamais vraiment grandi après sa mort.

Sans m'en être rendue compte, je me trouvais devant le café et Jazz ouvrait déjà la portière passager. Je sentis les larmes qui avaient coulées et les essuyai d'un geste vif et rageur. Mais à mon grand malheur il eut le temps de les voir. Il s'assit et me regarda, cherchant sûrement une réponse.

- Hey tu vas bien ? Me demanda-t-il tout bas.

- Est-ce que j'ai l'air d'aller putain, crachai-je frappant sur le volant face à moi.

Il prit mon visage entre ses paumes chaudes et me fixa droit dans les yeux. J'y vis son trouble de me voir dans cet état mais aussi de la tristesse.

- Tu veux m'en parler? Je suis là pour t'écouter, me dit-il, tout bas.

J'éclatai en sanglot. Jamais personne n'avait vraiment été là pour m'écouter, mon père était présent mais toujours surchargé de boulot pour me donner une qualité de vie meilleure, même si cela signifiait perdre sa présence et son réconfort. Il me prit dans ses bras et resserra sa prise sur moi. Ma tête vint se loger sur son cœur que j'entendais battre calmement, dans un son régulier et vif. Au bout de quelques minutes et grâce à ce rythme je me calmai. Il me lâcha doucement, sûrement de peur que je reprenne mes hoquets et mes sanglots, que j'avais étouffé dans sa chemise, maintenant toute trempée.

- Désolé pour ça, dis-je entre deux souffles courts, mimant son vêtement.

- Hey ça va. C'est plutôt à moi de m'excuser, je me mêle de ce qui ne me regarde pas.

-J azz tu es quelqu'un de formidable, n'oublies jamais ça. Mon meilleur ami, lui révélai-je.

Je baissai les yeux, car encore une fois ma grande bouche parlait toute seule. Après quelques instants de silence, j'osai un regard vers lui et vis un magnifique sourire traverser son visage. De magnifiques fossettes se creusèrent et il en était que plus mignon.

- Dis, tu aimerais mieux aller manger et parler au lieu d'aller au cinéma ? Lui demandai-je, ayant plutôt envie d'être seule avec lui.

- Peu importe tant que je suis avec toi, répondit-il, tout en rougissant.

Il n'y avait pas que moi qui parlait avant de réfléchir. Je souris franchement cette fois, face à sa spontanéité. J'avais décidé de lui raconter un peu de mon passé. Je lui faisais confiance et savais que jamais il n'en parlerait.

- Tu as une préférence? L'interrogeai-je en tant qu'invité.

- Mexicain ? Proposa-t-il, mais pas très sûr de lui.

- Très bon choix ! Le rassurai-je, alors que je remettais le contact, et m'infiltrais dans le trafic du samedi soir. J'en connais un, tu m'en diras des nouvelles.

Le trajet se passa calmement, chacun un peu perdu dans ses pensées. On arriva trente minutes plus tard au Quadillas, le meilleur resto de bouffe mexicaine en ville et même du pays. C'était un jeune couple Sam et Emily qui était propriétaire de ce paradis sur terre. Dès qu'on entrait, une musique latine envahissait nos oreilles et les couleurs de rouge, vert et jaune, rendaient le tout agréable et chaleureux à regarder.

- Rosalie ma chérie ! Cela faisait bien trop longtemps que je ne t'avais pas vu, me salua Emily, enjouée et gonflée comme un ballon, quand elle nous vit quelques minutes après avoir franchi la porte. Elle attendait son deuxième enfant. Sam, viens voir qui est là ! Apostropha-t-elle son mari, avant de reprendre, en me jetant un regard coquin, tout en pointant Jazz du nez. Tu es en charmante compagnie à ce que je vois !

- Jazz, c'est Emily, l'heureuse future maman responsable de ce resto. Emily voici Jasper Witlock un nouvel arrivant et mon ami, les présentai-je, encore un peu rougissante dû au commentaire d'Emily, mais en accentuant bien sur le dernier mot, auquel un soupir de bonheur lui fit écho de la part de celui-ci.

Je savais qu'il avait du mal à imaginer que quelqu'un de son âge le considère comme un ami, mais j'essayais de lui rappeler le plus possible. Je voulais qu'il le comprenne vraiment. Ce fut pourquoi, je ne pris pas mal son soupir parce que je savais qu'il ressentait la même chose que moi.

- Enchantée mon beau ! Viens là dans les bras de tante Emily ! Lui dit-elle, en l'enlaçant autant qu'elle pouvait avec son ventre, tandis que lui rigolait mais était aussi rouge que les murs face à ce qu'elle venait de dire.

Entre-temps, Sam arriva et quand il me vit, me prit directement dans ses bras me faisant tournoyer.

- Ma poupée ! Comment tu vas ? Me demanda-t-il, après m'avoir reposé au sol.

- Bien Sam et toi ? Au fait félicitations pour le deuxième ! Répondis-je en rigolant de plus belle.

- Merci ! C'est une fille, dit-il le sourire aux lèvres, l'air rêveur.

- Et bah je sais déjà qu'elle sera gâtée, cette beauté ! Jacob n'est pas là ?

- Non il est chez ses grands-parents pour le week-end.

Jacob était leur premier fils, maintenant âgé de sept ans et c'était un grand gaillard joufflu et mignon pour son âge. Emily et Sam essayait depuis cinq ans d'avoir un autre enfant et enfin leur vœu se réalisait.

- Et qui est le jeune homme qui essaye de me voler ma femme ? Quémanda-t-il, d'une voix faussement énervée.

Face à ce commentaire, Jasper quitta le plus rapidement l'étreinte d'Emily qu'il n'avait pas lâché. Je supposais donc que cette dernière en avait profité pour mener sa petite enquête, ce qui pouvait expliquer la durée de leur embrassade. Elle était d'une curiosité débordante. Il commença à bégayer, mal à l'aise, et je décidai de le sortir de là.

- Sam, voici Jasper, mon nouvel ami du lycée. Jazz, c'est Sam, et comme tu l'as compris le mari protecteur d'Emily, fis-je, en essayant de cacher mon fou rire.

Finalement, il sortit quand même quand je vis qu'Emily était dans le même état que moi. Les deux hommes nous rejoignirent rapidement, et se serrèrent la main. Puis Sam repartit dans les cuisines, tandis qu'Emily nous plaça dans un endroit un peu reculé, comme je lui avais demandé. Si je devais me dévoiler, je ne voulais pas que tout le monde l'entende.

Quelques minutes, après elle revint avec un plateau, comprenant deux boissons colorées. Je la disputai gentiment lui disant qu'il fallait surtout qu'elle se repose, ayant des serveuses pour le faire. Vu son regard légèrement énervée, je me doutais que Sam lui répétait sûrement la même chose. Je me tus donc de suite, et lui fis un sourire éblouissant pour me faire pardonner.

C'était une boisson typiquement mexicaine, de la Bacanora, que j'adorais. Elle ne me demanda même pas ma commande, sachant que je prenais toujours la même chose. J'avais tout de même demandé à Jazz s'il était d'accord et il accepta disant qu'il adorait les faijitas.

On but nos cocktails tout en discutant de mes deux amis. Il voulait savoir comment je les avais rencontrés, et découvert cette place. Je répondis avec gaieté à ses questions, oubliant le temps d'un moment, ce que j'allais lui dire bientôt. Rapidement, nos plats arrivèrent, et on mangea dans un silence plutôt confortable. Puis, on parla un peu de nous. J'appris plusieurs choses sur lui et lui sur moi. Au moment du dessert, je pris une grande inspiration et commençai mon récit.

- Ma mère fut diagnostiquée cancéreuse quand j'avais deux ans. A cette âge là, je ne comprenais pas ce qui se passait. Pour être franche je ne m'en souviens pas. Ma mère combattait du mieux qu'elle pouvait son cancer du sein. Un an plus tard, on annonçait sa rémission. Ça a duré deux ans, deux ans de bonheur de joie de rire de ma mère et mon père plus amoureux que jamais, lui révélai-je, un sourire aux lèvres, qui s'effaça bien vite quand je repris mon récit. J'étais alors rendue à cinq ans quand elle a fait sa rechute. Notre monde s'est écroulé, même si cette partie reste flou. Je me souviens de ma mère plus souvent absente que présente et quand elle était là elle était dans un état second.

Je repris mon souffle. Mes larmes coulèrent librement sans honte sur mes joues. Jazz tenait mes mains au dessus de la table, me montrant son soutien. Je continuai alors mon récit.

- Elle a passé une demi année à l'hôpital. On a du lui faire l'ablation de son sein gauche. Pour ma mère s'était la fin, elle pensait que mon père ne la désirerait plus et qu'il ne l'aimerait plus autant. Bien sûr, il lui prouva le contraire prenant soin d'elle comme de sa vie. Elle remonta doucement la pente. Et puis un jour je revenais de l'école, je l'ai trouvé par terre une bouteille de médicaments dans une main, un bout de papier dans l'autre. Je voyais sur ses joues les larmes qu'elles avaient déversées. J'étais dévastée. Je n'ai ni parler, ni manger pendant près d'un mois. Après une semaine de mon manque de vie, mon père me fit hospitaliser ayant peur pour ma santé. J'ai su m'en remettre grâce à l'amour de mon père. Il me montrait chaque jour qu'il était là même s'il me manque toujours un morceau et qu'une partie de moi est morte ce jour là. Je vis parce que je lui dois ma vie et je veux qu'elle soit fière de moi. C'est pourquoi aussi que je veux devenir avocate pour poursuivre sa bataille pour les gens justes.

Tout était dit et je me sentais mieux. Il savait mes plus sombres secrets, et était là à mes côtés, toujours mes mains dans les siennes. Il me les caressait pour me montrer son réconfort. C'était vraiment un homme extraordinaire, et j'étais très heureuse qu'il soit mon ami. Je levai les yeux et croisai dans les siens, tout son soutien, et son amitié. Je l'en remerciai. Au bout de quelques minutes, je vis qu'il hésitait à parler. Je lui pressai la main, pour me poser cette question, dont je me doutais qu'elle était.

- Et qu'est-ce que disais ce mot, tu le sais ? Me demanda-t-il d'une petite voix.

- Oh oui j'ai fini par savoir. Il était écrit qu'elle nous aimait et qu'elle avait tout fait pour rester en vie mais qu'elle n'en pouvait plus. Elle se sentait laide et morte de l'intérieur. Elle m'a aussi dit de ne jamais baisser les bras de rester fière et droite... C'est peut-être pour ça que tout le monde me prend pour la reine des glaces mais franchement qu'est-ce que j'en ai à foutre ! Ceux qui me connaissent, savent qui je suis vraiment...

Il confirma mes dires de la tête, et le silence se réinstalle. C'était confortable. C'était rare que je parle de ça avec une personne autre que mon père ou ma psy, mais ça m'avait fait du bien. Je me sentais enfin en paix avec moi-même. Sentiment que je n'avais pas ressenti depuis tellement longtemps. Ce fut finalement Jazz qui le brisa.

- Merci Rose.

- Pourquoi me remercier ? C'est à moi de le faire. Tu m'as écouté, et soutenu, le coupai-je, avant qu'il me contredise.

- Non, enfin oui, j'étais là, mais c'était naturel pour moi. Mais toi, tu m'as fait confiance et pour moi ça veux tout dire. Ça veut dire que tu ne fais pas semblant d'être amie avec moi.

- Jamais ! Criai-je, presque outrée. Jazz je suis vraiment sincère et cette histoire tu es l'un des seuls à la savoir, lui révélai-je.

- T'inquiètes, je garderais le tout secret. Et je voulais aussi te dire que je suis CERTAIN que ta mère est fière de sa petite fille. Tu es merveilleuse, douée, gentille. Tu as un cœur en or Rose, me dit-il, avec tellement de conviction que j'en pleurais face à ses paroles réconfortantes.

- Merci Jazz, soufflai-je, émue.

Pour alléger l'atmosphère, il changea de sujet, et entreprit de me faire rire, me racontant quelques unes de ses mésaventures. Tout se passa dans la bonne humeur après ce moment émotif. Vraiment avec lui je me sentais bien. Il m'avait aidé, et soutenu aujourd'hui, je me promis de faire de même avec lui.

On se leva, et je me dirigeai vers Emily pour payer. Jazz voulut m'en empêcher, décrétant qu'une dame ne devait jamais payer au restaurant, mais je lui rétorquai que c'était lui mon invité. De plus, je préférai qu'il garde son argent durement gagné du café, pour autre chose. Emily et Sam nous saluèrent et nous demandèrent de repasser bientôt les voir, disant que ça leur ferait extrêmement plaisir. Arrivés, à la voiture, je n'avais pas vraiment envie de terminer notre soirée.

- Ca te dirait qu'on se balade près sur la plage ? Lui proposai-je.

- Avec joie mademoiselle, répondit Jazz faisant une pirouette et prenant ma main dans la sienne.

Je souris face à sa joie de ne pas finir notre sortie. Ma main bien au chaud dans la sienne, nous marchâmes pieds nus sur le bord de l'eau. On s'arrêta pour admirer la vision devant nous, l'océan à perte de vue et le coucher de soleil captivant et magnifique avec ses teintes dégradées de rose, mauve, orange, bleu et rouge. Demain s'annonçait beau et ensoleillé.

On prit place sur le sable encore chaud du peu de soleil qu'on eut droit aujourd'hui. Je posai ma tête sur son épaule et respirai l'odeur marin qui nous entourait. Je me retournai légèrement la tête pour voir Jazz un sourire en coin, les yeux fermés profitant simplement de la présence de l'autre. C'était ça mon paradis. Il était celui dont j'avais besoin et qui me complétait...

….

Et voilà ! Alors ? Vous avez apprécié ?

La petite bulle bleue en dessous vous fait de l'oeil, n'hésitez JAMAIS à aller la titiller…

Pour notre plus grand plaisir ! Imaginer que titiller la bulle c'est comme titiller Rob ou Ed… C'est votre choix… même Jackson ou Kellan... Alors faites péter la boite mail ! Nous ça nous donne envie d'écrire plus vite, d'en écrire plus et de poster plus vite aussi !

Sinon on pourrait devenir vraiment sadique et vilaine…. Bon je me tais, je crois que le message est passé !

Gros Bisous à vous toutes !

Delph&Caro (et Elo dans l'ombre…)