Chapitre IV
Le regard posé sur les débris à moitié calcinés, Ron se demandait s'ils avaient été laissés là. Il tourna la tête vers son ami qui semblait se poser pas mal de questions lui aussi. La main de Ron chercha celle de Gellert. Il vit le jeune homme esquisser un sourire quand il lui prit la main.
-Ron?
-Oui?
-La fois dans la chambre ne t'a pas satisfait complètement?
-Hein? Mais…
Grindelwald osa un sourire et entra dans les décombres. Il attendit que Ron le rejoigne. Le rouquin ne tarda pas à suivre, ils se mirent à chercher comme si leur vie en dépendait. Parfois, quand Gellert passait près du rouquin, il lui caressait les fesses ou l'embrassait dans la nuque. Le rouquin rougissait à chaque fois, jamais il n'aurait cru connaître un amour aussi fort que celui qu'il portait à Grindelwald. Soudainement, il entendit son amant et ami soulever une poutre. Il semblait persuadé que l'une des reliques s'y trouvait. Il délaissa le coin où il cherchait pour venir l'aider. Gellert se pencha pour regarder sous le sol:
-Ron, laisses ta poutre sur le sol et viens voir ça.
Weasley déposa doucement la poutre sur le sol et suivit le regard de son ami. Sur le sol couvert de suie, il voyait une bague. Intriqué, il la prit entre ses doigts. Cette bague, il l'avait déjà vu quelque part, malheureusement il ne se souvenait pas où. Il resta pensif tout en essayant de faire un lien. Dans sa mémoire, il revit l'image de Dumbledore avec un large sourire doucement peint sur le visage. Il cru l'entendre dire « Allez Ron, tu es si près du but. » Il se souvenait maintenant.
-C'est… C'est la bague que Dumbledore portait… C'est une relique?
-Tu parles du Dumbledore que tu as connu? dit-il pendant que Ron acquiesçait.
Gellert jeta un œil à la bague, il y voyait un trait droit et un triangle, mais pas de cercle. Il leva les yeux vers Ronald qui sourit à son tour:
-Je crois que le cercle, c'est la bague.
Grindelwald rendit le sourire de son ami et se mit à marcher pour sortir des décombres. Maintenant, ils devaient penser à la dernière relique. Gellert commença à réfléchir tout haut.
-Nous avons la baguette, le cercle, ce qu'il nous faut c'est la cape. Cependant, des capes il y en a partout…
-Attends! le coupa Ron, Harry, il a une cape, c'est la cape d'invisibilité que son père lui a donné. Je crois que ce pourrait être la dernière relique? Dans le compte, il disait que la cape le rendait invisible aux yeux de la mort.
-Je crois qu'on a une piste, il faudrait donc trouver les ancêtres de ton ami.
-C'est ça le problème, Harry n'a pas eut le temps de connaître son père, du coup, il n'a pas vraiment pu me parler de sa famille.
Il vit Gellert secouer la tête. Ron était triste aussi, pour une fois qu'ils avaient un indice immédiat. Il regarda son ami qui semblait réfléchir. Ils s'assoyaient sur un banc. Ron, la tête penchée vers le sol cherchait avidement une solution au problème. De son côté, Gellert avait les yeux rivé vers le ciel comme si une réponse allait en tomber.
-Je sais que ça n'a pas rapport avec notre problème, mais je me demandais si tu avais d'autre trucs dans le sac que ton amie t'a préparé.
-Hm, je n'ai pas vraiment eut le temps de regarder, on s'est fait attaqué par des mangemorts juste avant, je me suis donc engouffré dans la brèche en vitesse.
-Des mangemorts?
-Prends ça comme des laquais de service.
Ronald mit le sac sur le sol et commença à sortir divers items. Il avait des pansements, des livres de sortilèges, des livres sur des potions. Il soupira, Hermione savait qu'il était un peu tête en l'air et qu'il avait tendance à oublier. Il continua à chercher. Il se mit à tirer quelque chose qui semblait invisible.
-Tu sais que tu aurais fait un bon mime? laissa tomber Grindelwald en regarda Ron faire.
-Hé… mais c'est la cape d'Harry!
Les yeux de Gellert s'arrondir, il passa un petit moment à cacher sa main et à la sortir. Il n'avait pas dû en voir une souvent. Ron le laissa faire et se mit à réfléchir. Si c'était lui qui avait la cape d'invisibilité alors Voldemort n'avait pas toute les reliques.
-On s'est gouré. Il devait manquer une relique à Voldemort et nous comme on ne soupçonnait pas la cape d'Harry, on était certain qu'il les avait tous en sa possession. Ce qu'on peut être bête!
-Ne dis pas ça Ron, tu ne pouvais pas savoir. Maintenant qu'on a les trois, comment tu comptes faire pour provoquer une brèche temporelle?
-Je suis désolé, mais je ne suis pas assez callé dans la matière pour te répondre.
Grindelwald s'adossa comme il faut sur le banc et regarda Ron, il avait le regard dans le vide. Il l'entendit gémir:
-J'aurais dû demander à Hermione comment elle a fait…
-Il y a un principe, tu connais celui de « tout ce qui monte doit redescendre »?
-En quoi c'est supposé m'aider? soupira le rouquin.
-Bien, si tu es venu ici, il y a certainement une façon pour que tu retournes à ton époque…
Les derniers mots de Gellert semblaient rester coincés dans sa gorge. Le rouquin regarda son ami, il avait pâlit.
-Gellert?
-Non… murmura-t-il comme s'il était loin de Ron.
La réalité avait frappé de plein fouet le visage de Grindelwald. Si Ron retournait chez lui, il ne le verrait plus, il ne pourrait plus jamais l'embrasser. Il était amoureux de lui, il ne voulait pas en être séparé. Ron lui mit la main sur l'épaule:
-Tu vas bien, tu es pâle comme un linge là…
-Si tu retournes à ton époque, je ne te verrais plus.
Un ange passa, puis un deuxième, aucun des deux ne voulaient parler. Ron ne savait pas quoi dire pour réconforter Gellert. La vérité était là, il n'y avait pas de solution. Il était amplement conscient qu'il ne pouvait pas rester à cette époque. La situation peinait Ron aussi, il se leva du banc et fit quelque pas. Grindelwald se leva du banc à la suite de Ron pour l'agripper et l'embrasser fougueusement. La langue de Gellert cherchait avidement celle de Ron, elle ne mit pas de temps à trouver ce qu'elle cherchait. Le baiser était si passionné que les deux adolescents oublièrent ce qui se passait autour d'eux. Les passants les dévisageaient. Quand Gellert mit fin au baiser, les adolescents regardèrent autour d'eux. Les gens s'étaient arrêtés pour les regarder. Ils rougirent tout les deux. Ils partirent pour Godric's Hollow.
-Tu crois qu'on va trouver la brèche ici?
-Je ne sais pas comment on cherche une brèche Ron.
Le rouquin sortit les reliques et les posa sur la table de la chambre qu'il venait de louer pour une nuit. Il passa un long moment à les regarder sans pouvoir trouver ou faire quoique ce soit. Ils étaient revenu à Godric's Hollow, la ville où ils avaient trouvé la Baguette de Sureau. Grindelwald serra Ron contre son corps. Il se mit à couvrir de baiser le cou du rouquin avec ardeur. Il donnait envie à Ron. Ils se mirent à s'embrasser longuement. Leurs lèvres ne voulaient plus se quitter. Le rouquin avait la nette impression qu'il devait bientôt partir, il ne savait pas pourquoi ni comment, mais il savait tout simplement. Dans la poche de son jean, il savait que l'objet que Dumbledore lui avait offert semblait lui montrer la voie à suivre, comme à chaque fois. Les baisers de son amant devinrent de plus en plus pressant, le jeune rouquin avait beaucoup de difficulté à penser. La langue de Gellert dansait avec celle de Ron comme si elles l'avaient toujours fait. Le blondinet fit basculer son amant sous lui tout en continuant de l'embrasser tendrement. Les deux adolescents se laissaient aller sans que personne ne puisse les juger. Grindelwald détacha le jean de Ron pour s'occuper de l'entre-jambe du jeune homme. Il savait pertinemment que Ron avait un plaisir immense quand il le suçait. Le rouquin laissait échapper des petits gémissements adorables tout en caressant les cheveux de son amoureux. Il fit jouir Ron une première fois avant de couvrir son corps de baisers brûlants. Gellert écarta amoureusement les jambes de Ron pour le pénétrer tout en douceur, le rouquin se mit à frissonner de plaisir. Ils firent l'amour durant toute la nuit, Ronald avait comme plan d'épuiser son amant tout en le satisfaisant pour partir à contrecœur incognito. Il demanda plusieurs fois à Grindelwald de lui refaire l'amour.
-Tu es gourmant mon ange.
-Tu n'aimes pas?
-Comment pourrais-je ne pas aimer? commença le blondinet, tu me demandes de te faire l'amour encore et encore.
Weasley esquissa un sourire et embrassa son amant. Il s'endormit finalement lové dans les bras de Gellert. Il se réveilla tout doucement avant lui comme prévu. Il alla prendre une douche et prépara son sac pour partir. Il prit les reliques avec lui. Pendant un instant il le regarda, il n'avait pas envie de partir. Le rouquin se sentait si bien avec lui, il avait l'impression d'être au paradis. Comme un malheur n'arrive jamais seul, il devait quitter l'havre de paix que lui offrait son amant en plus de la vie incognito qu'il menait en ce moment pour aller faire face au Lord noir. Il soupira, décidément il ne serait jamais pleinement heureux. Le sac sur une épaule, il déposa un doux baiser sur les lèvres de son amant avant de lancer le sortilège qu'il regrettait déjà.
-« Oubliettes ». Adieux mon amour.
Il sortit de la chambre silencieusement sans rien laisser derrière lui. Il n'y avait plus aucune trace de sa présence. Il savait que c'était la meilleure chose à faire, il savait que s'il laissa Grindelwald avec sa mémoire le passé serait changé. Il ressentait comme un coup de couteau à travers son cœur, il sentait même le froid de la température du matin s'engouffrer dedans. Il marcha la tête baisser, le joues mouillées par ses larmes. Il pouvait se laisser aller. Une fois loin de tout, il cria à s'en rendre sourd tellement la douleur qu'il ressentait était forte. Il perdit connaissance. Quand il ouvrit les yeux, un visage était penché sur lui, il le reconnu tout de suite:
-Harry?
Le visage de son ami s'illumina:
-Tu as réussit Ron! Je savais que tu en étais capable!
Tout en se relevant lentement, Ron scrutait les visages des personnes présentes. Le visage de Ginny abordait un sourire, elle était contente de revoir son frère sain et sauf. Il n'eut pas le temps de voir celui d'Hermione, elle le serrait déjà contre elle. Fred et Georges eurent la même réaction que Ginny. Luna était dans lune comme à son habitude, mais elle semblait avoir un poids de moins sur les épaules. Molly, la mère de Ron serrait son fils dans ses bras. Malgré le fait que tout le monde était là, une partie de son âme, de son cœur était resté avec Grindelwald.
-On se bouge, il ne reste pas un minute à perdre. dit-il pour se changer les idées.
-Ron? Quelque chose ne va pas?
-Pourquoi tu dis ça, je suis en pleine forme, au fait Ginny, tu avais raison, merci.
-Mais de rien. fit-elle en se rappelant ce qu'elle lui avait dit. J'espère que tu as utilisé le sortilège nécessaire au moins.
-Ne t'en fais.
Ron donna à Harry les reliques pour le combat final. Ils savaient tous qu'Harry devrait combattre seul contre Voldemort et que les autres allaient se battre contre ses mangemorts. La perspective d'un combat contre un homme impitoyable n'enchantait pas le rouquin. Cependant, il n'aurait pas échangé son adversaire contre celui de son ami. La grande bataille s'amorçait finalement. Chacun connaissait son rôle, Hermione l'avait expliqué à tout le monde sans oublier le moindre détail. Ils avaient compris et savait aussi que certains d'entre eux ne reviendrait probablement pas. Ils avançaient lentement devant le Lord noir qui marchait aussi en leur direction. Le premier sortilège retentit et ce fut Ron qui fut projeter dans l'air. Il se releva péniblement, Bellatrix le regardait comme si elle savait que Ron était affaiblit par quelque chose. Tous fondirent sur leur adversaire en même temps. Le chaos régnait en maître absolu sur la bataille. Notre rouquin, qui n'était pas vraiment dans le bon état d'esprit pour combattre, essayait d'occupé Bellatrix pour ne pas qu'elle interfère dans le combat d'Harry, il devait la mettre hors d'état de nuire.
Sans savoir ce qui se passait réellement, la tristesse qu'il ressentait à la perte de son amant se transforma rapidement en colère noire et la jeta au nez de Lestange. Il ne combattait pas pour lui ni pour Harry, il combattait pour Grindelwald, son amour perdu. Une fois la démone hors d'était de nuire, il se rua sur le mangemort suivant pour aider sa sœur.
-Ron, va plutôt aider Neville, il se bat contre le serpent!
N'ayant pas le temps de répondre, il se mit à courir en direction de Neville. Le garçon rondelet avait bien compris que le serpent semblait être précieux aux yeux du Lord noir. Le rouquin chercha dans les différentes salles du repère de Voldemort à la recherche d'une trace de son ami ou du serpent. Il n'eut pas une grande difficulté à repérer son ami. Il se rangea à ses côtés:
-Besoin d'aide?
-Pas de refus. souligna Neville.
Le combat contre ce serpent aussi rusé qu'un être humain fut rude, mais il réussir à détruire le dernier Horcruxe. Les deux amis sourirent devant le travail accomplit, mais la bataille n'était pas terminé. Lorsqu'ils arrivèrent dehors, les autre mangemorts avaient été capturés. Hermione vint à leur rencontre.
-Dépêchez vous, nous avons un problème encore plus énorme.
-Quoi encore? dirent Ron et Neville à l'unisson.
-Voldemort c'est rendu dans le cimetière de Godric's Hollow.
-Pourquoi? demanda Ron, il veut faire chier Harry en lui montrant la tombe de ses parents?
-Pas exactement, il s'est rendu dans le coin des sorciers noirs pour les ramener à la vie grâce à la bague pour en faire un armé contre Harry.
-C'est vrai que ça sonne pire que le serpent. nota Neville.
Hermione les amena rapidement à destination. Ils purent voir la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Voldemort avait les yeux rivés vers le ciel et ricanait tout seul. Neville tourna sa tête vers Hermione pour l'interroger. Avant qu' puisse lui demander quoique ce soit, un brouillard se leva et des silhouettes apparurent.
-J'appelle tous les sorciers maléfiques qui sont décédés dans ce cimetière! Sortez et combattez à mes côtés!
-Non. tonna une voix grave et arrogante.
Le Lord noir grogna, il lança un sort à celui qui avait décidé de ne pas lui obéir. Le sort fit l'effet voulu et le mort se rangea du côté de Voldemort. Ron étouffa un juron, il venait de reconnaître le sorcier qui n'était nul autre que Grindelwald.
-Trembles Potter, trembles! J'ai redonné à mon armée leur physique d'antan, ils pourront combattre contre tes amis minables avec force qu'ils avaient à l'apogée de leur règne! ricana Voldemort.
Harry ne se laissa pas intimidé. Le pauvre Ron avec reconnu son ancien amant et ne voulait surtout pas le combattre. D'après son physique, il devait avoir au moins vingt-cinq ans, surement l'âge où les gens tremblaient devant lui. Il était encore plus séduisant que ce qu'il avait déjà vu. Le mage noir jeta un regard sur l'armée d'Harry. Il trouva le maillon faible sans grande difficulté. Il s'agissait au rouquin au pull vraiment moche qui portait un jean délavé.
-J'aime pas le sourire narquois du blondinet, ça ne me dit rien qui vaille, faites attention il a l'air dangereux.
-Je n'ai jamais vu ce type ni entendu parler de lui. avoua Harry tout en fixant le mage noir.
-C'est Grindelwald, commença Ron, celui contre qui s'est battu Dumbledore, il avait la baguette de Sureau il y a très longtemps.
Tous se turent, ils ne savaient comment ils pouvaient lui faire face, cet homme avait quand même donné du fil à retorde à Dumbledore lors de leur combat. Le vieux directeur n'était plus là pour les aider, il ne pouvait donc pas intervenir.
-Ron, commença Harry, j'aimerais que tu distraies notre mage noir.
-Pourquoi moi?
Harry ne répondit pas, Ron compris qu'il devrait faire face à ses démons intérieur même s'il ne voulait pas lui faire du mal. Malheureusement pour lui, Gellert ne se souvenait plus de Ron, le rouquin avait utilisé le sort nécessaire pour qu'il l'oublie. Il était surement sans pitié et n'hésiterait pas à le tuer. Il avala de travers sa salive. Il nageait en plein cauchemar.
