Chapitre V
Le chaos reprit de plus bel. Avant même que Ron se rende compte qu'il avait décidé de se sauver de Grindelwald, il était déjà entrain de fuir. Grindelwald sur ses talons, le rouquin paniquait. Il était effrayé à l'idée de devoir lui lancer un sortilège. Il redoubla d'effort pour regarder derrière lui durant sa course.
-Arrêtes de fuir! Tu n'as aucune chance de gagner. lui rappela Gellert.
Ron savait très bien que s'il tentait de faire un duel avec lui il serait foutu. Ce Grindelwald n'avait rien en commun à l'adolescent que Ron avait aimé. Il voyait devant lui un homme terrifiant capable de tuer n'importe qui. Il se demandait ce qui avait bien pu le faire changer autant. Il bifurqua sur sa droite pour tenter de semer son poursuivant. Le mage noir lança un sort qui blessa Ron à la jambe. Il tomba à plat ventre, quand il se retourna pour voir où était rendu Grindelwald, il était juste à côté de lui et pointait sa baguette au nez du rouquin. Ron se mit à trembler.
-Comment un maillon faible comme toi a pu devenir sorcier, réponds!
Le rouquin ne répondit pas, Grindelwald soupira et garda sa baguette en direction du visage de son opposant. Sans savoir pourquoi, Ron tira sur la manche de Gellert et fit tomber l'homme sur lui. Il l'embrassa. Confus, le mage noir s'écria:
-Par la barbe de Merlin, mais qu'est-ce que tu fais?
-Si je dois mourir, autant que ce soit dans tes bras. murmura Ron dans un souffle.
-Je n'aime pas les hommes, lâches-moi sangsue.
Le cœur de Ron se brisa encore une fois. Les paroles de Grindelwald étaient dures. Il assomma Ron et partit s'occuper des autres. Une fois dans les ténèbres le rouquin se mit à rêver des moments passés avec son ami et amant. Il regrettait amèrement d'avoir lancé le sortilège d'oubliettes. Soudainement, il se rappela qu'il était en plein combat contre l'armée de Voldemort. Il essaya de bouger, mais sans succès. Il se mit à paniquer, il se demandait si Grindelwald l'avait tué. Il essaya de gémir, mais aucun son ne sortit de ses lèvres. La seule chose qu'il lui restait à faire fut de pleurer. Il pouvait sentir les larmes lui monter aux yeux, sentir les larmes couler sur ses joues. L'instant dura longuement, il entendit ce qui semblait être des voix autour de lui, mais il ne distinguait pas ce qu'elles disaient. Il ne pouvait même pas dire si c'était un homme ou une femme. Ron ouvrit finalement les yeux, la première chose qu'il vit fut sa mère, elle semblait tellement inquiète.
-CHÉRI! Ron n'est pas mort! beugla-t-elle.
Ron sentit le regard de son père se poser sur lui. Tout était si confus dans son esprit, il avait du mal à se rappeler ce qui s'était passé.
-Ah Ron! On s'inquiétait pour toi. dit le père à son fils.
-Où est Harry? demanda Ron.
-Il a vaincu Voldemort, ne t'en fais pas, il va très bien.
-Il est avec Ginny. répondit Hermione qui venait d'entrer dans la pièce.
Le rouquin s'assit dans le lit et regarda tout le monde tour à tour. Sa mère avait quitté la pièce pour aller chercher quelque chose à manger à son fils. Le père était partit en laissant Hermione avec lui. Son regard se posa sur Grindelwald.
-M-mais il f-fait quoi ici l-lui? bégaya-t-il.
-Bien, il n'est pas fondamentalement mauvais, au lieu de te tuer, même sous l'emprise de Voldemort, il t'a simplement assommé. De plus, il doit rester ici jusqu'à ce que le Ministère de la Magie décide ce qu'ils vont faire de lui. Il vit Grindelwald lever les yeux vers le plafond et sortir de la pièce. Le regard de Ron le suivit, il entendit Hermione soupirer.
-Écoute Ron, ce type n'a rien de bien selon moi, oublies-le.
-Ne t'en mêle pas s'il te plaît.
Hermione finit par le laisser seul. Sa mère lui apporta une soupe, il la mangea sans ronchonner. Il n'avait pas le moral à se battre, son envie de vivre était partit comme les souvenirs de son ancien amant. Durant l'après midi, il marchait aux alentours de sa maison, il ne savait pas quoi faire. Il repensait aussi à quand il avait tenté de s'approcher d'Harry. Sa mère l'avait aussitôt mit à l'écart, car ils devaient parler d'adulte à adulte. Il ne voulait plus se mêler aux autres. Il s'assit dans l'herbe fraîche. Le rouquin avait de la difficulté à se faire à l'idée que tout était fini. Voldemort était enfin mort.
-Et dire que j'aurais pu mourir… murmura-t-il pour lui-même.
Il ferma les yeux et s'étendit sur le dos, il se fichait un peu de ce que sa mère, son père, Harry, Hermione, Fred, Georges, Bill, Ginny ainsi que tout les autres ayant participés à la grande bataille disaient sans lui. Il était un peu fâché d'être tenu à l'écart, mais il se dit que c'était peut-être mieux ainsi. Il sentit une présence familière.
-Grindelwald? demanda-t-il.
-Malgré tes airs niais, on pourrait quand même croire que tu as un cerveau.
-Pourquoi t'es si méchant que ça avec moi?
-Tu penses que cela m'a plu de me faire embrasser par un homme? commença Gellert.
-La ferme! Ne viens pas me faire croire que tu n'as jamais embrassé Dumbledore!
Gellert posa son regard sur Ron et resta silencieux pendant quelques minutes. Il se demandait sans doute comment le rouquin pouvait bien savoir. Voyant l'air du mage noir, il avala sa salive de travers et finit par se lever. Il enleva l'herbe sur son jean et lui dit:
-Oublies ce que je viens de dire.
-Ronald Weasley? laissa-t-il tomber, comme s'il tentait de deviner son nom.
-Quoi? répondit Ron agacé.
Gellert prit Ron dans ses bras, sans plus attendre, il prit en otage les lèvres du rouquin. Ron n'eut pas le temps de placer un seul mot qu'il sentait la langue de Grindelwald dans sa bouche.
-Mais qu'est-ce que tu fais? s'écria-t-il en repoussant le blondinet.
-Tu ne m'aimes plus Ron?
-De quoi tu parles? Heu… Attends! Depuis quand tu connais mon nom, je ne me souviens pas te l'avoir dit.
-Tu es amnésique ou quoi, tu le sais tout aussi bien que moi que je l'ai su à cause du Veritaserum.
Le rouquin figea de surprise à cause de la justesse des dires de Gellert. Il se mit à faire quelque pas en rond, il essayait de mettre ses idées en place. Son cœur battait rapidement, il entendait ses battements jusque dans ses oreilles. Il jeta un regard à Grindelwald qui se tenait toujours près de lui, il n'avait pas bougé. Le rouquin joua nerveusement dans ses cheveux, il tremblait. Il cherchait une explication logique à ce qui venait de se produire.
-Ron, tu penses sérieusement que ton sort d'oubliettes à fonctionné? Tu arrives à peine à lancer un Stupefix.
-C-comment tu sais que j'ai essayé?
Grindelwald s'approcha de Ron. Le rouquin était dos à Gellert. Le blondinet serra Ron contre lui. Il le sentit se crisper, mais les muscles de Ron se détendirent rapidement. Il déposa un baiser brûlant sur la nuque du jeune homme.
-Je croyais que tu ne me reconnaissais pas… murmura Ron.
-J'ai eut du mal à croire que c'était toi. Quand je me suis réveillé et que j'ai vu que tu étais déjà partit, je me suis lancé à ta recherche. J'ai cru que j'allais devenir fou sans toi. Quand je suis revenu d'entre les morts, tous mes souvenirs étaient confus. Quand Voldemort avait prit le contrôle sur mes actes, je ne savais pas ce que je faisais. Une fois que j'ai ressentit tes lèvres sur les miennes, tout s'est remis en place, je n'arrivais pas à croire que c'était toi. J'ai voulu te le dire, mais je ne pouvais pas à cause de son emprise. Il voulait que je te tue, j'ignore d'où j'ai tiré la force de t'assommer.
Ron écoutait attentivement ce que Grindelwald disait. Il n'arrivait pas à croire que son sort n'ait pas fonctionné. Il n'était pas capable de savoir s'il devait être soulagé ou complètement furieux. Il leva sa main et toucha du bout des doigts le dessus de la main de Gellert. La respiration du rouquin était saccadée.
-Quand ton ami Harry la tuer Voldemort, poursuivit Grindelwald, son emprise à prit fin. J'ai été chanceux de ne pas être tuer comme tout les autres. Quand tu t'es réveillé, j'étais furieux contre toi. Après quelque temps de réflexion, je me suis souvenu de ce que tu m'avais dit.
-Et qu'est-ce que je t'avais dit? osa demander Ron.
-Que tu ne venais pas de la même époque que moi et que c'était normal que tu aies disparu. affirma-t-il tout en enfouissant son visage dans le cou du rouquin.
Ron sentit contre sa peau les lèvres du mage noir. Il lui donnait d'autre baiser brûlant. Il était heureux à cet instant, mais une autre partie de lui était plutôt septique.
-Tu m'as vraiment cherché partout?
-J'ai cru que j'allais mourir vu que je ne te trouvais pas. J'ai demandé à tous les sorciers que je croisais s'ils t'avaient vu. Sous la rage, la colère, j'en ai même tué plus d'un.
Ron s'écarta rapidement de Grindelwald, il avait entendu parler des meurtres que le sorcier avait commis. Il le regarda d'un air effrayé:
-Tu ne cherchais pas les reliques?
-Bien sur que non, je savais que c'était toi qui les avais.
-Et l'affrontement entre Dumbledore et toi?
-Ça, c'était encore à propos de toi.
Ron sentit le monde s'écrouler autour de lui. Depuis très longtemps les gens disaient que Grindelwald avait tué au nom des reliques, tous prétendaient qu'il les cherchait. En fait, il le cherchait. Ron avait de la misère à le croire. Le combat entre Dumbledore et le Mage noir n'avait rien à voir aux reliques. Pour Ron, il était difficile d'admette qu'il était la cause de tout cela.
-Pourquoi tu m'as dit que tu n'aimais avoir été embrassé par un homme?
-Au début, je n'étais pas certain que ce soit toi.
Le rouquin regardait son amant comme s'il le voyait pour la première fois. Grindelwald était encore plus beau que la dernière fois qu'il l'avait vu. Il avait encore ses cheveux blonds aux épaules. Ses yeux bleus tentaient de percer au travers l'âme du rouquin. Il détourna nerveusement le regard. Il n'avait jamais été capable de soutenir le regard du sorcier.
-Ron… murmura le sorcier tout en s'approchant du rouquin.
Un hurlement retentit, Ron et Gellert tournèrent la tête en direction du bruit. Molly avait sa baguette dans la main et pointait Grindelwald:
-Ne t'avise pas de toucher à mon fils espèce de meurtrier!
-Et si je l'ai déjà touché? la provoqua Grindelwald avec arrogance.
Ron vit le visage de sa mère tourner au rouge cramoisi de colère. Même son père hésitait à l'approcher. Il n'avait jamais vu Gellert aussi provoquant et encore moins aussi arrogant. Il savait qu'il avait parfois cette langue de vipère.
-Mon fils n'est pas un homo! tonna-t-elle avec rage.
Grindelwald s'approcha de Ron qui n'osait pas dire un mot. La mère du rouquin protesta à le voir se rapprocher de son fils. Gellert baissa sa tête dans le cou de Ron, il lui murmura:
-Pars avec moi Ron.
-Quoi, depuis quand et où? demanda le rouquin d'un air affolé.
Il regarda vers l'endroit où Grindelwald avait posé son regard. Il vit que tout le monde les regardait. Harry semblait confus, Ginny n'affichait pas vraiment d'émotion. Fred et Georges jetaient des regards autour d'eux. Arthur tentait de calmer Molly, mais elle ne voulait rien entendre. Dans les yeux d'Hermione Ron y lu de l'incompréhension. Il se sentit comme une souris de laboratoire prise dans une cage. Il se mit à trembler.
-Ron? fit Gellert intriqué par le comportement de son amant.
-J'en peux plus… laissa tomber le rouquin en même temps qu'il s'écroula sur les genoux.
L'air affolé de Grindelwald calma un peu Molly. Elle regardait la scène. Harry pensait que Grindelwald venait de tuer Ron.
-RON? cria-t-il.
Il fit un pas devant lui et vit Ron se tourner vers Gellert. Il arrêta net son élan. Le rouquin agrippa la manche de chandail de Grindelwald et lui dit:
-Je t'aime, mais j'en peux plus, à chaque fois qu'on est ensemble il y a toujours quelque chose pour gâcher mon bonheur. Je sens que je vais craquer…
Avant même que Ron continue ce qu'il avait à dire, Grindelwald l'emmena dans la forêt loin de ceux qu'il connaissait.
-M-mais? lâcha-t-il.
Il vit son amant avec la douleur peinte sur le visage. Il s'approcha et regarda l'épaule de l'homme.
-Depuis quand tu es blessé?
-Je ne sais pas qui m'a lancer un sort, mais c'est le seul réflexe que j'ai eut.
Ron entraîna Gellert avec lui, il se dirigea vers le cours d'eau et il déchira un bout de sa chemise sous son pull. Il se mit à nettoyer la plaie, il n'en revenait pas, un de ses amis ou de sa famille venait de blesser celui qu'il aime. Une fois la plaie pansée, Ron se demandait bien ce qu'ils allaient faire.
-Bon, je résume, nous sommes dans la forêt, sans rien et le Ministère de la Magie doit surement te rechercher. J'espère que tu as un plan B.
Grindelwald se mit à rire en regarda Ron avec sa mine agacée.
-Désolé, ça me rappelle quand nous cherchions les reliques.
-Gellert… murmura Ron en sa tapant le front.
-Tu sais à quoi je pense en se moment? demanda-t-il.
-Qu'on est foutu?
-Non, à te faire l'amour sur le bord de l'eau.
-T-t-t-t-tu… T'es malade! On pourrait nous voir!
Il lu sur le visage de Grindelwald son excitation à cette idée. La panique commença à gagner Ron au fur et à mesure que Gellert se collait à lui. Il donna un baiser rapide au rouquin et commença lui enlever le jean. Ron tentait de repousser le blondinet en le suppliant de ne pas le faire ici.
-T'inquiète pas, je ne vais pas te le faire ici.
-Alors tu fais quoi?
Gellert sourit et commença à donner du plaisir à Ron. Le rouquin ne pouvait pas dire qu'il n'aimait pas, mais il jugeait le moment peu opportun pour ce genre de chose. Il se mordilla la lèvre inférieure. Il frissonna, le plaisir montait en lui de façon fulgurante. Il passait sa main dans les cheveux de son amant. Grindelwald était heureux d'avoir retrouvé son amant, il en profitait un peu à cet instant, car leur relation allait être plus difficile que jamais. Aux yeux des amis de Ron, il devait avoir prit en otage ou pire enlever l'adolescent. Grindelwald enracina son regard dans les yeux de son amant. Le rouquin avait rougit et détourné la tête.
-T'es adorable. avoua Grindelwald en souriant.
