Hey voilà un petit chapitre =)

Cela faisait pas mal de temps que je n'avais pas posté alors voilà.

Encore et toujours désolée pour les fautes de français.

Bisous

MorganeOf84


Chapitre 5 :

Me voilà devant cette porte le 12, square Grimmaurd. Je dois renter chez moi. Quelle ironie ! J'ose appeler cette sinistre maison chez moi. Pourtant dans cette maison se trouve tous les gens que j'aime sauf un. Et j'espère ne jamais le trouver ici. Que Merlin, Morgane, Dieu, Allah, Bouddha... enfin que tous les dieux, sorciers ou illustres inconnus soient avec moi. J'ouvre cette porte au moment où le soleil se couche. Et derrière cette porte que je ne souhaite pas avoir ouvert à cette instant, se trouve Harry, les cheveux digne d'un savant fou, les yeux explosés, les narines quelque peu dilatées et surtout son pied qui tape une cadence infernale. Ce qui est mauvais signe, mais alors très mauvais signe chez Harry. Je dépose calmement ma veste sur le porte-manteau. J'ôte doucement mes chaussures. Et puis je me plante devant lui, je suis un condamné devant son bourreau, un élève devant son directeur en ayant fait un grosse bêtise, je me plante devant lui en attendant cette sentence qui tarde à venir. Soudain je la sens brûlante sur ma joue, rapide comme un coup de fouet, si violente que ma tête tourne sur le coup. La douleur est superflue, je suis habituée à la douleur malheureusement. Je continue à le fixer une légère étincelle de défi brille dans mes yeux. J'attends la suite, j'attends la prochaine gifle mais rien ne vient juste ces bras autour de moi, sa tête dans le creux de mon cou et sa voix qui répète inlassablement : « Vivante, t'es vivante... ». Il le répète pendant un dizaine de minutes et je sens ces larmes qui coulent sur mon épaule. Je me décide à parler pour le tirer de cette léthargie.

« - Oui Harry je suis là, près de toi... Je suis désolée, si tu savais tellement désolée pour tout, pour Ron, pour mes parents, pour Dumbledore, pour Sirius et pour toi Harry. Je suis tellement désolée pour toi, pour ce qui te pèse sur les épaules, pour avoir le sort de l'humanité entre tes mains, pour cette prophétie. Si tu savais... Je m'en veux tellement, d'avoir essayée d'oublier Ron, d'avoir pris les souvenirs de mes parents et de t'avoir plus ou moins abandonné. Je te mérite pas, je mériterais d'être à la place de Ron, moi là-haut et lui ici... Si seulement tu pouvais savoir...

-Dis pas ça, c'est n'importe quoi, Ron préfère être là-haut et toi ici. Il t'aimait, nous aimait comme un fou, il était notre étincelle à tous les deux et pourtant il est plus là. C'est la vie malheureusement. On est en guerre, on a pas le temps pour pleurer les morts. Chaque chose dans son temps …dit-il d'une voix neutre contrastant avec la minute d'avant.

- Harry comment peux-tu tenir de telle propos ? Il n'y a pas de période pour pleurer un mort, même si on ne le pleure pas à l'extérieur, on le pleure de l'intérieur et là c'est pire et tu le sais , parce que là ce ne sont pas que nos yeux qui pleure mais tout notre être, tout ce qui fait de nous ce que nous somme qui pleure. Tu le sais très bien. Tu pleure encore la mort de tes parents à l'intérieur alors que ça fait plus de 23 ans. Comment peut-tu espérer que je pleure la mort de notre meilleur ami seulement dans un an, deux ans peut-être trois ans ? Hein comment peut-tu espérer que je puisse t'obéir à cet ordre complètement ridicule ?

- Hermione, je ne te dis pas que cela sera simple. Mais évitons de parler des morts, alors que ce sont pour les vivants que nous nous battons.

- Harry, je le regardais les larmes aux yeux, qu'a-t-on de différents d'eux ?

- Hermione, ils sont mauvais, ils tuent, torturent, abusent et violent des jeunes filles, des moldus, des enfants.

- Je te rappelle que nous aussi, nous torturons, nous tuons, nous abusons d'eux, femme, homme et j'ai même vu une fois un enfant se faire torturé dans nos sous-sol. Et tu sais ce que j'ai pensée hein tu veux savoir ? Dans ma tête, j'ai espéré qu'il meurt rapidement sans douleur aucune ou qu'il avoue tout. Il devait avoir 10 ans ce gosse. Et j'ai pas bougé et je suis restée quelques secondes puis j'ai continué mon chemin comme si je venais de dire bonjour à un ami. Je me dégoûte, t'as pas idée comme je me dégoûte. J'ai les mains pleines de sang et tout le monde trouve ça normal. Je n'arrive pas à me regarder dans un miroir sans avoir honte, sans voir les visages de ceux que j'ai tué. Je me sens sale. Tellement sale. Harry j'ai beau frotté mais mes mains sont toujours rouge, rouge comme le sang qui a coulé. Trop coulé Harry. Il faut en finir.

- Moi aussi je ressens ça. Moi aussi je veux en finir avec tout ça Hermione. Bientôt Hermione, je te jure que bientôt tu seras libre. On partira tous les deux, toi et moi. On partira pour oublier, juste oublier ces atrocités.

- Tu as pensé à Ginny, Harry ? Et puis tu vois moi je veux pas oublier, je veux juste que ça s'arrête, pas que l'on oublie, si on oublie ça recommencera encore et encore. Il faut se souvenir, toujours. Je monte me coucher. Je suis fatiguée Harry.

- Très bien monte. Il ne nous en reste qu'un à part le serpent. Un seul et c'est notre liberté. »

Oh Oui un horcruxe, un horcruxe et la plus grande bataille de l'histoire s'écrira.

Je me change met mon pyjama. Je m'installe dans mon lit et repense à cette conversation. La première vrai conversation depuis plus de six mois et elle se termine sur une dispute...

La guerre ne me réussit pas. Certains disent qu'avec le temps je ressemble à des beautés froides, des beautés sans vie. Moi qui étais pleine de joie, entendre des personnes me le dire me choque à chaque fois. Je me demande comment cette guerre a pu me changer autant.

Et je me dis que c'est seulement avec Drago que je suis heureuse juste heureuse. Avec Drago je ne suis jamais inquiète, nostalgique ou froide. Il est ma bouffée de chaleur dans ce monde froid, il est un aperçu du paradis quand je suis en enfer. Il est mon tout. Et malheureusement j'en suis amoureuse. Cela complique tellement de chose. Et ce soir, oui ce soir je pense à lui comme une femme amoureuse. Et ce soir, je sais que je ne ferais pas de cauchemar, non pas ce soir. Car après tout se soir est spécial, pour moi, pour lui, pour nous car il annonce un renouveau tant attendu et inespéré. Je m'endors sans verser une seule larme et pourtant j'ai le cœur déchiré en deux et mon âme qui crie et qui pleure pour ces gens disparus.

« Cueille dès maintenant les fleurs de la vie car la mort est si pressée que le frêle bouton qui s'ouvre aujourd'hui aura bientôt trépassé. » Walt Whitman


En espérant que cela vous aies plu =)