Bonne année à tous !
Merci pour toutes vos magnifiques reviews ! Courtes ou longues, elles nous ont vraiment touchées. Continuez à nous écrire, ça nous va vraiment droit au coeur ! On lit tout ce que vous nous envoyez et si parfois vous entendez des hurlements de joie dantesques, c'est nous ! XD
On s'excuse platement pour le retard : nous sommes de grosses procrastinatrices mais on a prit de l'avance et de bonnes résolutions ! ;)
On vous dit à très bientôt et a+ !
Elle ne se sentait plus la force de continuer. Disparaître, c'est mourir un peu... C'est tout comme. Alors...
Epuisée, elle laissa Morphée l'emporter, alors que les premiers éclairs de l'orage retentissaient dans la nuit.
Cela faisait maintenant quatorze jours qu'Hermione était à l'infirmerie et elle allait de mieux en mieux physiquement parlant. Mme Rottenapple prenait son travail particulièrement au sérieux, car sa patiente avait bien faillit y passer. Etant la seule et unique malade dans l'infirmerie déserte on pouvait dire qu'elle était l'objet d'une attention et d'un chouchoutement… Et bien comment dire… légèrement intensif… Un brin excessif peut-être ?
Les divers médicaments administrés avaient fait cicatriser les multiples os qui s'étaient cassés durant la chute de la petite, et les plaies de son dos étaient en bonne voie de guérison. Elle avait même, en infirmière dévouée dont le niveau n'était plus à prouver, réussi à guérir complètement les yeux de la jeune sorcière. C'est pourquoi Mme Rottenapple ne comprenait pas pourquoi sa patiente ne parlait pas, ne se renseignait pas auprès de l'infirmière – elle-même - sur son propre état, ni même pourquoi cette mignonne demoiselle passait des heures entières à regarder pas la fenêtre, comme plongée dans d'intenses réflexions et n'en sortait que pour soupirer. En désespoir de cause, elle en parla quelques jours plus tard à son voisin de table, le professeur de métamorphose. Mission : retirer le maléfice qui pesait sur sa patiente et qui l'empêchait de récupérer pleinement.
- Mfrtt…. S'étouffa dignement Dumbledore lorsqu'il entendit la requête de sa collègue. Mais… je ne me sens nullement qualifié pour ce genre d'opérations Rosmary ! Enfin, je veux dire, pourquoi ne pas avoir fait appel à Ursula ? Elle est professeur de défenses contre les forces du mal, elle doit savoir tout ça mieux que moi non ?
- Ôh s'il te plait Albus ne fais pas le simplet veux-tu ! Tu sais aussi bien que moi que tu en sais plus qu'elle sur tous les fronts ! Quoique chuchota-t-elle pour ne pas être entendue de l'intéressée, elle te dépasse peut-être sur le domaine… Des Mouches ! Fit-elle avec un grand sourire perfide. Ça colle bien avec sa tête.
- Ho ho ho, et encore, figure toi que j'en sais pas mal sur ce sujet ! Sourit Dumbledore. Enfin bref, la question n'est pas là. Qu'est-ce qui tu fais dire qu'elle est possédée ?
- Et bien commença la Rosmary en question, …. C'est assez difficile à dire, mais… je crois que quelque chose dans le corps de cette petite la force à repousser mes enchantements… Normalement, j'aurais dû venir à bout de ces blessures depuis longtemps déjà ! Mais là au contraire ça s'éternise et je ne vois plus aucun progrès depuis plusieurs jours… comme si elle refusait mes soins ! C'est forcément un maléfice n'est-ce pas ?
- Hé bien non, en fait ce ne sont pas exactement les sympt….Dunmbledore posa fourchette et couteau, et se tut quelques instants avant de reprendre son assurance. Mais oui bien sûr Rosmary ! Vous avez bien fait de m'appeler… fit-il d'une voix douce et chaleureuse. C'est très bien d'avoir fait appel à moi. On va la soigner et elle va aller mieux vous allez voir. Dites, à par moi au début, de qui a-t-elle reçu une visite lorsqu'elle était consciente ?
- Et bien et bien, fit l'infirmière embarrassée je ne sais plus trop … Ho quoi qu'elle n'en a pas eu beaucoup la pauvrette… Il y a eu Hagrid, qui vient régulièrement, et puis Dippet avec vous, mais elle n'était vraiment pas en état, elle vous avait à peine entrevu n'est-ce pas ?
Ho pour ça il s'en souvenait de sa première rencontre avec cette petite sorcière entrevu était à peine vrai et pourtant, pour l'avoir marqué elle l'avait marqué ! « Vous » elle avait dit… Ce n'était qu'un seul mot, mais il était resté gravé dans l'esprit du professeur. Un mot suffisamment vague pour ne pas être prit au sérieux compte tenu de l'état de la petite, mais toutefois précis et supposant une rencontre préalable avec l'intéressée. Ce qui n'avait pas eu lieu, Dumbledore en était certain. Il accorda à l'infirmière interloquée un regard malicieux par dessus ses lunettes en demi-lunes avant de poser sa serviette sur la table et de tourner les talons. Insensible devant le coucher de soleil recréé par le toit magique qui illuminait de milles jaunes différents la grande salle, il traversa le hall au pas de charge. Il fallait qu'il trouve les bonnes questions pour avoir des informations sans éveiller les soupçons.
Il arriva enfin à sa destination, et toqua à la porte de la maisonnette de son ancien élève. Un bruit déchirant de vaisselle qui tombe sans rien pour la retenir ainsi qu'une série de pas lourds se hâtant vers la porte en marchant sur les morceaux ladite vaisselle précéda l'ouverture de la porte.
- Professeur ! J'étais sûr que c'était vous ! Lança Hagrid, enthousiaste et cramoisi.
- Hagrid, je suis heureux de te revoir aussi fit Dumbledore en entrant par la porte immensément ouverte en signe de bienvenue. Il jeta un regard désespéré aux morceaux de vaisselle hachés menus gisants à terre et sortit sa baguette.
- Reparo…. souffla-t-il doucement, et d'un rapide coup de baguette, les différentes tasses miraculeusement reconstituées volèrent se ranger dans les emplacements prévus, exceptées deux qui se remplirent d'un liquide fumant embaumant le cacao. Hagrid s'affala dans un fauteuil, l'enfonçant plus encore qu'il n'était déjà et proposa le second à Dumbledore.
- Hagrid j'ai une petite question à te poser fit Dumbledore en effleurant des lèvres le chocolat chaud.
- Tout ce que vous voulez Professeur ! Que puis-je faire pour vous ? S'exclama l'intéressé en engloutissant d'une traite le liquide.
- Et bien… tu sais la jeune fille que tu as vaillamment sauvée des eaux des douves l'autre jour…Lui…Lui as tu parlé ?
- Euh… Oui s'empourpra Hagrid. Plusieurs fois. Il fallait pas professeur ? Je suis désolé… je ne savais pas !
- Je n'ai jamais dit que c'était mal Hagrid. J'aimerais simplement savoir de quoi vous avez parlé, si ce n'est pas indiscret bien sûr ! Fit-il avec un sourire moitié caché.
- Mais pas du tout Professeur, pas du tout, répéta Hagrid qui rougit encore plus, frisant la couleur du scrout à pétard. On a parlé de tout et de rien, de mes choux que je lui avais amenés, de l'infirmerie, de choses insignifiantes quoi…
- Ne t'ais-je donc pas apprit dans mes cours que rien n'est jamais insignifiant Hagrid ?
Le sourire de Dumbledore s'élargit tranquillement, révélant doucement ses dents blanches qui contrastèrent de façon flagrante avec la couleur des joues de l'élève. N'as tu pas remarqué ne serait-ce qu'un détail, quelque chose qui t'aurait fait réfléchir, qui sortait de l'ordinaire ?
- Euh… En fait… Euh…Non…Pour tout vous dire je l'ai trouvée très gentille Professeur. Oh, je ne l'ai pas vue longtemps parce qu'elle était assez sonnée mais…
- Sonnée ? S'étonna-t-il. Mais tu as commencé à aller la voir plus d'une semaine après l'avoir repêchée non ? Elle n'avait pas récupéré entre temps ?
- Et bien je ne sais pas… elle ne se souvenait plus de la date ni même de l'année… Elle était un peu… déboussolée je crois…
Dumbledore écarquilla légèrement les yeux, mais ne laissa rien paraître devant son ancien élève.
- Oui, je vois très bien Hagrid… Je comprends… Le choc sur la tête lui aura fait perdre la mémoire sûrement… Et bien, merci beaucoup pour le chocolat, je vais te laisser travailler maintenant fit Dumbledore en jetant un coup d'œil à une caisse qui remuait en fumant et poussait des cris plaintifs.
- Des pousses de mangrove dit le géant avec un regard de tendresse. C'est pour les 3èmes années en botanique dans 15 jours… Vous ne pouvez pas savoir le mal que j'ai eu à les trouver dans la Forêt Interdite !
- Ho je n'en doute pas… s'amusa Dumbledore.
Le Professeur revint au château et entra dans son bureau, pensif. Si jamais la jeune fille était bien ce qu'il pensait … Pourquoi était-elle là… ? Que faisait-elle ici ? Comment était-elle venue ? Quelqu'un l'avait-elle aidée ? Etait-elle seule ? Pourquoi ici ? Une foule de questions sans réponse l'assaillaient depuis le moment même où il avait entrevu la possibilité que la sorcière n'était pas de cette époque. Une seule et dernière solution s'imposait à lui : s'il voulait des informations, il allait devoir aller les chercher à leur source.
Sur le chemin de l'infirmerie, il se demanda s'il ne ferait pas mieux d'avertir le directeur de cette possibilité.
- Non… Rien n'est certain… Et puis il sera toujours temps de le faire plus tard… murmura Dumbledore pour lui-même, un sourire espiègle aux lèvres. Il n'avait jamais vraiment aimé Dippet, pourquoi commencer à se confier à lui aujourd'hui ?
Depuis 14 jours, Hermione était plongée dans les mêmes sombres pensées.
Au fur et à mesure de ses longues journées de récupération, Hermione s'enfonçait de plus en plus profondément dans ses pensées. Ses amis, tous ses amis…Morts. Ils avaient tous été tués, on avait volé leurs vies. Lord Voldemort avait commandé leur mort…Plus le temps passait et moins Hermione se sentait le courage de sortir du lit de l'infirmerie. S'il n'était ni agréable ni moelleux, il avait pourtant le sacré mérite de la cacher aux yeux du jeune Lord Voldemort qu'elle n'imaginait néanmoins pas moins puissant que son homologue du futur. Elle sombrait alors dans de longs moments de mélancolie et n'en sortait que de plus en plus rarement…
Lors d'un de ses rares moments de conscience, Hermione se dit que ça ne pouvait plus durer. Il fallait qu'elle en ait le cœur net. Il fallait qu'elle se confie à quelqu'un, qu'elle ait un allié dans ce monde, quitte à changer le futur. Son choix se porta instantanément sur…
