Rating: 18/ M / NC-17

Disclaimer: tous les personnages appartiennent à... une seconde, je ne trouve plus le générique... M... c'est quoi déjà ? Bon, en tout cas ils ne sont pas à moi (ça se saurait !)

Notes de moi: aïe aïe aïe !!! Je crains que la mention LEMON EXPLICITE ne soit à apposer sur ce chapitre. Tiens, c'est bizarre, j'entends surtout des cris de joie. Ce monde n'est donc rempli que de pervers ? lol

Ma lune: tu as raison ma belle. Don a bien des cachotteries à son frère dans le passé, mais bizarrement, j'ai préféré oublier ça.

ATTENTION !!!! Cette histoire comporte de l'inceste, avec LEMON yaoi à la clé. Après ça, moi je décline toute responsabilité.


« Vous avez eu beaucoup de chance.
Épuisé, Don essaya de ne pas flancher et regarda l'agent de police qui les avait ramené en ville, au commissariat. Aimable, il s'était occupé pour eux d'envoyer dépanneuse et voirie sur le lieu de leur accident.
Les heures de sommeil manquantes commençaient à se faire sentir, et l'agent du FBI avait de plus en plus de mal à rester alerte. Il se frotta les yeux et jeta un coup d'oeil aux affaires qu'ils avaient récupéré dans la voiture.
- Merci.
- Il y a eu pas mal d'accidents dans le comté cette nuit. Le temps a été horrible. Les arbres et les éoliennes ont pas mal souffert.
- Est-ce qu'il y a possibilité de louer une voiture dans le coin ?
- Bien sûr. Allez à la mairie. A quelques dizaines de mètres, il y a une agence de location.
- Merci encore.
- De rien. »
Le policier le salua et partit répondre au téléphone. Soudain inquiet, Charlie saisit le bras de son frère.
« Rassure-moi: tu n'as pas l'intention de reprendre la route maintenant ?
- Il vaudrait mieux, si on veut arriver à San Diego pour ce soir. A moins que tu ne préfères prendre le train, ajouta-t-il ironiquement.
- Hors de question. Tu ne prends pas le volant. Tu t'es vu ? Tu tiens à peine debout.
Don baissa la tête. Son cadet avait raison: il était beaucoup trop fatigué pour conduire. Passer outre cette fatigue serait dangereux, pour eux deux.
- Qu'est-ce que tu proposes ? Tu veux prendre le volant ?
- Tu parles. Je suis presque aussi épuisé que toi.
Il saisit son sac et celui de Don, avant de prendre son frère par le bras.
- Allez, viens. Il n'y a qu'une seule chose à faire: dormir. »

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Ils s'étaient trouvé un petit motel, propre, tranquille, dans le centre-ville. Un petit motel comme il y en avait des milliers aux États-Unis.
A peine entré, Don s'affala sur le large lit. Bien sûr, ce deux-places, il allait devoir le partager avec son frère, mais il était dans un tel état de fatigue qu'il n'y pensa pas plus que ça. Il fallut que Charlie l'interpelle pour l'empêcher de sombrer immédiatement dans le sommeil.
« Tu comptes dormir comme ça ?
- Quelle importance ?
- Quand tu sentiras les coutures de ton jean massacrer tes cuisses, tu comprendras.
Ramené à la réalité, Don plongea la main dans son sac de voyage, saisit un pantalon de sport et se changea. Après avoir enlevé son jean et sa chemise, il se glissa sous les draps et laissa retomber sa tête dans l'oreiller moelleux.
Quelques minutes plus tard, il entendit les draps se froisser. Son frère venait de le rejoindre. Charlie tira la couverture sur eux et se tassa de son côté. Don sentit cette distance qui s'était installée entre eux, autant physique que spirituelle, et malgré son envie de dormir, il voulut d'abord la réduire à néant, pour que tout fût bien clair, pour plus tard.
- Charlie ?
Son cadet se retourna et le regarda.
- Quoi ?
Don souleva son bras, qui semblait peser une tonne, et le tendit vers le jeune homme. Ce dernier comprit. Soulagé et reconnaissant, il vint se blottir contre son frère. Don l'entoura de ses bras, laissant reposer son dos contre son propre torse, et ferma les yeux.
- Don ? »
N'obtenant pas de réponse, Charlie se tordit le cou pour voir son aîné. Celui-ci dormait déjà, paisiblement. Un sourire sur les lèvres, le mathématicien reprit sa position initiale, ses mains sur celles de son frère, et cessa à son tour de lutter contre le sommeil.

Lorsque Don se réveilla, le soleil était déjà dans sa course descendante, sa lumière traversant à peine les persiennes. La première chose qu'il sentit fut la chaleur de l'oreiller contre sa joue. Puis il ouvrit les yeux.
Il reposait sur le ventre, sa main posée sur l'estomac de son frère qui s'était un peu éloigné. Sans faire le moindre geste, il contempla Charlie qui dormait toujours. Toujours aussi frileux, le jeune homme avait piqué presque toute la couverture et s'était enfoui dessous. Se retournant, le policier saisit sa montre sur la table de nuit: quatre heures de l'après-midi. Bon sang, ils étaient toujours aussi flemmards l'un que l'autre. Ils avaient dormi presque dix heures !
Aux mouvements de l'aîné, Charlie s'était réveillé lui aussi. Clignant des yeux, il s'étira puis se redressa, surpris de ne pas être dans sa chambre. Tout lui revint alors en mémoire. Son regard se porta alors sur son frère qui contemplait sa montre.
« Comment est-ce que tu fais pour avoir toujours aussi chaud ?
- Quoi ?
Don se souvint tout à coup qu'il dormait toujours torse nu. Il rit doucement.
- Je ne sais pas. Je dois avoir un thermostat interne très efficace.
- Veinard.
Charlie frotta ses mains froides l'une contre l'autre. Don le regarda faire, l'esprit soudain occupé par la mention de leurs températures respectives... et par toutes les références s'y rapportant.
Ce n'était pas qu'il avait eu le temps de réfléchir durant son sommeil, loin de là pourtant.
- Charlie, écoute.
Il sourit nerveusement puis se mordit les lèvres avant de continuer.
- Comment as-tu fait ? Comment es-tu passé outre... ?
- Les interdits ?
On aurait dit qu'il lisait dans ses pensées. Don acquiesça sans dire un mot.
- Comment est-ce que j'ai pu dépasser l'interdit de l'inceste ?
Son frère grimaça à ce mot. Le mathématicien se rapprocha et déposa un baiser soft sur ses lèvres.
- Le prononcer, c'est déjà oser en parler, c'est déjà mettre les règles à mal. Dis-le Don.
Il se transformait soudain en un étrange professeur. L'aîné des Epps ferma les yeux, tentant de vaincre ses tabous.
- Je ne peux.
- Dis-le, répéta-t-il.
- Inceste !
Le mot avait jailli hors de ses lèvres, presque provocateur. Son frère se souleva alors sur un coude et sourit.
- Tu n'as pas voulu me confier ton secret cette nuit. Maintenant je comprends lequel c'était.
Il glissa un doigt sur la blessure qu'avait laissé sa main sur les lèvres du policier.
- Je vais te dire l'un des miens.
Sa main pleine d'une nouvelle assurance, parcourut un instant les contours du torse de son frère.
- Il n'y a pas de miracles sous mon attitude. Je ne t'ai jamais oublié durant toutes ces années où tu étais loin de la maison. Quand j'ai vieilli, quand il a fallut mettre un mot, un mot précis sur ce que je ressentais pour toi, ça n'a pas été sans douleurs. Alors j'ai abordé les choses scientifiquement.
Malgré sa tension, Don sourit.
- Ce n'est pas un plaisanterie. Nous avons un département de psychologie, et un de sociologie, à l'université. Et j'y ai passé de longues, de très longues heures. »
« J'ai fais des recherches. Je cherchais à connaître davantage mon ennemi, cet interdit millénaire qu'on nous enseigne à tous lorsqu'on est gosses. Et j'ai découvert de nombreuses choses, des histoires qui m'ont renseigné.
- Lesquelles ?
- Sais-tu que dans de nombreuses civilisations, sans apporter de descendants, les mariages consanguins, fraternels même, étaient fréquents, comme en Égypte ou dans le monde romain ? Sais-tu que de nombreux frères et sœurs sont tombés amoureux sans se connaître, sans connaître leurs liens de parenté ? C'était uniquement lorsqu'ils le découvraient qu'ils ne pouvaient soudain plus se toucher. Si tout le monde restait dans l'ignorance, alors leur relation semblait naturelle.
- C'est la vérité ?
- C'est une norme, Don. C'est un interdit social, rien de plus. Je ne dis pas qu'il n'a pas ses raisons d'être, mais plutôt qu'il n'est pas immuable pour qui veut le braver. Je ne te dis pas non plus qu'on en souffrirait pas, mais par contre, aux yeux de la biologie, de la nature, nous ne sommes pas malveillants. L'étiquette « inceste pervers » n'est qu'un mot inventé par la société pour éviter trop de dérives.
Il réfléchit quelques instants.
- Bien sûr, c'était aussi sans doute un moyen d'assurer la perpétuité de l'espèce humaine en empêchant les relations fraternelles de se multiplier. Une méthode comme une autre pour limiter la consanguinité.
Perdu, abasourdi, Don se passa les mains sur le visage.
- Voilà. Voilà comment j'ai fait. Voilà mon secret. Regarde-moi Don. Ai-je l'air d'un pervers ? Suis-je un monstre ? Est-ce que dans la rue quelqu'un pourrait, rien qu'en me dévisageant, me taxer d'abomination vivante ? Je ne crois pas. Je suis passé outre les règles parce que ce ne sont que des humains qui les ont faites, et non pas je ne sais quelle entité divine ou quelle morale supérieure.
Son aîné le contempla tout à coup, interpellé par ses paroles, presque émerveillé par tant de courage. Et plus les secondes passaient, plus il se disait qu'il ne pourrait jamais se passer de ce puits de savoir qu'était Charlie, de ses boucles noires et de son visage d'ange. Et à ce moment-là, il était vraiment comme un ange, il apportait des réponses à toutes ses questions, invalidant ses craintes... On lui avait appris, lorsqu'il était tout petit, qu'aimer son frère comme on devait aimer une femme, c'était mal. Mais maintenant... C'était ce même frère qui venait lui dire que ce n'était pas mal, que ça arrivait, et que ce n'était pas pour autant qu'on devait se haïr ou se flageller. Don était quelqu'un d'intelligent; il n'eut aucune difficulté à faire la synthèse de ce que Charlie lui avait expliqué. Et une chose en ressortait.
Son frère l'aimait, vraiment, depuis des années.
A cette pensée, il étendit presque timidement les bras et vint repousser les boucles noires qui tombaient devant les yeux du mathématicien.
- Alors nous ne faisons rien de mal ?
- Aux yeux des Hommes, peut-être. Aux yeux de la vie, non.
Charlie décida de prendre les choses en main. Il se rapprocha et monta sur le corps de son frère. Ses deux mains posées près de son visage, il le regarda.
- Rien ni personne ne viendra te foudroyer sur place, Don.
- Tu me protégeras ? Demanda ce dernier en souriant.
- Je te protégerai. »
Et il se pencha pour l'embrasser.
Le baiser interdit ! Le baiser briseur de tabous ! Charlie prit doucement les lèvres de son frère entre les siennes, s'étendant sur lui. Leurs corps rentraient en contact pour la première fois et les mains de l'aîné prirent leurs marques, glissant d'abord dans les longs cheveux noirs.

Soudain, Don entrouvrit les lèvres pour mieux saisir celles de son frère. Et le jeune homme approfondit leur baiser, lui donna un ton plus passionné, sa langue partant à la découverte de la bouche de son compagnon. Il fit couler un feu brûlant dans ses veines, réveillant de vieilles sensations enfouies au plus profond de son cerveau. Charlie se souvint soudain d'une de ses anciennes compagnes qui travaillait sur les circuits cérébraux du plaisir. Accumbens ! Tout venait du noyau Accumbens ! Et il se promit de l'activer, de le faire vibrer, jusqu'à ce que Don en crie de plaisir.
Ses mains partirent à la découverte du torse qui se trouvait sous lui. Aucun vêtement ne lui barrait la route, et il sentit son frère qui avait la chair de poule sous ses caresses, lorsqu'il passait lentement le bout de ses doigts le long de son corps, sur sa taille, sur son ventre... Il était à chaque fois parcouru de violents frissons, accentués par le contact de la peau encore froide du mathématicien.
Charlie contrôlait tout, et cette situation lui plaisait. Il pouvait à loisir explorer le corps de son frère, si longtemps désiré. Au bout d'un moment, ses lèvres quittèrent sa bouche pour s'aventurer sur son cou, son épaule, ses pectoraux. Il le sentit s'arquer sous lui lorsqu'il posa sa bouche sur l'un de ses tétons et lécha l'appendice de chair. Et il décida alors de jouer avec ses sensations, de faire monter la pression, de le torturer lentement... Ses lèvres continuèrent leur chemin, toujours plus bas. Arrivé sur le ventre de son aîné, il embrassa ses abdominaux et écartait le haut de son pantalon, juste pour découvrir sa hanche, avant de venir tracer la forme de l'os qu'il sentait sous la peau, d'un côté, puis de l'autre.
Don n'en pouvait plus. Il était dans un monde totalement inconnu, et la nouveauté, le franchissement de l'interdit était déjà excitant en soi. Mais son frère... Bon sang, il le rendait totalement dingue ! Il n'en pouvait plus de sentir sa bouche sur son corps, sur sa peau hyper-réactive. La torture n'en finissait pas. Charlie semblait prendre un malin plaisir à faire monter son désir, encore et encore, comme pour voir jusqu'où il pouvait aller.
Soudain, le jeune homme cessa ses caresses et remonta vers son visage. Don le regarda, incompréhensif. Le cadet posa une main sur sa joue et sourit.
« Tu vois, rien ne nous arrive. Je t'aime, tu te laisses aimer... En sommes-nous morts pour autant ?
- Toi je ne sais pas, répondit Don dans un souffle, mais moi je vais y rester si tu continues comme ça.
Sa voix était rauque. Et effectivement, Charlie sentait contre lui ce désir qui s'emparait de toutes les fibres de son frère. La main de ce dernier parcourait maintenant le dos du jeune scientifique, glissant le long de sa colonne vertébrale avant d'oser, enfin, s'aventurer plus bas. Il ferma un instant les yeux pour profiter de cette caresse, avant de le regarder à nouveau, ses doigts jouant avec ses cheveux courts et décoiffés.
- Don ? Je ne te poserai qu'une question.
Son grand frère le contempla intensément. Il se pencha alors et murmura:
- J'ai envie de toi, depuis longtemps. J'ai envie de te sentir contre moi, me faisant l'amour. Toi, uniquement toi.
Son souffle brûlant contre son oreille... Don ferma les yeux. Il sentit son membre durcir à ces mots, et le peu de pensées raisonnables qui lui restaient furent brouillées pour ne plus laisser place qu'à une envie... La plus intense. Charlie se redressa.
- Veux-tu m'aimer, Don ? »
Ces yeux d'ange lui feraient toujours perdre la tête.
Pour toute réponse, Don le serra lentement entre ses bras, avant de le faire habilement basculer sous lui. Puis il le débarrassa de son tee-shirt avant de venir embrasser son torse mince recouvert d'une très légère toison brune. Priant pour que sa soudaine assurance ne le trahisse pas, il fit descendre sa langue sur la peau salée, entre ses côtes. En même temps, ses mains baissaient lentement le survêtement qui couvrait encore son corps. Don remonta ensuite vers le visage de son frère pour profiter encore de ses lèvres. Et alors qu'il lui donnait un profond et puissant baiser, sa main vint effleurer l'entrejambe de Charlie. Il le sentit se réchauffer brusquement entre ses bras tandis que ses doigts jouaient avec l'élastique de son sous-vêtement. Et lorsqu'il passa outre cette barrière de coton, son oreille attentive perçut les premiers gémissements de son cadet. C'était un son unique, qu'il n'avait plus entendu depuis plus de quinze ans; un son qui lui avait manqué.
Il sentit les muqueuses sous ses doigts, chaudes, gorgées de sang. Son frère avait grandi depuis leurs derniers jeux. Il était devenu un homme, dans toute sa splendeur, et Don en avait maintenant la preuve. Ses doigts caressèrent le sexe de son frère avec lenteur, sa langue repartit à la conquête de son cou. Le corps de Charlie s'arquait, encore et encore. Les yeux fermés, le jeune homme n'était plus que sensations. Soudain, lorsque son frère posa à nouveau ses lèvres sur les siennes, il les sentit trembler. Il rouvrit immédiatement les yeux et vit que son frère avait l'air bouleversé.
« Don ?
- Charlie... Qu'est-ce qu'on est en train de faire ?
Incrédule, le jeune scientifique contempla son aîné.
- Quelque chose ne va pas ?
- Je ne sais pas.
Charlie sentit son coeur faire un bond dans sa poitrine. Puis... Il observa soudain plus attentivement son frère, et son œil expert détecta quelque chose...
- Tu te fiches de moi, c'est ça !
Don ne put s'empêcher de sourire et même de rire.
- Tu es horrible.
- Je sais. Mais c'était tellement tentant !
- Tu as un sens de l'humour abominable !
Charlie saisit un oreiller pour l'abattre sur son frère, mais celui-ci reprit soudain ses caresses en même temps qu'il venait doucement embrasser son oreille, ce qui réduisit sa volonté à néant. Lorsqu'il fut certain d'avoir toute son attention, Don murmura:
- Je t'aime, Charlie. Je t'aime et j'ai envie de toi. »
Et dans un mouvement plus brutal, il enleva le dernier morceau de tissu qui recouvrait le corps de son frère.
Ses mains semblèrent soudain être partout; sur son dos, son torse, ses jambes, ses fesses. Le jeune homme sentait en même temps les doigts de son frère, de son amant maintenant, aller et venir sur son sexe, sans répit, avec une fièvre contagieuse. Avide de découvrir le corps de Don, en entier, il entreprit alors de le débarrasser de tout ce qui lui restait de vêtements. Et lorsque Don se retrouva nu contre lui, lorsque leurs sexes entrèrent en contact, alors il eut l'impression d'imploser. Son aîné sentait son envie grandir, grandir... Il ne voulait plus que Charlie. Mais une dernière crainte le freinait encore, et le jeune homme le perçut. Il savait quelle question c'était, parce qu'il se l'était lui-même parfois posé.
« Je ne suis pas en porcelaine, Don.
Son frère embrassa l'extrémité de son épaule en chuchotant:
- Aucun de nous ne doit souffrir, jamais.
Charlie sourit, repoussa légèrement son amant, et se pencha hors du lit pour attraper quelque chose dans son sac. Le policier s'étrangla de surprise en voyant ce qu'il tenait à la main, avant d'esquisser un sourire.
- Comment se fait-il que tu aies un tel truc avec toi ?
- Paraîtrai-je arrogant si je te dis que j'ai toujours espéré pouvoir en arriver là un jour ?
Il secoua la tête.
- Non. Mais tu veux que je te dise ? Je crois que tu as grandi, beaucoup plus que moi.
- Pourquoi ?
- Tu as le courage d'assumer tes désirs.
- Ah oui ? Et qu'est-ce que tu es en train de faire à ton avis ? »
Puis sans un mot de plus, il dévissa lentement le bouchon du petit tube avant de verser le gel froid sur ses doigts qui allèrent ensuite caresser le sexe de son frère. Don frémit à ce contact qui ressemblait presque à une douche écossaise. Lentement, il enduisit son membre; il voulait le faire lui-même, le sentir prêt, vibrant contre lui avant de vibrer en lui. Et tout à coup, il sentit un toucher froid contre ses fesses: son frère avait lui aussi pris un peu de ce gel glacé. Il le sentit qui le préparait, introduisant un doigt, puis deux, dans son intimité. Charlie n'avait jamais connu ce contact, et une légère douleur s'éveilla en lui avant qu'il n'arrive à se relaxer.
Soudain, Don l'embrassa une dernière fois avant de le faire basculer sur le côté et de passer derrière lui. Il le voulait ainsi, ni sous lui ni sur lui, mais contre lui, pour qu'ils ne puissent plus faire qu'un. Ses lèvres vinrent se poser sur sa nuque, sa mains vint caresser ses cuisses, et lentement, il le pénétra. Charlie ne put s'empêcher un instant de se crisper; mais l'endorphine fit son effet, et la souffrance s'effaça.
L'aîné ferma les yeux, profitant d'un instant de répit. Puis, naturellement, il entama de langoureux va-et-vient, laissant remonter peu à peu la pression. Charlie était là, contre lui, respirant, vivant, vibrant. Il était prisonnier de sa chair. Et alors que ses pensées se perdaient, il vint heurter la prostate de son amant dans un mouvement un peu plus brusque. « Don ! »
L'exclamation n'avait rien d'un cri de souffrance. C'était au contraire un long gémissement, qui se renouvela au fur et à mesure qu'il accélérait. Taquin, Don ne put s'empêcher d'embrasser passionnément son frère dans le cou et de laisser une marque rouge sur la peau claire. Puis sa main vint saisir celle du jeune homme pour l'amener à se poser sur son érection et à se caresser. Ses doigts posés sur les siens, il lui donnait le rythme. Piégé entre deux sources de sensations, Charlie était envahi par des vagues de plaisir successives et qui allaient crescendo. Puis tout à coup, il entendit le premier gémissement de Don. C'était un gémissement d'abandon, un cri qui ne signifiait qu'une chose: son aîné commençait à ne plus rien maîtriser... Et il voulut l'entendre encore, cette plainte hors de contrôle. Laissant Don continuer de le caresser, il posa sa main sur ses fesses, ondulant du bassin, amenant son frère à passer sa jambe sur les siennes pour qu'il l'enveloppe, pour qu'ils se rapprochent... Avant qu'un autre coup contre sa prostate ne lui arrache un nouveau cri.
Don se mouvait langoureusement, mais toujours plus profondément en lui. Il y avait une véritable patience amoureuse, un pur érotisme dans ses gestes. Déjà il sentait entre ses doigts les quelques gouttes qui perlaient du sexe de son cadet, et il les étala sur la chair brûlante avec son pouce. Puis lorsque la pression monta dans ses veines, il se mit à accélérer, sans violence. Les gémissements de Charlie se multiplièrent, ce qui le rendit plus fou encore. Et lorsqu'il entendit son frère crier son nom, lorsqu'il sentit le liquide chaud se déverser sur ses doigts, il eut la sensation d'imploser, ou d'exploser, il ne savait même plus... Quelle importance ? Il jouit comme jamais, crispé, envahi, les sens affolés. Il eut l'impression de se perdre hors de la réalité, pendant un long moment, et il ne reprit contact avec celle-ci que lorsque son frère se retourna et le prit dans ses bras.
« Eh ! Tu pleures ?
- C'est rien, c'est nerveux, fit-il en s'essuyant les yeux.
C'était la vérité. L'orgasme l'avait terrassé, jusqu'à lui arracher des larmes. Charlie caressa sa joue en souriant.
- Oserais-je supputer que tu ne regrettes rien ?
Incapable de parler, partagé entre peur et bonheur, la gorge nouée, Don hocha la tête. Le jeune homme l'attira contre lui et l'entoura de ses bras.
- Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Murmura-t-il pour lui-même.
Don entendit à peine la remarque de son frère, tout occupé qu'il était à réfléchir, les yeux fixés sur la lumière déclinante du jour. Puis brusquement, il prit une décision et se leva.
- On va à San Diego ! Fit-il d'un ton joyeux.
Puis il s'empara de son sac et disparut dans la salle de bains. Charlie en resta interloqué.
- Tu veux aller à San Diego... maintenant ?
- C'est bien demain que ton congrès commence, non ? Fit le policier depuis l'autre pièce.
- Oui mais... Conduire de nuit, jusqu'ici ça ne nous a pas trop réussi.
- Tout se passera bien... » Fut la seule chose qu'il parvînt à entendre avant que l'eau ne se mette à couler.

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Don conduisait, appliqué, les yeux fixés sur la route obscure.
Charlie contemplait la nuit, perdu dans ses pensées. De temps à autre il jetait un coup d'oeil à son frère, puis regardait à nouveau droit devant lui.
Fort de ses neuf heures de sommeil, l'aîné des Epps n'était pas fatigué et ne flanchait pas. Ces quelques heures passées à rouler l'avaient détendu. Maintenant ils allaient bientôt arriver à San Diego. Déjà les lueurs de la ville apparaissaient loin devant eux.
Il n'était que dix heures du soir. Ils auraient tout le temps d'arriver, de s'installer à l'hôtel, et son petit frère pourrait se reposer avant d'aller à l'ouverture du congrès qui avait lieu le lendemain matin.
« Don ?
La voix de Charlie interrompit le fil de ses pensées.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Qu'est-ce que tu vas faire pendant que je bosserai ?
- Cogiter.
- Tu ne vas pas faire que ça pendant trois jours ?
- Non. J'irai aussi prendre le soleil, manger des glaces et voir un ou deux ex-collègues.
Il regarda le jeune mathématicien.
- Charlie... Tu te doutes bien que si nous voulons continuer dans cette voie, il va nous falloir trouver un mode de fonctionnement, nous fixer des règles. Et puis... il y a un tas de choses auxquelles je... nous devrons nous préparer.
- J'ai jamais dit que ce serait facile.
- Je sais Charlie. Je ne te demande pas de faire toutes les réponses à ma place. De toute façon tu me connais: je suis trop fonceur pour abandonner à la première difficulté.
- C'est vrai.
Don posa sa main sur le genou de son frère.
- J'y arriverai petit frère. Pour toi, j'y arriverai. »


Voilà !! C'est mon petit cadeau de Noël à tous ceux qui me lisent. J'aurais pu le mettre en ligne après les vacances, mais j'ai pas voulu vous faire ça quand même.

Qu'avez-vous donc pensé de ce petit lemon ? Vos avis m'intéressent, car je ne vous cache pas que j'y ai passé pas mal de temps (faut dire que je ne peux bosser que le soir).

Pour la suite, je ne vous dis rien... Je suis encore en train de peaufiner tout ça...

A bientôt !!