Hello Me r'wala 8 D

Reviews anonymes:
Angel-last-night: C'est normal, c'est comme ça que je fait ^^ J'aurais aimé installer du suspens à la fin mais si j'avais dévoilé quelque chose, certains lecteurs seraient déjà partis alors que là, ils vont lire le second chapitre au moins 8D Néanmoins, j'apprécie beaucoup a review car tu m'a dit ce qui n'allait pas et ça me servira pour les prochains chapitres, merci.

chou05, giku, coco6-3-9-1: Merci pour vos reviews, en espérant vous revoir dans les revieweurs de ce chapitre!

Bonne lecture!


Vendredi 5 Novembre 2010, depuis le dernier chapitre le temps ne s'est pas amélioré d'un poil.

-Faut que je te parle. dit-il avec fatalité.

Gibbs acquiesça de la tête et se dirigea vers l'ascenseur mais Tony le rattrapa de sa main valide.

-J'ai besoin d'un peu d'espace.

Ils allèrent donc dans la salle de conférence et la fermèrent à clé avant de s'entretenir. Tony s'assit, épuisé. Gibbs l'imita.

L'italien croisa les doigts sur la table et soupira un bon coup avant de parler:

-Je me suis embarqué dans une salle affaire je crois.

-Explique-toi.

-D'abord, laisse moi parler jusqu'au bout avant de me faire des reproches où de me mettre une claque sur la tête.

-Ok.

-Promets-le.

-J'ai dit ok. dit-il en levant les mains en signe d'innocence.

-Bon... Il y à six mois j'ai accepté une mission sous couverture de la WaPD

-Quoi? Mais de quel droit? coupa Gibbs, furieux.

-Tu as promis...

-Continue mais tu vas en entendre parler.

-C'est un de mes anciens potes de Baltimore qui a été muté ici, Franck. Il m'a appelé parce qu'ils avaient besoin d'un membre d'une agence fédérale. En fait c'est pas tellement une couverture étant donné que j'y suis allé sous ma vraie identité.

Gibbs se retint de peu de piquer une violente colère contre cet abruti.

-La mission était simple, un gars, Eddie Morenzo, revend des informations des agences gouvernementales acquises après corruption d'un agent.

-Mais pourquoi le FBI ou la CIA ne s'en charge pas?

-La WaPD ne voulait pas que les agences fédérales soient au courant...

-Pour récolter les honneurs.

-Exactement. Et puis comme ce ne sont pas des informations pouvant faire tomber quelque brique du système, ils ne sont pas obligés d'en faire part. Mais un jour où l'autre, le FBI serait tombé dessus.

-Je vois... Et ton rôle était de jouer le flic corrompu?

Le ton accusateur de Gibbs fit flancher Tony un instant.

-Ouais... Écoute..., Vance était au courant et je n'ai vendu que des informations fausses, elles ont été créées juste pour l'enquête.

-Quel genre d'informations?

-Des dossiers de criminels, des failles...

-Qu'est-ce qui a merdé?

-Il y a une semaine et demie, j'ai fait une transaction, j'étais pas loin de savoir qui était "fantôme", l'acheteur principal de Morenzo. Lundi dernier j'ai reçu une lettre de menaces .

Tony se contorsionna pour sortir une enveloppe de sa poche de pantalon et la fit glisser sur la table jusqu'à Gibbs. Celui-ci se leva pour prendre une serviette, pour ne pas compromettre les empreintes présentes dessus lorsqu'il y vit des résidus de poudre noire. Tony esquissa un léger sourire.

-J'ai mon kit de petit chimiste chez moi, ne l'oublie pas. Il n'y a pas une seule empreinte, l'écrivain a dû porter des gants.

Gibbs ne répondit pas et se dirigea tout de même vers la cafetière à côté de laquelle les serviettes étaient disposées. Il en prit deux et revint pour lire la lettre.

-"Tes proches vont souffrir si tu retourne ta veste encore une fois." Je ne suis pas sûr de comprendre, ta couverture est grillée?

-Non. C'est juste que je voulais aller plus loin dans l'affaire alors j'ai commencé à faire mon fouineur et j'ai découvert le numéro du "fantôme". J'ai appelé une fois et je suis tombé directement sur le répondeur. J'ai appris plus tard à mes dépends qu'il éteignait son portable presque tout le temps et qu'il rappelait les numéros qu'il connaissait. Et... Je ne sais pas pourquoi, il m'a rappelé alors que je discutais avec le revendeur et... Je...

-Tony?

-Boss... J'ai fait une erreur de débutant. Quand j'ai vu le numéro, j'ai décroché mais j'ai pas pu m'empêcher, en parlant de fixer un rendez-vous, de zieuter vers Morenzo. Il a capté immédiatement...Déjà qu'il ne me faisait pas totalement confiance...

-Zieuter?

-Gibbs! Je jetais des coups d'œil dans sa direction toutes les trois secondes!

Gibbs soupira, s'adossa contre le dossier de son siège et, son coude sur la table, posa son menton sur son poing.

-Qu'est-ce que tu as fait ensuite?

Tony, un peu surpris du ton passif de son patron, répondit:

-J'ai fait comme si de rien n'était mais j'étais plus que persuadé qu'il avait compris. Dès que je suis sorti, j'ai couru me barricader chez moi, encore une erreur. Le lendemain j'ai reçu la lettre et je pensais plutôt à vous, à l'équipe. Et... et j'ai réalisé que...

Une boule se forma dans la gorge de l'agent sénior qui se mordit la lèvre inférieure pour ne pas pleurer. Gibbs, bouleversé par ce changement fulgurant d'humeur se redressa dans son siège.

-Hey Tony, qu'est-ce qui t'arrive?

-S'cuse... Attends, je... c'est rien t'inquiète.

Gibbs attendit que Tony se reprenne. Cela faisait déjà depuis quelques temps qu'il se demandait ce qu'il depuis que son subordonné lui avait raconté une partie de l'histoire, il s'inquiétait vraiment, sans le montrer, certes, mais il était inquiet. De plus, l'ancien marine pressentait que le pire était à venir. Et il n'avait pas tord.

-Je... Merde, je me sens con là.

-Continue, on verra ça plus tard.

-Donc j'ai réalisé que - les mots avaient toujours du mal à passer - lorsqu'il disait "tes proches", il ne pouvait pas savoir que j'étais aussi proche de mon équipe étant donné que je me suis un peu écarté de vous ces temps-ci...

-Tu l'as dit. grommela t-il amèrement.

-Pendant la mission je me suis rapproché d'une femme.

-Tu ne peux pas t'en empêcher!

-Gibbs... Laisse-moi finir. demanda t-il sur le ton de la supplication.

Il lui fit un geste pour que l'italien continue.

-On s'est rencontré une semaine après le début de la mission. Elle habite juste en face de chez Morenzo.
Elle est géniale, ça fait six mois maintenant qu'on est ensemble... Et... elle a un petit garçon de trois ans, Lee. C'est le gosse parfait, mignon, - il regardait dans le vide, d'un air penseur, avec un sourire - ... Tu sais, il m'a dit qu'il m'aimait beaucoup et qu'il voulait que je reste avec sa maman...

Une larme solitaire coula sur la joue de Tony, un rictus de dégoût se dessina sur son visage et il acheva sa phrase:

-Il les a fait kidnapper Gibbs.

Le chef d'équipe ne sut quoi dire. Tony ne lui laissa pas le temps de réfléchir et sortit de la poche révolver de son veston une photo faite au polaroid. Il la lança vers Gibbs. Elle fit la moitié du trajet en planant pour ensuite retomber doucement sur la table et glisser jusque son récepteur. Celui-ci la prit dans ses mains et découvrit une belle jeune femme de l'âge de Tony, les cheveux longs et châtains, des yeux gris et une peau blanche. La jeune femme, en position assise, avait sur ses genoux un petit garçon ne regardant pas l'objectif, pleurant toutes les larmes de son corps. Le petit était vêtu d'un tee-shirt orange clair et d'un jean. Gibbs regarda plus attentivement la photo. La mère aussi semblait pleurer mais pour une autre raison que la peur. En effet, en observant de plus près, Gibbs perçut un bleu et une coupure à la tempe de la jeune femme.
Tony dut comprendre ce que son patron avait vu car il interrompit sa contemplation:

-Il a osé la toucher! Je te jure Boss, si je lui mets la main dessus, il va regretter.

Il se leva et fit quelques pas, passant sa main valide dans les cheveux, tentant vainement de se calmer. A chaque fois qu'il pensait qu'il les avait tous les deux mis dans le pétrin, il avait envie de frapper quelque chose.

-Tony... tenta Gibbs.

-Non Boss! Si jamais il lui remet une baffe ou qu'il touche mon gamin je le tue et tu ne m'en empêcheras pas!

-Tony, calme-toi! cria t-il presque en se levant. Je te fais la promesse qu'on le retrouvera mais je ne te laisserais pas le tuer.

-Mais Gibbs, cet enfoiré...

Gibbs s'était rapproché et le coupa.

-Si jamais il touche le gamin, là, je te prendrais ton badge, et ta plaque et je te laisserais dix secondes. Pas une de plus. Après, ce sera à toi d'assumer les conséquences.

Le Boss posa sa main sur l'épaule valide de son agent et lui dit calmement:

-T'es au courant que t'as dit "mon gamin"?

Tony releva sa tête et regarda dans les yeux de son patron. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

-J'avais pas fait attention.

Après un petit silence, Gibbs retira sa main.

-Patron, comment ça va se passer? Je veux dire, est-ce que tu peux m'aider?

-Il n'a jamais été question de te laisser tomber Tony.

Ces mots, aussi simples fussent-ils, le réconforta. Il sentit une bouffée d'espoir mêlée à de la confiance envahir ses poumons.

-Par contre je peux plus retourner là-bas.

-T'as déjà essayé j'imagine? il désigna d'un coup de menton le bras de l'italien.

-Ouais... ça a été rapide au moins.

-A la fin de l'enquête, je te passerais un savon.

Tony tenta un sourire timide qui passa pour un merci.
Gibbs ramassa l'enveloppe et la photo et commença à s'en aller. Tony ne le suivant pas il se retourna et l'interrogea du regard.

-Je crois pas non plus que je sois prêt à retourner là-bas... avec les autres, ils ne vont pas très bien l'accepter, comme quand vous avez su pour Jeanne...

-S'ils ont quelque chose à dire, ils ne vont pas se gêner c'est sûr mais tu veux les retrouver oui ou non?

Tony se sentit idiot d'avoir réagit comme ça et rejoignit Gibbs, sur le pas de la porte, un air gêné peint sur le visage.


Wala, fin du second chapitre, j'espère ne pas perdre les trois quarts des lecteurs maintenant que la tournure de l'histoire est annoncée... *croise les doigts très très très fort*

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PS: C'est exceptionnel que je poste deux chapitres aussi rapprochés, en général, je met une semaine donc si le prochain ne vient pas dans le week-end ne vous inquiétez pas.

A+