Drabbles déjà publiés sur hp-100-mots, sur différents Black


Citron au miel

Marius avait tout d'un Black. Les cheveux bruns, les yeux gris, la peau pale, la stature et les traits fins. Il connaissait le protocole sur le bout des doigts, n'élevait jamais la vois et, du haut de ses dix ans, faisait preuve d'une intelligence peu commune.

Marius avait tout d'un Black, sauf les pouvoirs. Aucune magie dans cet enfant, juste la souffrance dans ses yeux et la déception dans ceux de ses parents.

Marius avait tout d'un Black, mais un Black ne pouvait être Cracmol. Il passa la main dans les cheveux bruns de Dorea avant d'être envoyé côté moldu.

Trois Chocolats

Arcturus se demandait, du haut de son cadre, ce qu'il y avait de mauvais dans les choix de ses filles. Toutes trois avaient donné naissance à des lignées de pourfendeurs de la magie noire, splendide amante. Le fils de Callidora était devenu Auror, et le jeune Frank suivait les traces de son père. L'aîné de Charis s'opposait radicalement aux Chevaliers Walpurgis, qui émergeaient sous la houlette du descendant de Serpentard. Quant aux enfants de sa puînée… Et bien, ces Weasley semblaient être seuls à tenir leurs promesses et Cedrella et son esprit de contestation leur avait donné beaucoup de rouquins.

Tarte à la fraise

Cassiopeia et Callidora avaient le même age, les mêmes centres d'intérêts. Elles étaient belles, à la fois semblables et différentes. Grandes, elles portaient des regards dissemblables sur le monde. Celui de Callidora était rieur, tandis que Cassiopeia souriait rarement. Les cheveux bruns de Callidora se parait de reflets blonds, tandis que ceux de sa cousine tiraient vers le roux. Cassiopeia jalousait d'ailleurs un peu la plus blonde des Black, toujours prête à jouer de son charme, entortillant une mèche de cheveux autour de ses doigt pour mieux entortiller les hommes. Callidora attrapa Harfang Londubat. Cassiopeia resta célibataire. Ceci expliquait cela.

Crêpes à la confiture

Pollux n'avait jamais eût de Castor. Son frère n'existait plus et il n'avait jamais été proche de ses sœurs. Il passait son temps avec son père, l'écoutant lui raconter l'histoire de chacun des artefacts magiques qui peuplaient son bureau, et leur lien avec leur famille.

Une fois lui-même père, il eut le désespoir de voir que ses deux fils rêvaient bien plus de voyages. Il se tourna alors vers Wallburga, sa seule fille, silencieuse et sérieuse. Elle devint vite sa favorite, et, comme son père avant lui, il eût le plaisir de se perdre dans l'histoire devant un auditeur attentif.

Gâteau des Anges

Charlus n'était pas particulièrement beau, mais il avait un charme certain. Ses cheveux décoiffés semblaient appeler les mains de Dorea. Et puis ce n'était pas seulement physique. Il lui parlait avec douceur mais respectait son intelligence, dont il était aussi fortement pourvu. Son ouverture d'esprit permettait à Dorea de découvrir de nouveaux horizons, d'expérimenter de nouvelles idées. Peu de temps après leur mariage, alors qu'elle se perdait encore à Godric's Hollow, il la fit entrer dans la cuisine où il lui montra un autre de ses talents. Son gâteau des Anges était délicieux. Dorea comprit alors qu'elle aimait son mari.

Cookie au piment

Charis soupira en regardant les flammes. Cet elfe de maison était un incapable qui ne savait même pas allumer un feu correct. Elle agita machinalement sa baguette pour réchauffer un peu la sieste avant d'appeler avec mécontentement l'elfe. Sa voix, rendue tenue et rauque par sa grippe, suffit à faire apparaître la créature. Caspar avait dû lui envoyer en espérant que le serviteur inutile rejoindrait les têtes de tante Elladora. Son fiancé serait très mécontent si ce n'était pas le cas. Une très bonne raison de ne pas le faire, pensa Charis en s'enfonçant une peu plus dans son lit.

Rose des vents

Cedrella finit de mettre les épingles qui retenait son chignon parfait. Son miroir lui renvoya quelques compliments choisis. Elle était prête pour sortir choisir de nouvelles plantes chez le botaniste. Son jardin de soins était en bonne voie. Elle ne laissait jamais les elfes s'en occuper et elle restait indifférente aux taches de terre qu'apportait sa passion. Callidora lui avait fait remarquer plusieurs fois son manque de tenue, mais elle s'était vue opposer un silence buté. Père et Mère avait accepté son étrange passion. Elle n'était que la deuxième fille de la branche cadette. Cela lui laissait plus de liberté.

Elle était belle et d'une grande intelligence, pourtant, malgré son goût étrange et son obstination. Une vraie Black dans son maintien, dans ses manières. Cedrella faisait pourtant abstraction des idées de sa famille quand sa passion était en jeu. Elle devenait alors indifférente au sang et aux idéaux de son interlocuteur. C'est ainsi que Septimus Weasley, propriétaire et vendeur de la nouvelle herboristerie du Chemin de Traverse, avait pu partager ses connaissances sur la botanique moldue avec elle. Discussions qui s'étaient transformées en autant de rendez-vous dans ce havre de paix qu'était la boutique. Pour le bonheur des deux botanistes.

Panier de cerises

Callidora fit tourner sa nouvelle robe en un éclat de rire. Charis frappait des mains et Cassiopeia, Cedrella et Dorea partageaient l'euphorie ambiante. Irma et la mère de la future mariée étaient plus calmes, mais un sourire courbait leurs lèvres. A la lumière du soleil, Callidora était encore plus belle qu'à la lueur des flammes de la cheminée. C'était sa journée, aujourd'hui. Un journée de joie, où le soleil était au rendez-vous dans le ciel sans nuage. Sur la coiffeuse de sa chambre de jeune fille, un panier de cerises à moitié vide, cadeau de son fiancé, côtoyait le bouquet.

Cheese-cake

Les Crabbe n'étaient pas très connus pour leur intelligence. Ni pour leur beauté. Irma arrivait à peu près à sortir son épingle de ce jeu. Son intelligence moyenne était compensé par sa discrétion et ses bonnes manières. Quant à son aspect, ses traits étaient trop épais et elle avait tendance à l'embonpoint, mais elle avait un belle bouche, petite et rouge, et des grands yeux de biches d'un joli gris. Pollux se tourna vers elle parce qu'ils se supportaient et devaient tout les deux se marier avant l'an prochain. Irma accepta sa demande avec indifférence. Lui ou un autre, franchement…

Crème à la vanille

Caspar Croupton haïssait le blanc. De son avis, tout sauf humble, comme disait Miss Charis, ce n'était pas une couleur. Sa fiancée, moqueuse, avait tendance à dire qu'il ne l'avait choisi qu'à cause de son nom, ce qui techniquement, n'était pas faux. Ce dégout d'une teinte n'était qu'un détail de son caractère mais Charis, dont toute la bonne société sorcière du Royaume-Uni connaissait le sens de l'humour pour en avoir été un jour victime, ne l'avait pourtant pas oublié.
Au point de briser certaines traditions et de faire s'agiter les mauvaises langues en préférant au blanc de rigueur une robe crème.

Jour de jeun

Il ne restait plus rien de Cedrella. Les étagères, qui auparavant croulaient sous les plantes en pot et les livres de botanique, étaient maintenant vides. Le lit était fait et un des nombreux elfe de la maison avait balayé et ciré minutieusement le parquet. Lysandra jeta un dernier coup d'œil à la chambre de sa deuxième fille avant de refermer la porte. Arcturus posa sa main sur son bras. Elle s'appuya contre lui, les lèvres serrées, des larmes pleins les yeux. Elle ne pleura pas. Cedrella avait fait son choix. Elle aussi. La Noble et très Ancienne Maison des Black.

Sorbet champagne

Wallburga était de ces femmes qu'on ne peut ignorer. Elle avait assez de charisme pour remplir le Manoir et les autres biens immobiliers Black, ce qui compensait son nez, peut-être un peu trop aquilin. De plus, les rares qui se laissait aller à l'énerver le payait. Cher. Orion n'avait pas voulu croire ses petits cousins, protégé, qu'il se pensait, pas son titre d'Héritier. Ils avaient pourtant tenté de l'empêcher de s'asseoir à côté de leur aînée au solstice d'hiver. En vain. Peu de temps après, sans savoir ce qu'il lui arrivait, Orion fut fiancé à Wallburga. Elle souriait. Orion frémit.