Chapitre 2 : Seconde approche : Draco.
Je ne sais pas pourquoi j'ai réagi ainsi… même en ce moment, seul dans le dortoir, je me remet en question…
Je suis dans mon lit totalement nu avec juste le fin drap me recouvrant jusqu'aux hanches. Mon chaton blanc se tient recroquevillé sur mon ventre tout plat et ne semble pas vouloir sortir de la. Il ronronne avec plaisir, je crois même qu'il s'est endormit !
Drake… c'est ainsi que je l'ai appelé… parce qu'il me fait penser à la pâleur du magnifique homme sur lequel je lorgne. C'est bizarre tout de même de me voir parler d'un homme « magnifique » autre que moi. Je ris avant de redevenir sombre… je ne sais pas pourquoi mais Draco m'attire. M'attire énormément… m'attire trop… bien trop…
C'est dangereux mais se serait mentir que de nier l'évidence… Cet homme est vraiment le plus beau que je n'aie jamais rencontré en ce bas monde. (Moi mis a part.) Mais vraiment trop con ! Je ne comprends pas pourquoi il refuse d'annoncer au monde qu'il est gay ! Franchement, en nos jours, ce n'est pas la mort ! Les homophobes sont restreint et puis si quelqu'un osait dire quelque chose il se retrouverait vite sur le carreau…
Enfin… ce n'est pas à moi de choisir pour les autres, il fait sa vie comme il l'entend. N'empêche que j'ai très envie de coucher avec lui et tout de suite !
- Harry ! Me fit sursauter la voix de mon best. Hermione va piquer une crise !
- Hein !
Le roux rentre dans la chambre et se place devant mon lit.
- Je peux ouvrir les rideaux où risquerais-je d'interrompre une passionnante discussion d'onomatopée !
Je ris et sans attendre la réponse il ouvre brusquement.
- Oh mon dieu, Harry !
- Quoi ? M'affolais-je. Quoi ?
- Tu es seul.
Je le regarde méchamment et lui balance mon coussin dans la tête qu'il rattrape facilement. Mon pauvre chat qui s'était fait secouer grogne avant de se réinstaller mais sur mon lit cette fois. Le roux ricane et me jette une pomme.
- Hermione va te tuer si tu ne viens pas immédiatement !
- Tu parles ! Elle m'a gavée comme une oie ce midi ! J'ai assez mangé pour au moins dix jours.
Je croque tout de même dans la pomme, mon fruit préféré. Elle est juteuse et savoureuse, j'adore !
- Arrête de te conduire en gamin et descend !
- Tu savais que je dirais non ! C'est pourquoi tu m'as apporté ça.
Je lui montre le fruit à moitié mangé puis je réfléchis.
- Draco est là ?
- Oui ! Il mange, comme tout le monde sauf toi !
- Oh me saoule pas ! Ok je descends !
Lui qui s'apprêtait à sortir, s'arrête sur le coup.
- Pardon ?
- Oui, oui je descends !
- T'es malade ? T'as un problème ? Tu veux qu'on en parle ?
Eh oui ! D'habitude je ne mange jamais le soir ! C'est parce que je suis trop feignant pour porter la fourchette à ma bouche.
- Non ça va, j'ai juste un blond à aller manger.
- Ah tu m'as fait peur ! On fait Malfoy… il est gay au moins ?
- Autant que toi, murmure-je, pour moi, avec un ricanement. Oui mais il ne veut pas que ça se sache alors tiens ta langue.
- Ok ! Ok !
Et il sort sans plus et moi je me lève et m'habille. Pfffuii… qu'il fait chaud cette saison ! Je serais bien tenter d'y aller en caleçon mais j'ai un blond à draguer et il serait tout sauf d'accord ! Alors, vêtu de mon jean fétiche et d'un débardeur noir je sors de la pièce. Juste au moment où je ferme la porte je vois un éclair blanc me passer entre les jambes. Drake m'a suivi et il semble qu'il voulait aller avec moi dans la Grand Salle :
- Non, chaton ! Toi tu vas là-bas !
Pas de réponses ! Qu'attendais-je de tout façon ? Il me regarde de ses grands yeux verts et entame la descente des escaliers. Je suis arrivé à la Grande Salle avec mon chat collé au basque et mon entrée fut plus que remarquée à cause de cela ! En plus d'être le dernier et bien sur de mon physique de rêve qui dépasserait Brad Pitt lui-même mais bon…
A ce que je vois, personne n'a son chat… Fais iech ! Le mien m'accompagne gracieusement auprès de mes amis qui ont continué à manger à la table des Serpentards au grand plaisir d'Albus Dumbledore le directeur de ce fichu centre !
Hermione était en train de discuter avec l'ami de Draco dont j'ai appris le nom : Blaise Zabini. Elle stoppa ses flots de paroles, dont je suis sur que certain avait déjà décroché à un moment donné, pour me regarder avec la bouche grande ouverte, sa fourchette lui servant maintenant plus à rien à cinq centimètre de celle-ci.
Je lui fais une grimace alors que Ron sourit. Je m'assois à la droite de Draco qui me toise. De suite, Hermione me sert comme une mère poule sous les regards ironiques et moqueurs des autres. S'ils savaient comme je m'en fous ! Les regards je les connais à peu près tous !
- Mange !
J'hoche et attrape une nouvelle pomme que je croque en la narguant.
- Tu vois je mange !
- Le régime pomme, ce n'est pas bon pour toi, coureur ! Il te faut aussi de la viande !
- Pfff…
Je consens à lui obéir plus par raison que par faim. Drake monte sur mes genoux d'un saut souple sur la barre puis sur mes genoux. Tout en mangeant je lui tends des petits bout de viande qu'il avale avec plaisir.
- Harry, me dit Ron, c'est un chaton ! Je pense plus que du lait ou…
- T'occupe ! J'élève mon chat comme je veux, ok ! Faut juste qu'il reste en vie pendant trois mois non !
Il se tait et son regard croise celui de Blaise. Tout à coup, je le vois rougir ce qui me fit froncer les sourcils… tiens, tiens, tiens ! Je remarque enfin que Draco me dévisage intensément sans même se soucier de ce qui se passe autour de lui et ancre mes yeux dans les siens.
- Oui ?
- Pourquoi tu ne manges pas ? Tu es malade ?
J'en ai marre que tous me demande si je suis malade ou non ! On dirait un attardé dans un asile où tous ici présents seraient les docteurs ! Comment ça, c'est de ma faute, je me fais trop remarqué ! Mais non mais non ! Je n'aime pas manger ! C'est trop commun ! C'est bon pour une personne commune… Moi je n'en suis pas une…
J'hausse les épaules une fois de plus.
- Je n'ai jamais eu gros appétit ! Comparé à Ron !
- Ha ! Ha ! Ha !
J'eus un sourire puis revint à Draco et mon sourire s'intensifia.
- Content de voir que je t'importe ne serait-ce qu'un peu !
- Je n'ai jamais sous-entendu le contraire.
J'aime son demi-sourire ! Il est trop mignon. Ça me donne envie de l'embrasser…
Putain ! J'ai envie de l'embrasser ! Comme ça. Sans plus ! Rien d'autre que l'envie de l'embrasser ! Oh la, la ! Qu'est-ce qui m'arrive ! Dès que je me le serais fait au moins une fois, je passerais à autre chose ! Enfin je crois…
Raaaahhh, je me prends trop la tête j'aime pas ça ! Il me faut absolument me vider l'esprit sinon je vais péter un câble. Je ne sais vraiment pas se que j'ai aujourd'hui.
Enfin bref, je me lève sans le regard des autres, comme d'hab' !
- J'ai besoin d'une cigarette. Bonne nuit tout le monde !
Juste avant de sortir j'entends mon Ron s'exclamer :
- Aujourd'hui est un jour à célébrer ! Harry a mit plus de trois fourchettée dans sa bouche en moins de cinq minutes !
Je me retourne et lui lance un clin d'œil.
- Essaye avec autre chose, Ron, j'te jure c'est vraiment, vraiment dur !
Et voilà toute la salle est remplie de gens tout rouge ! Hi, hi, hi ! Et d'autre bien sûr qui n'ont pas compris la vanne ! Pffff…
Je n'ai pas vraiment envie de rentrer tôt dans mon dortoir, ce soir. Je visiterais bien la forêt « interdite » ! Niark !
Je sors enfin de la salle… avec mon chat… Ouuiiiiiiinnn ! Putain de chat de m… Oh non ! Ne me regarde pas ainsi ! …
Ok, ok ! Je reviens dans ma chambre et prends un gilet. Je n'en ai pas vraiment besoin vu que la nuit est plus chaude mais au moins le chaton qui n'est pas plus grand que mes deux mains réunies peut s'installer dans la capuche. Je remonte mes manches jusqu'au coude et sort de la colo.
Il y a une toute petite brise qui m'accueille alors que je me dirige silencieusement dans le noir vers la forêt. Braver l'interdit et le danger, ça, ça m'excite. La plupart des choses qui m'est impossible ou inaccessible sont pour moi des réels défis et je me dois à chaque d'essayer de les relever !
Je m'arrête une minute et allume ma cigarette en la cachant de ma main. Attitude stupide, vu le vent ! Pfff ! Je replace le briquet dans ma poche et tire une taffe.
- Eh, Potter !
Je sursaute. Je ne l'ai pas entendu ce c… Pardon ! je me retourne doucement et tombe sur les deux lagons gris que j'espérais oublier cinq minutes !
- Tu fous quoi là ?
- Je peux te poser la même question ! Rétorque-je.
- Moi, je venais juste m'assurer que tu ne faisais pas trop de connerie !
Je ris.
- Tu mens très mal, mon chéri !
- Chéri ? Continu comme ça et tu…
- Je préférerais que tu ne finisses pas ta phrase s'il te plait. Ne t'imagine pas des choses, j'en veux juste à ton cul c'est tout !
Pourquoi j'ai l'impression de me rassurer en même temps ! Je crois que je l'ai blessé… Enfin la meilleure défense c'est l'attaque non ? Il faudra faire avec parce que malheureusement il m'attire un petit peu trop ! Et je n'aime pas ça !
Il s'approche soudainement de moi d'une démarche qui pourrait faire rougir mon chat. Son regard pourrait presque me déshabiller et lorsqu'il passa ses mains sur mon tee-shirt, mon corps réagit tout aussi bien.
- Tu as conscience qu'on pourrait nous voir. Tu sais moi je préfère dans un lit bien au chaud, quoiqu'il fait assez chaud ici mais…
Il me fait taire d'un seul de ses regards. J'ai l'impression de me retrouver dans Docteur Jeckil et Mister Hide ! C'est quoi ce bin's ! Où est passé mon blond ?
- Tu sais, me murmure-t-il, prédateur. D'habitude je ne suis pas du genre grand romantique, pas plus que le grand Prince, l'idole de mon lycée où tous me croient blanc comme neige. Je ne fais pas la bêtise de coucher avec ses gars-là !
- Pourquoi cela changerait avec moi ? C'est tout ce que je demande ! Une histoire sans lendemain !
- Tu en es sûr ?
Il se penche vers moi mais nos yeux ne se quittent pas d'une semelle. Il attrape alors mon menton et penche ma tête sur la gauche. Sa bouche se fraie un passage jusqu'à mon cou et sa langue et ses dents se mettent à jouer avec ma peau dorée. Je n'ai pas envie de le repousser et malgré moi mes yeux se plissent et je mords ma lèvre.
C'est la première fois depuis bien longtemps que je me laisse ainsi aller, c'est… bizarre.
Mais je suis totalement incapable de répliquer ou de lui rendre la pareille, piégé comme un rat dans ce déluge de sensation. Je pense qu'il a trouvé, en le faisant exprès ou non, mon point faible et ne s'en prive pas pour me faire perdre la tête !
Sa bouche remonte jusqu'à mon lobe qu'il suce brièvement avant de me parler d'une voix aussi chaude que la nuit et aussi sensuelle que son corps… MON corps ! que mon corps…
- Tu me veux n'est-ce pas… Alors en es-tu vraiment sûr !
Mes yeux se rouvrent doucement et je le défis.
- Oui.
- Tu mens très mal chéri ! Tes yeux sont aussi limpide qu'une cascade et me montre le contraire !
Il agresse mon oreille de son souffle brûlant tout en caressant mon ventre bien trop plat avec une douceur infinie. Je suis tombé dans la quatrième dimension. Comment peut-on être aussi prédateur et aussi doux en même temps ! J'ai bien raison, il y a deux personnes différentes dans le corps de ce blond !
Et soudain, tout s'arrête. Il recule de juste quelques centimètres. Juste assez pour que son corps légèrement penché sur le mien puisse arrêter de faire battre mon sang aussi fort.
- Je ne vais pas te le cacher, tu m'attires. Mais voila le topo : je suis un dominant, tu l'es aussi ! Et pour la première fois j'ai très envie de jouer. Les autres m'indifféraient tellement que je n'ai jamais demandé plus d'une nuit mais toi… c'est autre chose.
- C'est flatteur merci !
- Alors bonne chance !
- Hein ?
- Je te l'ai dit, je veux jouer !
Je plisse les yeux, ayant retrouvé tout mon état mental. Jouer ?
- Et si moi je ne veux pas ! Qui me dit que tu ne viendras pas toi le premier à moi ?
Bizarrement il rit. Ça lui va très bien d'ai… Chut ! J'ai rien dit !
- Tu le voudras ! Et tu viendras le chercher…
- Quoi donc ?
Pourquoi parle-t-il de lui même à la troisième personne ? Il effleure alors ses lèvres contre les miennes légèrement entrouvertes par la surprise sans les toucher réellement, puis recule cette fois d'un ou deux mètres.
- Tu viendras le chercher !
Il recule encore.
- Bonne nuit, Harry !
Et s'engouffre dans la nuit.
Quelques minutes passent, je ne le vois plus mais je sens encore la douceur de ses lèvres… de ses mains sur mon corps. J'hallucine ! C'était trop zarbi ! Je crois que je joue avec plus gros que moi ! Je n'aurais jamais vu les choses de ce sens là ! Il est vraiment doué.
Ses jeux de rôles sont tellement réels qu'on le croirait sur parole même s'il vous emmène tout droit en enfer pour vous vendre à Hadès lui-même ! Il fait les Sainte Nitouche dans les débuts puis dés qu'il en sait assez te laisse sur le carreau en seulement quelques mots.
En clair ! Je suis dans la merde ! Mais il y a bien une chose pour laquelle mon oncle m'adore, c'est ma combativité ! Et il est hors de question que mon beau blond s'en tire ainsi. Parce que si j'avais honte de quoique se soit je devrait me sentir humilié, non ?
Même si je n'ai pas ce sentiment, le fait que j'ai rougit en peu de temps et presque pour rien m'ennuie…
Je sens poindre une belle migraine ! Je crois que je vais aller me coucher !
- Aller, Drake ! On rentre !
C'est alors que je remarque que ma cigarette est à terre ! A quel moment l'ai-je perdu ? Je ne sais pas ! C'est peut-être lui qui me l'a retiré, il a l'air de détester la fumée ou l'odeur de la cigarette. J'en sors une autre et la fume tout en rentrant.
J'ai complètement oublié ma petite balade dans la forêt. Je m'en fous en vrai et en plus… j'ai une super érection qui jalouserait le plus fort des chevaux !
