Chapitre 12 : Rénovation.
- J'ai mal au crâne !
- Harry chéri, c'est la sixième fois que tu me le dis ! Murmure mon homme.
Je louche sur son menton. On est dans mon lit lui et moi, les torses collés et les jambes entremêlaient, aussi nu l'un comme l'autre. Je m'amuse à tracer de mes doigts un tourbillon imaginaire sur son ventre et m'alanguit de ses légers frissons de bienheureux. Il me prend soudainement les cheveux pour rejeter ma tête en arrière et m'embrasser langoureusement. Il embrasse comme un dieu, s'en est aphrodisiaque ! Je sens sa main glisser sur mes abdos, puis sur mes hanches. Elle glisse lentement, taquine, subtile. Je me sens me réveiller doucement sous ses caresses.
- Draco, on n'a pas du boulot ? Murmure-je en commençant à perdre légèrement l'esprit clair.
- Plus tard… me chuchote-t-il en m'embrassant encore. Beaucoup… beaucoup plus tard…
Il descendit ses lèvres sur mon cou, mon torse, mon ventre et bien plus bas. Et soudain on entra dans la chambre.
- Harry tu es là ?
Snif ! Pourquoi il faut toujours qu'on nous emmerde lorsque l'on est en pleine débauche de sentiments ! Je baisse les yeux vers Draco qui me fait un sourire plein de défi et qui n'arrête pas plus ce qu'il fait ! Il embrasse doucement mon érection puis le prend en bouche lentement mais avec délice me faisant perdre la raison.
- Harry ?
- O… oui ?
- Ah, tu es là ! Mais qu'est-ce que tu fiches on a besoin de toi au plus vite !
Un coup de langue bien placé me fait mettre la main sur ma bouche. Je sens le plaisir immense grimper plus vite qu'à l'ordinaire et ce sale petit connard d'amour le fait exprès. Je me mords les lèvres méchamment et articule difficilement :
- J'a… arrive d-dans d-dix minutes !
- Ok mais… Harry ça va ?
Nom de Dieu, mais il va partir oui !
- Oui t'inquiètes…
Ouf, sans bégayer !
- Bien, alors à toute !
Je ne peux lui répondre ! Enfin il sort de la pièce et nous nous retrouvant de nouveau seul. Mes yeux se ferment alors que je jouis dans la bouche de mon amant en poussant un cri rauque. Celui-ci ricane en s'essuyant la bouche et en remontant vers moi.
- C'est pour la fois dans la voiture, me susurre-t-il à mon oreille.
- Idiot, murmure-je en l'embrassant brièvement. J'ai encore plus mal à la tête maintenant !
Je me lève et sort du lit, direction la douche.
- Eh ! Tu me laisses comme ça ?
- Tu t'y es mit tout seul, tu te débrouilles ! Qu'est-ce que j'aimerais une cigarette, ajoute-je en chuchotant.
Draco me pousse soudainement contre le mur glacé. Son regard est électrique et légèrement amusé. A quel moment il a bougé ?
- Tu as un Malfoy nu dans ton lit et près à assouvir le moindre de tes fantasmes les plus hard soient-ils et toi tu penses encore à une cigarette ?
Il presse son corps pâle et si bien fait contre le mien alors que je m'enflamme.
- Jaloux ? Demande-je en passant mes bras autour de son cou et en l'embrassant doucement.
- Très !
Il passe sa main sur mes magnifiques fesses en fermant la porte de la salle de bain derrière nous.
- Bon alors… Dans vingt minutes, fais-je avant de retomber dans ce lac de gémissements et de soupirs…
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- Ah enfin vous voila ! fit Ron. Ben alors que faisiez vous ?
- Euh…
Je me gratte l'arrière de la tête alors que Draco rit. Blaise se penche vers Ron, les bras chargés de condiment qui ont l'air plus délicieux les uns que les autres. Oui J'ai reprit l'appétit, et ça grâce principalement à Draco.
- Ça tu vois, c'est la question à ne pas poser lorsque l'on connaît à moitié la réponse !
Ron rougit puis se reprit en posant devant nos yeux, à mon amant et à moi, un catalogue de gâteau plus somptueux que jamais. Nous étions dans la cuisine où de nombreux Poufsouffle et d'autres élèves étaient venus aider.
- Si nous comptons tout ce qu'il y a à faire nous serons prêt dans une semaine. Mais il me reste une chose à voir c'est le gâteau de mariage.
Draco tourna quelques pages quand soudain il s'arrête net.
- Celui-là !
- Pardon ? Mais… il est…
- … compliqué ? Oui mais je le veux ! Pas vrai, chéri ?
Je le regarde. Il est blanc, en cinq étage, fait de vanille, de chocolat blanc, et de framboise. Celle-ci décore le haut avec beaucoup de beauté. Et à moi aussi il finit par me plaire…
- Oui ! Celui-ci est parfait ! Nous le prenons !
- Bon alors, ça feras huit mille trois cent cinquan…
- Ron…
Blaise lui vole un baiser en riant puis lui dit :
- Allez au travail !
Je ne comprends pas comment le grand, l'athlète, le magnifique Ron Weasley, peut ainsi dépraver sa réputation pour malaxer quelques pâtes ! Mais en le regardant bien, il semblerait vraiment qu'il aime faire ça !
- Allez Harry viens nous devons continuer de faire le tour.
J'hoche la tête et prends la main qu'il me tend. Pendant que l'on marche, je le regarde longuement puis lui demande :
- Comment ça c'est passé ? Avec ton père je veux dire… Tu ne m'en as pas parlé.
- Eh bien…
Il tourne son visage vers moi et me sourit.
- Je pense que tu avais raison. Je te dois le plus grand merci.
- Ma seule récompense c'est de t'avoir à mes côtés, lui dis-je.
Il me sourit et m'embrasse. Nous marchons encore alors que je me penche de nouveau vers lui.
- Et… c'est tout ?
Il me fait un sourire espiègle et j'hoche négativement la tête.
- C'est bon je ne t'en demande pas plus.
J'eus droit à un sourire de remerciement.
- Je le saurais bien tôt ou tard.
Puis un soupire. Je ris légèrement. Je ne veux pas l'enquiquiner avec ça, c'est son père donc c'est lui qui voit. Mais c'est vrai que je suis un tantinet curieux. Bien sur vu l'air joyeux qu'il avait, il y a deux jours, lorsqu'il est revenu et surtout la nuit d'hier et ce matin, je ne peux qu'en conclure que cela c'est bien passé. Mais je préfèrerais m'en assurer…
On arrive dans la Grande salle. Celle-ci a été débarrassée de ses quatre grandes tables du milieu pour les mettre au fond, elles serviront de table de buffet pour cette prochainement salle de danse. Le mariage sera dehors. Par ce temps, il vaut mieux en profiter.
Hermione et Pansy s'approche alors de nous, roucoulante.
- Ça avance super bien ! Tout le monde veut participer c'est génial !
- Nous aurons fais d'une pierre deux coups… s'exclame Hermione.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Je demande.
- Eh bien, ton mariage aide à la réunification des quatre lycées ! Ce n'est plus les Poufsouffles, les Serpentards, les Gryffondors, et les Serdaigles, mais de jeunes lycéens qui s'éclatent à préparer un mariage.
C'est vrai que lorsque Dumbledore avait annoncé notre projet, tout le monde s'était exclamé, attendant le début avec un enthousiasme mal contenu ! Et là, chaque pièce était réaménageait par deux ou trois élèves pleins de joies et de gaieté. C'est comme dans un rêve, je n'aurais jamais imaginé que tout le monde si mettrais réellement.
Mais si on regarde bien, les Poufsouffles font ça pour montrer qu'ils valent mieux qu'on le prétend, les Serdaigles pour prouver qu'ils plus qu'intelligent, les Gryffondors, que ce sont les plus chtarbés ! Oui parce que foutre une statue du monstre de Loch Ness en arrière plan près du lac… C'est peut-être, un peu osé… Et bien sûr les Serpentard, qu'ils sont les plus filous et que quand bien même il fut gay, ils sont tout autant attaché à leur Prince !
Mais que voulez vous, on ne les changera sûrement jamais !
- Allez venez, on va vous montrer…
- Nous pensons être prête d'en une semaine, nous dit Pansy.
- Parfait, s'exclame mon homme, cela coïncidera avec Ron et Blaise.
- Et, d'après mes calculs…
- Hermione…, soupire-je.
Elle me lance un regard froid.
- D'après mes calculs, répète-t-elle, avec ton anniversaire.
Je réfléchit deux secondes puis écarquille les yeux.
- Ah oui !
Draco me fait un sourire plein de dent…
- Parfait nous le fêterons en même temps !
J'hausse les épaules.
- Si vous voulez ! Cela ne me dérangera pas !
Nous arrivons dehors et je m'extasie.
- Nom… de… dieu…
C'est tout simplement magnifique… Pas fini certes mais magnifique ! Quatre longues colonnes blanches magnifiquement ornées de deux serpents chacun, un voile en dentelle, superposée sur elles, décore le tout le plus joliment possible ! Trois personnes est en train de monter un piédestal où le prêtre nous mariera, deux autres déroulent un tapis beige à terre et d'autre encore installe des bancs amenés du grand camion à l'entrée. Toutes les affaires pour rénover ce château venaient de là, expressément acheter par Lucius Malfoy. Un énorme camion ! Mais vraiment énorme !
- Bien sur, ce n'est pas encore fini, mais…
- C'est magnifique !
Hermione et Pansy rient.
- Il manque pas mal de chose, les fleurs seront amenées la veille de la cérémonie, les guirlandes deux jours avant…
- Les guirlandes ?
- Oui, des guirlandes de grosses boules de lumières.
- Des lumières… mais pourquoi faire ?
- Ah, ah !
Je ris… Que de secret ! Pourtant la cérémonie devait se passer le matin !
- Je…
- Harry !
Je me retourne vers Seamus qui arrive en courant.
- Quoi ?
- Tiens c'est pour toi, je l'ai trouvé.
Je prends l'enveloppe qu'il me tend en écarquillant les yeux.
- Qui ?
Seamus hausse les épaules et je me penche vers elle. Il y a écrit pour Harry dessus en noir,
- Oups ! Chéri j'ai oublié quelque chose dans notre chambre, je reviens.
- Hum…
Alors qu'il part en courant je m'éloigne légèrement de tous et ouvre la lettre. Il s'agit d'un mini poème écrit par ordinateur en noir et il dit :
« C'est comme dans un rêve…
Mais il n'y a pas de trêve !
Si tu n'as pas d'amis
Tu n'as pas de vie…
C'est maintenant bientôt l'heure…
Je viens te faire une fleur…
Et c'est toi qui choisis
L'amour ou la vie…
Passe un bon anniversaire,
Tant que tu peux encore le faire… »
J'ai un frisson… Pourquoi j'ai l'impression qu'il sonne… qu'il sonne comme une menace de mort…
- Harry ça va ?
Les trois me regarde bizarrement alors que je leur souris en cachant la lettre.
- Oui, c'est Sirius il me demande si tout va bien. Il doit être secoué après la lettre que je lui ai envoyée ! Je… je vais rejoindre Draco !
- Ok…
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J'ai mal au crâne… Je sers contre moi mon homme qui dort depuis belle lurette… Demain soir nous ne pourrons dormir ensemble c'est déconseillé juste avant le mariage. Je suis explosé et Draco pareil. Ça a été une semaine de fou, mais la fin vaut vraiment nos courbatures !
Toutes les pièces ont été refaites et réaménagées pour accueillir des élèves, des profs et des cours surtout ! La Grande Salle est prête pour le bal et la… le… jardin de cérémonie aussi ! Même si nous n'avons pas réussi à enlever le monstre du Loch Ness !
Et moi je n'arrive pas dormir… cette lettre me tracasse encore ! « L'amour ou la vie. », « Tant que tu peux encore le faire… ». Pourquoi ? Qui… Pourquoi… Pourquoi j'ai si peur… « L'amour ou la vie. »
- Harry…
Je sursaute et lève la tête vers mon homme.
- Tu ne dors pas ? Tu stresses sans moi ?
Je ris et caresse son torse.
- Non, non… J'ai juste… un mauvais pressentiment.
Il fronce les sourcils. Je ne veux pas l'inquiéter ! Autant ce n'est que moi qui me fait des film pour rien…
Je me relève et pose mes lèvres sur les siennes et murmure :
- Je t'aime…
- Tu essayes de m'amadouer ou quoi ?
- J'essaye de te bercer pour que tu te rendormes…
- Réembrasse moi pour voir ?
J'obéis. Il me regarde longuement par la suite puis se relève légèrement.
- Allez, dis moi ce qui va pas !
- Je stresse sans toi !
Il rit et gobe mon mensonge…
- Je le savais !
Il me caresse légèrement la joue et murmure :
- Ne t'inquiètes pas tout va bien aller !
Je me relève brusquement face à lui.
- Tu ne trouves pas ça un peu trop… tôt ?
- De quoi ? Je croyais que tu étais content de le faire maintenant ?
- Oui, oui ! Mais…
Mais c'était avant que je reçoive cette lettre !
- Mais ?
- Tu sais… on est jeune, je vais tout juste avoir dix-huit ans. Et puis, je ris légèrement me décontractant. Je passe de Don Juan à mari ! C'est ironique.
Je vois son visage se fermer. Et merde… Il me pousse, se lève et s'habille.
- Si tu souhaites retrouver ta carrière de Don Juan, ce n'est pas moi qui vais t'en empêcher !
- Attends… Draco, non… ce n'est…
Mais trop tard, il claque la porte derrière lui.
L'amour ou la vie… Je crois que je commence à comprendre…
Je me lève brusquement.
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Je tourne en rond dans le noir depuis plus d'une heure. Je grimpe les escaliers comme un fou avec dans le ventre une boule énorme. Je n'ai qu'une envie c'est de le retrouver. J'ouvre la porte de chaque salle que je vois et referme sans même essayer de cacher le bruit. Ça m'étonne même que personne ne m'ait entendu depuis tout à l'heure… Peu importe je m'en fous.
Je finis par sortir dans le jardin et fait face à notre jardin de cérémonie. Tout est fini, il ne manque plus que les fleurs…
Et puis, il est là. Debout, la tête levée vers les magnifiques guirlandes allumées, les mains dans les poches. Je m'approche doucement et me place à ses côtés. Je le vois détourner le regard vers moi avant de retourner contempler les lumières.
- C'est beau pas vrai ? Murmure-t-il.
J'hoche la tête et je ris.
- Pas plus que toi.
Soudain il baisse la tête.
- Tu sais…
- Samedi sera un jour magnifique… Le plus beau jour de ma vie. Et les suivants, plus encore. Lui dis-je.
Il se tourne vers moi à nouveau.
- Ecoute Harry, je ne veux pas te forcer… si tu n'en as pas envie. Ma réaction était assez égoï…
- Non, ce n'est pas ça, tu ne m'as pas compris. J'en ai envie… plus que tu ne le crois… Même si je trouve… que…
Que quoi ? Qu'on est jeune ? Que notre histoire est récente ? Que j'ai peur… Tsss ! Moi peur ? Sans rire !
- Je trouve que la vie est bien trop courte pour perdre le temps d'en discuter…
Je souris. L'amour, c'est la vie, la vie, c'est l'amour… Alors si je choisis ma vie, je choisis l'amour, si je choisis mon amour, je choisis la vie… C'est aussi simple que ça. J'attrape sa main et entrelace mes doigts dans les siens. Il en fait de même en se collant un peu plus à moi.
- J'ai menti…
- Oui je sais…
- Je crois que je suis celui qui voudrais le plus au monde que tu ne redeviennes pas… comme avant…
- De toute manière, ça n'arrivera pas.
Il hoche la tête.
- Oui. Et j'ai confiance.
Et là je pourrais lui parler de la lettre… mais je suis certain qu'il arrivera au même conclusion que moi. Et suspendre le mariage ? Hors de question ! Il aura lieu samedi, point !
- Viens, retournons au lit.
Je me colle à lui, torse contre torse.
- Veux pas, chuis bien ici !
- Harry…
Je l'embrasse brusquement, presque fougueusement. Le baiser fini, mon blond recule légèrement.
- Harry tu n'as pas à t'en faire, tout se passera bien, je te le jure…
- Tu le promets ?
- Oui… Je t'aime…
- Moi aussi, je t'aime…
Il me prend dans ses bras et je ne peux m'empêcher de me sentir mal… Une larme coule sur ma joue…
Comme je suis désolé…
