Chapitre 15 : Vengeance

Je suis dans le centre de Londres. Il faut que je prenne un bus qui va vers l'est… Je commence à marcher puis vois un taxi. Je lui fais signe de s'arrêter et il obéit. Ça ira beaucoup plus vite ainsi ! Je lui donne rapidement l'adresse et au fur et à mesure qu'il avance mon cœur s'accélère. Je n'ai pas vraiment envie d'y aller, mais il le faut ! Quand il s'arrête devant la rue, je paie le chauffeur et descends sans un mot. C'est une rue où il n'y a que des garages…

Je les regarde un à un en avançant. Mince, je ne me souviens pas lequel était-ce ! Je sais juste que c'est cette rue puis Tom m'a frappé et je me suis retrouvé sur cette chaise. Pour en sortir, Ron me tenait évanoui dans ses bras. J'ai l'air d'une princesse vu comme ça. Je finis toujours évanoui ! Bon Ron aussi après une bonne cuite mais c'est pas pareil !

Soudain la porte d'un garage juste à ma gauche s'ouvre. Et je le vois. Il se tint difficilement debout. En parlant de cuite, le voilâ totalement saoule qui se présente devant moi. Je me retourne vers lui et il sourit.

- Je savais que tu viendrais, p'tite pédale !

- Il y a quelque chose que j'ai oublié ici. Et… ta… magnifique prestation… me l'a fait rappeler ! Est-ce que je dois te remercier ? Je ne sais pas encore, j'y réfléchirait longuement lorsque je te verrais soit mort, soit en prison ou même… légèrement amoché !

- Parce que… Tu crois… franchement que je vais te laisser me toucher ! Même saoul, je peux enfiler ton cul sans que tu t'en aperçoives ! Parce que tu es un soumis ! Tu l'as toujours était ainsi ! Une sous-merde et un soumis ! Tu ne vaux rien !

- Ça j'en doute…

Je souris. Il ne savait pas… à quel point, cette expérience m'avait rendu beaucoup plus fort physiquement comme mentalement.

- Allez… en-entre ! Si t'en a le courage !

Il éclate de rire et se pousse légèrement. J'ai plus pitié de lui qu'autre chose à ce moment là ! J'avance vers lui tranquillement mais ne m'arrête qu'à quelques centimètres… L'intérieur me donne envie de vomir ! C'était encore plus dégoûtant qu'avant mais l'odeur nauséabonde qui y règne, est celle de l'alcool et du sexe. Ça pue vraiment trop !

- Allez dis moi, Tom… combien de fois tu t'es branlé en pensant à moi sur cette chaise ! Hein ?

Il m'attrape soudainement par le tee-shirt et me plaque contre le mur en appuyant sur ma blessure qui me picote légèrement. Celle-ci était pratiquement guérie, il ne devait peut-être pas le savoir ! Son visage transpirant à cinq centimètres du mien, il a un regard de fou. Cette fois-ci ce n'est plus de la pitié que je ressens, mais de la tristesse… Il n'a vraiment pas évolué depuis la dernière fois que je l'ai vu !

- Nom de Dieu… Tu t'es brossé les dents dernièrement ? Ironise-je.

- Tu n'as pas changé ! Tu ne montres jamais tes vraies émotions et tu te caches derrière le rire ! Mais en vrai tu n'es qu'une loque humaine !

- Ah bon ?

Je décale légèrement ma jambe et d'un coup la remonte, mon genou contre son pénis, il hurle ! Oui, ce n'est pas très élégant mais tous les hommes savent que cela fait extrêmement mal ! Avec rapidité je lui assène un coup de poing magnifiquement bien placé et il tombe à terre.

- Eh bien… fais-je en me baissant pour lui chuchoter dans l'oreille. Qui est… la loque humaine ?

Il essaye de ramper, à moitié saoul… à moitié assommé. Je me relève et entre dans la pièce. Je me dirige vers la chaise. C'est juste une chaise banale en bois au milieu d'une pièce mais c'est là où j'ai passé les pires mois de ma vie ! Je l'attrape par le dos, la soulève et me dirige vers Tom. Je sais que saoul comme il est, si je fais ça… je risque peut-être de le tuer…

Placé juste au dessus de lui je lève la chaise, près à lui asséner le coup fatale. Il relève la tête et je peux voir un sourire sadique sur ses lèvres… Comme si il me défiait de faire quoique se soit ! Non… il n'a pas évolué, il a régressé ! Je pense à tous ses ex qui ont du le supporter… Et je me demande s'ils ont subi la même chose que moi… en mieux ou en pire ? Je frissonne… ce genre de mec ne devrait pas exister !

- Harry… s'exclame la voix de mon homme au portail.

Je lève la tête vers lui alors qu'il entre en se cachant le nez avec son tee-shirt. Puis il le remet correctement et analyse la scène. Il en vint à la même conclusion que moi… Ce dernier coup pouvait être fatale à l'homme.

- Harry… on l'a retrouvé… alors rentrons maintenant… nous devons encore aller nous marier…

Il tend sa main vers moi.

- Lâche… la…

- Impossible, murmure-je. Tout ça doit disparaître…

Et j'abatis la chaise…

- Non ! Cria Draco.

Elle s'explose en mille morceaux à un mètre du corps de Jedusor. Je ne peux pas le tuer parce que je ne suis pas un assassin… et puis je tiens trop à Draco pour ça ! J'eus un grand sourire et le retourna pour qu'il soit sur le dos.

- Eh, Tom ! Regarde un peu cet homme !

- Vas… te faire… f…

- Shhht ! Je ne t'ai pas autorisé à parler ! Juste, regarde-le ! C'est mon époux et tu lui dois la vie ! Rappelles-toi s'en…

- Toute la vie que tu passeras derrière les barreaux, fit Ron essoufflé, portable à la main. Les flics arrivent !

J'hoche la tête et passe à coté de l'homme à terre. Celui-ci fait un geste pour m'attraper mais ne parvint qu'à chasser le vent. Soudain je le vois glisser la main à l'intérieur de son pantalon. Draco aussi le voit vu qu'il fronce les sourcils. Je ris.

- Tu crois que c'est le moment de t'offrir une dernière branlette à mon sujet !

Mais ce n'est pas ce qu'il faisait ! Loin de là, il sort l'arme qui avait attenté à ma vie et nous braque. Nous ne firent plus aucun geste et je fronce les sourcils. Comment n'avais-je pas senti l'arme lorsque je l'ai à demi castré !

- Allez, haut les mimines où je fais des jolis trous dans ton « époux » !

Nous obéissons lentement et le regarda se lever de même tout en continuant de nous braquer.

- Harry chéri, comment peux-tu traiter ta si belle amie ! Ce n'est pas grave, j'en ai d'autre…

Soudain, avant que je ne réponde, Draco se place devant moi.

- Eh toi le blondinet ! Dégage de ma belle vision d'un Harry soumis !

- Le soumis ici c'est toi ! Regarde !

Il montre quelque chose aux pieds de Jedusor qui comme un con tombe dans le piège et regarde… Mon blond se rapproche beaucoup trop vite pour Tom, saoul, puis jette un coup de pied qui le désarme et un coup de poing qui lui fait un deuxième cocard et qui l'envoie paître un peu plus loin. Juste à ce moment la police arrive et Draco revient sur ses pas. Je me jette dans ses bras où il me serre fort. Je suis heureux… Je crois même être l'homme le plus heureux du monde, après celui avec le plus beau cul !

Draco me relève la tête et m'embrasse tendrement.

- Partons, fit Ron, après, en me tendant la main.

Je la prends en souriant et nous sortons de ce garage tant détesté. Deux flics emmènent Jedusor qui me regarda avec un sourire.

- Un jour, tu seras de nouveau à moi, mon petit soumis, un jour…

- Eh bien ! Pas avant une centaine d'années, fit l'officier ! Il est bon pour l'asile !

- Je crois bien que même l'asile ne voudra pas de lui, murmura Ron avec dégoût. Alors Draco… toujours pas chaud pour un bon petit feu ?

- Ron…, soupira mon amant alors que mon rouquin éclata de rire.

Et moi comme d'habitude :

- Hein ?

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Draco et moi sommes dans la chambre de mon amant. Je l'avoue, je n'ai pas le droit d'y être. Je me suis faufilé discrètement et l'ai réveillé au beau milieu de la nuit mais il n'en était que plus heureux ! Il m'a même proposé un massage pour me détendre et maintenant il se trouve au dessus de moi, sur mon dos, me chevauchant totalement nu, dieu que c'est excitant ! Il passe ses douces mains contre mes flancs et remonte jusqu'à mon cou. Ça me fait un bien fou !

- Tu sais que si Hermione te trouve ici, elle va te tuer !

- Ouais… Mais nous avons déjà fait une cérémonie dans les règles de l'art avant d'être arrêté ! Faisons le contraire cette fois ! Bousillons celle-ci et ne soyons pas arrêté.

- Ta conception des choses m'étonnera toujours ! Mais sache que je suis totalement d'accord avec toi !

Je le sens redessiner de ses doigts mon tatouage.

- Je crois que ton tatouage me fait de l'effet !

Je ris en sentant une protubérance entre mes hanches. Il se penche sur moi et la frotte contre mes fesses en me mordant l'oreille. Alors en plus de l'image que j'ai de lui, la caresse me fait gémir.

- Harry…

- Hum…

- J'ai encore envie de toi !

- Je le sens bien ! Tu es vraiment increvable ! C'est la quatrième fois !

- Harry ! Gémit-il.

Il se relève et continue de me masser avec douceur et sensation. Soudain sa voix redevient sérieuse et hésitante.

- Dis-moi… Est-ce que… Si je ne t'avais pas arrêter, tu… ?

- Si je l'aurais tué ? Non… Je ne crois pas… Je tiens bien trop à toi pour cela !

On avait évité dans parler jusqu'à maintenant… Sûrement parce qu'il n'y avait pas grand-chose à dire…

- Un cauchemar de trois mois, c'est tous ce que cela avait été pour moi… Je n'ai jamais à chercher plus. Lorsque Ron m'a emmené à l'hôpital, le jour suivant, il a essayé de me faire parler. Je lui ai juste haussé les épaules et je lui ai dit que ce n'était rien… que c'était passé… Je ne reviens jamais dans le passé. A part peut-être pour toi !

- Tu veux dire que si je mourais… tu resterais dans le passé ?

- Oh non ! Si tu crevais, je me suiciderais !

Draco rit…

- Je préférerais qu'aucun de nous d'eux ne meurent !

J'acquiesce lentement puis souris.

- Alors ! Avec ton père !

Ses mains s'arrêtent soudainement puis reprend plus lentement encore.

- Je t'aime !

- Draco, ries-je, inquisiteur.

- Nous avons discuté… de son amour plus que trop étouffant pour moi ! Il m'a dit qu'il était désolé de m'aimer !

- Ah ! Le coup de la culpabilité, je le connais bien ! Et tu as répondu quoi ?

J'attends un moment mais rien ne vint. Je tourne légèrement la tête et remarqua dans le noir de la pièce que mon blond rougit. Il se mord la lèvre en souriant doucement.

- Toi, t'as sûrement répondu une bêtise, m'exclame-je.

- C'est de ta faute ! Tu m'as totalement dévergondé !

- Oh pas plus que tu ne l'étais déjà ! Rie-je en me retournant complètement. Allez dis !

Il s'installe plus confortablement sur mes cuisses et je sens son érection toujours présente contre la mienne, naissante.

- Je lui répondu que… Que j'aurais aimé savoir ce qu'aurait été la vie sans son… « amour » !

- Ouuh… ça c'est sur c'était méchant.

- Je ne lui ai pas dit exactement ça mais… c'était à peu prés de ce style là… Mais tous ce qu'il m'a dit, c'est que cela ne risquait jamais d'arriver. Si je raccourcis notre conversation, il a accepté de me diriger comme un pantin et m'a dit que dorénavant j'aurais plus de liberté.

- Ça c'est chouette !

- Bien sur, soupira-t-il, propre à son image, il m'a posé une condition.

Mais soudain il sourit et se penche tout contre moi, collant nos torses brûlant et nos érections désireuses. Et à quelques centimètres de ma bouche il a murmuré :

- Il m'a obligé de toujours être heureux… avec toi…

- C'est mal parti alors, fis-je sur le même ton en faisant référence à notre début de mariage.

Il comprit l'allusion et fit la moue puis caressa ma joue.

- Disons que c'est un des nombreux obstacles auquel nous devrions faire face dans l'avenir !

- Ça veut dire que tu prévois des nombreuses disputes ?

- Non ! Non… Tous ce que je dis c'est que… quoique l'on fasse… Après toutes ses peurs et ses inquiétudes… J'espère que nous nous retrouverons dans la même position qu'en ce moment même !

- Ok ! Alors toi tu vois que ce qui se passe après les disputes ! Fais-je en faisant semblant de réfléchir avec la main sur le menton.

Il leva les yeux au ciel en soupirant et sourit.

- Si tu veux !

Je relève la tête et l'embrasse en riant.

- Moi j'adore les réconforts après les disputes !

- Oh mais tu sais je n'ai pas besoin de me disputer avec toi pour te réconforter !

Il m'embrasse doucement, ondulant son corps contre le mien. J'ai bien envie de mettre la main la où je suis le seul qui est le droit de la mettre ! Mais soudain il descends de sur moi pour se caler contre mon épaule.

- Tu sais que demain on va se faire démonter ?

- Euh… ouais… fais-je déçu de ce revirement si soudain.

- On va arriver avec des cernes et tout…

- Euh… Ouais…

- On va dormir devant l'autel !

- Euh… ouais…

- On oubliera même de se dire oui !

- Euh… o… Non !

Il ria. Et je lui souris.

- Demain, c'est notre dernier jour dans la colo ! J'aurais jamais cru que cela se serrait passé aussi vite !

- C'est vrai mais le quart du temps, tu dormais !

- Vilain !

Il caresse machinalement mon ventre en dessinant des lignes imaginaires dessus et puis soudain, se relève sur le coude, me regarde et m'embrasse tendrement. Après quelques secondes, il se relève encore et se mord la lèvre. Il sourit et ses yeux me dévisagent comme si il venait de remarquer quelque chose qu'il y avait sur mon visage.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demande-je.

- Je crois que…

Il hésite mais son sourire s'élargit. Puis il baisse la tête et la pose sur mon torse.

- Je crois qu'on ferait bien de dormir… Sinon demain nous serons fatigué !

- Eh ! Tu me caches encore quelque chose ! Aller crache le morceau avant que se ne sois moi qui te fasse cracher !

Il me regarde avec des yeux ronds puis éclate de rire.

- Mais je ne te cache rien du tout !

- Si tu le prends comme ça !

Je passe au dessus de lui et descends lentement sous la couverture en embrassant toutes les parties de son corps puis tombe pile entre ses jambes.

- Attend… Harry…

Mais trop tard. J'attrape langoureusement d'un coup sa verge dans ma bouche et la lèche lentement, comme une grosse sucette ! Il gémit fortement et m'attrape par les cheveux. Je sens son corps se tendre en rythme avec mes vas et viens. Puis j'accélère le mouvement au point que sa respiration n'arrive plus à me suivre.

- H-Ha… rry… Je vais…

Je m'arrête soudainement le laissant pantois.

- Que me caches-tu !

- Harry ! S'indigne-t-il.

Je m'empresse de lui donner un coup de langue et il gémit.

- Harry !

- Oui ? Fais-je avec un visage d'ange.

Je ne sais même pas si une auréole n'est pas au dessus de ma tête. Bon certes avec des petites cornes de démon !

- Tu vas me dire ?

- Je t'aime !

J'éclate de rire et glisse un doigt sur son gland rougi.

- Haa !

- Allez dis-moi !

- Tor… tionnaire ! Souffle-t-il avec grande peine. Je te le dirais demain ! Si tous se passe bien, après la cérémonie !

Je prend une dernière fois son érection dans ma bouche et la suce avec passion, entourant son gland de ma langue chaude. Il finit par jouir dans un râlement rauque et satisfait. Je remonte en douceur la pente de son corps si bien fait en embrassant de nouveau tous ce qui me tombe sous la bouche. Et enfin c'est la sienne que je reprends avec vigueur alors qu'il passe ses mains autour de ma taille et ses jambes entre les miennes. Le baiser s'éternise mais la fatigue nous gagne. Il devait être plus de deux heures du matin et nous étions sensés nous lever à sept… On se recouche tranquillement et la chaleur seule de nos corps nous serre de couverture.

- Bonne nuit, mon amour.

- Bonne nuit, Draco.

En fin de compte cette colo…

Moi je dis : c'est de la bombe !

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« C'est peut-être par hasard que l'on s'est connu…

Mais à la seconde même où je t'ai vu,

J'ai pris conscience que ma vie,

Commençait juste sous tes plis …

Je t'ai fait pleurer, crier, hurler.

Tout autant que je t'ai aimé,

Tout autant ou plus que jamais,

Mon cœur s'est accéléré

Car quoi que je fasse

Te voir assis sur ce banc

Où tes larmes s'effacent

Me ramène à ce costume blanc.

Tu m'as dit non, je t'ai dit oui,

Tu m'as dit oui, je t'ai dit non

Tu m'as cru perdu, détruit,

Je t'ai laissé faire ce pont

Un pont pour notre amour,

Un pont pour nos oui et nos non déchus,

Un pont sans porte condamnée pour toujours.

Un pont sans présence de mot préconçu…

Et quoi que je fasse,

Te voir assis sur ce banc

Où tes larmes s'effacent

Me ramène à ce costume blanc.

C'était notre moment à nous,

C'était ta façon de me voir,

C'était ma façon de mouvoir

Au creux de tes genoux,

Parce que je t'aime comme cela,

Et qu'heureusement tu ne t'en plains pas,

Tu cries comme tu m'aimes,

Tu gis et tu sais, mon ange, comme je t'aime

Et quoi que je fasse

Te voir assis sur ce banc

Où tes larmes s'effacent

Me ramène à ce costume blanc.

A notre mariage… »

- Votre mariage…

La voix de Pansy s'éteint sans un tonnerre d'applaudissement. Sérieux cette femme, elle a trop du talent ! Draco est ému aux larmes. Quel sentimental celui-là ! Mais dans son costume blanc, il est tout de même l'homme le plus beau du monde… hum… ouais ! Après moi ! Snif ! Mon regard va de son magnifique visage en larmes à ses mains qui applaudissent. A son doigt, brille son alliance. Et oui ! Je suis marié ! Je suis marié depuis ce matin et je serais le dernier à me plaindre. Pas d'entrave et personne pour nous empêcher de vivre un rêve éveillé.

La musique reprend dans la salle. Mon regard tourne autour de la Grande Salle. Blaise et Ron danse déjà sur la piste alors que Pansy invite Hermione. Les gens rient, dansent, s'embrassent… bref tout le monde est heureux ! Et moi le premier. Draco se retourne vers moi et me sourit. Il me tend une main et je crains le pire.

- Tu danses ?

- Rêve ! Je ne sais pas !

- Moi tu vois, je pense tout le contraire ! Danse avec moi !

- Je…

- Ce n'est pas une question !

Il m'attrape par la taille et m'oblige à lever mon gros, mais magnifique, cul de sur ma chaise !

- Non… Dra… Attends… Je te dis que je ne sais pas danser !

- M'en fout !

Il fait un signe au disc jockey et soudain la musique s'arrête. Tout le monde s'écarte et nous laisse le champ libre. Je fais la moue.

- Je vais te tuer ! Lui murmure-je.

- Fais attention… Il y a mille personnes qui te regardent !

- A ton avis pourquoi je veux te tuer ?

Il rit et me mit mon bras autour de son cou puis me prend par la taille.

- Tu dois juste me suivre…

J'hoche la tête et il prend ma main. Bon si j'ai bien capté il veut me faire danser une valse ! Ou… un slow… Non, un slow c'est pas comme ça ! Oh et puis merde ! Une douce musique monte déjà à travers la salle et il m'entraîne avec lui. Ses pas sont rapides et j'ai du mal à le suivre. A plusieurs reprises je finis par lui marcher sur les pieds et on éclate de rire. On a presque oublié le monde autour de nous qui souriait de mes erreurs. Ils nous rejoignent au bout d'un moment et remplissent la salle des bruits de pas plus ordonnés que les miens.

Draco rit aux larmes et je ne peux que lui faire un sourire désolé. Quand on ne sait pas danser, on ne sait pas ! Il me tire soudainement hors de la piste et de la Grande Salle.

- Tu as vu ça, m'exclame-je. Un vrai désastre !

- Mais non, mon chéri, tu étais parfait !

Il pouffe et je lui assène un gentil coup derrière le crâne.

- Ne te moque pas de moi !

Il rit encore et nous entraîne dehors. Il a l'air tellement heureux que ses pas semblent comme… virevolter. Soudain il se met à courir et me crie :

- Viens !

Je le suis mais d'un pas tranquille et calme. Mon sourire qui fait trois fois le tour de mon visage cependant trahit cette apparence posée. Je marche rapidement et le retrouve près du lac et du monstre de Loch Ness… Dés que j'arrive il me prend par la taille et je pose ma tête sur son épaule.

- C'est là que ça à commencer ?

- Quoi donc ?

- Eh ben, toi et moi !

Je ris… Il se retourne soudainement et regarde le château puis son visage s'approche du mien.

- Tu te souviens de ce que je voulais te dire hier ?

- Oui ! Alors c'est quoi ?

- Je crois que je m'en souviendrais toute ma vie de cette colo ! Souffle-t-il sur mes lèvres.

Fin