Titre: Au coeur des mystères
Auteur: Gorgonne
Disclaimer: La plupart des personnage et bien sûr le contexte/monde/univers sont à JKR
Résumé: Eté 1996- Victorieux de tant de combats, Sirius a perdu le dernier.
L'ombre du voile plane maintenant sur le monde sorcier… A l'aube d'une guerre inéluctable, le Département des Mystères conserve ses secrets. Harry conçoit l'espoir fou de percer le mieux gardé d'entre eux: un Gryffondor ne fuit ni l'aventure, ni la bataille!
Mais peut-il l'emporter là où le courage ne suffit plus?
LE DERNIER OBSTACLE
Dans la partie moldue de la ville de Londres, une jeune fille s'éveilla tout à coup. Des petits coups secs et insistants résonnaient contre sa fenêtre. Immobile, elle écouta quelques secondes. Rejetant soudain ses draps, elle se précipita sur les volets, ses épais cheveux bruns en bataille.
-Coquecigrue ! Tu m'as fait peur ! Il faudrait vraiment que Ron apprenne qu'il y a des heures décentes pour envoyer des hiboux !
Elle détacha le message de la patte du petit volatile et retourna le lire dans son lit. La feuille avait visiblement été roulée à la hâte. Les lignes d'une écriture fébrile en couvraient l'intérieur.
-Oh, non ! gémit la jeune fille au bout d'un instant. Harry…
Elle se renversa sur ses oreillers, tout à fait réveillée à présent. Au bout d'un moment, elle se releva pour aller s'installer à son bureau. Elle prit une plume, la trempa dans son encrier et commença à remplir un rouleau de parchemin.
Cher Ron,
Je crois que tu as raison. Harry a probablement cette idée en tête depuis le début et, pour l'instant, je ne vois pas comment l'en dissuader. Nous ne pouvons malheureusement que le soutenir dans cette folle entreprise. Ainsi parviendrons-nous peut-être à regagner sa confiance, et à le persuader que ses recherches sont vaines. Si toutefois ce n'était pas le cas et que nous trouvions quelque chose, notre devoir serait bien sûr de l'aider à affronter ce nouveau danger. Aussi pourrions-nous commencer par…
La jeune fille remplit ainsi trois rouleaux, qu'elle attacha soigneusement à la patte du tout petit hibou avant de le regarder s'envoler dans de frénétiques battements d'ailes.
Elle regagna son lit et resta allongée dans le noir, les yeux ouverts.
Pour la première fois, elle doutait que les livres lui apportent la solution qu'elle cherchait – pire : elle le redoutait tout autant.
OoO
-Traducto !
C'est avec l'énergie du désespoir que Harry lançait une fois encore l'inutile formule. Comme il s'y attendait, les resplendissants caractères ne se modifièrent pas d'un pouce. Jetant le livre à terre, Harry se laissa tomber sur l'herbe. Il n'avait pas lâché sa baguette magique et, les yeux fermés sous l'éclat du soleil, se mit à en tapoter nerveusement sa main.
Ce coin paisible sous les arbres, au bord du lac, était devenu son lieu de lecture favori. Et il n'avait guère fait que lire pendant les semaines qui venaient de s'écouler. Hermione en était d'ailleurs enchantée, s'il en jugeait par ses lettres. Son amie ne marchandait pas ses encouragements, encore moins ses conseils. Ces derniers s'étaient révélés particulièrement avisés.
Commence par t'approprier le savoir, avait-elle répondu quand Harry lui avait demandé le moyen le plus rapide d'acquérir des connaissances. Tu retiendras facilement ce que tu apprends en créant tes propres fiches de révision. Harry avait d'abord fait la lippe. Il demandait à Hermione comment accélérer, et non pas ralentir ses recherches en noircissant des rouleaux de parchemins ! Ne travaille pas seulement par matières concentre-toi sur des thèmes précis. En Potions, par exemple : ne perds pas ton temps à relire les manuels chapitre par chapitre depuis celui de première année. Cherche au contraire tout ce que tu pourras trouver à partir d'un champ de connaissance déterminé : usages du sang de licorne, préparation de la potion tue-loup, etc. Regroupe tous les éléments que tu auras trouvés, et tu auras une fiche de révision complète. Mieux : tu la connaîtras déjà presque par cœur, puisque c'est toi qui l'auras composée. Harry ne grimaçait plus du tout, à présent. Voilà qui allait lui faciliter les choses ! Il voyait s'éloigner avec soulagement la perspective de mois, voire d'années passées à décortiquer tous les livres jamais écrits sur les Forces du Mal.
Les conseils d'Hermione lui avaient permis d'éliminer une bonne partie de la bibliothèque. C'était heureux : l'absence de Mme Pince lui permettait l'accès à tous les ouvrages, y compris ceux de la Réserve. Sans méthode de recherche appropriée, Harry se serait senti englouti par le nombre.
Ce n'était du reste pas sans surprise qu'il avait ouvert la porte de la Réserve d'un simple « Alohomora ». Il pensait que Dumbledore aurait pris grand soin de soustraire cette salle à la curiosité d'un élève –la sienne en particulier. Indécis, il s'était attardé sur le pas de la porte. Mais rien, pas même un maléfice de répulsion, ne s'était manifesté.
Soit. Les livres interdits avaient du être ôtés des étagères. Que faire ? Attendre la rentrée et inventer mille prétextes pour convaincre Hermione de les demander ? Impossible ! Chaque jour écoulé l'éloignait de son but. Le cerveau en ébullition, Harry finit pourtant par remarquer qu'aucun rayonnage ne comportait d'emplacements vides.
Il ne pouvait s'expliquer l'attitude du directeur. Sa confiance dans la droiture des Gryffondors lui faisait-elle penser que Harry respecterait l'habituel interdit ? Dans ce cas, il a bien tort de se fier à moi, conclut tristement le jeune homme. Ce n'était pas sans honte qu'il trompait Dumbledore, Ron, Hermione, Lupin et tous les autres. Il s'était toujours efforcé d'être digne de la confiance réciproque qui le liait à ces gens, ses amis. A présent, le sentiment de solitude qui l'étreignait lui glaçait le coeur.
Malgré le malaise qu'il éprouvait, il s'était attelé à sa tâche avec acharnement. Il avait simplement adapté la méthode d'Hermione à un usage plus rapide, grâce à un sort de photocopie. Il l'avait trouvé dans un ouvrage de la Réserve, sur le rayonnage étiqueté « Incitation aux vices », rubrique Paresse. Le livre s'intitulait Pourquoi faire vous-même ce que la magie peut faire pour vous ? Ainsi n'avait-il plus qu'à dire : Copiuscollae ! en pointant sa baguette sur le passage qui l'intéressait pour l'ajouter à ses fiches. Il se trouvait maintenant en possession d'une importante documentation sur le voile du Département des Mystères et les sorts de disparition.
Après quelques semaines, Harry pensait même avoir épuisé tout ce que la bibliothèque comportait sur ces deux sujets. Il avait certes appris beaucoup de choses.
Les origines supposées de la création du voile, tout d'abord, faisaient l'objet de multiples explications –toutes contredisant ce qu'affirmait la précédente. Harry espérait trouver dans la genèse du voile la clé de son mystère. Mais incapable de trancher entre ces hypothèses, il avait bien du se résoudre à les accepter toutes. Quoiqu'il en soit, un unique point rapprochait les auteurs : leur ignorance commune du sort réservé à ceux qui traversaient le voile, ainsi que de l'éventuel moyen d'en revenir.
Les sortilèges visant à la disparition physique avaient été une autre source d'étonnement –et de déception. De la haute magie concentrée dans les capes d'invisibilité jusqu'aux simples sorts de confusion visuelle, Harry avait largement fait le tour de la question. Mais quelles que soient leur extravagance et l'étrangeté de leurs formules, aucun charme n'incluait d'arche, de voile ni même de porte, et aucun n'avait pour but d'envoyer sa cible…ailleurs.
C'était là le fil conducteur qui guidait Harry. Sirius était forcément enfermé dans un endroit d'où il ne pouvait le contacter. Cet endroit pouvait être proche, comme une bulle de protection assortie d'invisibilité. Mais ce pouvait aussi bien être –l'angoisse nouait Harry à cette idée- un autre pays, pourquoi pas, ou encore… une autre planète, une autre…dimension. A ce stade de ses pensées, Harry se reprochait généralement son imagination débordante. C'est stupide ! se tançait-il alors. Il doit bien plus sûrement souffrir dans quelque geôle de Voldemort, qui n'a pas besoin d'autre monde pour inventer des supplices !
Son optimisme initial s'était estompé au fil des semaines, laissant place à une inquiétude croissante. C'était en vain qu'il avait passé au crible jusqu'aux vénérables grimoires entreposés sur les plus hautes étagères. Si son savoir s'était indéniablement accru, l'objectif final restait toujours aussi lointain.
Peut-être devrait-il abandonner le système conseillé par Hermione, et analyser un par un TOUS les livres, quel que soit leur sujet, à la recherche d'un indice ? L'idée seule le décourageait. Sans doute sa vie entière n'y suffirait-elle pas.
Peut-être alors devrait-il…Une onde de terreur le saisissait comme se profilait son ultime solution. Il s'imaginait, par une nuit sans lune, recroquevillé contre une pierre tombale, espionnant Voldemort et ses macabres partisans dans l'espoir d'apprendre du sorcier noir le secret que lui seul connaissait peut-être. Harry sentait alors toute bravoure l'abandonner. S'il était découvert -et il le serait forcément-, qu'aurait-il à opposer aux Mangemorts et à leur maître ? Les quelques sorts que ses aptitudes en Défense contre les Forces du Mal lui permettaient de reproduire ? La chance insolente qui l'avait sauvé jusque là? S'il parvenait seulement à rejoindre le Seigneur des Ténèbres et ses disciples, ce serait à coup sûr le dernier acte qu'il accomplirait de sa vie. Pourtant, s'il fallait en arriver là…Harry savait au fond de lui que le moment venu, quand tout espoir serait enfui, que ce recours serait le seul possible, il serait prêt.
Mais pour l'heure, une voix étrangement semblable à celle d'Hermione persistait dans sa tête à le raisonner. Tu dois d'abord retrouver Sirius, répétait-elle, alors seulement tu pourras te préparer à affronter Voldemort.
-Mais…Et si je parvenais à le supprimer, après tout ?
Très drôle, persiflait l'impitoyable voix.
-Et si c'était justement le seul moyen de retrouver Sirius…Si je me trompais et qu'il soit mort… Je le retrouverais peut-être, si Voldemort me tuait au lieu de me donner le secret du voile…Et mes parents…Je les connaîtrais enfin…
En livrant du même coup le monde sorcier aux ténèbres ? Un acte héroïque bien digne de Sirius et de tes parents…Ils seraient sûrement fiers de toi…
Vaincu, Harry repoussait alors une fois de plus cette issue désespérée.
Et puis…Couvert de poussière et retourné sur sa tranche derrière une rangée d'encyclopédies, il l'avait découvert. Ce ne pouvait être que lui, Harry le sentait comme il avait senti qu'il saurait voler en enfourchant son balai pour la première fois. Sur lui s'étaient dès lors concentrées ses plus folles espérances –et ses pires tourments.
Ce livre, le seul dont Harry n'avait pas même lu le titre, était toujours posé par terre à côté de lui. Allongé dans l'herbe, il avait beau réfléchir jusqu'au vertige, il ne trouvait aucun moyen de le déchiffrer. La bibliothèque de Poudlard était loin de se résumer à des œuvres anglophones. Mais jusqu'ici, chaque fois que Harry avait rencontré un livre écrit en langue étrangère, le classique sort de traduction avait toujours fonctionné.
Mais avec celui-ci…Rien. Pas la moindre étincelle autour du petit livre, pas le plus petit frémissement dans sa reliure de liège. Les caractères dorés incrustés dans la couverture étaient inconnus de Harry. Cela l'intriguait particulièrement : les langues utilisées dans les ouvrages de la bibliothèque étaient si nombreuses que son œil s'était habitué à plusieurs systèmes alphabétiques. S'il avait au moins pu soulever cette couverture de liège, peut-être aurait-il découvert un contenu intelligible. Mais là encore, ses tentatives n'avaient servi à rien : comme bouclé par un cadenas invisible, le livre avait obstinément refusé de s'ouvrir.
Cette résistance de l'ouvrage avait naturellement excité la curiosité de Harry. Après tant d'essais infructueux, il était persuadé que ce qu'il cherchait était forcément dans le mystérieux petit livre, qui semblait le défier. Ses caractères illisibles et ses pages hermétiquement closes étaient devenus aux yeux du jeune homme le dernier obstacle qui le séparait de son parrain. Il devait le franchir. Il ignorait toujours pourquoi, mais il était sûr qu'il toucherait alors au but.
Il plia les genoux et se projeta en avant pour s'asseoir dans l'herbe. Saisissant le livre d'une main, il brandit de l'autre sa baguette magique.
-Traducto ! cria-t-il à nouveau, concentré de toutes ses forces sur le manuscrit.
Il fallait absolument qu'il en vienne à bout! C'était peut-être sa seule chance…La détresse le submergea.
-Ouvre-toi, par pitié ! implora-t-il. Il faut que je te lise ! Tu dois m'aider à trouver Sirius !
Il avait oublié toute formule magique, jeté sa baguette à terre et serrait à présent le livre à deux mains. Seul demeurait clair dans son esprit le désir de ramener son parrain auprès de lui. Plus rien n'existait que cette pensée, la plus intense qu'il eut jamais eue.
Le paysage autour de lui devenait flou. Peu à peu, il s'estompa tout à fait. Le jeune sorcier ne distinguait plus que le bleu ténu du ciel, comme si celui-ci l'entourait dans un globe. Il eut soudain peur d'être en train de s'évanouir.
-Non, je ne veux pas…
Le livre lui échappa des mains.
Interdit, Harry le regarda se balancer dans les airs, comme poussé par une brise. Puis le livre s'immobilisa. Une sorte de spirale blanche évoquant un tissu froissé s'échappait de sa couverture. Harry recula instinctivement tandis que ce qui semblait être un morceau d'étoffe finissait de s'extraire du rectangle de liège.
Le paysage réapparaissait progressivement alentour. Le livre amorça une paisible descente vers le sol, flottant toujours de droite et de gauche, et finit par se poser précautionneusement sur l'herbe. Lentement, sans quitter des yeux le livre et ce qui en était sorti, Harry se baissa pour chercher à tâtons sa baguette magique.
Tout à coup, il réalisa que l'étoffe blanche avait une forme -pour le moins inattendue. Le bas du tissu dessinait une espèce de zigzag, rappelant tantôt les contours d'un éclair, tantôt ceux d'un tire-bouchon selon ses mouvements. Ce grand « z » à l'envers et distendu en longueur était surmonté d'une sphère plus volumineuse que lui. Et cette sphère…
Harry, éberlué, cessa de chercher sa baguette qui demeurait hors de portée. Le regard fixe, la bouche grande ouverte, il se redressa le plus doucement qu'il put.
La sphère qui surmontait le bas de l'étoffe avait des yeux. Des yeux noirs, tout ronds, qui le regardaient. Juste en dessous, une bille bleue veinée de jaune et de rouge devait tenir lieu de nez. Enfin, le bas de la sphère était fendu en ce qui ne pouvait être qu'un large sourire.
-Houuu ! Houuu ! faisait maintenant joyeusement l'étoffe en bondissant en tous sens dans les airs.
Harry ne savait plus que penser. Quelle que soit cette créature, il était difficile de la croire dangereuse. Elle ressemblait à un fantôme de livres pour enfants moldus que lisait Dudley des années auparavant. Elle avait d'ailleurs elle-même la taille d'un enfant en bas âge. C'était donc là ce que cachait l'étrange livre à la couverture de liège ? Harry lança un regard vers celui-ci. Non, décidément, ce « fantôme » ne pouvait être qu'un leurre. Une ruse de mage noir pour sorciers trop naïfs, et j'ai bien failli tomber dans le piège, s'admonesta le garçon.
Un second coup d'œil lui permit de repérer sa baguette.
Il se jeta littéralement dessus.
-Houuu ! Houuu ! Je t'ai fait peur ? piaillait maintenant le bout de tissu d'un air réjoui.
Le bras levé, Harry pointa sur lui sa baguette. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il convenait de faire, mais tenta d'adopter l'air le plus déterminé possible.
L'étoffe blanche cessa de bondir.
-Oh, ça va, ça va ! Harry entendit un ronchonnement étouffé. Aucun sens de l'humour, celui-là, marmotta la créature en ôtant son drap blanc.
Devant Harry se tenait à présent une apparition tout aussi improbable que la première. La forme en était identique. Mais la consistance avait changé : elle était devenue vaporeuse, d'un gris assez clair sa densité la rendait presque opaque. Les yeux noirs étaient toujours là, ainsi que la bille bleue –une agate, jugea Harry- veinée de rouge et de jaune. Mais le large sourire s'était transformé en une moue dépitée, et les sourcils découverts par le drap étaient froncés.
-Si on ne peut même plus s'amuser ! Depuis le temps que j'en avais envie…
-S'amu…Mais par la barbe de Dumbledore, qui es-tu ?
-Qui es-tu toi-même, d'abord ? repartit la forme d'un ton grincheux.
-Je suis Harry Potter, élève de cette école.
-Ça, je commençais à m'en douter, ricana la vapeur grise. Avec cette cicatrice…Et tu n'as pas exactement l'allure d'un professeur, sans vouloir te vexer…
-A ton tour, alors : qui es-tu ? répéta Harry.
La créature s'allongea paresseusement sur le dos, la tête renversée vers le jeune homme. L'air semblait pour elle une matière solide.
-Tu es moins brillant que je ne le pensais…Tu es pourtant le premier depuis des siècles à pouvoir ouvrir le livre…Je ne puis m'empêcher d'être un peu déçu, tu le comprendras. Eh bien, puisque ton intelligence montre apparemment ses limites, je suis –c'est pourtant d'une évidence… Qui pourrais-je donc être, sinon l'esprit de ce livre ?
Harry dut s'appuyer au grand hêtre derrière lui. La stupéfaction, la joie, la crainte aussi de ce qui allait suivre étaient trop fortes pour qu'il puisse répondre quoi que ce soit.
Il ne s'était pas trompé. Sa raison tentait encore de résister mais son instinct, lui, en était sûr. Ne pouvant supporter plus longtemps l'expectative, il se décida.
-Et…de quoi parle ce livre ? risqua-t-il d'une toute petite voix.
-Décidément, tu as le cerveau embrumé, mon garçon… Un mauvais jour, peut-être? On dit que ça arrive aux meilleurs. De quoi parle ce livre ! Mais de ce que tu cherches, bougre d'enclume ! De quoi d'autre pourrait-il parler ?
