Shame on me.

Shame on me.

Shame on me.

J'ai mis trois plombes... Vous me pardonnez ?

Non ?

Je tiens quand même à dire que maintenant j'ai des chapitres d'avance ! La suite vient donc la semaine prochaine, voire celle d'après, promis !

Maintenant, je vous invite à au moins relire le chapitre précédent pour vous remettre dans le bain, rappelez vous, Sue n'est plus là... Et Lynn va avec Démétri à son appartement et découvrir Mark... Ça revient ? C'est bien ce que je dis, allez donc relire la fic !

Bisous !


Chapitre 7 : Retournement de situation

« - Non ! »

Stupéfaction, incompréhension, peur … Horreur.

Cri d'effroi, tremblement… Horreur.

Du sang… Beaucoup de trop de sang. Un appartement tout à fait banal devenu écarlate. Il y régnait une épouvantable odeur et le spectacle qui s'offrait aux yeux des deux êtres s'insinuait au plus profond d'eux, pénétrant chacune de leur pores, écœurant, étouffant, effrayant.

Lynn ressentait un immense froid, une pesante atmosphère alourdissait ses membres, cette sensation, ce goût de rouille qui restait dans sa bouche… Du sang. Des larmes commençaient à perler, elle était figée. Elle ne pouvait plus esquisser un seul mouvement. Et ce froid… Ses yeux ne parvenaient pas à se détacher de cette scène. Son corps tout entier voulait hurler. Elle se sentait trembler, elle se sentait fragile, exposée au danger… Un grognement rauque la sortit un instant de sa torpeur mais ce qui suivit, elle ne s'en rendit pas compte, ça s'était passé trop rapidement. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, tout s'était embrouillé, c'est à peine si elle savait où se trouvait le sol. Lynn perçut juste des feulements rauques et enragés, violent, une douleur fulgurante lui transperça les côtes et sans qu'elle sache comment, elle se retrouva coincé sous le bras froid et musclé de quelqu'un. Démétri ?

Elle eut sa réponse une fraction de secondes plus tard, apercevant son ami voltiger pour finalement s'écraser contre le mur dans un fracas assourdissant. Son visage était déformé par la rage, la lueur écarlate dans ses pupilles était plus effrayante que jamais. Il se redressa vivement, ses lèvres relevées découvraient ses spectaculaires dents blanches, ses… crocs. La jeune femme ne réprima pas le cri effrayé qui s'éleva de sa gorge, Démétri avait la tête baissé, comme un animal jaugeant son adversaire et la moindre faille qu'il pourrait exploiter pour repasser à l'attaque. Le corps extrêmement droit, la tête baissée, ses yeux fixaient froidement ceux de Lynn, il semblait l'humer…

De nouveau, la jeune anglaise fut complètement perdue, en revanche, elle savait où elle était ! Sur le sol en l'occurrence. Elle était terrorisée. Plus rien ne l'importait à part cette peur qui lui dévorait les entrailles, sa douleur dans les côtes la relança, elle était tombée des bras qui la tenait quelques secondes auparavant. La confusion qui régnait alors dans l'appartement était à son apothéose, Lynn percevait difficilement les mouvements des deux hommes (car l'autre en était un, très certainement vu sa carrure) en train de se battre. Les yeux fixés sur la scène qui se déroulaient, elle ne se rendit même pas compte qu'elle était allongée dans une immense flaque de sang.

Soudain, ce fut le silence total, la jeune femme releva les yeux et vit Démétri, plaqué contre un mur désormais en miettes, celui qui le maintenait en place était bien un homme. Grand. Et costaud. Excessivement costaud. Il s'adressa d'une voix rauque à son ami :

« -Réveille toi un peu Démétri ! C'est ELLE ! Tu ne vas tout de même pas lui faire de mal ? Pas à elle ! Ressaisis-toi ! »

Sur ce, il y eut un flottement, pendant lequel Lynn n'osait pas bouger d'un pouce alors que le costaud et Démétri se fixait dans le blanc des yeux. La tension était palpable et l'attente insoutenable, c'est alors que Félix relâcha son ami tandis que celui-ci jeta un rapide coup d'œil vers la jeune femme. Il avait un air peiné, triste et vraiment désolé peint sur son visage, voir Lynn dans cet état lui crispa son cœur défunt. Il préféra disparaître par la fenêtre, histoire de se remettre les idées en place. Tout ce sang ne l'aidait pas.

Elle en était couverte.

A genou sur le sol, elle contempla les yeux écarquillés l'homme qui l'avait sauvé mais ne bougea pas. Même quand il se dirigea vers elle. Il s'approcha doucement, comme pour ne pas l'effrayer davantage et quand il l'attrapa sous les bras pour la redresser, il fit preuve d'une douceur étonnante pour un vampire qui n'avait connu que les siens depuis des siècles. Lynn se laissa faire, s'accrocha même au bras de cet homme pour s'aider, ses yeux étaient grand ouvert mais ils ne regardaient rien, son esprit était occupé à se répéter encore et toujours la même question.

Que s'est-il passé ?

Que s'est-il passé ?

« -Que s'est-il passé ? » murmura t'elle.

Ces mots, aussi faibles qu'un souffle de vent, embrumèrent un instant l'esprit du vampire, l'odeur de sang était très forte. Envoûtante. Mais ce n'était pas le sang de la jeune femme, Félix le savait. Sa peau était si près de lui qu'il pouvait entendre les pulsations affolées de son cœur, elle avait une odeur sucrée, et ce n'était que l'odeur… Qu'est-ce que ça devait être d'y gouter… La chaleur exquise de cette peau humaine contrastait avec l'air ambiant et l'odeur de rouille qui régnait dans l'appartement. Voilà ce qui lui permettait de ne pas perdre le contrôle de lui dans ce bain de sang. Quand soudain la Lynn dynamique refit surface et se dégagea vivement des bras puissants de Félix.

« -Mark ! »

L'homme était affalé par terre, dans un bain de sang, ses yeux grands ouverts fixaient le plafond, le carnage de l'appartement semblait bien éphémère comparé à la vue de cet homme détruit… Lynn se précipita dessus et le secoua, affolée. Mais elle ne faisait que remuer un défunt, alors qu'elle s'acharnait à essayer de lui faire un massage cardiaque, Félix apparut derrière elle et l'empoigna pour qu'elle arrête d'essayer, il voulut la soulever mais elle hurla, hystérique, qu'elle pouvait le sauver, qu'il n'était pas trop tard. Le vampire n'osa plus faire un geste, se demandant bien comment il devait s'y prendre désormais, il savait qu'elle crierait deux fois plus fort s'il la forçait or, il ne voulait pas encore ameuter tout l'immeuble…

Puis il sentit une présence, un vampire, il se retourna et regarda vers la fenêtre, les crocs dévoilés, bien déterminé à protéger l'être désiré de Maitre Aro.

Ce n'était que Démétri qui refaisait surface, il leva les deux mains, signe qu'il avait le contrôle de lui-même et qu'il n'y avait aucun risque. Félix regarda avec appréhension la jeune femme recouverte du sang de l'homme qui était décédé, finalement, il le laissa passer. Son ami lui marmonna quelque chose très rapidement tout en se dirigeant vers Lynn, il acquiesça et s'enfuit par la fenêtre.

« -Lynn… » Murmura doucement Démétri. « - Arrête… C'est fini. »

Elle ne prêta absolument pas attention à ce qu'il lui disait, elle avait conscience d'être recouverte de sang, mais cela ne l'effrayait pas, elle n'avait qu'une chose en tête et rien ni personne ne l'en empêcherait.

Elle sentit alors qu'on tentait une fois de plus de la saisir par les bras, elle se débattit et cria à l'encontre de l'homme :

« - Lâche-moi ! Lâche moi je te dis ! »

Rien à faire, il lui tenait maintenant les poignets, comme s'il allait lui obéir !

« - Lâche-moi Démétri ! Il faut aider Mark ! Obéis ! »

Un court instant d'hésitation… Mais le vampire se ressaisit et la serra contre lui, fort, pour qu'elle cesse de se débattre mais aussi, il devait se l'avouer, pour la rassurer. A son grand étonnement, ses muscles se décrispèrent et elle commença à pleurer. Démétri lui caressa les cheveux, doucement.

Au loin, les sirènes se rapprochaient…

Une semaine. Voilà sept longs jours que Lynn n'était pas sortie de son appartement. Dans ses yeux, l'image ensanglantée de Mark refusait de s'effacer, et quand la jeune femme fermait les yeux, elle imaginait Sue à la place de l'homme. Car pour elle, ça ne faisait aucun doute, elle était morte avec son « nounours ». Mais où était bien passé son corps ?

La scène défila devant ses yeux, une nouvelle fois.

Lorsque la police débarqua dans l'immeuble avec l'ambulance, Démétri avait emmené la jeune femme en dehors de l'appartement, dans le couloir, ils s'étaient assis par terre et elle s'était blottie dans ses bras froids et durs, se cachant la tête dans le pli de sa veste. Le reste lui semblait très flou, le seul point dont elle se souvenait impeccablement, c'est de toujours avoir senti la présence de Démétri à ses côtés. Elle se remémorait vaguement des policiers qui lui posait des questions, elle qui peinait à y répondre, elle se souvenait avoir saisi que c'était Démétri qui avait appelé la police. Puis, plus rien, comment elle était rentrée ce soir là était un mystère, mais il était resté, c'est tout ce qui comptait.

Récemment, peut être hier… Il y eut l'enterrement, il pleuvait des cordes, Lynn ne voulait pas cligner des yeux, elle ne voulait pas revoir cette image, alors elle gardait les yeux grands ouverts. Elle n'avait pas pensé à ouvrir un parapluie, l'eau froide lui faisait du bien, elle lui donnait l'impression de nettoyer ces visions, de nettoyer les horreurs de ce braquage.

Un parapluie est alors apparut au dessus d'elle, la pluie libératrice cessa, avait-elle fini de tout laver ? Comment le saurait-elle ?

IL était encore là.

Actuellement, elle était sur son canapé, Lynn regardait le mur. On pourrait la prendre pour une folle, mais ce n'était pas qu'un mur. C'était LEUR mur, à elle et à Sue. Le mur bicolore de leur appartement commun, les rires de cette journée résonnaient dans la tête de la jeune femme.

Sue n'était plus. Lynn le savait maintenant, il ne pouvait en être autrement, mais où était-elle ? La jeune femme voulait avancer, trouver la force de la faire. Elle n'avait plus sa meilleure amie, sa sœur. Que lui restait-elle désormais à part ce vide qu'elle contemplait ?

Lynn restera toujours elle-même, même dans les complications, elle avait ce caractère borné et franc. Mais la douleur et le deuil était présent. Que lui restait-il ?

La sonnette de la porte d'entrée retentit. Pour la première fois depuis ce jour, la jeune femme se leva mollement et partit ouvrir la porte. L'homme qui se trouvait derrière fut surpris de ce changement, mais il fut encore plus surpris par la suite : Lynn l'avait regardé, tiré par la manche pour le faire entrer dans l'appartement, et l'avait serré dans ses bras.

Ca ira mieux. Il était là.


Quelques mois passèrent, temps pendant lequel Lynn reprit du poil de la bête. Elle avait repris ses habitudes, son caractère insupportable et sa manie d'embêter Démétri. On pourrait croire que rien n'avait changé. Que Sue était toujours là, ainsi que son « nounours ». Mais la jeune femme avait bien fait la part des choses, elle avait fait son deuil et s'était habituée à l'idée que le monde tel qu'elle le connaissait n'était qu'une infime partie que ce qu'il était réellement.

Une autre chose avait changé, majeure. Lynn ne faisait plus rien sans Démétri à ses côtés, elle ne prenait plus aucune initiative, elle se contentait de le suivre. Pour l'anglaise, cet homme mystérieux représentait un rempart contre ses peurs les plus récentes, un pont rassurant entre deux mondes bien distincts. Le sien et celui qu'elle était en train de découvrir malgré elle.

D'un accord tacite, il n'avait pas reparlé de ce qui s'était passé « d'anormal » avec Démétri. La jeune femme avait parfaitement conscience du surnaturel qui enveloppait son ami. Le seul point qui la chiffonnait était cet inconnu qui lui avait sauvé la vie l'autre jour… C'était une connaissance de Démétri, peut être même un ami proche et pourtant, il lui avait sauvé la vie…

Qu'est-ce qu'elle devait en retenir ? Que Démétri était dangereux ?

Depuis ces évènements, elle faisait plus attention au comportement de l'homme, chacun de ses gestes étaient analysés, chacune de ses paroles. De son côté, le vampire prenait cette curiosité grandissante avec satisfaction, le tout était, comme l'a si justement fait remarquer Félix, de savoir s'il était ravi de l'intérêt qu'elle portait à sa personne (ce qui était bon pour lui) ou à sa nature (ce qui était bon pour le clan des Volturi). A cette interrogation, Démétri ne préférait rien répondre…

Aujourd'hui, Lynn et le vampire était au café en face de l'immeuble où ils travaillaient tous les deux, c'était à ce café que la jeune femme et Sue prenaient leurs repas le midi. Maintenant, Lynn déjeunait avec Démétri chaque midi. Enfin… 'Avec' est un grand mot, elle mangeait seul, Démétri lui avait expliqué sans s'attarder sur les détails qu'il ne « se nourrissait pas de ça ». Cet élément, Lynn le gardait dans un coin de sa mémoire, dans le fichier « Dèm' ». Une vieille plaisanterie de Sue au sujet de la mémoire de Lynn disait que la jeune femme « rangeait » ses souvenirs par dossier, or, depuis l'arrivée de l'italien, la jeune femme avait ouvert un de ces fichiers rien que pour lui. La différence est que, depuis les récents évènements, il s'intitule : « Dèm' » alors qu'avant c'était « Abruti d'italien ». Sympathique. Mais Démétri n'en saura rien, Lynn tenait à sa vie tout de même.

« - A quoi tu penses ? » interrogea une voix masculine.

Prise de court, la jeune femme ne sut que répondre et prononça ce qui lui vint à l'esprit sur le moment :

« - A ton ami. »

Il y eut un silence pendant lequel Lynn gratta le bord de son verre, embarrassée, alors que Démétri s'était figé, visiblement perdu dans ses pensées, insondable. Cela ne dura qu'un court instant, tous deux savaient une chose, le moment était venu.

« -Il s'appelle Félix Volturi. C'est… Un collègue à moi dirons-nous. »

« -Il m'a sauvé ? » s'enquit-elle.

« -Il nous a sauvé. Tous les deux. »

« -De quoi t'a-t-il sauvé ? »

« -De ta perte. »

Nouveau silence. Les deux interlocuteurs se regardaient dans le blanc des yeux, cherchant dans le regard de l'autre une réponse à ses questions. Lynn s'interrogeait sur le sens de ces paroles, devait-il la garder en vie jusqu'à en faire une mission ? Ou bien tenait-il à elle au point de prononcer ces mots ?

« -J'aimerais le voir, pour le remercier… » Trancha t'elle.

Démétri soutint encore l'échange un court instant avant de soupirer et de s'adosser plus confortablement contre sa chaise.

« -D'accord. » Et dans un murmure presque imperceptible, il dit : « -Félix ? »

Lynn souleva un délicat sourcil, intrigué, et avant même qu'elle ait pu demander ce qu'il faisait, un homme apparut à son côté, posant la main sur son épaule.

« -Enchanté Lynn, ravi de faire enfin votre connaissance. »

La jeune femme laissa échapper un cri accompagné d'un sursaut. Elle tourna vivement sa tête et resta interloqué devant la taille de l'homme. Puis elle lui lança un profond regard méprisant, plissant les yeux de manière à lui dire : « Ah ouais ? Tu crois me faire peur ? Tu vas voir toi ! » Mais elle reprit contenance, c'était un ami de Démétri après tout… Enfin. Un « collègue »

« -Je vous reconnais. » dit-elle dans un souffle.

« -Vous vous êtes décidé à nous connaître ? » commença Félix.

Perdue, elle jeta un regard à Démétri, elle savait de quoi parlait le nouveau venu mais elle ne s'attendait pas à cette question. Son ami interagit en sa faveur :

« -Félix… Une chose à la fois mon ami, elle voulait juste te voir là. »

« -Oh ! Pardonnez-moi alors, j'ai tendance à être impatient. Allez à votre rythme. »

Il lui sourit aimablement, c'est alors qu'un détail parut le chiffonner car une minuscule ride entre les deux yeux vint fissurer son visage de marbre.

« -Concernant mon arrivée… Je… ne vous ai pas effrayé ? Vous voyez peut être de quoi je veux parler… »

Puis Félix sourit joyeusement, d'un air angélique, innocent. La réaction fut prévisible : Lynn fusilla le nouveau venu du regard.

Sur ces paroles, Démétri réagit également, les yeux soudainement inquiets, il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme, bienveillant, avant de soudain la retirer. Lynn n'y prêta que peu d'attention. Elle répondit d'une voix sûre :

« -Je serais bientôt prête à écouter ce que vous avez à me dire. J'ai connu plus étrange à la rigueur, et plus effrayant. Et puis ce n'est pas comme si Démétri ne m'avait jamais fait le coup ! »

« -Moi ? » dit-il, innocemment. « Jamais ! Je suis le plus lent des… êtres peuplant cette terre ! »

Lynn et Félix partirent d'un rire joyeux, la gêne se débloquait. Lynn enchaina de suite :

« -Félix, je voulais vous remercier de m'av… de NOUS avoir sauvé l'autre jour. »

« -Comment ça 'Nous' ? Je ne me souviens pas d'avoir porté Déminouchet dans mes bras également ! Après tout, c'est lui le fautif ! »

Il y eut un flottement pendant lequel le concerné baissa les yeux, empli d'une honte qu'il n'avait jamais ressenti auparavant, ou alors au tout début de sa nouvelle vie : la honte de prendre des vies humaines. Il était un traqueur, combien de personnes avait-il retrouvé avant de les abattre de sang froid ? Sans aucun remord.

Et là, il ne l'avait même pas tué, il avait juste un peu dérapé, et il n'osait plus la regarder en face, ce poids qui lui étreignait l'estomac le dérangeait beaucoup trop. Il sentit alors une main douce et chaude posé sur son avant bras glacial, la main de Lynn, qui lui souriait.

Un bref coup d'œil à ses mains à lui révéla qu'il était en train de compresser la table, la déformant dans d'horribles grincements.

Et elle osait le toucher.

Désormais, elle pouvait intégrer son monde, bientôt.


Journal intime de Lynn Winson : Extrait n°1 : Fac de Malheur

Non mais vraiment ! Qu'est-ce que c'est que cette fac ? Un attroupement de fashion victim, de péripatéticiennes (je ne m'autoriserais jamais cet autre mot, cher journal, je suis bien trop polie !) et par-dessus tout, des bourrés plus qu'on ne peut en recenser ?

C'est très drôle, si si. La première personne à qui j'ai parlé sentait la vodka à 3 kilomètres à la ronde. La seconde exhibait ses 36 marques et la dernière (celle a qui j'ai parlé avant que je décide d'être asociale pour le restant de l'année) m'a regardé de haut en bas, elle a eu une sorte de rictus au coin de la lèvre, du genre dégoût tu vois. Sauf que là, j'ai pas cherché à en savoir plus. Quand on me connaît, on finit par savoir que la patience et moi… Bref.

Je me suis retournée accompagné d'un superbe secouage de cheveux à la l'oréal (ils sont drôles ces français !) et… Je n'ai pas pu m'en empêcher… Je suis partie, majestueuse (non je ne m'aime pas) tout en remuant scandaleusement du popotin.

Le pire, c'est qu'elle avait l'air jalouse… Enfin.

Ca c'était pour la crème de ma promo. Passons au prof.

Oh et puis non, je vais éviter, sinon je risque de – soit transpercer ce journal, - soit diluer l'encre avec mes larmes.

Merci bien, journée d'enfer pour une future année d'enfer. Il faut absolument que je trouve un point positif à cette journée. Je dois me forcer à positiver. Bon. Réfléchissons.

Un petit effort.

Non décidément, je ne trouve rien, il a même fait beau quoi ! Moi qui préfère la pluie au rayon du soleil !

Oups, positiver.

Bon, demain.


Journal intime de Lynn Winson : Extrait n°2 : Fac de Malheur ( ?)

Wahoo ! C'était génial ! Je me suis vraiment bien amusée, les gens sont supers sympas, l'ambiance est géniale, tout le monde s'aime, on se croirait chez les bisounours ! J'avais l'impression de voir un monde brillant et coloré tout autour de moi. C'était merveilleux ! Le pays des Merveilles se trouve ici ! Appelez moi Alice !

HA HA HA, tu y as cru hein ?

Non mais sans rire, tu croyais vraiment que j'écrirais ça ? La bonne blague. Ce que je viens de décrire au dessus, c'est l'équivalent d'un film d'horreur pour moi quoi ! Tu imagines un peu le traumatisme ?

Je déjante vraiment, je suis en train de tutoyer un bouquin à défaut d'avoir une relation sociale avec ne serait-ce qu'une personne de ma fac.

Positiver. La bonne blague quoi ! Même les profs sont désespérants ! Il n'y a que ceux de langues, à la rigueur. Bon, je ne suis pas très objective, j'adore les langues.

Oh ! Mais je positive là ! Champagne !

Ou un petit verre de bière…

Seigneur ! Je ne vaux pas mieux que les alcooliques de ma promo !

Tiens ! Un autre point positif de ma malheureuse journée : il a plu.


Journal intime de Lynn Winson : Extrait n°3 : Fac de Malheur ( ?)

Ah ! Cher public, gardez vos yeux dans vos orbites, je viens de trouver un point plus que positif à ma pâle existence !

Sue Fitzgerald qu'elle s'appelle. Dans ma promo ! Si si ! Cette andouille est arrivée seulement hier alors que ça fait deux semaines que les cours ont repris, erreur administrative ou je ne sais quoi…

Toujours est-il que je l'ai repéré d'entrée. La seule fille correctement habillée quoi ! Forcément ça marque l'esprit. On s'est un peu parlé, elle a franchement l'air sympa.

Je t'explique : (sous forme de dialogue retransposé !)

La scène se passe à l'arrét de métro, moi-même, assise sur un des bancs,, ma tête ne devait franchement pas avoir l'air amicale…

Une jeune fille, vu préalablement, s'assoit à coté de moi, elle a l'air de vouloir me parler mais je ne devais pas avoir une tête rassurante… (Que veux-tu, j'étais en train de ronchonner dans mon coin).

Il y a eu un blanc, j'ai tourné ma tête, je l'ai regardé et j'ai esquissé un sourire que je voulais encourageant.

J'ai du lui faire peur.

Blanc (bis)

Et elle s'est mise à parler !

Sue : A bas les p*tes ? (je tiendrais parole cher journal !)

J'ai ouvert de grands yeux ! Puis je lui ai tendu la main, qu'elle a serré, et j'ai ajouté :

Moi : Mort à l'oréal, mort aux italiens !

Il y a eu un blanc. Puis…

Sue : L'oréal est une marque française.

Moi : … M'en fous, j'aime pas les italiens.

Sue : Pourquoi ?

Moi : Ils sont bronzés.


Voilà ! C'est fini pour ce chapitre ! Etant donne qu'il est assez court et qu'il ne se passe pas grand chose (à mon opinion hein, si vous saviez ce que je vous réserve pour après...), j'ai tenu à mettre ce petit supplément "extrait du journal intime de Lynn Winson" afin de faire plus ample connaissance avec mon héroïne, plus jeune ! Maintenant, le tout est de savoir si ca vous a plu... De ce côté, j'avoue que je me pose beaucoup de questions, notamment avec mon style d'écriture...

Trève de Blablas ! Des commentaires à partager ?