Bonjour à tous

Bonne année, tous mes vœux pour 2006 ! Sans plus tarder, le nouveau chap !


CHAPITRE 7 : This Love

J'émerge difficilement. Je m'assois sur le canapé sur lequel j'ai dormi. Quelle heure est-il ? Je jette un coup d'oeil à ma montre. Six heures du matin. Oui, mais de quel jour ? Je regarde autour de moi. Je suis encore chez Minerva. Je tends l'oreille. Aucun bruit. Je fronce les yeux en essayant de voir dans l'obscurité. Il faut que je me souvienne de l'endroit ou se trouve la porte de sortie. J'ai une faim de loup, et je vendrai mon âme pour une bonne douche bien chaude.

Je me lève péniblement et marche, les bras en avant, histoire de ne pas me cogner. Pas de chance, je me prend une table basse dans les genoux, tombe dessus, roule et finit par terre. Je ne crie pas, malgré la douleur de mes tibias. J'entend du bruit dans le pièce d'à côté. Minerva est réveillée, ce qui n'est pas étonnant avec le vacarme que j'ai fait. Sa porte s'ouvre et elle allume la lumière. Je vois son visage passer de l'inquiétude à l'amusement, en passant par l'étonnement.

- Hibernatus a dénié rejoindre le royaume des réveillés ! Se moque Minerva en m'aidant à me relever.

- D'accord, j'ai beaucoup dormi, mais je n'ai pas fait le tour du cadran tout de même, répond-je avec mauvaise humeur.

- En effet, vous avez fait plus... Donc, de vendredi quinze heures à dimanche six heures, ça fait...

- Déjà dimanche ?

- Oh mon Dieu, je suis une loque. Mon plan drague que je n'avais pas encore décidé d'appliquer ne pourra jamais commencé. Qui voudrait sortir avec une marmotte ?

- Vous vous moquez Minerva...

- Non, jetez donc un oeil à l'éphéméride...

Je regarde le calendrier et, effectivement, j'ai dormi plus de 24 heures. Je suis une vraie loque. Je vois déjà s'approcher le licenciement...

- Pourquoi ne m'avez-vous pas réveillée ? Demandés-je.

- Vous êtes si mignonne quand vous dormez... Un vrai ange. Ca change de d'habitude ! Me répond-elle un demi sourire sur les lèvres.

Je la regarde intensément, et elle plonge son regard dans le mien. Si elle pouvait lire mes pensées, soit elle prendrait la fuite soit... Non, elle prendrait la fuite !

- Comment vont vos genoux ?

Je soulève le bas de ma robe de sorcier et remarque que des hématomes sont en cours de formation. Minerva se baisse et observe avec attention. Je me sens gênée par la situation, troublée. Si seulement elle pouvait soulever ma robe plus haut et... Non, ne pas penser à ça !

- Allez prendre une bonne douche, et ensuite je vous arrangerai ces bleus disgracieux.

J'acquiesce, attrape au vol une serviette qu'elle me lance et disparais dans la pièce d'à côté. Je me décide pour un bain. Tandis que je me déshabille, l'eau emplit lentement la baignoire immense. De nature peu patiente, je me glisse dans le bain alors qu'il n'a pas fini de couler. Tandis que l'eau chaude recouvre au fur et à mesure ma peau, j'imagine que la porte s'ouvre, que Minerva s'approche doucement de moi, me rejoint dans le bain, m'enlace. Ses vêtements sont trempées, collent à sa peau, moulent ses formes. Elle se penche sur moi et m'embrasse timidement au début, puis de plus en plus sensuellement. Mes mains enserrent sa taille, mes doigts défont les boutons de sa robe, qui flotte à présent à la surface de l'eau. Ma main caresse ses cheveux tandis que l'autre descend négligemment jusque...

- Hermione ! Vous êtes en train d'inonder ma salle de bain !

Je sors de mes pensées. La baignoire déborde, et 2 centimètres d'eau recouvrent le sol. Je coupe l'eau d'un geste rapide, me savonne vigoureusement, lave mes cheveux en deux temps trois mouvement et sors de la baignoire pour patauger dans la catastrophe que j'ai provoquée.

- Bordel de m... Où est ma put... de baguette ?

- Hermione ! Veuillez surveiller votre langage ! Je vous apporte votre baguette...

- NON !

Trop tard, Minerva entre dans la pièce. C'est une pataugeoire, je suis nue, les cheveux trempés dégoulinants sur mes épaules et le fait d'ouvrir la prote a provoqué un courant d'air qui me donne la chair de poule. Je rougis et baisse les yeux. Cependant, mon regard se pose sur mes hématomes, bleu violet à présent. Je suis pathétique, et me dis que j'aurai mieux fait de rester coucher une journée de plus...

Je l'entends soupirer avant de jeter le sort « evanesco ». Je vois ses pieds avancer et sens qu'elle me pose une serviette de bain sur les épaules.

- Dois-je vous frictionner, ou pouvez-vous le faire sans faire de bêtises ?

- Je suis désolée...

- Ce n'est rien. J'ai vu pire. Une fois, en pleine réunion professorale, Dumbledore voulut faire une blague à Rogue en faisant apparaître un lapin rose. Seulement, il était fatigué et s'est légèrement trompé dans la formule. Toute la pièce fut envahie de ses charmantes créatures qui commencèrent à grignoter l'ordre du jour, et autres documents importants... Après cela, vous vous doutez que ce n'est pas une petite inondation qui me fera sortir de mes gonds...

Je passe rapidement la serviette en sorte qu'elle couvre mes attributs féminins. Je m'assois sur le rebord de la baignoire, attrape un autre linge et me sèche les cheveux.

- Je m'occupe de vos genoux, et ensuite je vous laisse vous habiller. Voyons ça...

Elle sort d'une petite armoire un tube de crème et s'assoit à côté de moi. Elle prend une de mes jambes qu'elle pose sur ses genoux, pose une noisette de crème sur mon bleu et commence à masser doucement. Je ferme les yeux de délice. Elle fait ça si bien. Si Harry, Tonks ou Ginny nous voyaient en ce moment ! Minerva McGonagall, directrice de Poudlard, entrain de masser les jambes de la directrice de gryffondor à moitié nue. Je suis sure que Ron ferait le détour pour admirer ce spectacle...

- Fini ! S'exclame-t-elle en reposant ma deuxième jambe (mais quand me l'a-t-elle prise ?).

Elle quitte la pièce me laissant sur ma faim. Que dois-je faire ? Lui courir après en essayant de ne pas faire tomber ma serviette et l'embrasser, ou m'habiller et descendre petit déjeuner avec elle comme si de rien n'était ? Non, je ne peux pas. C'est maintenant ou jamais. Je la rejoins, je l'attire à moi, je l'embrasse et... je me prends une claque ? Non, il faut être positive dans la vie ! Je prends une grande inspiration, me dirige vers la porte que j'ouvre en grand et avance en sa direction. Malheureusement, ma serviette se prend dans la poignée, s'accroche, et tombe. Je me retrouve à nouveau nue devant elle et je me remets à rougir...

- Un problème Hermione ? Me demande-t-elle sans paraître gênée par ma nudité.

Et mince, elle va croire que je suis exhibitionniste...

- Je… euh... je n'ai pas de vêtements propres... réussis-je à articuler pitoyablement.

- Voulez-vous que je vous prête une de mes robes en attendant ?

J'accepte et la remercie. Je finis par m'habiller, morte de honte. En plus, elle est plus grande que moi, et j'ai l'air ridicule. A chaque pas que j'effectue jusqu'à mes appartements, je manque de marcher sur l'ourlet de la robe et de tomber. En arrivant, je me change et envoie un hibou d'urgence à Tonks. Rendez-vous en fin d'après-midi dans notre bar habituel. J'ai besoin de conseils...

L'avantage d'avoir plus de vingt ans, c'est qu'on tient bien l'alcool. Merde, je viens de trébucher dans le caniveau. Tonks se fout de moi, avant de se prendre en pleine tête un lampadaire, et de s'excuser en disant « Pardon Monsieur... » C'est fout ce qu'on rigole quand on est toutes les deux.

J'arrive enfin dans ma chambre et m'effondre sur le lit. J'essaie de me souvenir de ce qu'a dit mon ancienne amante. Ah oui, il faut que je fasse la cours à Minerva. Pas un simple plan drague. Il faut que je transpire l'intelligence, la culture, sans trop de « ture » tout de même me suis-je empresser d'ajouter, et le savoir vivre. Difficile à faire, les aurors ne sont pas réputés pour leurs bonnes manières. Bon, demain, je serai une nouvelle Hermione. J'arrêterai d'être gauche, et me montrerai sous mon meilleur jour ! Mais d'abord, je dois désaouler...


Gros bisous et à bientôt,

Link