Les mises à jour, le retour ! Désolée pour l'attente, mais j'avais une tonne de boulot. En tout cas, merci pour toutes vos gentilles reviews ! Bonne lecture !
CHAPITRE 9 : Kiss me
Bon, récapitulons l'embarras dans lequel je me suis encore fourrée. Il est minuit passé, et je suis dans un couloir de Poudlard. Mauvais point. J'ai passé une soirée magnifique avec McGonagall, bon point. Je l'ai embrassée, bon point, mais j'ai fui comme une lâche et me retrouve à la rue de mes propres appartements. Deux mauvais points. Total : je suis une quiche.
J'essaie de me souvenir de ce fameux baiser. J'étais tellement apeurée que je n'ai pas fait attention aux réactions de la deuxième principale intéressée. M'a-t-elle embrassée en retour ? Je tente de tirer mon esprit du flou artistique dans lequel il est englué. Peine perdue... Qu'est-ce que je vais faire ?
Il faut que je rentre chez moi. Mais Minerva est-elle entrain de m'attendre ? Et pourquoi ? Pour m'embrasser, me mettre une claque qui retentirait dans tout le château, ou pour annoncer mon renvoi pur et simple sans indemnités ? Je m'assois un moment contre le mur et soupire. Aurais-je tout gâché avant même que cela ne commence ?
Des bruits de pas qui se rapprochent me tirent de mes pensées. Je me relève rapidement et vois Rogue se rapprocher. Ce dernier a le regard froid et, quand il me voit, ses lèvres forment un rictus.
Que faites-vous ici, professeur Granger ? Je vous croyais en compagnie de notre directrice...
Je le croyais aussi...
Je ne sais pas s'il m'a entendu.
Quoique vous ayez encore fait comme ineptie, sachez qu'elle n'est pas rancunière. C'est bien sa seule qualité... Bonne nuit, professeur Granger.
Vous de même, professeur Rogue.
Tandis qu'il s'éloigne, je prends la direction opposée pour rejoindre mes appartements. Une fois là-bas et bien... adviendra que pourra !
Je suis à présent devant la porte qui mène à mon salon, et je vois de la lumière filtrée. Mince, apparemment, elle m'a attendue. Je prends une grande inspiration, et donne le mot de passe pour pénétrer chez moi. Elle est là, assise sur le canapé, buvant une tasse de thé et lisant un traité de métamorphose qu'elle avait dû trouver dans ma bibliothèque.
J'ai cru que vous ne reviendrez pas, Hermione... dit-elle sans lever les yeux de l'ouvrage.
Je ne sais que répondre, et reste debout, maladroite, me tordant nerveusement les mains comme une gamine qui venait d'être prise en faute.
Venez donc vous asseoir, il me semble que nous devons discuter.
Je commence à trembler, et m'assois gauchement à une distance raisonnable d'elle. Elle finit par fermer le livre et plonge son regard dans le mien. Je ne sais quoi dire. Mes mains deviennent moites. Je n'arrive pas à savoir ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent. Est-elle en colère, déçue ?
Pourquoi ? Me demande-t-elle tout simplement.
Je... en fait...
Allez Hermione, tu es une gryffondor, et une auror. Un peu plus de courage que diable !
Je vous aime, Minerva...
Ma voix est un murmure quasi inaudible.
Est-ce si difficile à dire que cela ?
Je suis étonnée. En fait, l'expression la plus exact est « sur le cul ». Je secoue la tête. Non, en fait, une fois lancé, ça vient tout seul.
Et il vous a fallu aussi longtemps pour le dire ? Continue-t-elle.
Je suis prise au dépourvu. Que pourrais-je répondre à cela ?
Qu'attendez-vous pour recommencer ? Il me semble que nous avons été interrompu tout à l'heure…
Je fixe à présent ses lèvres qui s'étirent en un sourire charmant. Je m'approche aussi doucement que possible, tentant de freiner l'envie brutale et animale de l'embrasser qui me tenaille. Je pose mes lèvres sur les siennes pour la deuxième fois de la soirée, et l'enlace. Je sens ses mains qui caressent mon cou, mes cheveux, tandis qu'elle approfondit le baiser. Ma langue vient taquiner la sienne, et cela n'a pas l'air de lui déplaire, le moins de monde ! Tout en continuant de l'embrasser, je l'allonge sur le canapé, et commence à caresser son corps à travers ses vêtements. Ses doigts parcourent ma nuque, mon dos, mes hanches. Mes mains agrippent les boutons de sa robe et commencent à les défaire. Cependant, elle arrête mon geste.
- Chaque chose en son temps, Hermione... me murmure-t-elle à l'oreille.
Je frissonne en sentant son souffle chaud sur mon cou. Elle se dégage de mon étreinte et pose un rapide baiser sur mes lèvres.
- Je passe vous prendre demain. Nous reparlerons de tout cela…
Sur le pas de la porte elle me sourit et disparaît dans le couloir. Je soupire et m'affale sur le canapé. Que va-t-il se passer ensuite ? Je prend une bonne douche, puis passe un pyjama confortable. Une fois dans mon lit, je sens une immense déception m'envahir. J'aurai voulu qu'elle reste pour la nuit. Sans arrière pensée. Enfin si, mais je peux me contrôler. J'aurai vraiment voulu dormir contre elle, ma tête nichée dans le creux de son cou, sentir ses cheveux sur son visage, son souffle chaud sur ma nuque.
Bon, c'est décidé, je pars la rejoindre. En espérant qu'elle n'a pas changé le mot de passe de ses appartements. J'attrape ma chemise de nuit et la met tandis que je me dirige vers les appartements de mon amante. Mon amante… cette pensée m'amuse. Qui l'aurait cru.
Je frappe délicatement trois coups à sa porte. Au bout de quelques minutes, elle m'ouvre. Elle porte un pyjama en soie verte, son chignon est lâché, et ses cheveux retombent gracieusement sur ses épaules.
- Hermione ?
- Je sais qu'il est tard, mais je ne voulais pas passer cette nuit loin de vous.
Sans lui laisser le temps de répondre, je l'embrasse et me faufile jusqu'à sa chambre. Je sens son regard sur moi alors que je pénètre dans la pièce, retire ma robe de chambre pour la poser sur une chaise et me glisse sous les draps. Je remonte la couette sur mes épaules et attend patiemment que Minerva me rejoigne. Je la vois, accoudée contre la porte, un sourire aux lèvres.
- Vous êtes impossible ! dit-elle, amusée.
Nous nous regardons intensément, et elle vient me rejoindre. Cependant, comme pour me narguer, elle s'allonge à une distance raisonnable de moi, comme si nous étions deux amies forcées de partager le même lit. Pourquoi est-ce à moi de faire encore le premier pas ? Bon, je sais, je me suis un peu incrustée…
Je me colle à elle et l'enlace. Sa respiration régulière calme le feu intérieur qui me consume mais, parallèlement, sentir sa poitrine sous moi me donne des envies. Je l'embrasse le plus tendrement possible, tentant de cacher le désir que j'éprouve. Je finis par m'endormir, ne pensant qu'à une seule chose : une douche froide.
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La suite bientôt ! Bisous à tous !
