CHAPITRE 11 : NOT AN ADDICT

Coucou tout le monde !

Non, vous ne rêvez pas ! Après plus de deux ans d'absence, j'ai enfin des idées pour poursuivre cette fic. Sans plus tarder, voilà le nouveau chapitre ! Très bonne lecture et à bientôt !

Bisous,

Link9


CHAPITRE 11 : NOT AN ADDICT

- Mais c'est… c'est un bouge ! grogna Tonks en marchant dans une espèce de boue marron verte.

- Vas-y, dis le plus fort, je suis sûr que les bébés basiliques ne t'ont pas entendu, répliqua Harry.

- Vous pouvez pas la fermer ? dis-je en donnant un coup de baguette sur la tête de mes deux amis.

- Si tu refais ça Hermione, je n'ouvre pas la chambre des secrets…

- Ah ouais ? Et bien si un élève se fait dévorer dans la nuit, tu diras à ces parents que c'est de ta faute car tu as fait ton sale gosse, réplique Tonks, ironique.

- Et bien, ouvre la, cette foutue porte, Mademoiselle « Je devrais passer chez le coiffeur car mes cheveux roses sont assortis au gilet d'Ombrage » ! répond le survivant.

- Oh, et c'est Monsieur « Je parle fourchelang parce qu'un mégalomane a joué avec mon cerveau » qui me dit ça ?

- Ce qui est sûr, c'est que s'il y a quelque chose de vivant derrière cette porte, il nous attend avec impatience pour nous grignoter ! Alors arrêtez vos conneries ! Tonks, ferme-la, et Harry, ouvre-moi cette putain de porte !

Mon ancienne amante croise les bras sur sa poitrine tandis que mon meilleur ami me jette un regard noir. Cependant, il émet une espèce de sifflement rauque et les deux battants de la porte s'écartent dans un bruit sinistre.

Je désigne Harry du doigt et lui fais un geste qui signifie : « Je passe devant, tu me couvres ».

Tonks se mets en position, baguette levée. Je lui fais un autre signe de main et elle lance un lumos informulé. La baguette projette un rayon de lumière qui emplit la pièce. Je pénètre rapidement, et balaye la pièce de regard. Rien.

Je fais signe à mes deux amis de venir pour inspecter le refuge de Serpentard. Je leur indique sans bruit que je vais fouiller près de la statue. Harry part à droite, et Tonks à gauche. Cependant, après vingt minutes d'inspection, nous nous rendons à l'évidence : la chambre des secrets est vide. Si on excepte bien sûr le cadavre pourrissant du basilique qu'Harry avait occis quelques années plus tôt.

- Mais quelle puanteur ! grogna Tonks en regardant le reptile en décomposition.

- Ah, ça me rappelle l'odeur de ta chambre… répond Harry, faussement nostalgique.

- Vous n'allez pas recommencer ! les préviens-je. Bon, on va remonter ça et l'examiner…

- Je ne touche pas ce truc grouillant de vers ! me coupe Tonks.

- Harry ?

- Non, Mione, c'est ton idée ! me répond-t-il en commençant à s'éloigner.

Je marmonne mon mécontentement et, d'un mobilis corpus bien lancé, je soulève l'imposante masse au dessus du sol.

- Hermione ! Fait gaffe ! Tu m'as foutu des asticots dans les cheveux ! hurle Tonks en ébouriffant sa tignasse rose.

J'hausse les épaules, l'air de dire « je m'en moque complètement » et suis Harry le long du tunnel qui nous ramènera aux toilettes de Mimi Geignarde.

Une fois regagné l'antre du spectre, je jette un coup d'œil aux miroirs. Nous sommes sales, couverts de boue, des algues dans les cheveux. Je tuerai père et mère pour une bonne douche bien chaude. Je pose le basilique au sol et soupire. On a passé une heure dans ce taudis pour rien. La porte des toilettes s'ouvre, laissant apparaître les professeurs Rogue et McGonagall. Le maître des potions fusille du regard le survivant, qui se met automatiquement en mode défense. Je sens que les sarcasmes ne vont pas tarder à pleuvoir.

- Professeur McGonagall ! Quelle joie de vous revoir ! Hermione m'a donné quelques nouvelles, mais je suis ravie de voir que vous êtes en pleine forme.

Je me retourne vers Tonks et lui fais les gros yeux. Mais qu'est-ce qui lui prend de dire ça ? Je lui fais signe discrètement de la fermer avant de m'embarrasser encore plus.

- De même Nymphodora, répond McGonagall, amusée. Vous avez trouvé quelque chose ?

- Non, c'est vide de chez vide… grogna Harry.

- Myope comme vous l'êtes, vous ne verriez pas un basilic s'il se promenait devant vous, réplique Rogue.

- Allez voir, puisque vous êtes si malin ! Oh, c'est vrai, j'oubliais… Votre cher maître ne vous a pas appris le fourchelang. Comme c'est dommage ! Une fois de plus, vous devez vous en remettre à moi !

Je soupire et laisse les deux hommes à leur échange houleux.

- Minerva, auriez-vous une pièce pour que j'examine cette… chose ?

- Bien sûr Hermione, suivez-moi.

- Euh… pourrai-je avoir votre attention ? demandé-je à Harry et Rogue qui en étaient presque aux mains. Rien de ce qui s'est passé ce matin ne doit sortir de cette pièce. Notre charlatan ne doit pas savoir qu'on a ouvert la chambre.

- Compris Potter ? Arriverez-vous enfin à fermer votre esprit ou faut-il un autre mort pour que vous preniez cela au sérieux ?

- Cette fois, je vais me le faire… grogne Harry en armant son poing.

Atterrée, je laisse les deux hommes de Cro-Magnon régler leur compte et je sors des toilettes avec Minerva, Tonks, et mon cadavre en décomposition. Alors que la directrice de Poudlard ferme la porte, nous entendons des couinements de Mimi Geignarde qui, je cite, se réjouit que deux hommes se battent pour elle.

- Je dois retourner au ministère, finit par dire Nymphodora. Quand Harry aura fini sa discussion avec Rogue, vous pouvez me l'envoyer ?

- Avec plaisir… Mais tu sais, deux hommes aux toilettes qui jouent à celui qui à la plus longue… baguette magique, me reprend-je rapidement, ça peut durer longtemps !

McGonagall lève les yeux au ciel et je me mords les lèvres. Dieu ce que j'ai envie de l'embrasser, de la serrer contre moi, de… Non, je ne suis pas accroc, pas du tout ! Mais bon, chaque chose en son temps, j'ai un reptile à décortiquer.

Tandis que la métamorphomage s'éloigne, je suis Minerva dans une salle de classe abandonnée. Nous la verrouillons magiquement et je fais apparaître la panoplie complète du parfait médecin légiste.

- Vous êtes sure que vous voulez assister à ça ? demandé-je à mon amante.

- Oui, je suis curieuse de voir ce que vous allez tirer de cette charogne, Hermione.

Je passe des longs gants en peau de dragon, mets des lunettes de protection et attrape un scalpel. La peau pourrie du basilique se détache facilement. Je fais une large ouverture sur l'abdomen et plonge avec dégoût les mains dans le corps à la recherche des organes de reproduction. La première chose à savoir est si c'est un mâle ou une femelle. Et dans le dernier cas, si mademoiselle a eu une progéniture.

Je sens des choses qui me grouillent sur le bras et respire de plus en plus rapidement.

- Vous allez bien, ma chère ? me demande Minerva. Vous êtes bien pâle…

- Oui, tout va bien… Très bien même… dis-je en déglutissant bruyamment.

Je finis par sortir ce qui semble être un intestin et le pose sur la table. Mais l'organe glisse et tombe sur le sol en un affreux bruit de succion répugnant. Je sens de la bile qui tente d'escalader mon œsophage alors que je contemple des milliers d'asticots blancs qui veulent s'échapper de l'intestin. Je reporte mon attention sur le reptile mais la vision n'est pas plus engageante. Je replonge mes bras et finit par trouver ce que je cherche.

- Bonne nouvelle, c'est un garçon ! dis-je en souriant.

Je ne peux ajouter plus. J'ai un gros coup de chaud, ma vision s'assombrit et je me sens partir en arrière. La dernière pensée consciente que j'ai est : « Je veux bien m'évanouir mais, par pitié Merlin, faite que ma tête ne tombe pas dans les vers ! »