Bonjour tout le monde !

Sans plus tarder, voilà la suite de cette fic !

Bonne lecture et joyeux noël à tous !

Bisous,

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CHAPITRE 13 : Dès que J'te vois...

Je suis maudite ! Je dois avoir le sinistros au cul, c'est pas possible autrement. ARGH ! J'en ai marre ! Pourquoi on ne peut pas nous foutre la paix, Minerva et Moi, ne serait-ce que vingt petites minutes ? Le temps de... Enfin bref, vous avez compris, pas besoin de vous faire un dessin. Je sais que vingt minutes, c'est très court, trop court pour une première fois mais honnêtement, je m'en contenterai !

Je suis frustrée et, si Minerva ne m'avait pas retenu, j'aurai refroidi Rusard. Saleté de concierge, il faut le virer ! Oser nous déranger alors que nous allions ENFIN passer à l'acte. Et pour quoi ? Pour nous prévenir que le faux héritier avait encore tagué le mur. Pfff, comme si c'était la fin du monde.

Je me suis rhabillée et j'ai quitté les appartements de mon amante pour voir ce qu'il en était. Et l'inscription, toujours la même, était inscrite en rouge sur le mur. Manque d'originalité. Toujours le même message. J'ai demandé à Rusard de me laisser seule puis, ni vue ni connue, j'ai fait apparaître un gros feutre noir.

Je réfléchis quelques instants à la meilleure formulation puis, de ma plus belle écriture, j'inscris quelques mots. Demain, j'en connais un qui va s'étouffer ! Je fais disparaître mon feutre, et me promène dans les couloirs, direction les toilettes de Mimi Geignarde. Une fois arrivée, le fantôme m'arrose de ses pleurs abondants. Non, depuis Harry, elle n'a pas eu de visite. J'hausse les épaules, et la laisse à sa tragédie. J'essore ma robe trempée et regagne les appartements de Minerva. L'appartement est dans le noir, et la directrice n'est pas dans le salon. Merde, elle est déjà couchée. Je la rejoins discrètement, ôte mes vêtements et me glisse sous les draps. Elle ne dort pas encore mais presque.

- Nous devrons reprendre demain, Hermione... me murmure-t-elle en se tournant vers moi.

J'ai une moue contrite. C'est que je suis d'humeur coquine ce soir.

- Mais... Minerva...

- On se lève tôt demain. Mais promis, nous trouverons bien un moment en tête à tête.

Je grogne mon mécontentement. Elle m'embrasse et je la prends dans mes bras. Je sens sa tête se poser sur ma poitrine et son souffle chaud me fait frissonner. Ses doigts effleurent mon ventre doucement, sensuellement. Ils remontent lentement, en direction de ma poitrine. J'ai un coup de chaud. Elle se redresse et m'embrasse profondément, je lui rends son baiser, et alors que j'allais lui ôter son haut de pyjama, elle me murmure à l'oreille :

- Attendez encore un peu, Hermione. Ca n'en sera que meilleur...

Sa voix est une promesse de plaisirs intenses. Aussi j'acquiesce, et me rallonge, pourtant à deux doigts de me jeter dans un bain glacé. Je finis par m'endormir, je ne sais trop comment, mais mes rêves sont une répétition pour la première de demain.

* * *

Le lendemain, Minerva me réveille doucement, par ce qui semble être un millier de baisers. Je soupire d'aise. Je la serre dans mes bras, et lui caresse tendrement le dos. J'aimerai rester comme ça toute la journée, mais j'ai des cours à assurer, et une mise à mort à organiser. Nous nous levons, et nous dirigeons dans la salle de bain. Je me lave les dents pendant que Minerva prend sa douche. J'aimerai pouvoir jeter un coup d'oeil, mais je sens que si je le fais, je vais me prendre un jet d'eau dans la figure.

Alors que je crache le dentifrice dans le lavabo et me rince les dents, mon amante sort de la douche, une serviette autour de son corps. Merlin qu'elle est magnifique. J'ai envie de lui retirer la serviette et de... Vite, une douche froide, ça me calmera.

Une demi-heure plus tard, alors que nous nous dirigeons vers la Grande Salle, un attroupement d'élèves et de professeurs attirent notre attention. Certains ricanent. Apparemment, mon message a été trouvé.

En dessous de « La chambre des secrets est réouverte. Prenez garde, ennemis de l'Héritier », mon « Faudrait encore que tu saches où elle est, gros malin ! » fait beaucoup d'effet !

Minerva retient un sourire. Je le vois à ses lèvres qui se plissent. Quant à Rogue, toujours aussi blafard, je remarque ses épaules qui se secouent à intervalle régulier. Je balaye la foule du regard et bingo, qui vois-je ? Mon principal suspect, blanc comme un linge. La directrice frappe dans ses mains, réclamant l'attention générale.

- Il est l'heure de déjeuner. Ne soyez pas en retard pour vos cours !

La foule se disperse, et certains élèves traînent des pieds. Je m'approche de la directrice avec un léger sourire.

- Hermione... me dit-elle avec un ton de reproche.

- Il faut se rendre dans la grande salle. Ma surprise ne devrait pas tarder.

Nous nous mettons en route et mon amante essaie de me tirer les vers du nez.

- Non, Minerva. Encore quelques minutes de patience. Mais cela va vous faire un choc. Aussi rester calme. Et n'oubliez pas : la victime est Sejudro.

- Vous commencez à m'inquiéter Hermione.

Je m'arrête un instant et regarde autour de nous. Personne dans le couloir. J'attrape Minerva par les hanches et lui donne un baiser à couper le souffle.

- Rassurée ? Demandé-je avec un sourire coquin.

- A vrai dire... Non ! Vous devez préparer une bêtise énorme pour vous faire pardonner à l'avance.

J'acquiesce, en ricanant.

Nous arrivons enfin à la table professorale, et je me sers un bon café avec deux tartines de miel. Je ne peux m'empêcher de loucher avec regret sur la tarte à la mélasse... Minerva me fait non de la tête et je me sers un bol de céréales. Et soudain, ma surprise arrive. Toujours habillée de rose, toujours aussi moche, grosse et, qualité recherchée ce jour, antipathique.

- Quelqu'un a demandé une inspection ? Demanda la nouvelle venue de sa voix de crécelle.

J'entends Minerva hoqueter, Rogue lâcher son pain dans son thé, les plus anciens des élèves déglutir et Hagrid tomber de son siège.

- Mais vous êtes folle ! Murmure mon amante en serrant les dents. Dolorès, Bienvenue à Poudlard, enchaîne-t-elle, aussi joyeuse que si gryffondor venait de perdre un match de quidditch face à Serpentard.

- Bonjour Minerva, réplique le tas rose sentant la lavande. J'ai reçu un courrier d'un parent d'élève, m'annonçant qu'il avait des doutes sur la capacité d'enseignement du nouveau professeur des forces du mal. Aussi, en tant qu'ancienne experte en la matière, pour l'avoir enseigner avec brio il a quelques années, le ministre m'a déléguée pour inspecter ce cours.

Elle fit une pause, balayant la salle du regard.

- Alors, qui est monsieur... Sejudro ? C'est pas anglais, ce nom là... ajoute-t-elle, pernicieuse.

Et voilà, ça commence. Ombrage s'échauffe juste. Mon suspect lève la main, légèrement inquiet.

- Oui, évidemment... chuchote Ombrage en dévisageant l'homme.

Elle sort un calepin rose de son sac rose, et écris de sa plume, toute aussi rose, quelques phrases qui sont illisibles de ma place.

- Où et votre salle de classe, professeur ? Demande l'ancienne inquisitrice.

- Deuxième étage, cinquième couloir, deuxième porte à droite.

- Bien, je vous y attends dans trente minutes, pour votre premier cours. Madame la directrice, si vous voulez vous joindre à nous...

Et sans attendre de réponse, Ombrage quitte la salle sous le regard médusé de l'assistance.

- Je vous parlai d'attente, hier soir. Et bien ma chère, vous allez encore attendre LONGTEMPS... me chuchote Minerva avant de partir à la suite de l'envoyée du ministère.

Je soupire et lève les yeux au ciel. Rogue me jette un regard glacial. Bon, d'accord, je n'ai pas toujours les meilleures idées. Mais ça valait le coup d'essayer !


La suite bientôt !

Bisous

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